AFP Tech

Canal+: le tribunal de la concurrence sud-africain valide le rachat sous conditions de Multichoice

Le tribunal de la concurrence sud-africain a validé le rachat sous conditions par Canal+ de Multichoice, le géant sud-africain de la télévision et du streaming, ont annoncé mercredi les deux groupes dans un communiqué commun.Le groupe audiovisuel français, propriété du milliardaire Vincent Bolloré, avait lancé l’an passé une offre publique d’achat de Multichoice, le plus grand opérateur de télévision payante en Afrique. Parmi les conditions nécessaires à la réalisation de l’opération figure notamment le financement de productions sud-africaines dans le divertissement et le sport, précise le communiqué.Le tribunal “a approuvé la transaction proposée, sous réserve des conditions convenues”, est-il précisé. Ainsi, “les parties restent en bonne voie pour finaliser l’offre obligatoire de Canal+ dans les délais annoncés”, soit “avant la date butoir du 8 octobre 2025”.L’opération doit permettre à Canal+, qui détient déjà plus de 35% du capital de Multichoice, de compter 50 à 100 millions d’abonnés dans les prochaines années, contre 27 millions aujourd’hui. “Il s’agit d’une étape extrêmement positive dans notre aventure visant à réunir deux sociétés emblématiques des médias et du divertissement et à créer un véritable champion pour l’Afrique”, s’est félicité Maxime Saada, président de Canal+, cité dans le communiqué.L’annonce du tribunal de la concurrence “marque une étape importante et constitue un grand pas en avant pour les deux entreprises”, a souligné pour sa part Calvo Mawela, patron de MultiChoice Group.

Tenaillés par la faim, les journalistes de l’AFP à Gaza racontent leurs difficultés à couvrir la guerre

“On n’a plus de force à cause de la faim”. Plusieurs journalistes de l’AFP dans la bande de Gaza racontent avoir de plus en plus de difficultés à couvrir la guerre entre Israël et le Hamas palestinien en raison des graves pénuries alimentaires. Ces rédacteurs, photographes et vidéastes palestiniens évoquent une faim extrême, un manque d’eau …

Tenaillés par la faim, les journalistes de l’AFP à Gaza racontent leurs difficultés à couvrir la guerre Read More »

Tenaillés par la faim, les journalistes de l’AFP à Gaza racontent leurs difficultés à couvrir la guerre

“On n’a plus de force à cause de la faim”. Plusieurs journalistes de l’AFP dans la bande de Gaza racontent avoir de plus en plus de difficultés à couvrir la guerre entre Israël et le Hamas palestinien en raison des graves pénuries alimentaires. Ces rédacteurs, photographes et vidéastes palestiniens évoquent une faim extrême, un manque d’eau potable et une fatigue physique et mentale croissante, qui les contraignent parfois à réduire leur couverture de la guerre, déclenchée le 7 octobre 2023 par une attaque sans précédent du Hamas en Israël.En juin, l’ONU avait dénoncé ce qu’elle qualifie d'”utilisation de la nourriture à des fins militaires” par Israël, parlant d’un crime de guerre, après la multiplication des annonces alarmantes d’ONG sur la malnutrition.Israël, qui assiège le territoire et laisse entrer l’aide au compte-gouttes, accuse le mouvement islamiste Hamas d’exploiter la détresse des civils, notamment en détournant l’aide pour la revendre à prix fort ou en tirant sur ceux qui attendent l’aide.Des témoins et la Défense civile de Gaza ont toutefois accusé à plusieurs reprises les forces israéliennes d’avoir tiré sur des personnes qui attendaient de l’aide, l’ONU affirmant que l’armée avait tué plus de 1.000 Palestiniens qui tentaient de se procurer de la nourriture depuis la fin du mois de mai.- “Complètement abattu” -Bashar Taleb, 35 ans, l’un des quatre photographes de l’AFP sélectionnés cette année pour le prix Pulitzer, vit dans les ruines de sa maison à Jabalia al-Nazla, dans le nord de Gaza.”J’ai dû interrompre mon travail plusieurs fois pour chercher de la nourriture pour ma famille”, raconte-t-il. “Pour la première fois, je me sens complètement abattu”.Son collègue Omar al-Qattaa, photographe également âgé de 35 ans et lui aussi candidat au Pulitzer, se dit épuisé.”Je dois porter du matériel lourd, marcher des kilomètres (…) On ne peut plus se rendre sur les lieux de reportage, on n’a plus de force à cause de la faim.” Il dépend d’antalgiques pour soulager des douleurs dorsales, mais affirme que les médicaments de base sont introuvables en pharmacie, tandis que le manque de vitamines et d’aliments nutritifs aggrave encore sa situation.Khadr Al-Zanoun, 45 ans, à Gaza-ville, affirme avoir perdu 30 kilos depuis le début de la guerre. Le journaliste évoque des évanouissements à cause du manque de nourriture et d’eau, ainsi qu’une “fatigue extrême” et la difficulté à travailler. “Ma famille est aussi à bout.”Le photojournaliste Eyad Baba, 47 ans, déplacé du sud de la bande de Gaza vers Deir el-Balah (centre), où l’armée israélienne a lancé une offensive terrestre cette semaine, a dû quitter un camp surpeuplé et insalubre pour louer un logement à un prix exorbitant, afin d’y abriter sa famille.”Je n’en peux plus de cette faim, elle touche mes enfants”, confie-t-il. – “Plus fort que les bombardements” -“Dans le cadre de notre travail, nous avons été confrontés à toutes les formes possibles de mort. La peur et la sensation d’une mort imminente nous accompagnent partout”, ajoute-t-il.Etre journaliste à Gaza, c’est travailler “sous la menace constante des armes”, explique Eyad Baba, soulignant toutefois que “la douleur de la faim est plus forte que la peur des bombardements.””La faim empêche de penser”.A Gaza-ville, le directeur de l’hôpital Al-Chifa, Mohammed Abou Salmiya, a alerté mardi sur des “niveaux alarmants de mortalité” dus au manque de nourriture, affirmant que 21 enfants étaient morts de faim et malnutrition en trois jours.La journaliste de l’AFP Ahlam Afana, 30 ans, souligne une autre difficulté : une épuisante “crise de liquidités”, liée à des frais bancaires exorbitants et à une inflation galopante sur les rares denrées disponibles, vient aggraver la situation.Les retraits en liquide peuvent être taxés jusqu’à 45%, explique Khadr al-Zanoun, tandis que le prix des carburants explose –là où on en trouve, rendant tout déplacement en voiture impossible.”Les prix sont exorbitants”, déplore Ahlam Afana. “Un kilo de farine se vend entre 100 et 150 shekels israéliens (25 à 38 dollars), ce qui dépasse nos moyens, même pour en acheter un seul kilo par jour. “Le riz coûte 100 shekels, le sucre dépasse les 300, les pâtes 80, un litre d’huile entre 85 et 100. Les tomates se vendent entre 70 et 100 shekels. Même les fruits de saison -raisins, figues- atteignent 100 shekels le kilo.” “Nous ne pouvons pas nous le permettre. Je ne me souviens même plus de leur goût.”- “La faim nous ronge” -La journaliste explique qu’elle travaille depuis une tente délabrée, sous une chaleur étouffante. “Je bouge lentement. Ce n’est pas seulement les bombardements qui nous menacent, c’est la faim qui nous ronge.””Je ne me contente plus de couvrir la catastrophe (de la guerre). Je la vis.”Reporters sans frontières (RSF) a indiqué mardi que plus de 200 journalistes avaient été tués à Gaza depuis l’attaque du 7 octobre 2023.Le vidéaste Youssef Hassouna, 48 ans, confie que la perte de collègues, d’amis et de membres de sa famille l’a éprouvé “de toutes les manières possibles”.Malgré un  ”profond vide intérieur”, il dit continuer à exercer son métier. “Chaque image que je capture pourrait être la dernière trace d’une vie ensevelie sous les décombres”, dit-il.Zouheir Abou Atileh, 60 ans, ancien collaborateur du bureau de l’AFP à Gaza, partage le vécu de ses confrères et parle d’une situation de “catastrophique”.”Je préfère la mort à cette vie”, affirme-t-il.”Nous n’avons plus aucune force, nous sommes épuisés, en train de nous effondrer”. “Trop c’est trop.”bur-strs-az-phz/acc/feb/vl

La France demande l’accès à Gaza pour la presse, “pour montrer ce qu’il s’y passe”

La France demande que “la presse libre et indépendante puisse accéder à Gaza pour montrer” ce qu’il se passe dans le territoire en danger de famine après 21 mois de guerre selon l’ONU et des ONG, a déclaré mardi le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot.”Nous avons l’espoir de pouvoir faire sortir quelques collaborateurs …

La France demande l’accès à Gaza pour la presse, “pour montrer ce qu’il s’y passe” Read More »

La France demande l’accès à Gaza pour la presse, “pour montrer ce qu’il s’y passe”

La France demande que “la presse libre et indépendante puisse accéder à Gaza pour montrer” ce qu’il se passe dans le territoire en danger de famine après 21 mois de guerre selon l’ONU et des ONG, a déclaré mardi le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot.”Nous avons l’espoir de pouvoir faire sortir quelques collaborateurs de journalistes dans les prochaines semaines”, a ajouté le ministre sur France Inter, interrogé sur le cas de plusieurs collaborateurs de l’AFP sur place qui se trouvent dans “une situation effroyable” selon la direction de l’agence.”Nous y consacrons beaucoup d’efforts et beaucoup d’énergie”, a dit le ministre, qui s’exprimait depuis l’est de l’Ukraine où il est en déplacement.”Depuis des mois, nous assistons, impuissants, à la détérioration dramatique de leurs conditions de vie. Leur situation est aujourd’hui intenable”, affirmait un communiqué de l’AFP lundi, tandis que la Société des journalistes (SDJ) alertait du risque de les “voir mourir”.Israël accuse le mouvement islamiste palestinien Hamas d’instrumentaliser la souffrance des populations de Gaza.”Au lieu d’accepter un cessez-le-feu, le Hamas mène une campagne de propagande mensongère sur Israël. Parallèlement, il agit délibérément pour accroître les tensions et nuire aux civils qui viennent recevoir l’aide humanitaire”, a écrit lundi le ministère des Affaires étrangères israélien sur X. “Le Hamas est le seul responsable de la poursuite de la guerre et des souffrances des deux camps”, selon lui.Vingt-cinq pays, dont le Royaume-Uni, la France, le Canada et le Japon, ont appelé à mettre fin “immédiatement” à la guerre dans la bande de Gaza assiégée par Israël, dans une déclaration commune publiée lundi.- Evanouissements -“Nous avons perdu des journalistes dans des conflits, nous avons eu des blessés et des prisonniers dans nos rangs, mais aucun de nous n’a le souvenir d’avoir vu un collaborateur mourir de faim”, a souligné la SDJ de l’AFP lundi.La faim, la soif, l’épuisement contraignent certains journalistes de l’AFP à Gaza à réduire leur couverture de la guerre.”J’ai dû interrompre mon travail plusieurs fois pour chercher de la nourriture pour ma famille”, raconte Bashar Taleb, 35 ans, basé dans le nord de Gaza. “Pour la première fois, je me sens complètement abattu”.Khadr Al-Zanoun, 45 ans, à Gaza-ville, affirme avoir perdu 30 kilos depuis le début de la guerre. Le journaliste évoque des évanouissements à cause du manque de nourriture et d’eau, ainsi qu’une “fatigue extrême” et la difficulté à travailler. “Ma famille est aussi à bout”.L’ONU et des ONG font régulièrement état d’un risque de famine dans le territoire palestinien assiégé par Israël après plus de 21 mois de conflit, déclenché par une attaque sans précédent du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre 2023.- “Pas des cibles” -“Parce que la liberté de la presse et le droit d’informer sont aussi des piliers de nos démocraties”, a déclaré la commissaire européenne chargée de la gestion des crises Hadja Lahbib, “Israël doit laisser la presse faire son travail et garantir son accès. Les journalistes et les civils ne peuvent pas, et ne doivent pas, être des cibles”.”Il est plus que temps que les médias internationaux se rendent à Gaza”, a commenté Juliette Touma, porte-parole de l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), soulignant “l’excellent travail accompli par les journalistes palestiniens locaux, qui paient un lourd tribut”.”Plus de 200 d’entre eux ont été tués par l’armée israélienne depuis octobre 2023, dont au moins 46 dans l’exercice de leur fonction” dans la bande de Gaza, a affirmé mardi l’ONG Reporters sans frontières. M. Barrot a également condamné “avec la plus grande fermeté” la “déplorable” extension de l’offensive israélienne à Gaza lancée lundi, “qui va aggraver une situation déjà catastrophique”.”Il n’y a plus aucune justification aux opérations militaires de l’armée israélienne à Gaza. C’est une offensive qui va aggraver une situation déjà catastrophique qui va provoquer de nouveaux déplacements forcés de populations que nous condamnons avec la plus grande fermeté”, a-t-il dit.L’armée israélienne a étendu lundi son offensive dans un nouveau secteur de la bande de Gaza, à Deir al-Balah, dans le centre du territoire palestinien, et entend agir dans des zones où elle n’était jamais allée au cours des 21 mois de guerre contre le Hamas, sommant les habitants d’évacuer les lieux.

Challenges propose des articles du New York Times avec l’aide de l’IA

Le magazine économique Challenges propose désormais une sélection d’articles du New York Times, présélectionnés et traduits grâce à l’aide de l’intelligence artificielle, ont annoncé mardi l’hebdomadaire et la société éditant l’outil d’IA.Trois ou quatre articles par jour sont ainsi disponibles en français à ce stade. Challenges, déjà détenteur de la licence du magazine britannique The …

Challenges propose des articles du New York Times avec l’aide de l’IA Read More »

Challenges propose des articles du New York Times avec l’aide de l’IA

Le magazine économique Challenges propose désormais une sélection d’articles du New York Times, présélectionnés et traduits grâce à l’aide de l’intelligence artificielle, ont annoncé mardi l’hebdomadaire et la société éditant l’outil d’IA.Trois ou quatre articles par jour sont ainsi disponibles en français à ce stade. Challenges, déjà détenteur de la licence du magazine britannique The Economist, a acquis pour la France une licence du quotidien américain, qui a eu des partenariats dans le passé avec Le Monde, Le Figaro ou encore Libération.Videria, agence de conseil en innovation éditoriale, fournit une “solution IA” pour identifier “les articles du New York Times les plus pertinents” pour le lectorat de Challenges, “selon des critères définis par la rédaction en chef”, selon un communiqué commun. Videria est dirigée par Aurélien Viers, ex-directeur de la rédaction de La Provence.C’est ensuite la rédaction de Challenges qui garde la main. “Cette solution offre un gain de temps et de réactivité considérable”, souligne Pierre-Henri de Menthon, directeur de la rédaction cité dans le communiqué.Le magazine, propriété de Claude Perdriel, a créé un poste de journaliste web supplémentaire pour superviser cette offre, accessible à ses abonnés. “L’IA ne supprime pas d’emplois chez Challenges, elle en crée”, assure le responsable, alors que le recours à l’IA générative fait débat dans les rédactions. 

Trop ou pas assez d’IA? Les parents, angoissés, naviguent à vue

Beaucoup de parents naviguent aujourd’hui entre deux craintes. L’angoisse de voir leurs enfants rater le train de l’intelligence artificielle (IA), et la peur de les surexposer à une technologie aux effets encore incertains.”C’est très difficile de prévoir quoi que ce soit à plus de cinq ans” et se projeter dans un monde post-IA générative , …

Trop ou pas assez d’IA? Les parents, angoissés, naviguent à vue Read More »

Trop ou pas assez d’IA? Les parents, angoissés, naviguent à vue

Beaucoup de parents naviguent aujourd’hui entre deux craintes. L’angoisse de voir leurs enfants rater le train de l’intelligence artificielle (IA), et la peur de les surexposer à une technologie aux effets encore incertains.”C’est très difficile de prévoir quoi que ce soit à plus de cinq ans” et se projeter dans un monde post-IA générative , résume Adam Tal, cadre dans le marketing et père de deux garçons de 7 et 9 ans.Cet Israélien se dit “très inquiet” de l’avenir que réserve cette technologie à ses enfants, que ce soit les “deepfakes” – contenus truqués” – “l’incapacité à faire la différence entre réalité et IA” et plus encore “les milliers de menaces possibles que je ne saurais pas identifier pour les protéger”.Mike Brooks, psychologue à Austin (Texas), spécialiste de parentalité et technologie, voit chez beaucoup de ses patients un “effet autruche”, un refus d’appréhender l’IA.”Ils sont déjà dépassés par les contraintes de la parentalité moderne”, entre la pornographie en ligne, TikTok, les jeux vidéo ou “les tentatives pour faire sortir les enfants de leur chambre”, observe-t-il.Mais contrairement aux réseaux sociaux, “on est déjà allé bien trop loin pour qu’il soit encore possible” d’ isoler les enfants passé un certain âge, constate Marc Watkins, professeur à l’université du Mississippi, qui travaille sur la rencontre entre IA et éducation.”Dans mon cercle d’amis ou ma famille, je suis la seule qui explore l’IA avec son enfant”, remarque Melissa Franklin, mère d’un garçon de 7 ans, qui suit actuellement des études de droit dans le Kentucky.”Je ne comprends pas la technologie derrière l’IA”, dit-elle, “mais ce que je sais, c’est que c’est inévitable et je préfère donner de l’avance à mon fils plutôt que d’être submergée.”- “Egalité des chances” -Le chemin est d’autant plus difficile à tracer pour les parents que la recherche scientifique manque sur les effets cognitifs et comportementaux de l’IA sur ses utilisateurs, faute de temps.Plusieurs parents mentionnent l’étude publiée en juin par le prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT), montrant que l’activité cérébrale et la mémoire étaient davantage stimulées chez des individus n’utilisant pas l’IA générative que chez ceux y ayant accès.”J’ai peur que ça devienne un raccourci”, explique un père de trois enfants qui a préféré garder l’anonymat. “Après cette étude du MIT, je veux qu’ils ne l’utilisent que pour approfondir leurs connaissances.”Adam Tal préfère attendre encore un peu avant de laisser ses fils mettre les mains dans l’IA.Melissa Franklin ne permet au sien de l’utiliser qu’à côté d’elle, “quand on n’arrive pas à trouver dans un livre, sur Google ou YouTube”.Pour elle, les enfants doivent être encouragés à “penser par eux-mêmes”, avec ou sans IA.Un informaticien père d’un adolescent de 15 ans, qui a préféré garder l’anonymat, ne croit pas à “l’apprentissage de l’IA par les parents”. “Ce serait comme de penser que les enfants comprennent TikTok” grâce à leurs géniteurs. “Le plus souvent, c’est le contraire.”Marc Watkins, lui-même père, se dit “très préoccupé” par les nouvelles formes que prend l’IA générative, mais estime nécessaire de lire sur le sujet, se familiariser avec les outils et d'”avoir des conversations approfondies là-dessus avec nos enfants”.”Ils vont utiliser l’intelligence artificielle”, dit-il, “donc je veux qu’ils connaissent les avantages potentiels et les risques”.Le patron du géant des semi-conducteurs Nvidia, Jensen Huang, parle souvent de l’IA comme “le plus grand facteur de nivellement que nous ayons jamais vu”, démocratisant l’apprentissage et le savoir.”Une de mes craintes”, commente Marc Watkins, “c’est que les parents voient cette technologie comme un moyen de donner à leur enfant un ascendant sur les autres, pour ceux qui en ont les moyens.””Mon fils a un avantage parce qu’il a deux parents avec un doctorat en informatique”, reconnaît volontiers le père informaticien, “mais cela tient à 90% au fait que nous sommes plus aisés que la moyenne” – et très peu à leur connaissance de l’IA, selon lui.”C’est quelque chose dont nous devons nous préoccuper”, insiste Marc Watkins, “parce que cela peut avoir des conséquences importantes pour l’égalité des chances.”

Stephen Colbert à l’offensive contre Donald Trump après la fin programmée de son “Late Show”

L’animateur Stephen Colbert a répliqué sans retenue lundi au président américain Donald Trump lors de sa première émission depuis l’annonce de la fin programmée de son “Late Show”, prévenant que “les hostilités sont ouvertes”.M. Colbert a évoqué l’annulation de son émission par son employeur, qu’il a clairement accusé de rechercher les faveurs de M. Trump …

Stephen Colbert à l’offensive contre Donald Trump après la fin programmée de son “Late Show” Read More »