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Ligue 1: la LFP crée sa chaîne mais cherche toujours des distributeurs

La Ligue de football professionnel (LFP) a annoncé mardi la création de sa propre chaîne de diffusion de la Ligue 1 à 14,99 euros par mois, mais recherche toujours des distributeurs pour en assurer le succès, après le renoncement de Canal+.Le collège des présidents de club de Ligue 1, LFP Media et le Conseil d’administration de la LFP ont donné le feu vert à l’unanimité à “la création d’une plateforme TV et digitale entièrement dédiée à la Ligue 1 McDonald’s, gérée et pilotée par LFP Media”, écrit l’instance dans un communiqué.La chaîne diffusera huit matches par journée en direct, le neuvième, propriété de beIN Sports, restant sur la chaine qatarienne jusqu’à la fin de l’exercice 2025-2026. “Cette nouvelle plateforme s’inscrit dans une démarche populaire et accessible, avec une offre à 14,99 € par mois avec engagement”, ajoute la Ligue, consciente des polémiques qui avaient affaibli le diffuseur DAZN dès le début de la saison dernière.A terme, “il y aura une promotion à moins de 10 euros pour les moins de 26 ans sur les tablettes et les mobiles”, promet aussi le directeur général de LFP Media, Nicolas de Tavernost, dans un entretien accordé à L’Equipe paru mardi soir.En effet, le succès de cette chaîne est vital pour les finances des clubs. Du nombre d’abonnés dépendront directement leurs recettes de droits TV, en l’absence d’un contrat avec un diffuseur en début de saison, après le divorce avec DAZN, soldé début mai à l’issue de plusieurs mois de contentieux. La plateforme britannique apportait en théorie 400 millions d’euros garantis par saison jusqu’en 2029.”Mieux vaut être propriétaire de sa plateforme, de ses droits et je suis sûr que si on fait correctement notre travail, on réussira. Notamment grâce à notre prix”, estime Nicolas de Tavernost.La plateforme de la LFP sera présentée plus en détails lors d’une conférence de presse le 10 juillet.Cette annonce de création de la chaîne, attendue depuis plusieurs jours, ne règle pas les questions de sa distribution et de sa production. A sept semaines de la reprise de la Ligue 1, le temps presse pour un football français secoué par des crises à répétition depuis quatre ans.- Visibilité -Samedi, le président de Canal+ Maxime Saada a indiqué dans le journal L’Equipe renoncer à distribuer la nouvelle plateforme. Officiellement pour des raisons de prix de lancement, mais selon plusieurs sources concordantes, M. Saada visait aussi 15 euros par mois. Les investissements de Canal+ dans d’autres droits, comme ceux de la Ligue des champions, peuvent expliquer ce renoncement.”Il a choisi plutôt l’Europe que la France”, a critiqué Nicolas de Tavernost, ajoutant toutefois que pour Canal+ à l’avenir, “la porte sera toujours ouverte”.L’arrêt des discussions avec Canal est en effet un coup dur pour la Ligue, tant la marque Canal+ offrait des garanties en termes de visibilité pour le grand public. “Nous estimions apporter très vite entre 800.000 et 1 million d’abonnés au lancement, rien qu’avec Canal+”, a souligné Maxime Saada.Mais coup dur aussi parce que la LFP escomptait un minimum garanti versé par le groupe médias à hauteur de 200 millions d’euros, dans le cas où il aurait distribué la chaîne en exclusivité.LFP Media cherche désormais tous les débouchés possibles: les fournisseurs d’accès à Internet (FAI) Free, Orange, SFR, ainsi que les plateformes DAZN, Prime Video…Concernant la production, la LFP doit choisir dans la semaine entre 21 Production du groupe L’Equipe et Mediawan, la société dirigée par Pierre-Antoine Capton.Un seul des deux emportera les quatre lots, selon une source proche des négociations: la production des magazines, celle des avant et après matches, la gestion des multiplex et enfin la gestion des personnels éditoriaux.Selon la même source, le commentateur Xavier Domergue sera un visage parmi d’autres de la chaîne tout en restant à M6.Le groupe L’Equipe produisait déjà les matches en multiplex pour Prime Video lorsqu’Amazon détenait encore les droits de la Ligue 1 (2021-2024) après le fiasco de Mediapro.Mediawan est un groupe audiovisuel qui possède une vingtaine de sociétés à travers le monde, produisant notamment les magazines C dans l’air ou C l’hebdo sur France 5.

Ligue 1: la LFP crée sa chaîne mais cherche toujours des distributeurs

La Ligue de football professionnel (LFP) a annoncé mardi la création de sa propre chaîne de diffusion de la Ligue 1 à 14,99 euros par mois, mais recherche toujours des distributeurs pour en assurer le succès, après le renoncement de Canal+.Le collège des présidents de club de Ligue 1, LFP Media et le Conseil d’administration …

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TF1 creuse le sillon des fictions historiques pour une saison “conquérante”

Matt Pokora à Oradour-sur-Glane en 1944, Nolwenn Leroy à Nice en 1936, cancan à Montmartre en 1899… TF1 creusera le sillon des fictions historiques lors d’une saison 2025-2026 “conquérante”, tout en poursuivant les alliances avec les géants du streaming.Bientôt privée de sa série phénomène “HPI”, dont les ultimes épisodes seront diffusés prochainement, la Une a plein d’autres cartes dans sa manche. “On a une vingtaine de nouveautés en fiction”, a fait valoir mardi à l’AFP le directeur des programmes et des acquisitions de TF1, Fabrice Bailly, en amont d’une conférence de presse sur la rentrée “offensive” du groupe audiovisuel.Outre la saison 2 de “Cat’s Eyes” – dont la première avait été cofinancée par Prime Video, la plateforme d’Amazon -, TF1 mise sur deux autres superproductions, “L’Ete 36” et “Montmartre”, séries d’époque respectivement coproduites avec Netflix et Disney+, qui les diffuseront dans un second temps.La première s’inscrit dans le sillage des deux sagas sur lesquelles ont collaboré TF1 et Netflix, “Le bazar de la charité”, qui se déroulait au 19e siècle, et “Les Combattantes”, durant la Première Guerre mondiale.Julie de Bona, Sofia Essaïdi, Nolwenn Leroy et Constance Gay y camperont quatre femmes de milieux différents mêlées à un meurtre dans un hôtel très chic de Nice en 1936, l’année des premiers congés payés.Coproduite avec Disney+, “Montmartre” plongera elle dans le monde du cabaret en 1899 à travers Céleste (Alice Dufour), danseuse de cancan amenée à devenir la première effeuilleuse de Paris.De manière plus surprenante, TF1 vient de démarrer le tournage d”‘Oradour ne m’oublie pas”, un téléfilm sur le massacre d’Oradour-sur-Glane avec Matt Pokora. Le chanteur de 39 ans y campera un officier des Forces Françaises Libres parachuté près du village du Limousin “le 5 juin 1944, cinq jours avant le plus important massacre de civils français pendant la Seconde Guerre mondiale”.Au rayon nouveautés figurent aussi la comédie romantique “La belle et le boulanger”, remake d’une série israélienne porté par le chanteur Amir, “Rien ne t’efface”, adaptation du roman éponyme de Michel Bussi, avec Gwendoline Hamon (“Cassandre) et Fauve Hautot, ou encore “Filip”, un téléfilm sur le destin tragique du leader des 2be3, Filip Nicolic. – “Test permanent” -“TF1 est un des acteurs qui investit le plus en fiction française”, un genre “qui fonctionne très bien sur le linéaire (télévision traditionnelle), mais aussi sur le streaming”, a commenté Fabrice Bailly.La première chaîne de France (18,8% de part d’audience de septembre à juin), tire une part de plus en plus importante de ses audiences de la plateforme TF1+ (30% pour “Cat’s Eyes”, par exemple), lancée en 2024 et qui revendique 4 millions d’utilisateurs quotidiens. Dans ce contexte, l’association avec les plateformes américaine permet à TF1 de “financer des oeuvres extrêmement ambitieuses”, sans que le partage de la diffusion n’induise “une cannibalisation des audiences”, assure Fabrice Bailly. En “test permanent”, TF1 diffusera ainsi les séries “Ghosts” et “Bref.2” plusieurs mois après leur arrivée sur Disney+.Le groupe, qui comprend aussi les chaînes LCI, TMC, TFX, TF1 Séries films, a récemment créé la surprise en annonçant un partenariat inédit avec Netflix, qui proposera l’ensemble de ses contenus à partir de l’été prochain. Une “stratégie d’hyper-distribution essentielle face à la fragmentation des usages”, assure M. Bailly.Outre la fiction, le groupe mise également sur ses programmes de divertissements, avec des nouveautés comme le jeu “Bataille navale”, présentée par Arthur, ou “The box”, dont les candidats, enfermés dans des containers jaunes, découvriront les règles en même temps que les téléspectateurs. A noter également, le retour de l’émission “Stars à domicile” pour deux numéros présentés par la journaliste Isabelle Ithurburu, nouveau joker du 13H. Côté sport, TF1 ne pourra pas compter sur le Mondial de football 2026, dont les droits ont été raflés par M6, ni sur le tournoi des Six Nations de rugby, conservé par France Télévisions. Le groupe proposera toutefois les matchs amicaux et les qualifications des Bleus en football et la tournée d’automne du XV de France, après la Coupe du monde féminine de rugby (22 août-27 septembre) et les matches des Bleus à l’Eurobasket (27 août-14 septembre). 

TF1 creuse le sillon des fictions historiques pour une saison “conquérante”

Matt Pokora à Oradour-sur-Glane en 1944, Nolwenn Leroy à Nice en 1936, cancan à Montmartre en 1899… TF1 creusera le sillon des fictions historiques lors d’une saison 2025-2026 “conquérante”, tout en poursuivant les alliances avec les géants du streaming.Bientôt privée de sa série phénomène “HPI”, dont les ultimes épisodes seront diffusés prochainement, la Une a …

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Mimi Marchand condamnée à 18 mois de prison avec sursis pour chantage sur Karine Le Marchand

Une puissante patronne de presse people qui “joue” de son carnet d’adresses pour “s’attirer les faveurs” des puissants, par “tous les moyens”. Le tribunal a eu des mots sévères en condamnant mardi Mimi Marchand à 18 mois de prison avec sursis, pour avoir fait chanter l’animatrice Karine Le Marchand.Michèle dite Mimi Marchand, 78 ans, était …

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Mimi Marchand condamnée à 18 mois de prison avec sursis pour chantage sur Karine Le Marchand

Une puissante patronne de presse people qui “joue” de son carnet d’adresses pour “s’attirer les faveurs” des puissants, par “tous les moyens”. Le tribunal a eu des mots sévères en condamnant mardi Mimi Marchand à 18 mois de prison avec sursis, pour avoir fait chanter l’animatrice Karine Le Marchand.Michèle dite Mimi Marchand, 78 ans, était présente au tribunal, en robe estivale et bottes de daim pour écouter la décision. Elle a quitté la salle d’audience sans réaction juste après.Le tribunal l’a reconnue coupable d’extorsion, et l’a également condamnée à 25.000 euros d’amende.”Les infractions ont été permises grâce à votre réseau, en jouant de votre carnet d’adresses, pour vous attirer des faveurs par tous les moyens, au mépris des victimes et avec une certaine mesquinerie”, lui a dit la présidente avant d’annoncer la peine – plus lourde que celle demandée à l’issue du procès il y a un mois par le parquet (un an avec sursis).Son avocate a indiqué aux médias qu’elle allait “immédiatement” faire appel. “Mimi Marchand a été condamnée pour une infraction d’extorsion qui n’est caractérisée ni juridiquement ni matériellement d’autant que le tribunal a reconnu qu’elle n’avait en aucun cas sollicité d’argent”, a déclaré Me Caroline Toby.Karine Le Marchand n’était pas présente pour la décision mais son avocat Jean Ennochi a jugé qu’elle était “satisfaisante”.En février 2020, la patronne de l’agence de photos Bestimage avait alerté l’animatrice de “L’amour est dans le pré” qu’un “jeune” photographe inconnu avait tenté de lui vendre des photos de sa fille mineure sortant de garde à vue. Elle l’avait rassurée, disant les avoir “bloquées” en donnant 3.000 euros au photographe.À la barre, Mimi Marchand a reconnu avoir “menti” – les images avaient été faites par l’un de ses paparazzi habituels, Sébastien Valiela. “Merci Mimi”, avait répondu soulagée Karine Le Marchand, avant de “rembourser” une première partie de l’argent avancé, 1.600 euros.- “Capacité d’influence” -Le tribunal a condamné Mimi Marchand à rendre ces 1.600 euros à Karine Le Marchand car “peu importe qu’un remboursement n’est pas explicitement été demandé” à partir du moment où Mimi Marchand a accepté l’argent. Elle devra aussi payer 1.500 euros à l’animatrice en réparation du “préjudice moral constitué par la crainte et le stress”.Cette affaire “résulte d’un stratagème et d’une construction intellectuelle montée de toutes pièces par Mimi Marchand pour faire croire qu’il y avait un risque de publication” des images de sa fille – pourtant invendables car elle était mineure. Karine Le Marchand s’est sentie “redevable et dépendante”, et Mimi Marchand n’a d’ailleurs pas tardé à lui faire des demandes, comme des “paparazzades” organisées que l’animatrice avait toujours refusées.Le tribunal a ainsi mis en avant “la pression entretenue” par Mimi Marchand sur Karine Le Marchand pendant plusieurs mois, “faisant augmenter la crainte de Karine Le Marchand de voir les photos de sa fille publiées”, une “crainte assez puissante pour lui enlever sa liberté d’esprit”.Enfin, les magistrats ont rappelé la “capacité d’influence” de Mimi Marchand, notoirement connue pour être une communicante de l’ombre des puissants – elle a longtemps été proche d’Emmanuel et Brigitte Macron, ainsi que Nicolas Sarkozy et Carla Bruni (avant que ces derniers ne soient inquiétés avec elle dans un volet annexe de l’affaire des soupçons de financement libyen de la campagne de l’ancien président).Le tribunal a également condamné le paparazzo Sébastien Valiela à six mois avec sursis pour recel de violation du secret professionnel car il avait été informé de la garde à vue de la fille de Karine Le Marchand par un policier.Le paparazzo a aussi été reconnu coupable de la même infraction dans un volet annexe, également en février 2020, car un policier l’avait alerté de la possible arrestation de l’artiste russe Piotr Pavlenski dans l’affaire des vidéos à caractère sexuel de Benjamin Griveaux.À l’ouverture du procès le 26 mai, Piotr Pavlenski s’était fait expulser de la salle après avoir réclamé la relaxe de Mimi Marchand (qui a bénéficié d’un non-lieu sur ce volet), estimant que la diffusion des images de son interpellation participaient à son œuvre de “pornopolitique”.

Chantage sur Karine Le Marchand: Mimi Marchand condamnée à 18 mois de prison avec sursis

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné mardi la papesse de la presse people Mimi Marchand à une peine de 18 mois de prison avec sursis pour avoir exercé un chantage contre l’animatrice Karine Le Marchand avec des photos volées de sa fille mineure.Michèle dite Mimi Marchand, présente pour écouter la décision, a également été …

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Chantage sur Karine Le Marchand: Mimi Marchand condamnée à 18 mois de prison avec sursis

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné mardi la papesse de la presse people Mimi Marchand à une peine de 18 mois de prison avec sursis pour avoir exercé un chantage contre l’animatrice Karine Le Marchand avec des photos volées de sa fille mineure.Michèle dite Mimi Marchand, présente pour écouter la décision, a également été condamnée à 25.000 euros d’amende. Les infractions ont été permises grâce au “réseau” de la puissante patronne de l’agence Bestimage, qui a “joué” de son carnet d’adresses pour s'”attirer des faveurs par tous les moyens”, pour “s’enrichir”, “au mépris des victimes” et “avec une certaine mesquinerie”, lui a dit la présidente.”Mimi Marchand a été condamnée pour une infraction d’extorsion qui n’est caractérisée ni juridiquement ni matériellement d’autant que le tribunal a reconnu qu’elle n’avait en aucun cas sollicité d’argent, nous allons donc immédiatement interjeter appel”, a déclaré son avocate Caroline Toby à la presse en sortant de la salle d’audience.Karine Le Marchand n’était pas présente pour la décision mais son avocat Jean Ennochi a jugé qu’elle était “satisfaisante”.La peine est plus lourde que celle réclamée à l’issu du procès le mois dernier par le parquet, qui avait requis un an de prison avec sursis et 20.000 euros d’amende à l’encontre de Mimi Marchand.En février 2020, elle avait alerté l’animatrice de “L’amour est dans le pré” qu’un “jeune” photographe inconnu avait tenté de lui vendre des photos de sa fille mineure sortant de garde à vue. Elle l’avait rassurée, disant les avoir “bloquées” en donnant 3.000 euros au photographe.A la barre, Mimi Marchand a reconnu avoir “menti” -les images avaient été faites par l’un de ses paparazzi habituels, Sébastien Valiela. “Merci Mimi”, avait répondu soulagée Karine Le Marchand, avant de “rembourser” une première partie de l’argent avancé, 1.600 euros.Le tribunal a condamné Mimi Marchand à payer ces 1.600 euros à Karine Le Marchand car “peu importe qu’un remboursement n’est pas explicitement été demandé” à partir du moment où Mimi Marchand a accepté l’argent, a dit le tribunal.Elle devra aussi payer 1.500 euros à l’animatrice en réparation du “préjudice moral constitué par la crainte et le stress vécu pendant six mois”. 

Organisation d’événements à Nice: toutes les gardes à vue levées sans poursuites (parquet)

Les gardes à vue des dix personnes, dont le maire de Nice Christian Estrosi, son épouse et la présidente de France Télévisions Delphine Ernotte-Cunci, entendues dans l’enquête sur l’organisation de plusieurs événements à Nice, ont été levées sans poursuites, a précisé mardi le parquet de Marseille.Outre le maire Horizons de Nice, son épouse Laura Cohen-Tenoudji, …

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Organisation d’événements à Nice: toutes les gardes à vue levées sans poursuites (parquet)

Les gardes à vue des dix personnes, dont le maire de Nice Christian Estrosi, son épouse et la présidente de France Télévisions Delphine Ernotte-Cunci, entendues dans l’enquête sur l’organisation de plusieurs événements à Nice, ont été levées sans poursuites, a précisé mardi le parquet de Marseille.Outre le maire Horizons de Nice, son épouse Laura Cohen-Tenoudji, avec laquelle il est marié depuis 2016, et Delphine Ernotte-Cunci, le président de La Tribune Jean-Christophe Tortora, également directeur général de CMA Média, avait aussi été convoqué lundi par les gendarmes.”A l’issue des auditions, les gardes à vue ont été levées en fin de journée”, a indiqué mardi le parquet de Marseille dans un communiqué.Les avocats des mis en cause ont désormais un délai de deux mois “pour présenter des observations”, à l’issue desquelles “le procureur de la République (de Marseille) décidera des suites à donner”, ajoute le parquet.Au total, dix personnes avaient été convoquées lundi à Marseille, Fréjus et Nice, dans le cadre d’une “enquête ouverte par le parquet de Marseille, au titre de la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS), des chefs de prise illégale d’intérêts, détournement de fonds publics, recel, faux dans un acte authentique par personne dépositaire de l’autorité publique et usage”, précise-t-il.L’enquête porte sur les conditions dans lesquelles la ville de Nice, que Christian Estrosi dirige de façon presque ininterrompue depuis 2008, et la métropole de Nice Côte d’Azur, qu’il préside depuis 2012, ont “été conduites à accorder des aides publiques, directes et indirectes, courant 2023 à La Tribune Nouvelle pour l’organisation” du colloque Nice Climat Summit, et à France TV Studio pour celle du concours de chant Eurovision Junior”, au regard des liens existants entre ces sociétés et Laura Cohen-Tenoudji”, salariée du groupe France TV, qui collaborait aussi avec le média économique La Tribune, note le parquet de Marseille.”Le périmètre de l’enquête a ensuite été étendu à plusieurs autres événements organisés à Nice par France Télévision, dont la fête de la musique 2018 et 2019, et par La Tribune nouvelle courant 2020 à 2022, ayant de la même manière bénéficié d’aides publiques”, ajoute le communiqué.”S’il respecte le travail légitime des enquêteurs, mon client dénonce l’instrumentalisation politique de la justice à laquelle se livrent ses opposants. Il rappelle qu’une plainte en dénonciation calomnieuse a été déposée à leur encontre”, avait déclaré lundi à l’AFP Me Mathias Chichportich, l’avocat de M. Estrosi. Le maire de Nice, qui doit fêter mardi ses 70 ans, a déjà annoncé qu’il serait candidat à sa réélection, pour un quatrième mandat, en 2026.