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Eloge de Hitler et injures: l’IA Grok enchaîne les polémiques après une mise à jour

Grok, l’assistant d’intelligence artificielle (IA) de la start-up d’Elon Musk xAI, est au coeur d’une polémique pour ses réponses faisant l’éloge de Hitler ou contenant des propos injurieux après une mise à jour, un tribunal allant jusqu’à ordonner son blocage en Turquie mercredi.La nouvelle controverse intervient après qu’Elon Musk a annoncé vendredi sur son réseau …

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La directrice générale du réseau social X, Linda Yaccarino, démissionne

La directrice générale du réseau social X, Linda Yaccarino, a annoncé mercredi qu’elle allait quitter ses fonctions, sans préciser les raisons de son départ, alors qu’une nouvelle polémique secoue la plateforme d’Elon Musk autour de son assistant IA Grok.Tout juste deux ans après avoir pris la tête de l’entreprise, la dirigeante s’est dite “immensément reconnaissante” envers le milliardaire “pour sa confiance” dans un message sur X, ajoutant être “incroyablement fière” du travail réalisé, notamment selon elle dans la “protection de la liberté d’expression”.”Merci pour tes contributions”, lui a sobrement répondu Elon Musk.Le patron de Tesla et SpaceX avait embauché cette figure américaine des médias six mois après avoir racheté Twitter pour 44 milliards de dollars. La valeur de la plateforme avait chuté à 20 milliards sur la même période, sous l’effet des mesures du nouveau propriétaire – licenciement de deux tiers des employés, retour de personnalités controversées, bouleversement du système d’authentification des comptes, etc – qui avaient fait plonger la confiance des utilisateurs et des annonceurs.”Je lui suis profondément reconnaissante de m’avoir confié la responsabilité de défendre la liberté d’expression, de redresser l’entreprise et de transformer X en une application universelle”, a déclaré Linda Yaccarino.Elon Musk n’a cependant jamais vraiment cédé le contrôle du réseau social, dont il s’est largement servi pour faire campagne pour Donald Trump l’année dernière, puis pour dénigrer le président des Etats-Unis et des élus républicains, jusqu’à annoncer le lancement de son propre parti ce weekend, “parti de l’Amérique”.”Linda Yaccarino est restée en fonction plus longtemps que beaucoup ne l’avaient anticipé”, a commenté Jasmine Enberg, de Emarketer.”Confrontée à un propriétaire imprévisible, qui ne s’est jamais complètement retiré de la direction et qui continue d’utiliser la plateforme comme son mégaphone personnel, elle a dû tenter de gérer l’entreprise tout en éteignant régulièrement des incendies”, a détaillé l’analyste, évoquant un “possible point de rupture dans leur relation”.- “Réputation” -En 2023, Elon Musk a ajouté Grok, rival de ChatGPT et produit de sa start-up d’intelligence artificielle (IA) xAI, à la plateforme. L’assistant IA suscite régulièrement de nouvelles polémiques avec des propos controversés, notamment racistes, car ses paramètres sont intentionnellement plus souples que ceux des autres principaux modèles d’IA générative, qui font de la “censure” selon le milliardaire et ses fans.Mardi, aiguillonné par des utilisateurs, Grok a notamment formulé des réponses faisant l’éloge d’Adolf Hitler, entraînant des réactions indignées de nombreuses ONG.xAI a fusionné avec X en mars lors d’une opération valorisant xAI à 80 milliards de dollars et le réseau social à 33 milliards de dollars.Avant X, Linda Yaccarino a passé douze ans chez NBCUniversal,  filiale du câblo-opérateur Comcast, où elle a contribué à unifier l’ensemble des médias du groupe au sein d’une même plateforme publicitaire, pour simplifier l’offre aux annonceurs. Pendant son mandat, X a lancé plusieurs nouvelles fonctionnalités, notamment Community Notes, un système de vérification des faits participatif, et a annoncé le développement de “X Money”, un service financier s’inscrivant dans la vision d’Elon Musk de transformer la plateforme en une “application universelle”.”Dans une certaine mesure, Yaccarino a rempli la mission pour laquelle elle avait été recrutée: on s’attend à ce que l’activité publicitaire de X renoue avec la croissance en 2025, après avoir été réduite de plus de moitié entre 2022 et 2023″, a indiqué Jasmine Enberg.Mais la dirigeante n’a pas selon elle “réussi à rétablir la réputation de la plateforme auprès des annonceurs”.”Je suis extrêmement fière de l’équipe de X – le redressement historique que nous avons accompli ensemble est tout simplement remarquable”, a affirmé l’ex-directrice générale mercredi.Elle a promis de continuer à soutenir ses anciens collègues “dans la suite de cette aventure pour continuer à changer le monde”.

La directrice générale du réseau social X, Linda Yaccarino, démissionne

La directrice générale du réseau social X, Linda Yaccarino, a annoncé mercredi qu’elle allait quitter ses fonctions, sans préciser les raisons de son départ, alors qu’une nouvelle polémique secoue la plateforme d’Elon Musk autour de son assistant IA Grok.Tout juste deux ans après avoir pris la tête de l’entreprise, la dirigeante s’est dite “immensément reconnaissante” …

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La directrice générale du réseau social X, Linda Yaccarino, annonce son départ

La directrice générale du réseau social X, Linda Yaccarino, a annoncé mercredi qu’elle allait quitter ses fonctions, tout juste deux ans après avoir pris la tête de l’entreprise, propriété du milliardaire Elon Musk, sans préciser les raisons de son départ.Dans un message posté sur X, la dirigeante s’est dite “immensément reconnaissante” envers M. Musk “pour sa confiance”, ajoutant être “incroyablement fière” du travail réalisé, notamment selon elle dans la “protection de la liberté d’expression”.Le patron de Tesla et SpaceX avait embauché cette figure américaine des médias six mois après avoir racheté Twitter pour 44 milliards de dollars. La valeur de la plateforme avait chuté à 20 milliards sur la même période, sous l’effet des mesures du nouveau propriétaire – licenciement de deux tiers des employés, retour de personnalités controversées, bouleversement du système d’authentification des comptes, etc – qui avaient fait plonger la confiance des utilisateurs et des annonceurs.”Je lui suis profondément reconnaissante de m’avoir confié la responsabilité de défendre la liberté d’expression, de redresser l’entreprise et de transformer X en une application universelle”, a déclaré Linda Yaccarino.Elon Musk n’a cependant jamais vraiment cédé le contrôle du réseau social, dont il s’est largement servi pour faire campagne pour Donald Trump l’année dernière, puis pour dénigrer le président des Etats-Unis et des élus républicains, jusqu’à annoncer le lancement de son propre parti ce weekend, “parti de l’Amérique”.Il a surtout ajouté Grok, rival de ChatGPT et produit de sa start-up d’intelligence artificielle (IA) xAI au service. L’assistant IA suscite régulièrement de nouvelles polémiques avec des propos controversés, notamment racistes, car ses paramètres sont plus souples que ceux des autres principaux modèles d’IA générative.xAI a fusionné avec X en mars lors d’une opération valorisant xAI à 80 milliards de dollars et le réseau social à 33 milliards de dollars.Avant X, Linda Yaccarino a passé douze ans chez NBCUniversal,  filiale du câblo-opérateur Comcast, où elle a contribué à unifier l’ensemble des médias du groupe au sein d’une même plateforme publicitaire, pour simplifier l’offre aux annonceurs. Pendant son mandat, X a lancé plusieurs nouvelles fonctionnalités, notamment Community Notes, un système de vérification des faits participatif, et a annoncé le développement de “X Money”, un service financier s’inscrivant dans la vision d’Elon Musk de transformer la plateforme en une “application universelle”.”Je suis extrêmement fière de l’équipe de X – le redressement historique que nous avons accompli ensemble est tout simplement remarquable”, a-t-elle affirmé mercredi.Elle a promis de continuer à soutenir ses anciens collègues “dans la suite de cette aventure pour continuer à changer le monde”.

La directrice générale du réseau social X, Linda Yaccarino, annonce son départ

La directrice générale du réseau social X, Linda Yaccarino, a annoncé mercredi qu’elle allait quitter ses fonctions, tout juste deux ans après avoir pris la tête de l’entreprise, propriété du milliardaire Elon Musk, sans préciser les raisons de son départ.Dans un message posté sur X, la dirigeante s’est dite “immensément reconnaissante” envers M. Musk “pour …

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Commerce en ligne: l’UFC-Que Choisir alerte sur les “fausses promotions” et saisit la Commission européenne

L’association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir a annoncé mercredi saisir la Commission européenne “afin de l’alerter sur les dérives persistantes” de certains vendeurs en ligne comme Amazon, Shein ou Cdiscount, qui pratiquent selon elle de “fausses promotions”.L’UFC-Que Choisir “a analysé près de 1.000 annonces comportant un prix barré, issues de six sites majeurs d’e-commerce. Il en ressort que seuls 15% des prix barrés sont de réelles réductions”, déplore l’association dans son communiqué.Au total, l’UFC-Que Choisir s’est penchée sur six des plus gros vendeurs en ligne: Amazon, ASOS, Cdiscount, Shein, Temu, et Zalando, le tout sur une période étalée de février à avril 2025.Dans son analyse, l’association s’en prend à une notion fréquemment utilisée dans le commerce en ligne: le “prix de référence”. “A côté du prix effectif, le commerçant affiche un prix qui est plus élevé. Ce prix de référence est souvent barré et peut être accompagné par un pourcentage ou une somme en euros indiquant le rabais proposé”, explique l’association. Or selon l’UFC, ce prix de référence “est utilisé par le vendeur pour donner l’impression au consommateur que l’offre actuelle est particulièrement avantageuse”. “Certains vendeurs ne fournissent tout simplement aucune explication quant à la nature du prix barré affiché”, note l’association. Pourtant, depuis une directive européenne de 2019 entrée en vigueur en France en 2022, toute annonce d’une réduction de prix doit indiquer le prix précédent pratiqué par le vendeur et le “prix antérieur correspond au prix le plus bas pratiqué par le professionnel à l’égard de tous les consommateurs au cours des trente derniers jours”, selon la loi. “Alors qu’une réduction de prix souligne que le prix réel a effectivement baissé, un prix +de comparaison+ peut être manipulé librement par le vendeur pour afficher une remise supposée aussi élevée que virtuelle”, souligne l’UFC-Que Choisir, qui ajoute que “plus le prix barré est opaque ou arbitraire, plus la prétendue réduction affichée est importante”.Récemment, le géant asiatique de la mode éphémère Shein s’est vu infliger une amende de 40 millions d’euros pour “pratiques commerciales trompeuses” après une enquête de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). Concrètement, il est notamment reproché à Shein d’avoir majoré “certains prix avant de leur appliquer une réduction”, ou de ne pas avoir tenu compte “des promotions précédentes” lorsqu’il indiquait un prix de référence.

Commerce en ligne: l’UFC-Que Choisir alerte sur les “fausses promotions” et saisit la Commission européenne

L’association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir a annoncé mercredi saisir la Commission européenne “afin de l’alerter sur les dérives persistantes” de certains vendeurs en ligne comme Amazon, Shein ou Cdiscount, qui pratiquent selon elle de “fausses promotions”.L’UFC-Que Choisir “a analysé près de 1.000 annonces comportant un prix barré, issues de six sites majeurs d’e-commerce. …

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Violences sexuelles: la “Ciivise des jeunes” demande de mieux protéger les mineurs sur les réseaux sociaux

Mieux protéger les jeunes sur les réseaux sociaux et les armer pour venir en aide aux victimes de violences sexuelles qui se confient: le groupe “jeunes” de la Ciivise présente mercredi aux députés 23 recommandations à hauteur d’enfant.La Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise) a constitué un “groupe miroir” de quinze adolescents de 14 à 17 ans, pour faire des propositions, nourries de leur expérience, pour lutter contre les violences sexuelles, dont est victime selon elle un mineur sur dix.Victimes ou témoins d’inceste ou non, ils viennent de Paris, de banlieue, de province ou d’outre-mer.Après s’être réunis depuis janvier une fois par mois à distance, ces jeunes ont présenté mardi leur rapport à la Haute-Commissaire à l’Enfance Sarah El Haïry, et à la ministre chargée du Numérique Clara Chappaz, ainsi qu’aux membres de la Ciivise. Après une conférence de presse, ils l’exposeront mercredi aux députés de la Délégation aux droits des enfants de l’Assemblée nationale.”Protégez-nous des réseaux sociaux”, “aidez-nous à aider les autres”, “intégrez-nous aux dispositifs de prévention” et “améliorez l’écoute et l’accompagnement des victimes”: tels sont les principaux messages qu’ils se sont entraînés mardi, avec des acteurs associatifs (Cofrade, E-Enfance), à présenter aux décideurs politiques.”Lorsqu’on s’abonne à un réseau, comme Instagram, il ne faut pas plus d’une minute pour recevoir un message privé d’un inconnu. Les jeunes acceptent car ils sont fiers d’avoir des abonnés. Or un adulte de 40 ans se crée facilement un profil de fillette pour approcher des jeunes”, témoigne Côme.”Ma cousine à sept ans a créé un lien amoureux avec une personne rencontrée sur un réseau social”, poursuit un autre jeune.”Sur les réseaux on ne parle pas à n’importe qui”, disent-ils dans le texte qu’ils ont préparé. Ils recommandent que l’envoi de messages privés ne soit possible qu'”à partir de 13 ans” et uniquement pour des personnes mutuellement abonnées.Dans leur rapport, ils proposent d’attribuer des “labels aux plateformes répondant à certains critères de qualité” et d’interdire à celles n’ayant pas ce label d’ouvrir leurs services aux mineurs.- “C’est massif” -Les risques de la cybercriminalité devraient être intégrés dans les programme du “permis internet” et de “PIX”, deux dispositifs utilisés dans l’Education nationale pour sensibiliser au numérique, qu’ils jugent peu adaptés.Leur rapport recommande un “seuil d’âge” pour l’accès aux réseaux sociaux, avec une “méthode de vérification d’identité respectueuse des données personnelles”.Ils confient y être allés eux-mêmes “trop tôt”, souvent en début de collège. “Dans la classe de ma petite soeur, il y a des enfants de six ans qui ont des comptes TikTok”, explique Léonie.Une loi votée en 2023 prévoit que les mineurs de moins de 15 ans ne peuvent pas s’inscrire sur un réseau social sans accord parental. Mais elle n’est pas entrée en vigueur, dans l’attente d’une réponse de la Commission européenne sur sa conformité au droit européen.Par ailleurs, c’est aux jeunes, plus qu’aux adultes, que se confient les victimes de violences sexuelles et ils voudraient être formés et soutenus pour pouvoir les écouter, conseiller et orienter vers des adultes “compétents et bienveillants”. “C’est pendant les soirées, quand on est trois dans la cuisine et que l’alcool délie les langues, que ce genre de confidence sort”, confie Léonie. “C’est massif, cela arrive souvent.””Un ami m’a confié être victime d’inceste. J’ai été bouleversé et désolé de ne pas avoir été là pour lui plus tôt. Mais je ne savais pas vers qui l’orienter”, confie un jeune qui a requis l’anonymat.”Les jeunes peuvent participer à la prévention. Nous voulons savoir quoi faire, à qui s’adresser, comment réagir”, disent-ils à l’intention des décideurs politiques. Ils recommandent un “permis de pair-aidance dédié aux violences sexuelles”, adapté à chaque âge, de la primaire au lycée pour créer dans chaque établissement des “personnes repères” parmi les jeunes, formées.”On ne veut pas que les décisions soient prises sans nous. Nous avons des choses à dire de notre expérience”, dit leur texte.

Violences sexuelles: la “Ciivise des jeunes” demande de mieux protéger les mineurs sur les réseaux sociaux

Mieux protéger les jeunes sur les réseaux sociaux et les armer pour venir en aide aux victimes de violences sexuelles qui se confient: le groupe “jeunes” de la Ciivise présente mercredi aux députés 23 recommandations à hauteur d’enfant.La Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise) a constitué un “groupe miroir” …

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La France connaît la croissance la plus rapide en matière d’investissements immatériels, selon l’ONU

Des données aux logiciels en passant par les marques, la croissance en France des investissements dans les actifs incorporels a été la plus rapide l’an dernier parmi les pays les plus avancés dans le domaine, selon un rapport publié par l’ONU mercredi.Selon l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (Ompi), les investissements dans les actifs incorporels ont augmenté trois fois plus vite l’an dernier que les investissements dans les actifs physiques tels que les machines et les bâtiments.Le rapport montre que les investissements dans les actifs incorporels dans 27 économies à revenu élevé ou intermédiaire ont augmenté d’environ 3% en termes réels l’an dernier, pour atteindre 7.600 milliards de dollars.La France s’en sort très bien, avec des investissements atteignant plus de 631 milliards de dollars l’an dernier, seulement devancée par le numéro un mondial, les Etats-Unis.En 2024, elle a enregistré la croissance la plus rapide de l’investissement immatériel parmi les économies à forte intensité immatérielle, avec une progression réelle de plus de 5%, suivie par le Royaume-Uni (plus de 4%), l’Espagne et le Danemark (proche de 4%) et les Etats-Unis (3,5%).”On a vu la France dépasser l’Allemagne et le Japon pendant ces deux dernières années dans le domaine de l’investissement dans l’immatériel”, indique à l’AFP Sacha Wunsch-Vincent, chef du Département de l’économie et de l’analyse de données, à l’Ompi.Cette tendance s’intègre selon lui “dans une amélioration de compétitivité de la France sur les cinq dernières années à peu près”.”Cela vient conforter un changement de la structure de l’économie française. Tandis que l’Allemagne et le Japon sont encore très liés par leur industrie d’automobile et l’industrie lourde, la France semble avoir pu se repositionner et monte en flèche ses investissements dans l’immatériel”, analyse-t-il.Selon M. Wunsch-Vincent, la croissance des investissements immatériels en France n’est pas portée par une entreprise en particulier, mais par la majorité des secteurs et acteurs économiques.”C’est le signe d’une transformation plus systémique ou plus profonde des entreprises françaises, notamment en ce qui concerne la R&D, les logiciels et données”, affirme-t-il.  – Hôpitaux, usines et administrations -“Les pays qui comprennent et encouragent les investissements dans les actifs incorporels seront mieux placés pour croître et prospérer dans une économie mondiale de plus en plus axée sur l’innovation technologique, numérique et culturelle”, assure le directeur général de l’Ompi, Daren Tang dans un communiqué.Les Etats-Unis occupent la première place en termes de niveau absolu d’investissements dans les actifs incorporels, avec un montant presque deux fois supérieur à celui de l’Allemagne, de la France, du Japon et du Royaume-Uni réunis.La Suède conserve elle sa position de leader en tant qu’économie à plus forte intensité d’actifs incorporels, avec des investissements dans les actifs incorporels représentant 16% de son produit intérieur brut (PIB). Elle est talonnée par les Etats-Unis, la France et la Finlande, tous avec une intensité de 15% du PIB.L’intensité des investissements dans les actifs incorporels de l’Inde (près de 10%) place celle-ci devant plusieurs économies de l’Union européenne, ainsi que devant le Japon.Les logiciels et les bases de données apparaissent comme le type d’actifs incorporels qui connaît la croissance la plus rapide, avec une expansion de plus de 7% par an entre 2013 et 2022. Cette croissance est stimulée par l’essor actuel de l’intelligence artificielle (IA), selon l’Ompi.Mais M. Wunsch-Vincent prévient : “Beaucoup pensent que nous sommes déjà pleinement entrés dans l’ère de l’IA. En réalité, nous n’en sommes qu’à la première phase : celle de la construction des infrastructures physiques et des capacités de données”. “Les grands investissements immatériels viendront dans un second temps, lorsque les secteurs utilisateurs – comme les hôpitaux, les usines ou les administrations – transformeront en profondeur leurs modes de fonctionnement”, souligne-t-il.