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Six millions de comptes clients Bouygues Telecom touchés par une cyberattaque

Le groupe Bouygues Telecom a été victime d’une cyberattaque entraînant la fuite de données de “6,4 millions de comptes clients”, parmi lesquels des IBAN, a annoncé mercredi l’entreprise dans un communiqué.Les données volées sont “les coordonnées, les données contractuelles, les données d’état civil ou celles de l’entreprise si vous êtes un professionnel, ainsi que les …

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“C’est une photo de Gaza ?” : l’IA trompeuse pour vérifier des images

“Grok, c’est vrai?” : les internautes recourent de plus en plus aux chatbots conversationnels pour vérifier des informations, au risque d’être trompés par les erreurs des IA, comme l’illustrent les vifs échanges déclenchés sur X par le partage de la photo d’une fillette dénutrie à Gaza.Début août, quand le député français apparenté LFI Aymeric Caron, soutien notoire de la cause palestinienne, publie sur le réseau social X cette image sans légende, alors que la bande de Gaza est menacée d’une “famine généralisée” selon l’ONU, plusieurs utilisateurs demandent rapidement à Grok d’en vérifier l’origine.Le robot conversationnel intégré à X est formel: cette photo a été prise selon lui en octobre 2018 au Yémen et montrerait Amal Hussain, une fillette de 7 ans. Sa réponse est largement relayée. Et le député accusé de faire de la désinformation.Mais Grok se trompe : la photo a bien été prise à Gaza, le 2 août, par Omar al-Qattaa, photojournaliste pour l’AFP.Le cliché montre Mariam Dawwas, 9 ans, dans les bras de sa mère Modallala à Gaza-ville, qui a expliqué à l’AFP que sa fille pesait 25 kilos avant la guerre, contre 9 aujourd’hui. Comme soutien médical, elle reçoit “seulement du lait, et il n’est pas toujours disponible. Ce n’est pas suffisant pour qu’elle se rétablisse”, a-t-elle dit.Interpellé sur l’inexactitude de sa réponse, Grok affirme: “Je ne propage pas de fake news ; je m’appuie sur des sources vérifiées”. Il finit par admettre son erreur mais il la reproduit dès le lendemain, en réponses à de nouvelles questions d’utilisateurs de X.- Des “boîtes noires” -Cette séquence illustre les limites des outils d’intelligence artificielle, qui fonctionnent comme “des boîtes noires”, souligne Louis de Diesbach, chercheur en éthique de la technique et auteur de Bonjour ChatGPT.”On ne sait pas précisément pourquoi ils donnent telle ou telle réponse, ni comment ils priorisent leurs sources”, souligne l’expert, expliquant que ces outils ont des biais liés à leurs données d’entraînement mais aussi aux consignes de leurs concepteurs.Le robot conversationnel d’xAI, la start-up d’Elon Musk, présente selon l’expert “des biais encore plus prononcés et qui sont très alignés sur l’idéologie promue, entre autres,” par le milliardaire sud-africain, proche des idées de la droite radicale américaine.Interroger un chatbot sur l’origine d’une image revient à le faire sortir de son rôle, pointe M. de Diesbach : “Typiquement, quand vous cherchez l’origine d’une image, il peut dire +cette photo aurait pu être prise au Yémen, aurait pu être prise à Gaza, aurait pu être prise dans à peu près n’importe quel pays où il y a une famine+”.”Un modèle de langage ne cherche pas à créer des choses exactes, ce n’est pas le but”, insiste l’expert.Récemment, une autre photographie de l’AFP, du même Omar al-Qattaa, publiée par le quotidien Libération et montrant déjà un enfant souffrant de malnutrition à Gaza, avait déjà été faussement située au Yémen et datée de 2016 par Grok. Alors qu’elle a bien été prise en juillet 2025 à Gaza.L’erreur de l’IA avait conduit des internautes à accuser à tort le journal de manipulation.- Pas seulement Grok -Les biais des IA sont liés à leurs données d’entraînement, qui conditionnent la base des connaissances du modèle, et à la phase dite d’alignement, qui détermine ce que le modèle va considérer comme une “bonne” ou une “mauvaise” réponse.Et “ce n’est pas parce qu’on lui a expliqué qu’en fait, c’était faux, que du jour au lendemain, il va (changer sa réponse) parce que ses données d’entraînement n’ont pas changé, son alignement non plus”, ajoute M. de Diesbach.Les erreurs ne sont pas propres à Grok : interrogé par l’AFP sur l’origine de la photo de Mariam Dawwas, l’agent conversationnel de Mistral AI – start-up qui, en tant que partenaire de l’AFP, peut intégrer les dépêches de l’agence aux réponses de son chatbot – a lui aussi indiqué à tort qu’elle avait été prise au Yémen.Pour Louis de Diesbach, les agents conversationnels ne doivent pas être utilisés pour vérifier des faits, à la manière d’un moteur de recherche, car “ils ne sont pas faits pour dire la vérité” mais pour “générer du contenu, qu’il soit vrai ou faux.””Il faut le voir comme un ami mythomane : il ne ment pas toujours, mais il peut toujours mentir”, conclut l’expert.

“C’est une photo de Gaza ?” : l’IA trompeuse pour vérifier des images

“Grok, c’est vrai?” : les internautes recourent de plus en plus aux chatbots conversationnels pour vérifier des informations, au risque d’être trompés par les erreurs des IA, comme l’illustrent les vifs échanges déclenchés sur X par le partage de la photo d’une fillette dénutrie à Gaza.Début août, quand le député français apparenté LFI Aymeric Caron, …

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Altice France: l’accord sur la dette validé, les syndicats font appel

Soulagement chez Altice France: le tribunal des activités économiques de Paris a validé lundi le plan de sauvegarde accélérée de la maison mère de SFR, ce qui pourrait ouvrir la voie à une vente de l’opérateur, mais deux syndicats ont aussitôt annoncé faire appel.Le groupe du milliardaire Patrick Drahi avait échafaudé après un long bras de fer ce plan pour alléger sa gigantesque dette menaçant sa viabilité. L’accord avec ses créanciers prévoit que celle-ci diminue de quelque 8 milliards d’euros, pour passer de 24,1 milliards à 15,5 milliards. En échange, ces créanciers doivent obtenir 45% du capital de l’entreprise.A l’audience du 22 juillet, le ministère public avait toutefois menacé sa mise en oeuvre, en requérant qu’en soient exclues trois filiales d’Altice France, dont SFR, comme le réclamaient les syndicats. Dans sa décision consultée par l’AFP, le tribunal des activités économiques (ex-tribunal de commerce) de Paris a finalement validé le plan tel qu’il lui était soumis, en retenant parmi les “garants” d’Altice France les huit filiales de l’entreprise mentionnées dans l’accord conclu.”La validation par le tribunal des activités économiques de nos plans de sauvegarde ouvre la voie à une restructuration financière massive et inédite, à cette réduction significative de la dette que nous attendions tous”, ont déclaré les PDG d’Altice France, Arthur Dreyfuss, et de SFR, Mathieu Cocq, dans un message interne obtenu par l’AFP.La transaction devrait aboutir entre septembre et octobre, selon le calendrier établi par le groupe.- Appel annoncé des syndicats -L’opposition des syndicats reste cependant vive.”La décision prise par le tribunal est incompréhensible”, a commenté auprès de l’AFP Abdelkader Choukrane, élu au CSE et secrétaire général Unsa. “Nos alertes n’ont pas été écoutées”, a-t-il regretté, indiquant que l’Unsa ferait appel de la décision. La CFDT a indiqué dans un communiqué avoir l’intention d’en faire de même et s’est insurgée “contre la mise à mort annoncée” des entreprises du groupe. Quelques jours avant l’audience du 22 juillet, le comité social et économique (CSE) d’Altice France avait refusé de rendre un avis formel sur le plan de sauvegarde accélérée. Selon les représentants du personnel, ses sociétés, et notamment SFR, “rentables et solides financièrement, (…) ont été intégrées de force dans un schéma d’endettement dont elles ne tirent aucun bénéfice”. Cet argument a été écarté par le groupe, qui a de nouveau martelé lundi que le plan de sauvegarde était une opération “exclusivement financière, sans aucun impact sur la vie opérationnelle, commerciale, sociale, du groupe”. “Quelque part, le tribunal donne son accord pour la vente de SFR”, a néanmoins insisté Abdelkader Choukrane. Selon les représentants du personnel, le plan proposé ressemblait à un “projet de démantèlement” et ils craignent qu’il aboutisse à la vente des filiales et à des suppressions d’emplois.Dans son message interne envoyé lundi, le PDG d’Altice France a toutefois répété qu'”aucune offre (de rachat), pas même indicative, n’a été reçue à date”.Une reprise de SFR par ses concurrents agite le secteur des télécoms depuis plusieurs mois, ces derniers se montrant favorables à une consolidation du marché français qui passerait de quatre à trois acteurs.”Il y a évidemment des discussions préliminaires entre les opérateurs”, avait par exemple affirmé fin juillet le directeur financier d’Orange, Laurent Martinez, à l’occasion des résultats semestriels de son groupe.

Altice France: l’accord sur la dette validé, les syndicats font appel

Soulagement chez Altice France: le tribunal des activités économiques de Paris a validé lundi le plan de sauvegarde accélérée de la maison mère de SFR, ce qui pourrait ouvrir la voie à une vente de l’opérateur, mais deux syndicats ont aussitôt annoncé faire appel.Le groupe du milliardaire Patrick Drahi avait échafaudé après un long bras …

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Taxe de séjour: après Airbnb, Oléron fait condamner Le Bon Coin

La plateforme internet Le Bon Coin a été condamnée à payer un total de 410.000 euros à la communauté de communes de l’île d’Oléron (CDCO), en Charente-Maritime, pour des manquements relatifs à la taxe de séjour, a appris l’AFP lundi auprès de l’avocat de la collectivité.Ce jugement du tribunal judiciaire de La Rochelle a été rendu le 29 juillet, à peine trois mois après la condamnation en appel d’une autre plateforme, Airbnb, à verser plus de 8,6 millions d’euros à la CDCO dans une affaire similaire.”Nous nous réjouissons de cette nouvelle victoire qui démontre que toutes les plateformes peuvent être sanctionnées si elles violent la loi. La loi est la même pour tous, tant pour Airbnb que la plateforme Leboncoin”, a commenté Me Jonathan Bellaiche, qui porte également une action contre Booking engagée par la collectivité oléronnaise.Le jugement, consulté par l’AFP, condamne la société Le Bon Coin à payer 380.000 euros d’amendes civiles en sanctionnant des manquements répétés à son obligation de collecte de la taxe pour 384 séjours réservés entre 2020 et 2022 via la plateforme.À cette somme s’ajoutent deux amendes civiles de 10.000 euros chacune, au titre du manquement à l’obligation de reversement de la taxe de séjour sur la même période et du manquement à l’obligation de déclaration, ainsi que 10.000 euros de frais de justice.La CDCO réclamait plus d’un million d’euros d’amendes civiles dans le cadre de cette procédure.Le Bon Coin, qui met en relation des hébergeurs avec des touristes pour des locations de logements réservées et payées en ligne, a invoqué notamment le droit à l’erreur.Mais l’argument a été rejeté par le tribunal au motif que dans les échanges qu’elle a eus avec la collectivité, la plateforme “n’invoquait aucune erreur mais contestait la taxation au réel” des séjours concernés, en refusant de communiquer les fichiers nécessaires à sa mise en œuvre.En outre, durant 21 mois, elle a refusé de verser les sommes demandées pour la taxe de séjour, avant de payer ces 22.108 euros en décembre 2023.

Taxe de séjour: après Airbnb, Oléron fait condamner Le Bon Coin

La plateforme internet Le Bon Coin a été condamnée à payer un total de 410.000 euros à la communauté de communes de l’île d’Oléron (CDCO), en Charente-Maritime, pour des manquements relatifs à la taxe de séjour, a appris l’AFP lundi auprès de l’avocat de la collectivité.Ce jugement du tribunal judiciaire de La Rochelle a été …

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L’avenir d’Altice France conditionné à une décision cruciale sur sa dette

Le destin d’Altice France devrait être, au moins en partie, scellé lundi avec la décision du tribunal des activités économiques de Paris, dans le dossier de la restructuration de sa gigantesque dette.La décision des juges, qui doivent se prononcer lundi après-midi sur la validation de la procédure de sauvegarde accélérée, pourrait remettre en question la restructuration de la dette, primordiale pour la maison-mère de SFR.Au terme d’un bras de fer de plusieurs mois, le groupe du milliardaire Patrick Drahi avait annoncé en février être parvenu à un accord avec ses créanciers pour alléger sa colossale dette de 24,1 milliards d’euros. D’après les termes de l’accord, les créances du groupe doivent être réduites de plus de 8 milliards, pour atteindre 15,5 milliards d’euros. Mais pour le mettre en œuvre, Altice France doit encore obtenir la validation du tribunal.Cette étape, qui pouvait s’apparenter à une formalité, s’est transformé en point d’interrogation majeur. Car lors de l’audience relative à la sauvegarde accélérée, le 22 juillet, le ministère public a requis l’adoption du plan, mais a demandé que trois des sociétés du groupe, SFR, SFR Fibre et Completel (branche dédiée aux entreprises) soient exclues du plan. De quoi remettre en question son équilibre: pour la direction de l’entreprise, l’accord doit inclure toutes les sociétés du groupe. Une décision – même en partie – défavorable anéantirait la future transaction. – “La fin de l’histoire” -Le scénario d’une adoption partielle du plan, et de l’exclusion des trois filiales, irait dans le sens des demandes formulées par les syndicats du groupe. Pour le comité social et économique (CSE), qui a refusé de rendre un avis sur le plan de sauvegarde accélérée, les sociétés du groupe, et notamment SFR, “rentables et solides financièrement (…) ont été intégrées de force dans un schéma d’endettement dont elles ne tirent aucun bénéfice”. “Ces filiales-là ne sont pas endettées, n’ont jamais souscrit de crédit auprès des créanciers avec qui cet accord a été passé, mais c’est tout de même nous qui sommes garants du remboursement de ces dettes et qui ferons les frais du remboursement”, a affirmé auprès de l’AFP Olivier Lelong, délégué syndical central CFDT.Le groupe, de son côté, a réaffirmé l’importance de cette réduction de dette record pour l’avenir de l’entreprise, et craint de se retrouver dans sa position pré-négociation, avec une dette colossale qui menace sa viabilité.”L’équation était simple: le succès de la négociation ou la fin de l’histoire”, a martelé la direction d’Altice France, qui rappelle avoir obtenu l’accord de la totalité des créanciers. Tandis que les représentants du personnel voient dans le plan de sauvegarde un “projet de démantèlement” qui aboutira à la vente des filiales et à des suppressions d’emplois, la direction qualifie l’opération d'”exclusivement financière, sans aucun impact sur la vie opérationnelle, commerciale, sociale, du groupe”.Discret face aux rumeurs d’un potentiel rachat de SFR, le PDG d’Altice France, Arthur Dreyfuss, avait assuré à la sortie de l’audience de juillet qu’il n’y avait “pas de processus de vente de SFR en cours et aucune offre, pas même indicative et sans valeur, n’a été reçue à date”. Les concurrents de l’opérateur, favorables à un passage de quatre à trois acteurs sur le marché français, se sont néanmoins déjà exprimés sur le sujet. “Il y a évidemment des discussions préliminaires entre les opérateurs”, a affirmé mardi le directeur financier d’Orange, Laurent Martinez, à l’occasion des résultats semestriels du groupe.

Les Argentins captivés par la retransmission en direct d’un robot sous-marin

Une video YouTube en direct avec un robot qui explore les fonds marins de l’Atlantique Sud, des coraux et des poissons jamais vus auparavant, le tout accompagné des commentaires de l’équipe de l’expédition: les Argentins, fascinés, en redemandent.La mission scientifique argentino-américaine explore pour la première fois le canyon sous-marin de Mar del Plata, qui fait face à la cité balnéaire du même nom, à 400 km au sud de Buenos Aires.Et la diffusion des images de ce monde obscure, froid et vibrant est devenu un phénomène viral sur internet.Les dialogues entre scientifiques et leurs explications offrent aux plus profanes une rare proximité avec les merveilles cachées de la biologie marine.Soudain, la caméra du robot sous-marin SuBastian donne à voir un étrange petit animal blanc. “Est-ce qu’on le veut?”, demande une des scientifiques de l’équipe à ses collègues.”Oui, oui, on le veut!”, répondent des dizaines de messages sur le chat en direct, avant qu’un engin ne s’exécute et aspire le spécimen afin qu’il soit étudié.La retransmission en direct de l’expédition a été vue par des centaines de milliers de personnes. Elle dépasse le million de vues par jour depuis jeudi, date du début de sa diffusion également à la télévision.”Il y a des coraux d’eau froide avec les mêmes couleurs que ceux que l’on trouve dans les Caraïbes. Comment est-ce possible ? Et à 3.000 mètres de profondeur !”, s’enthousiasme, auprès de l’AFP, Pablo Penchaszadeh, biologiste marin et peintre, qui participe à l’expédition en tant qu’artiste.- Patrick l’étoile -L’expédition de 20 jours baptisée “Les oasis sous-marins du Canyon de Mar del Plata”, à laquelle participent 25 scientifiques du Groupe d’Etudes en Mer Profonde d’Argentine (GEMPA), avec l’appui de l’Institut américain Schmidt Ocean, s’achèvera le 10 août.Depuis le bateau de l’Institut Schmidt Ocean “Falkor”, les scientifiques argentins manipulent à distance le robot, qui peut s’enfoncer jusqu’à 4.500 mètres, collecter des échantillons biologiques avec ses bras articulés et envoyer des images de haute définition.”Que n’importe qui puisse se connecter depuis la maison et voir en direct ce que nous sommes en train de voir est une opportunité unique”, salue le directeur de l’expédition, Daniel Lauretta, dans un communiqué. “La science n’est plus quelque chose de lointain ou inaccessible, et commence à faire partie de la vie quotidienne”.Cette semaine, les réseaux sociaux se sont enflammés quand est apparue à l’écran une étoile de mer orange avec deux bosses symétriques. Sa forme et sa couleur ont rapidement fait penser à Patrick Etoile, personnage du dessin animé Bob l’éponge.Les mèmes plaisantant sur le fait que “Patrick est argentin” se sont multipliés, la biologie marine est devenue une des tendances sur les réseaux et l’expédition a conquis une audience toujours plus importante de spectateurs captivés. – rai de lumière -C’est la première fois que des yeux humains – même à distance – contemplent en temps réel cette oasis sous-marine où convergent le courant froid et riche en nutriments des Malouines et le courant chaud et salé du Brésil. Des différences de températures qui favorisent de hauts niveaux de biodiversité marine, selon l’Institut Schmidt.”Nous voyons déjà des choses incroyables: des animaux qu’on n’avait jamais signalés dans cette zone, des paysages sous-marins qui paraissent venir d’une autre planète, et des comportements qui étonnent jusqu’aux scientifiques les plus expérimentés”, commente Daniel Lauretta.Mais la science a également une dimension politique.Conicet, le Conseil national de la recherche scientifique et technique, agence gouvernementale argentine à laquelle appartiennent la majorité des scientifiques de l’expédition, a vu ses subventions coupées par le président ultralibéral Javier Milei.Son budget a été réduit de 21% l’an passé, les salaires ont chuté de 35% depuis l’entrée en fonction de M. Milei en 2023. Cette baisse des financements a provoqué un exode des scientifiques.”La science traverse un moment extrêmement compliqué, tant sur le plan financier qu’en termes de soutien et de ressources humaines”, dit à l’AFP Tomas Atilio Luppi, biologiste à l’Institut de recherche marine et côtière – Conicet à Mar del Plata, qui ne participe pas directement au projet en cours. “Alors cet engouement, c’est un rai de lumière”.

Les Argentins captivés par la retransmission en direct d’un robot sous-marin

Une video YouTube en direct avec un robot qui explore les fonds marins de l’Atlantique Sud, des coraux et des poissons jamais vus auparavant, le tout accompagné des commentaires de l’équipe de l’expédition: les Argentins, fascinés, en redemandent.La mission scientifique argentino-américaine explore pour la première fois le canyon sous-marin de Mar del Plata, qui fait …

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