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Ligue 1: Lens prend la tête, Nice n’en finit plus de perdre

Grâce à son succès à Angers (2-1), les Lensois, portés par Florian Thauvin, ont pris dimanche la tête de la Ligue 1, alors que Nice n’en finit pas de perdre, enregistrant son 6e revers consécutif, cette fois contre Lorient (3-1).Profitant de la défaite du PSG (30 pts) à Monaco (1-0) samedi et du match nul de l’OM (29 pts) face à Toulouse (2-2), Lens retrouve, 21 ans après l’avoir quitté, le fauteuil de leader de la L1.Sans Jonathan Gradit, gravement blessé cette semaine à l’entraînement, ils enregistrent leur 10e victoire en quatorze matches, grâce à un doublé de Florian Thauvin, en grande forme (2-1). Les joueurs de Pierre Sage, pressés par les Angevins en fin de match, ont bien résisté aux assauts angevins pour tenir ce résultat, avec quelques arrêts déterminant du gardien lensois. – Nice, la crise se poursuit-Les Lillois, eux, grimpent à la 4e place grâce à leur succès au Havre, signé en toute fin de match sur un but d’Hamza Igamane servi par Ethan Mbappé (1-0). Une victoire importante pour le Losc, acquise alors que les Lillois ont joué à dix quasiment la moitié du match après l’exclusion d’Ayyoub Bouaddi à la 51e minute. En revanche, la crise se poursuit à Nice: les hommes de Franck Haise qui pointent à la 10e place avec 17 points enchainent leur 4e défaite en Ligue 1, la 6e toutes compétitions confondues. Cette nouvelle défaite vient conclure un mois de novembre catastrophique, et complique encore un peu plus la situation du coach Franck Haise. Au Moustoir, Lorient a eu la maitrise tout au long du match et les Niçois ont manqué beaucoup de consistance dans le jeu, ne montrant aucun signe de révolte (3-1). Ils ont encaissé 11 buts cette semaine, après Marseille (5-1) et Porto (3-0). En bas de classement, Brest a fait une bonne opération dimanche en renversant Strasbourg (2-1) grâce à un magnifique but d’Hugo Magnetti, une frappe de 25 mètres en pleine lucarne. Chez eux à la Meinau, les Alsaciens enchainent leur deuxième revers consécutif et restent provisoirement à la 7e place, avant le match de l’OL contre Nantes. 

Ligue 1: Thauvin propulse Lens au sommet

Un doublé de Florian Thauvin a offert à Lens un succès (2-1) à Angers dimanche, synonyme de première place au classement de Ligue 1 au terme de la 14e journée, malgré une grosse frayeur en fin de match.Après la défaite du Paris SG à Monaco (0-1) et le nul concédé par Marseille dans le temps additionnel (2-2) contre Toulouse samedi, les Sang et Or n’ont pas laissé passer l’occasion de prendre une place de leader qu’ils n’avaient plus occupé depuis 21 ans, en août 2004.Ce quatrième succès de rang et le septième sur les huit dernières journées – série entrecoupée par l’accident contre Metz (0-2) – porte leur total à 31 points. Ils devancent le PSG d’une longueur et l’OM de deux.Angers pointe, lui, au 12e rang avec 16 unités.Longtemps dominateurs, mais sans être très réalistes, les hommes de Pierre Sage ont fait preuve de patience pour faire le break contre un SCO dénué de tout complexe face aux leaders potentiels et qui a joué sa chance jusqu’au bout.Une première frappe de Thauvin, trop molle (5e) et une autre totalement ratée de Mamadou Sangaré (40e) avaient concrétisé les bonnes intentions des Nordistes qui avaient aussi fait briller le portier angevin Melvin Zinga, sur deux têtes de Wesley Saïd (6e) et Matthieu Udol (44e).Mais Zinga, titularisé car Hervé Koffi ne pouvait pas jouer contre le club à qui il appartient, n’a rien pu faire sur le missile du gauche envoyé par Thauvin vers sa lucarne droite au tout début du temps additionnel (0-1, 45+1).- Lens tremble jusqu’au bout -Légèrement secoués par Pierre Sage à la pause pour augmenter un peu l’intensité, Lens a souvent acculé Angers sur son but en seconde période, Saïd obligeant Zinga à une nouvelle parade réflexe spectaculaire (56e), alors que Thauvin a raté le cadre depuis l’entrée de la surface (64e).Mais le champion du monde 2018 a ensuite profité d’un coup de pouce du dos de Jacques Ekomié pour doubler la mise très logiquement (0-2, 74e).L’euphorie n’a pas duré longtemps et Sage aura sans doute fort peu apprécié le relâchement qui a suivi, et qui aurait pu faire perdre la tête aux Lensois.Sur un centre parfait d’Amine Sbaï, Robin Risser a réalisé un miracle sur une tête à bout portant de Prosper Peter mais Djibirin Harouna a bien suivi et réduit le score de la tête (1-2, 76e).Dix minutes plus tard, il a fallu que l’arbitre Guillaume Paradis soit invité à aller voir les images sur le bord du terrain pour qu’un pénalty accordé aux locaux soit annulé.Dans le temps additionnel, Sidiki Cherif, qui avait filé sur la droite, a gâché une énorme opportunité en oubliant Peter en retrait dans l’axe pour tenter sa chance dans un angle bien fermé par Risser (90+3).La victoire des visiteurs n’en est pas moins assez logique et avec un déplacement chez le mal classé Nantes la semaine prochaine et la réception d’un Nice à la dérive, Lens peut rêver d’un Noël au sommet.

Angleterre: Liverpool et Isak revivent, Aston Villa s’envole

Liverpool a chassé en partie l’orage qui menaçait l’entraîneur Arne Slot en ramenant un précieux succès de West Ham (2-0), dimanche, avec en prime le premier but d’Alexander Isak sous le maillot des Reds.Le club de la Mersey s’intercale à la huitième place avec 21 points, le même total que Manchester United (7e, 21 pts), vainqueur plus tôt 2-1 à Crystal Palace (9e, 20 pts).Le podium ne se trouve que trois points devant et il est refermé par Aston Villa (3e, 24 pts), tombeur 1-0 du dernier Wolverhampton sur une magnifique frappe de Boubacar Kamara, le milieu français rarement buteur.Le club de Birmingham était en position de relégable sans aucune victoire après les cinq premières rencontres du championnat. Deux mois après, il squatte les avant-postes.Avant l’affiche Chelsea-Arsenal en fin de journée, opposant les deux cadors dominant le classement, tous les regards étaient tournés vers le London Stadium et la venue de Liverpool, le champion en titre traversé par la crise.Les Reds sont arrivés dans l’Est de la capitale britannique meurtris par six défaites en sept matches de championnat, neuf en douze matches toutes compétitions confondues.Ils en repartent avec une victoire sans but encaissé, une rareté qui allège la pression entourant Arne Slot.Le Néerlandais a laissé l’ailier star Mohamed Salah sur le banc au coup d’envoi et il n’a pas eu à le regretter. A sa place, Florian Wirtz a livré une prestation très encourageante.- Isak enfin buteur -Mais c’est une autre recrue phare de l’été, Alexander Isak, qui a débloqué la partie sur un centre en retrait de Cody Gakpo, repris du plat du pied et passé entre Alphonse Areola et son poteau droit (60e, 1-0).L’avant-centre acheté 145 millions d’euros à Newcastle n’avait marqué qu’un but en coupe de la Ligue depuis sa signature à Anfield, au dernier jour du mercato. Il était arrivé à court de forme après une grève de plusieurs semaines pour forcer son départ de Newcastle.”Je suis conscient que cela a pris du temps, j’ai essayé de retrouver ma meilleure forme. C’est un travail encore en cours, mais je suis heureux d’avoir marqué ce but”, a réagi le Suédois sur Sky Sports. “Nous devons nous appuyer sur cette victoire tout en restant humbles”.Défensivement, Liverpool a aussi stoppé l’hémorragie après trois matches à dix buts encaissés, contre Manchester City (3-0), Nottingham Forest (3-0) et le PSV Eindhoven (4-1).Une frappe puissante de Jarrod Bowen a fait frissonner les supporters (88e), alors que West Ham évoluait pourtant depuis peu en infériorité numérique (carton rouge de Lucas Paqueta pour protestation). Gakpo a poussé l’avantage des visiteurs dans le temps additionnel (90e+2, 2-0).- Amorim rebondit -Plus tôt dans l’après-midi, Manchester United a réalisé une belle opération contre Crystal Palace (2-1) à Selhurst Park, un stade où aucun club visiteur n’avait gagné en championnat depuis février.L’équipe de Ruben Amorim a fait tomber les “Eagles” et leur longue invincibilité grâce à une seconde période renversante, avec Joshua Zirkzee et Mason Mount dans le rôle des buteurs sauveurs.Zirkzee a mis fin à une disette longue d’une année sans but en Premier League avec un enchaînement parfait, contrôle poitrine, rebond et tir en force dans un angle fermé.Jean-Philippe Mateta avait ouvert la marque sur un pénalty obtenu après une faute légère de Leny Yoro.Cette première victoire en quatre matches fait du bien à Ruben Amorim, critiqué après la défaite concédée lundi à Everton (1-0), en supériorité numérique.”Le rythme et l’intensité étaient meilleurs en seconde période. Je voyais que Palace commençait à fatiguer à la fin de la première période et je savais qu’ils souffriraient si nous marquions”, a commenté l’entraîneur auprès de la BBC.Brighton a par ailleurs dominé le mal-classé Nottingham Forest pour grimper à la cinquième place (22 pts).

Italie: Martinez réveille l’Inter Milan

L’Inter Milan est sorti de sa mauvaise passe en s’imposant à Pise (2-0) grâce à un doublé de Lautaro Martinez, dimanche lors de la 13e journée du Championnat d’Italie.Battus par l’AC Milan (1-0) le week-dernier et par l’Atletico Madrid (2-1) mercredi pour leur premier revers de la saison en Ligue des champions, les Nerazzurri ont mis du temps pour prendre la mesure du promu.Pise a bien failli prendre les devants, mais M’Bala Nzola a manqué de peu le cadre de Yann Sommer (63e).Martinez, critiqué avec un seul but en championnat en deux mois, a fini par se réveiller.Le capitaine argentin des vice-champions d’Europe 2025 a libéré son équipe en reprenant instantanément un centre puissant de Francesco Pio Esposito (69e).Il a doublé la mise à la 83e minute en taclant un centre-tir de Nicolo Barella pour porter son total de buts sous le maillot nerazzurro à 163, ce qui en fait le quatrième meilleur buteur de l’histoire du club lombard, devant Sandro Mazzola (161).”Il fallait réagir après deux défaites, on peut donc être content de cette victoire”, a-t-il déclaré sur la plateforme DAZN.”Je laisse ceux qui sont en dehors de l’équipe parler et critiquer, moi je travaille pour l’Inter et pour ma famille”, a insisté, le visage fermé, le “Toro” qui n’avait pas apprécié d’être remplacé à la 72e minute contre l’Atletico. Après cette neuvième victoire en Serie A, l’équipe de Cristian Chivu est provisoirement remontée sur le podium (3e, 27 pts), à une longueur du nouveau leader, l’AC Milan, vainqueur de la Lazio Rome (1-0) et à égalité avec l’AS Rome (2e).Mais le choc entre la Roma et Naples (4e, 25 pts) dans la soirée de dimanche (20h45) peut faire rebondir une nouvelle fois la course pour le titre, toujours très indécise.

Foot: le PSG peine à redevenir conquérant

La défaite 1-0 à Monaco samedi en Ligue 1 est venue souligner le début de saison mitigé du Paris SG, qui tente de se dépêtrer des blessures et des méformes pour retrouver l’élan qui l’a porté au sommet de l’Europe la saison dernière.Certes le PSG est très bien placé en Ligue des champions et en Ligue 1. Dans la compétition continentale, Paris vient de réaliser un festival offensif contre Tottenham (5-3) et se positionne deuxième avec quatre victoires et une seule défaite. En Ligue 1, il conserve la tête en attendant le match de Lens dimanche à Angers (17h15).Mais en début de soirée samedi à Louis-II, l’équipe a affiché un visage terne, sanctionnée d’une deuxième défaite en championnat après le revers à Marseille fin septembre (1-0). Le coach espagnol n’a pas caché sa désillusion, parlant du “moins bon match de la saison” produit par son équipe. Il a regretté beaucoup d’imprécisions, d’erreurs individuelles et collectives”, bref une “mauvaise, très mauvaise soirée pour nous (le PSG, Ndlr)”.N’avoir pas su marquer contre les Monégasques, qui venaient de prendre 10 buts sur leurs trois derniers matches et perdre trois fois d’affilée en Ligue 1, interroge. Pourtant, Paris s’est présenté avec son milieu de référence Vitinha – Fabian Ruiz – Joao Neves et la charnière défensive privilégiée, Willian Pacho – Marquinhos.- Les jeunes dans l’arène -En attaque, puisque Khvicha Kvaratskhelia (3 buts) et Bradley Barcola (5) tardent à prendre leurs responsabilités, l’absence sur blessure de Désiré Doué est préjudiciable, tout autant que la version affadie d’Ousmane Dembélé. Le Ballon d’Or n’en finit plus d’être sur le retour après deux blessures en début de saison. Samedi, il a rarement essayé de dribbler, se contentant de réguler le jeu, sans grande inspiration. Les indispensables latéraux Achraf Hakimi et Nuno Mendes (6 buts et 7 passes décisives à eux deux cette saison), blessés, manquent cruellement.Le lancement dans l’arène de plusieurs très jeunes joueurs plutôt que de recruter, assumé par Luis Enrique et par le conseiller sportif Luis Campos, n’est pas une solution pérenne. Le technicien a assuré avec le sourire avoir profité d’une “recrue” cachée en la personne de Quentin Ndjantou, mais le “titi” de 18 ans n’a toujours pas marqué en 11 apparitions, n’a réalisé qu’une seule passe décisive et semble encore un peu tendre pour le très haut niveau. Senny Mayulu, 19 ans, buteur en finale de la Ligue des champions le 31 mai (victoire 5-0 contre l’Inter Milan), fait désormais partie intégrante de la rotation mais il n’a pas existé contre Monaco et ses statistiques à lui aussi ne peuvent porter le PSG (deux buts et une passe décisive en 15 matches). Quant à Ibrahim Mbaye, 17 ans, il compte un seul match de bonne facture, à Barcelone (victoire 2-1), le reste étant poussif (0 but, 0 passe en 15 apparitions).- La pression va grimper -La défaite “n’est pas très grave. Si on gagne tous nos matches on gagne le championnat. Ça dépend de nous”, dédramatisait Joao Neves samedi. Mais seul un but tardif de Toulouse contre Marseille a provisoirement sauvé son trône. Le PSG va devoir sans doute s’habituer à une concurrence plus importante que la saison dernière, où il avait dominé le championnat dans les grandes largeurs.Joao Neves l’a dit, la pression va vite grimper, puisqu'”au PSG on se doit de tout gagner”. Il s’agit au plus vite “d’apprendre de nos erreurs”, a-t-il estimé.Le PSG dispose d’une bonne base: l’euphorie de la première moitié de l’année 2025. Luis Enrique et ses troupes n’ont certainement pas devant eux la tâche de réinventer la roue. Et ils savent aussi que les débuts de saison ne signifient pas tout, eux qui à la même période l’an dernier enchaînaient les déconvenues en Ligue des champions et les matches moyens en Ligue 1.En somme, aux yeux de Luis Enrique, l’essentiel est de serrer les dents en attendant les retours de blessure. Reste à savoir si les étoiles peuvent s’aligner de nouveau cette saison, à l’image des mémorables soirées du printemps dernier.