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Ligue des nations: Claudia Pina permet à l’Espagne de conserver son bien

Championne du monde en 2023 et vice-championne d’Europe en 2025, l’Espagne a remporté mardi soir à Madrid sa deuxième Ligue des nations, en faisant plier l’Allemagne (3-0) dans la dernière demi-heure de la finale retour, avec notamment un doublé de Claudia Pina.A l’aller, les joueuses de Sonia Bermudez, nommée à la tête de la sélection espagnole après la finale perdue contre l’Angleterre à l’Euro-2025, avaient plié mais n’avaient pas rompu (0-0), face aux multiples occasions pour les Allemandes, sur la pelouse du Fritz-Walter-Stadion de Kaiserslautern (sud de l’Allemagne).Mardi soir, devant plus de 55.000 spectateurs (55.843) dont le Roi d’Espagne Felipe VI, c’est Claudia Pina qui a délivré son équipe peu après l’heure de jeu, avec un doublé en l’espace d’un quart d’heure.A la 61e minute, venue de son aile droite, la joueuse du FC Barcelone a trouvé en appui Mariona Caldentey, qui lui a remis en retrait. Pina a ensuite assuré sa frappe du plat du pied droit, pour tromper la gardienne de but allemande Ann-Katrin Berger.Quelques minutes plus tôt, Pina avait effectué un retour décisif pour empêcher la frappe de l’Allemande Nicole Anyomi, seule à huit mètres du but espagnol mais dont le contrôle trop approximatif a permis à Pina de revenir.- Sans Bonmati -Sept minutes après l’ouverture du score, Vicky Lopez s’est jouée de la défense centrale allemande, avec une superbe frappe du pied gauche dans le petit filet opposé de Berger, qui n’a rien pu faire.A l’entame du dernier quart d’heure, Pina a récupéré au milieu de terrain une relance de Janina Minge, a remonté la balle sur près de 35 mètres puis a déclenché une somptueuse frappe à l’entrée de la surface de réparation, le ballon allant se loger en pleine lucarne.Les Espagnoles étaient privées pour cette finale retour de leur triple lauréate du Ballon d’Or, Aitana Bonmati (2023, 2024, 2025), victime à l’entraînement dimanche d’une fracture du péroné gauche et qui sera absente pour cinq mois.Elles remportent la Ligue des nations pour la deuxième fois en autant d’éditions. Fin février 2024, elles avaient battu la France en finale (2-0), qui se jouaient à l’époque sur un match.Tombeuses de la France en demi-finales (3-2 au cumul aller-retour) de cette Ligue des nations, les coéquipières de Guilia Gwinn pourront regretter les nombreuses occasions manquées en finale aller, face aux Espagnoles qui les avaient privées de finale à l’Euro-2025, au bout de la prolongation sur un but de Bonmati (1-0, 112e).

L1: enquête ouverte et nouvelle plainte, l’OGC Nice toujours sous tension

L’OGC Nice a annoncé mardi qu’il allait à son tour porter plainte contre X, comme deux joueurs l’ont déjà fait, après les graves incidents provoqués dimanche par certains de ses supporters en colère, qui ont entraîné l’ouverture d’une enquête et de nombreuses condamnations politiques.”Le club, en accord avec son propriétaire Ineos, dépose plainte contre X”, a fait savoir l’OGC Nice dans un bref message transmis à l’AFP.Plus tôt, le procureur de la République de Nice, Damien Martinelli, avait annoncé l’ouverture d’une enquête pour “violences aggravées, participation à un groupement préparant des violences ou dégradations et non-empêchement d’un délit contre l’intégrité corporelle”. Selon le communiqué du parquet, elle a été confiée à la police judiciaire et “de nombreuses auditions” sont déjà en cours.Dans la nuit de dimanche à lundi, près de 200 supporters ultras étaient venus devant le centre d’entraînement exprimer leur colère face aux joueurs et dirigeants niçois, de retour de Lorient après avoir perdu dans l’après-midi (3-1) en Ligue 1, leur sixième défaite de rang toutes compétitions confondues.D’après plusieurs témoins de ces incidents, les attaquants Terem Moffi et Jérémie Boga, ainsi que le directeur sportif Florian Maurice, ont notamment été pris pour cible. Lundi soir, une source au fait des évènements a confirmé à l’AFP que Boga avait reçu une ITT (arrêt de travail) de cinq jours et qu’il avait déposé plainte contre X.Selon plusieurs médias sportifs, Moffi est le deuxième joueur à avoir porté plainte. Le parquet n’a pas confirmé les identités des joueurs concernés.- Sanctions demandées -“Après être sortis du bus, les deux joueurs indiquaient avoir reçu des coups de poing, des coups de pied et des crachats tout en se faisant insulter de la part de supporters ayant pour nombre d’entre eux le visage dissimulé”, est-il précisé dans le communiqué du procureur.Dans la matinée de mardi, la Ligue de football professionnel (LFP), organisatrice du championnat de France, a fait savoir qu’elle se constituerait “partie civile dans les plaintes déposées”. Elle a également déploré des “agressions totalement inacceptables”.Dans la foulée, la ministre des Sports Marina Ferrari a également “condamné avec la plus grande fermeté (ces) violences inacceptables”, dans une réaction transmise à l’AFP. “Rien ne peut justifier ces actes qui visent ceux qui s’engagent chaque jour pour le football”, a-t-elle déclaré, demandant “des sanctions”.Le maire de Nice, Christian Estrosi, a de son côté demandé mardi “un retour au calme et à la sérénité”, assurant qu’il ne “cautionnerai(t) jamais les violences physiques et les intimidations”. “Je vais m’entretenir avec le propriétaire du club et ses représentants”, a-t-il ajouté dans un communiqué.Avant l’annonce de sa plainte mardi, l’OGC Nice avait dit lundi comprendre “la frustration générée par la succession de contre-performances” mais condamné “avec la plus grande fermeté” des débordements “inacceptables”.- Déjà des incidents -Contacté par l’AFP mardi, l’entraîneur du club Franck Haise n’a de son côté pas souhaité communiquer “pour le moment”.Mardi soir, les ultras de la Tribune Populaire Sud ont eux publié un communiqué dans lequel ils disent “ne pas être à l’origine” de la manifestation.”Certains cadres de l’association ont contribué à l’apaisement ainsi qu’à la dispersion du rassemblement, en collaboration avec les forces de l’ordre. Aucun membre de l’association présent sur place n’a été témoin des prétendues violences ou dégradations alléguées par les joueurs”, ont-ils assuré.Plusieurs incidents ont déjà impliqué des supporters niçois ces dernières saisons. En août 2022, le match Nice-Marseille avait dû être arrêté, des membres de la Tribune Populaire Sud étant descendus sur la pelouse pour en découdre avec les joueurs de l’OM, notamment Dimitri Payet, précédemment touché par une bouteille jetée des gradins.Début 2025, encore contre Marseille, cette même tribune avait exhibé une banderole jugée “raciste et injurieuse” par l’OM et la Ligue. La tribune avait été fermée trois matches.Alors que le club azuréen reste sur six défaites, en championnat et en Ligue Europa, le match programmé dimanche à 15h00 face à Angers à l’Allianz Riviera pourrait se disputer dans une atmosphère très tendue.

Incidents à Nice: la LFP “se constituera partie civile dans les plaintes des joueurs”

La Ligue de football professionnel (LFP) “se constituera partie civile dans les plaintes déposées”, a-t-elle annoncé mardi au lendemain d’agressions de joueurs niçois par leurs propres supporters après leur défaite à Lorient (3-1).”La LFP annonce qu’elle se constituera partie civile dans les plaintes déposées par les joueurs, afin de soutenir pleinement leur démarche et de contribuer à ce que toute la lumière soit faite sur ces faits graves”, indique-t-elle dans un communiqué.D’après plusieurs témoins de ces incidents d’une quarantaine de minutes, qui ont eu lieu au retour de Lorient, où l’OGCN a été battu 3-1 en Ligue 1, les attaquants Terem Moffi et Jérémie Boga, ainsi que le directeur sportif Florian Maurice, ont notamment été pris pour cibles.La Ligue “condamne avec la plus grande fermeté les actes de violence”. Ces “agressions, totalement inacceptables, portent atteinte à l’intégrité des acteurs du jeu et aux valeurs du football”, ajoute-t-elle.”La LFP exprime tout son soutien aux joueurs concernés et à l’OGC Nice, et réaffirme sa détermination à garantir la sécurité de tous les acteurs du football”, conclut-elle.La ministre des Sports Marina Ferrari a aussi, dans une réaction transmise à l’AFP mardi,  “condamné avec la plus grande fermeté (ces) violences inacceptables”. “Rien ne peut justifier ces actes qui visent ceux qui s’engagent chaque jour pour le football”, a-t-elle déclaré.Marina Ferrari a demandé des “sanctions”: “Ces incidents, graves, causés par quelques individus, ne relèvent en rien du supportérisme. Je défendrai toujours celles et ceux qui font vivre et animent nos stades, jamais ceux qui ont recours à la violence et qui doivent être sanctionnés pour ça.”Selon une source ayant connaissance des incidents, qui a confirmé à l’AFP une information de L’Equipe et de RMC, Boga est depuis ce lundi, et pour cinq jours, en ITT (arrêt de travail). Il a également déposé plainte contre X. Moffi aurait lui aussi reçu des coups et serait également en ITT, selon les deux médias sportifs.”Ces violences physiques sont intolérables”, a aussi réagi lundi soir l’UNFP, le syndicat des joueurs, indiquant avoir “immédiatement pris contact” avec Boga et Moffi.