AFP Tech

CBS met fin au “Late Show” de Stephen Colbert, émission phare des nuits américaines

Vers la fin des “late show” américains? Les fans de Stephen Colbert encaissaient mal vendredi la fin de son émission emblématique des fins de soirées américaines sur fond de crise des médias face au streaming et de tensions avec l’administration Trump. “L’année prochaine sera notre dernière saison, la chaîne mettra fin à l’émission en mai”, a indiqué jeudi soir l’animateur du “Late Show with Stephen Colbert”, sous les huées et les cris d’incrédulité du public dans les studios de New York. “Je partage vos sentiments. Ce n’est pas seulement la fin de notre show, c’est la fin du +late show+ sur CBS car je ne serai pas remplacé et tout ça disparaîtra”, a-t-il ajouté, mettant ainsi fin à la franchise “The Late Show”, lancée en 1993 par David Letterman.Sur les réseaux sociaux les réactions ont fusé, plusieurs y voyant un cas de “censure”, appelant à boycotter Paramount. D’autres, conservateurs, se sont félicités de la fin d’une émission de “propagande” de gauche.”J’adore le fait que Colbert soit viré. Son talent est inférieur à ses audiences,” s’est félicité le président Donald Trump, soupçonné par des élus démocrates et des ténors de l’industrie culturelle d’être lié à cette affaire.- Pots-de-vin ? -Sourire moqueur, éternelle lunettes à monture noire, Stephen Colbert, 61 ans, avait qualifié lundi à l’antenne de “gros pot-de-vin” le versement par Paramount, maison-mère de CBS, de 16 millions de dollars à Donald Trump pour régler un contentieux avec la chaîne qu’il accusait d’avoir édité l’an dernier une interview de Kamala Harris pour la valoriser.”CBS a annulé l’émission de Colbert seulement TROIS JOURS après que Colbert a dénoncé” un accord “qui ressemble à de la corruption”, a ainsi écrit la sénatrice démocrate Elizabeth Warren, qui pointe des “raisons politiques”. “Si Paramount et CBS ont mis fin au +Late Show+ pour des raisons politiques, le public doit savoir”, a renchéri le sénateur démocrate Adam Schiff.Le syndicat des scénaristes américains a dit soupçonner vendredi que la fin de cette émission soit un “pot-de-vin” payé par Paramount, “qui a sacrifié sa liberté d’expression pour s’attirer les faveurs de l’administration Trump afin d’obtenir l’approbation de sa fusion” avec Skydance. Le syndicat a d’ailleurs appelé à une enquête de la procureure de New York sur de possibles “malversations” de Paramount dans ce dossier. Paramount est en négociations afin de conclure une fusion avec la société de production Skydance, qui nécessite l’approbation de l’Autorité de régulation des télécommunications (FCC). Le patron de la FCC, Brendan Carr, nommé par le président américain, avait déjà indiqué que le règlement de la plainte déposée par Donald Trump contre CBS serait un des éléments considérés dans l’étude de cette fusion chiffrée à 28 milliards de dollars.CBS a qualifié l’annulation du “Late Show” de “décision purement financière dans un contexte difficile pour la fin de soirée” sur les grilles de programmes télévisés, et a affirmé que cette décision n’était “en aucun cas liée aux performances de l’émission, à son contenu ou à d’autres questions concernant Paramount”.- Recul de la pub -Selon l’institut Nielsen, dans la catégorie des “late shows” dont la diffusion débute après 23H30, Stephen Colbert dominait largement la concurrence au premier trimestre 2025 avec près de 2,4 millions de téléspectateurs, devant celles de ses rivaux Jimmy Kimmel (ABC/1,8 million) et Jimmy Fallon (NBC/1,2 million).”Je suis sous le choc comme tout le monde. Stephen est l’une des personnes les plus brillantes et les plus drôles à avoir animé. Je pensais vraiment que nos émissions allaient continuer pendant des années”, a commenté sur Instagram Jimmy Fallon. “Je t’aime Stephen”, a ajouté Jimmy Kimmel en invectivant CBS.Selon une étude du cabinet spécialisé Guideline, citée par le New York Times, les revenus publicitaires des “late shows” ont chuté de 50% depuis 2018, pour passer de 439 millions à 220 millions de dollars, sur fond de migration des téléspectateurs vers les plateformes de streaming.Stephen Colbert s’était fait connaître à partir de 1999 sur la chaîne Comedy Central comme correspondant satirique du “Daily Show” de son ami Jon Stewart avant de lancer avec succès en 2005 “The Colbert Report”, qui a solidifié son style unique mêlant humour politique et ironie.

CBS met fin au “Late Show” de Stephen Colbert, émission phare des nuits américaines

Vers la fin des “late show” américains? Les fans de Stephen Colbert encaissaient mal vendredi la fin de son émission emblématique des fins de soirées américaines sur fond de crise des médias face au streaming et de tensions avec l’administration Trump. “L’année prochaine sera notre dernière saison, la chaîne mettra fin à l’émission en mai”, a …

CBS met fin au “Late Show” de Stephen Colbert, émission phare des nuits américaines Read More »

La désinformation, catalyseur des discours anti-immigration en Espagne

Les violences racistes de Torre Pacheco, dans le sud-est de l’Espagne, illustrent comment la désinformation en ligne alimente les discours xénophobes et le rejet de l’immigration, un thème qui polarise de plus en plus l’opinion espagnole.Les incidents qui ont secoué cette ville proche de Murcie – où environ 30% des 40.000 habitants sont d’origine étrangère – ont été déclenchés par l’agression le 9 juillet d’un retraité de 68 ans, qui a affirmé avoir été attaqué sans motif apparent par trois jeunes d’origine maghrébine.Deux jours plus tard, la municipalité de la ville, dirigée par le Parti Populaire (PP, droite), appelait une manifestation “contre l’insécurité” qui aurait dû être pacifique, mais a vite dégénéré en raison de la participation de groupes d’extrême droite brandissant des slogans hostiles aux immigrés.Des échauffourées ont suivi pendant plusieurs nuits, faisant quelques blessés légers, malgré le déploiement d’imposants renforts policiers. Au total, 14 personnes ont été arrêtées, dont trois soupçonnées d’avoir été impliquées dans l’agression du retraité.Parmi les 11 autres personnes interpellées, figure également le leader du groupuscule d’ultradroite “Deport Them Now !” (“Expulsez-les tout de suite !”), de nationalité espagnole, qui avait appelé sur Telegram à une “chasse” aux immigrés. Identifié dans la presse espagnole comme Christian L., il a été écroué jeudi à Barcelone, où il vit, pour incitation à la haine.- “Combustible” et “étincelle” -Cette flambée de violence a été nourrie par des messages haineux et un flot de fausses informations sur les réseaux sociaux qui ont servi de caisse de résonance aux discours anti-migrants.Après le passage à tabac du retraité, une prétendue vidéo de l’agression, ainsi qu’un message avec les noms et photos de cinq hommes présentés comme les agresseurs présumés, ont circulé sur les réseaux. Dans les deux cas, il s’agissait de publications mensongères, comme l’ont démontré plusieurs médias.Par le passé, l’équipe de vérification de l’AFP avait déjà démontré le caractère erroné ou mensonger de nombreuses affirmations sur les immigrés jetés en pâture sur les réseaux sociaux, comme les aides présumées reçues par des personnes en situation irrégulière ou de prétendues attaques de migrants contre les traditions espagnoles.A Torre Pacheco, la désinformation a été “à la fois un combustible et une étincelle”, souligne auprès de l’AFP Alexandre López Borrull, professeur de Sciences de l’information et de la Communication à l’Universitat Oberta de Catalunya.Le narratif anti-immigrés se développe peu à peu sur la durée, puis “peut aussi faire office de déclencheur” quand survient “un événement concret”, dans ce cas précis l’agression d’un retraité, insiste ce spécialiste de la désinformation en ligne.Une analyse partagée par Elisa Brey, professeure de Sociologie à l’Université Complutense de Madrid, qui établit une analogie avec les feux de forêts lors des vagues de chaleur: “Il fait chaud, il y a une alerte aux hautes températures et un pyromane arrive et lance une allumette. Eh bien c’est ce qu’il se passe avec la désinformation”.- Volonté de “déstabiliser” ? -Les experts insistent aussi sur le rôle joué dans cet embrasement par certains politiciens, en particulier les responsables de Vox (extrême droite), qui prône la “remigration” (le retour des étrangers dans leurs pays d’origine).Selon Elisa Brey, dans ce type d’événements, les messages se propagent à différents niveaux: d’abord sur les réseaux dits “sous-jacents”, qui font “du bruit de manière moins notable”, à l’image de Telegram, puis sur les réseaux grand public, comme X et TikTok, et enfin à travers les déclarations publiques des responsables politiques.Dans ce processus, l’internet a été “un outil de plus”, utilisé de telle manière qu’il “a finalement conduit à ces événements”, relève Marcelino Madrigal, expert en réseaux et cybersécurité.Il souligne aussi que cette affaire de Torre Pacheco est survenue dans un contexte d’instabilité politique marqué par des spéculations croissantes sur des élections anticipées et par le durcissement de la position de certains partis sur l’immigration.A travers la désinformation sur ce thème, certains cherchent “autant à déstabiliser” le gouvernement ou le pays “qu’à se présenter comme une alternative pour nous sauver d’un problème qui n’existe pas”, au lieu d’avancer des solutions à des difficultés réelles, estime-t-il.

La désinformation, catalyseur des discours anti-immigration en Espagne

Les violences racistes de Torre Pacheco, dans le sud-est de l’Espagne, illustrent comment la désinformation en ligne alimente les discours xénophobes et le rejet de l’immigration, un thème qui polarise de plus en plus l’opinion espagnole.Les incidents qui ont secoué cette ville proche de Murcie – où environ 30% des 40.000 habitants sont d’origine étrangère …

La désinformation, catalyseur des discours anti-immigration en Espagne Read More »

Trump s’attaque à l’audiovisuel public, les radios et télés locales en danger

Donald Trump a fait voter la suppression de fonds fédéraux à l’audiovisuel public, qu’il accuse de dérive progressiste. Mais avec ces nouvelles coupes, des centaines de stations de télé et radio disséminées sur tout le territoire risquent de voir leurs moyens disparaître.Nouveau coup porté à l’information de proximité aux Etats-Unis, sous l’impulsion du président républicain, …

Trump s’attaque à l’audiovisuel public, les radios et télés locales en danger Read More »

Trump s’attaque à l’audiovisuel public, les radios et télés locales en danger

Donald Trump a fait voter la suppression de fonds fédéraux à l’audiovisuel public, qu’il accuse de dérive progressiste. Mais avec ces nouvelles coupes, des centaines de stations de télé et radio disséminées sur tout le territoire risquent de voir leurs moyens disparaître.Nouveau coup porté à l’information de proximité aux Etats-Unis, sous l’impulsion du président républicain, le Congrès a approuvé la suppression de 1,1 milliard de dollars en financements déjà alloués pour les deux prochaines années à la Corporation for Public Broadcasting (CPB).Créée en 1967 par le président Lyndon Johnson, cette organisation finance une part minoritaire des budgets des radios et télévision nationales NPR et PBS. Mais aussi, et de manière plus importante, quelque 1.500 radios et télés locales partenaires qui diffusent une partie de leurs contenus, de New York à l’Alaska.”Sans financement fédéral, de nombreuses stations de radio et de télévision publiques locales seront contraintes de fermer”, a averti la présidente de la CPB Patricia Harrison.- “Quotidien des gens”  -Sur leurs sites internet, les stations sonnent l’alarme depuis des mois. La radio-télé Prairie Public, dans le Dakota du Nord, estime qu’elle pourrait perdre 26% de son budget entre baisse combinée des aides de l’Etat local et de la CPB. Pour Vermont Public, ce sont quatre millions de dollars qui sont en jeu dans les deux prochaines années.”Nous devrons prendre des décisions très difficiles sur les émissions que nous pourrons préserver et celles que nous devrons couper”, résume de son côté Ryan Howlett, le président du bras financier de la Société de radiodiffusion publique du Dakota du Sud (SDPB), qui chapeaute une dizaine de radios et autant de télés locales.Dans cet Etat très rural et conservateur, “on va perdre un point de connexion qui nous lie les uns aux autres”, ajoute-t-il à l’AFP. Donald Trump qualifie de “menteurs” et d'”ennemis du peuple” les médias d’information, un discours très populaire auprès de sa base. Le président a ordonné début mai la fin des aides à NPR et PBS, dressant une longue liste de griefs sur leur traitement “biaisé” de l’information.”Ce sont des médias partisans de gauche financés par les contribuables, et cette administration ne pense pas qu’il s’agisse d’un bon usage de l’argent des contribuables”, a encore dénoncé jeudi la porte-parole de la Maison Blanche Karoline Leavitt. “Nous ne subissons pas les mêmes critiques ici au niveau local (…), nous faisons partie de la vie quotidienne des gens”, fait pourtant valoir Ryan Howlett. – “Bouée de sauvetage” -Prônée par le “Projet 2025” du cercle de réflexion conservateur Heritage Foundation, la suppression totale des fonds de la CPB est un tournant. D’autres tentatives par le passé s’étaient heurtées à l’opposition d’élus au Congrès, dont des républicains basés dans des régions rurales.Pour Dan Kennedy, professeur de journalisme à l’Université Northeastern de Boston, c’est dans ces zones éloignées des centres urbains que les suppressions de subventions risquent “d’avoir un effet dévastateur”. Or, “ces stations sont parfois la dernière bouée de sauvetage (…) quand il y a une tornade, c’est là que les gens l’apprennent”, explique-t-il.Au sein de l’Heritage Foundation, cet argument avait été rejeté par Mike Gonzalez, auteur du chapitre sur l’audiovisuel public dans le “Projet 2025”. Pour lui, “les Etats et les exécutifs locaux peuvent concevoir des systèmes (d’alerte) à un coût bien moindre que l’ensemble de l’appareil de radiodiffusion publique, et sans les maux qui accompagnent le système actuel”.La fin de ces financements est un nouveau coup dur pour l’information locale aux Etats-Unis. A cause de la diminution des lecteurs et des fusions de titres aux mains de grands groupes, plus d’un tiers des journaux du pays, soit 3.300, ont cessé d’imprimer depuis 2005, selon le dernier rapport de l’école Medill à l’université Northwestern.D’après une récente cartographie établie par la société d’analyse Muck Rack et la coalition “Rebâtir l’information locale” (“Rebuild Local News”), il n’existe plus que l’équivalent de 8,2 journalistes pour 100.000 habitants aux Etats-Unis, contre 40 au début des années 2000.

Cambodge: environ 2.000 arrestations en lien avec les arnaques en ligne

Les autorités cambodgiennes ont arrêté 2.000 personnes depuis que le Premier ministre a ordonné lundi le renforcement de la lutte contre les centres de cyberarnaques, a indiqué vendredi un ministre à l’AFP.”Jusque-là, quelque 2.000 suspects ont été arrêtés”, a déclaré le ministre khmer de l’Information Neth Pheaktra, par ailleurs membre du comité spécialement constitué sur …

Cambodge: environ 2.000 arrestations en lien avec les arnaques en ligne Read More »

Cambodge: environ 2.000 arrestations en lien avec les arnaques en ligne

Les autorités cambodgiennes ont arrêté 2.000 personnes depuis que le Premier ministre a ordonné lundi le renforcement de la lutte contre les centres de cyberarnaques, a indiqué vendredi un ministre à l’AFP.”Jusque-là, quelque 2.000 suspects ont été arrêtés”, a déclaré le ministre khmer de l’Information Neth Pheaktra, par ailleurs membre du comité spécialement constitué sur les escroqueries en ligne.”Le Cambodge va démanteler tous les réseaux d’arnaqueurs qu’importe où ils se cachent”, a-t-il insisté.La police ont effectué des descentes dans des sites soupçonnés d’abriter ces activités illégales dans neuf provinces, dont la capitale Phnom Penh, a précisé le responsable.Parmi les personnes ciblées, se trouvent notamment des Chinois, des Vietnamiens, des Indonésiens et des Indiens. Au moins 226 Chinois ont été arrêtés, selon un rapport des forces de l’ordre.Certaines têtes pensantes de ces réseaux seront poursuivis au Cambodge, alors que beaucoup d’autres suspects seront bientôt expulsés du pays, a écrit la police.Le Premier ministre Hun Manet a appelé les responsables politiques et les forces de l’ordre à “éradiquer toutes les activités de fraudes sur internet” dans leur juridiction, sous peine de les limoger.Les fermes à arnaques numériques ont pullulé en Asie du Sud-Est ces dernières années, générant des dizaines de milliards de dollars de revenus par an pour les réseaux criminels internationaux.Amnesty International a recensé plus de 50 centres au Cambodge, dans un rapport publié en juin. L’ONG a accusé le gouvernement khmer de fermer les yeux sur les atteintes aux droits humains incluant l’esclavage, la traite des êtres humains, le travail des enfants et la torture.

Les profits de Netflix bondissent grâce aux hausses de prix des abonnements

Netflix a vu son bénéfice net bondir de 45% à 3,125 milliards de dollars au deuxième trimestre, un signe que les hausses de prix et l’offre publicitaire sont de plus en plus payantes pour la plateforme leader du streaming vidéo.Le chiffre d’affaires du groupe américain est ressorti à 11,1 milliards, en progression de 16% sur un an, un chiffre supérieur à ses prévisions et à celles du marché, d’après son communiqué de résultats publié jeudi.Netflix a systématiquement dépassé les attentes du marché ces deux dernières années, y compris au premier trimestre 2025 grâce notamment aux augmentations des prix des abonnements.L’entreprise a revu ses prévisions à la hausse pour l’année 2025, tablant désormais sur des revenus compris entre 44,8 et 45,2 milliards, au lieu d’une fourchette entre 43,5 et 44,5 milliards.Cette nouvelle perspective “reflète principalement l’affaiblissement du dollar par rapport aux autres devises, ainsi qu’une croissance solide du nombre d’abonnés et des recettes publicitaires”, a-t-elle précisé.”Au-delà de la question de savoir si Netflix peut maintenir cette dynamique positive, les investisseurs vont surveiller de près ses récentes incursions dans le sport et la télévision en direct”, a commenté Paul Verna, analyste d’Emarketer.- “Elargir l’offre” -Fin 2024, la plateforme a diffusé en direct deux matchs de la ligue professionnelle de football américain NFL et un match de boxe entre Mike Tyson et le YouTubeur Jake Paul.En juin, la société californienne a signé un accord avec TF1, leader des audiences en France, pour diffuser les chaînes du groupe sur le service, une première mondiale.”On pourrait croire que nous avons assez de contenus incroyables pour satisfaire chaque personne sur la planète, mais il semblerait que nos abonnés veulent toujours plus de variété, c’est ce qu’on entend régulièrement”, a plaisanté le codirecteur général Greg Peters lors de la conférence aux analystes jeudi.”Donc le but fondamental de ce partenariat, c’est d’élargir notre offre de divertissement”, a-t-il ajouté.Netflix a ensuite conclu un partenariat avec l’Agence spatiale américaine, la Nasa, qui permettra bientôt aux utilisateurs de suivre les lancements de fusées et les mouvements d’astronautes dans l’espace.La plateforme comptait plus de 300 millions d’abonnés en décembre dernier, à la fin d’une saison des fêtes particulièrement réussie, où elle venait de gagner près de 19 millions de nouveaux abonnements.Mais l’entreprise ne divulgue plus ces chiffres désormais, afin de se concentrer sur les mesures “d’engagement” de l’audience (temps passé à regarder des contenus).- “Leader incontesté” -Au deuxième semestre, Netflix pourra compter notamment sur une nouvelle saison de “Mercredi” et la dernière de “Stranger Things” pour capter l’attention de ses membres.”Nous avons eu 44 titres nominés aux Emmys cette année. Ca, c’est de la qualité à grande échelle”, s’est félicité Ted Sarandos, l’autre codirecteur général de l’entreprise.Des contenus qui coûtent de plus en plus cher: Netflix prévoit une augmentation de ses dépenses pour la production et l’achat de contenus, sans entamer ses marges opérationnelles.L’engagement constitue un indicateur important pour l’abonnement avec publicité, dont la base d’utilisateurs a plus que doublé début 2025 par rapport à l’année précédente, selon Emarketer. Le service table sur 9 milliards de dollars de revenus tirés de cette formule d’ici 2030.Et pour toujours mieux optimiser l’engagement, Netflix teste depuis peu un outil d’intelligence artificielle (IA) générative qui permet aux abonnés de décrire ce dont ils ont envie en langage courant. Par exemple: “Je veux voir quelque chose d’effrayant, mais pas trop, et un peu drôle aussi”.”A ce stade, il ne fait aucun doute que Netflix est le leader incontesté du streaming haut de gamme”, souligne l’analyste Paul Verna. “Wall Street va donc s’intéresser davantage à sa capacité à faire croître son activité qu’à savoir s’il gagne la guerre du streaming ou non. (La réponse est oui.)”

Les profits de Netflix bondissent grâce aux hausses de prix des abonnements

Netflix a vu son bénéfice net bondir de 45% à 3,125 milliards de dollars au deuxième trimestre, un signe que les hausses de prix et l’offre publicitaire sont de plus en plus payantes pour la plateforme leader du streaming vidéo.Le chiffre d’affaires du groupe américain est ressorti à 11,1 milliards, en progression de 16% sur …

Les profits de Netflix bondissent grâce aux hausses de prix des abonnements Read More »