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Foot: entre “rêve”, spleen et rebond, Junior Kroupi raconte sa Premier League

Ses premiers mois en Premier League ont ressemblé à des montagnes russes. Entre émerveillement, gros doutes et renaissance, “j’étais prêt à en baver”, raconte l’attaquant français de Bournemouth, Eli Junior Kroupi (19 ans), dans un entretien à l’AFP.L’enfant de Lorient a quitté cet été la Ligue 2 sur une dernière saison à 22 buts, partagé entre “la tristesse de quitter (s)a ville, (s)on club, et l’excitation de découvrir quelque chose de nouveau”.Dans le sud de l’Angleterre, l’ex-chouchou des Merlus repart de zéro ou presque. “C’est ce que je suis venu chercher: le développement, la difficulté, me frotter aux meilleurs joueurs du monde. J’étais prêt à en baver.”Le 15 août, c’est le “D-Day”: le championnat démarre par un déplacement au mythique Anfield de Liverpool, le club qu’il supportait gamin. “J’étais comme un enfant qui rentrait dans son rêve (…), c’était vraiment merveilleux pour moi, pour mes parents aussi.”La suite est moins rose pour Junior, fils de l’ancien footballeur ivoirien Eli Kroupi, avec seulement 30 minutes de jeu en cumulé sur les cinq premières journées.- “Je pensais même à partir” -“C’était compliqué, je pensais même à partir”, avoue-t-il. Mais “ce n’était pas la bonne solution de fuir un problème, mon père m’a encouragé à rester et à travailler deux fois plus”. Et, au final, “j’ai réussi à inverser la tendance”.En l’espace d’un mois, il inscrit ainsi quatre buts en trois matches.Le premier, “au moment où la balle rentre, je perds le contrôle de moi-même. C’était le but de l’égalisation (2-2 à Leeds, NDLR), j’enlève le maillot. Les émotions m’ont pris et franchement, je ne l’oublierai pas celui-là”.Propulsé titulaire ensuite à Crystal Palace (3-3), il réussit un doublé le jour même de l’anniversaire de son père. “Il m’a dit qu’il n’avait pas besoin de plus, que c’était le plus beau cadeau que je pouvais lui offrir”, sourit Junior.”Il a du caractère, il sait où il veut aller et il ne doute pas de lui”, décrit auprès de l’AFP le sélectionneur de l’équipe de France espoirs, Gérald Baticle.Avec les moins de 21 ans français, l’attaquant a aussi frappé fort pour ses débuts cette saison: trois buts en cinq rencontres. Devant la cage, “il fait parler sa science du déplacement, d’observation, d’opportunisme, et puis sa qualité de finition”, relève l’entraîneur.- “C’est ma vie, le foot” -Baticle apprécie aussi le caractère de ce “garçon joyeux, un peu solaire, très agréable que ce soit pour le staff ou ses partenaires, un passionné de foot qui prend beaucoup de plaisir à venir sur le terrain”.L’intéressé le confirme: “C’est ma vie, le foot. Si je n’avais pas ça, je ne sais pas où j’en serais aujourd’hui. Aujourd’hui, je vis mon métier à fond parce que je ne sais pas quand ça peut s’arrêter.” Pour être heureux, dit-il, “je n’ai besoin que des crampons, un ballon et des coéquipiers”.L’attaquant est du genre à “vivre au jour le jour”, plutôt qu’à imaginer de quoi l’avenir sera fait. “J’ai des rêves, j’ai des objectifs. Mais, pour l’instant, je ne pense pas à cela, juste à +performer+ et à aider mon équipe, c’est tout.”Bournemouth occupe la 8e place du championnat, à trois longueurs du podium, avant d’affronter samedi le Sunderland de Régis Le Bris, l’entraîneur qui “(l)’a lancé dans le grand bain” à Lorient, à 16 ans.”Je n’aurais pas imaginé ça, c’est beau”, dit-il à propos des retrouvailles à venir. Mais “là on n’est pas dans le même camp!”, s’empresse-t-il d’ajouter en rigolant.Marquer ce week-end au “Stadium of Light” lui permettrait de briller encore davantage en Premier League, un championnat où seulement sept joueurs ont inscrit plus de buts que lui après 12 journées.Lui assure ne pas prêter attention aux statistiques, ou alors seulement “à la fin de la saison”. En attendant, “j’essaie juste de regarder mes performances, qu’elles soient bonnes ou mauvaises, (car) j’essaie toujours d’apprendre”.

Foot: les droits TV de la Liga cédés pour 1,23 milliard d’euros par saison sur la période 2027-2032

La chaîne DAZN et l’opérateur téléphonique Telefónica, propriétaire de Movistar Plus+, ont renouvelé leurs droits de diffusion pour le championnat espagnol de football pour la période 2027-2032 pour 6,135 milliards d’euros, soit 1,23 milliard par saison, a annoncé vendredi le président de la Liga.”Telefónica et DAZN ont renouvelé leurs accords pour la diffusion de cinq matches par journée (chacun), consolidant ainsi leurs partenariats stratégiques”, s’est félicité sur X Javier Tebas.Au total, la Liga “dépassera les 6,135 milliards d’euros de recettes audiovisuelles nationales sur le cycle 2027/28–2031/32, soit une hausse de 9% par rapport à la période précédente”, a-t-il poursuivi.Les enjeux autour des droits TV sont devenus centraux dans le football moderne, les recettes générées par les diffuseurs formant une partie prépondérante des budgets de nombreux clubs professionnels, que ce soit en Espagne comme dans les autres championnats européens.”À l’heure où de nombreuses ligues perdent de la valeur, la croissance continue et les performances record de la Liga sont particulièrement remarquables”, a par ailleurs fait valoir Javier Tebas dans un communiqué, estimant que ce “résultat témoignait de la qualité de notre offre et de la confiance des opérateurs”. Concurrencé notamment par la Premier League anglaise, le championnat espagnol de football bénéficie toujours de ses locomotives – le Real Madrid emmené par la star française Kylian Mbappé et le FC Barcelone du prodige Lamine Yamal – pour attirer diffuseurs et téléspectateurs.DAZN et Movistar Plus+, propriété du géant espagnol des télécommunications Telefónica, sont déjà les deux diffuseurs exclusifs en Espagne des dix rencontres de Liga chaque week-end, dans un cycle de droits TV se terminant en 2027.

Ligue des nations féminine: pour les Bleues, finir l’année sur du positif

Après un énième échec en demi-finale, l’équipe de France féminine de football a envie de terminer l’année 2025 face à la Suède sur une note enfin positive en finissant à la 3e place de la Ligue des nations.Pour terminer sur le podium après leur revers d’octobre face à l’Allemagne (défaite 1-0 à l’aller, 2-2 au retour), les Bleues vont affronter la troisième nation mondiale en match aller-retour, vendredi (21h10) à Reims puis mardi (19h00) à StockholmElles évolueront sans Marie-Antoinette Katoto et Selma Bacha, toutes deux touchées à l’ischio-jambier, qui ont déclaré forfait.L’idée pour les 24 joueuses de Laurent Bonadei est d’éviter de sombrer totalement car les déceptions s’accumulent cette année avec l’élimination en quart de finale de l’Euro cet été en Suisse et en demi-finale de la Ligue des nations le mois dernier. A chaque fois contre le même adversaire, l’Allemagne. Conséquence, la France n’a pas remporté un seul de ses trois derniers matches, une première depuis 2018. Mais Laurent Bonadei – sous contrat jusqu’en 2027 et confirmé à son poste – et ses joueuses restent positifs et voient toujours le verre à moitié plein.Tous retiennent la qualité de jeu, l’orgueil et la jeunesse.”Je vois beaucoup de signaux positifs dans la progression, notamment des jeunes, et l’état d’esprit”, expliquait le mois dernier le technicien de 55 ans, tourné dès le début de sa prise de fonction vers la Coupe du monde 2027.”Mais peut-être qu’il faut être réaliste, lucide, et se dire qu’on est à notre niveau. Nous ne sommes que 6e du classement Fifa, derrière l’Allemagne et l’Espagne, notamment”, ajoutait-il.- “être exemplaire” -Pour ce rassemblement, le sélectionneur a appelé plus ou moins le même groupe qu’en octobre, mais avec une nouvelle, Anaële Le Moguédec, la milieu du Paris FC de 23 ans, et une revenante, Perle Morroni, 28 ans (San Diego) à la place de Lou Bogaert, redescendue en U23. Pour éviter de rester cantonnées à un statut de sélection moyenne, les Tricolores vont devoir rebondir dès vendredi contre les Suédoises, avant de se tourner pleinement en début d’année prochaine vers les éliminatoires à la Coupe du monde. L’objectif est clair: “C’est la troisième place de la Ligue des nations. On y va étape par étape. On veut surtout démarrer comme on a fini à Caen contre l’Allemagne (2-2) : avec intensité, impact, engouement et un jeu offensif. C’est un projet de jeu qui nous correspond”, a souligné jeudi dernier le coach.”L’équipe de France a l’ambition de gagner tous ses matches. On aurait préféré la finale… mais l’adversaire est de haut niveau”, a souligné jeudi à Reims devant les médias Laurent Bonadei, “on doit être exemplaire dans nos attitudes, montrer le potentiel de notre équipe et offrir du spectacle aux spectateurs. On va tout donner. Je pense que les joueuses ont digéré l’élimination en demies”.

Ligue 1: le PSG à Monaco, Lens et l’OM en chasse, Lille sous pression

Dans un haut de classement toujours aussi serré, le PSG, leader, joue à Monaco samedi (17h00) pour le choc de la 14e journée de Ligue 1, avant les matches de ses poursuivants, Marseille contre Toulouse (21h05) et Lens à Angers dimanche (17h15).. Le Paris SG sur sa lancéeTrois jours après avoir repris sa marche en avant en Ligue des champions en dominant Tottenham (5-3), le Paris Saint-Germain se rend samedi en Principauté pour y défier un autre participant à la C1, l’AS Monaco (8e). Portés par un Vitinha étincelant, auteur d’un triplé en milieu de semaine, les Parisiens espèrent continuer à engranger des points en championnat, où ils restent sur une série de neuf matches consécutifs sans défaite. Leur dernier revers remonte à fin septembre à Marseille (1-0).Face à eux, la formation monégasque est en difficulté après avoir subi une troisième défaite de rang à Rennes (4-1) et concédé un nul frustrant contre Pafos (2-2) en C1. La Principauté, qui s’enlise semaine après semaine au classement, récupère toutefois Folarin Balogun, de retour de suspension, buteur à Chypre et attendu pour relancer une attaque en panne d’inspiration.. L’OM et Lens en embuscadeDerrière le PSG, l’Olympique de Marseille (2e) et le RC Lens (3e) pointent à deux longueurs. Les deux formations, qui restent sur trois succès consécutifs en Ligue 1, continuent de mettre la pression sur le leader parisien à l’approche de la trêve hivernale.À Marseille, Mason Greenwood s’est imposé comme l’un des moteurs de l’attaque olympienne, actuellement la plus prolifique du championnat (33 buts). Portés par une confiance retrouvée et un jeu offensif de plus en plus maîtrisé, les hommes de Roberto De Zerbi abordent la réception de Toulouse (10e), samedi soir (21h05), avec le plein de confiance.Le Téfécé de son côté traverse une mauvaise série, les Violets n’ont pris que deux points en cinq matches.En déplacement à Angers (11e), le RC Lens cherchera lui aussi à engranger des points après avoir dépassé Strasbourg au classement et retrouvé une solidité longtemps recherchée, avec un seul but encaissé en trois matches.. Bataille pour l’EuropeDerrière le trio de tête, la lutte pour les places européennes se poursuit avec quatre équipes regroupées en deux points de la 4e (Lille) à la 7e place (Lyon).Le LOSC, deuxième meilleure attaque du championnat (27 buts), tentera de confirmer sa réputation de spécialiste des fins de match – 15 buts inscrits dans le dernier quart d’heure – face au Havre, dimanche (17h15). Les Dogues ont tiré la langue ces dernières semaines, défaits à quatre reprises lors de leurs six derniers matches toutes compétitions confondues, et doivent impérativement retrouver de la constance pour préserver leur 4e place.À leurs trousses, Strasbourg (5e), Rennes (6e) et Lyon (7e) espèrent se rapprocher des places européennes. Les Strasbourgeois reçoivent Brest (14e) dimanche, Rennes se déplace à Metz (17e) vendredi, tandis que Lyon accueille Nantes (15e) samedi.. Rebond attendu pour le Paris FCSur une série de deux défaites de rang, le promu parisien reçoit samedi la lanterne rouge du championnat, Auxerre (19h00).Tombé au 12e rang et désormais à portée du premier relégable Metz, le PFC doit impérativement se relancer pour éviter de glisser dans une zone rouge qui se resserre.Lorient (16e) tentera pour sa part de prendre un peu d’air en recevant Nice (9e) dimanche, deux équipes en quête de stabilité après un début de saison irrégulier.