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Brésil: Flamengo sacré en championnat, après son titre en Copa Libertadores
Flamengo a remporté mercredi le championnat du Brésil après sa victoire face à Ceará (1-0) au stade Maracana de Rio de Janeiro, grâce à un but de l’ailier Samuel Lino, quatre jours après avoir remporté la Copa Libertadores, la Ligue des champions d’Amérique latine. L’équipe carioca compte 78 points, cinq de plus que Palmeiras, son adversaire en finale de la Libertadores, avec une journée encore à disputer. C’est le huitième titre national pour Flamengo (1980, 1982, 1983, 1992, 2009, 2019, 2020 et 2025), le club le plus populaire du Brésil. Il égale ainsi le nombre de sacres de Santos et n’est devancé que par Palmeiras, qui compte 12 titres.Seuls le Santos de Pelé en 1962 et 1963, Flamengo en 2019 et Botafogo en 2024 ont réussi le doublé national et continental au cours d’une même saison. Flamengo était aussi devenu le premier club brésilien à remporter quatre titres dans la plus prestigieuse compétition de clubs sud-américaine. “Dans quelques années, (les joueurs) réaliseront ce qu’ils ont accompli. Ils sont éternels”, a célébré l’entraîneur Filipe Luís, se disant “très fier” en conférence de presse.Dans un stade Maracana comble, les supporters du “Fla” ont déployé une immense banderole portant l’inscription “Rei de Copas” (“Roi des Coupes”) pour célébrer ce nouveau titre. Lino, 25 ans et arrivé cette saison au Flamengo en provenance de l’Atlético de Madrid pour une somme record de 31,6 millions d’euros, a inscrit le but de la victoire à la 38e minute, sur une passe en profondeur du Colombien Jorge Carrascal. “Cela montre à quel point je suis résilient, je me bats tout le temps, je lutte, non seulement pendant ce match, mais dans ma carrière, dans mon quotidien”, a déclaré Lino, ajoutant: “marquer le but du titre me rend heureux.”L’entraîneur de Palmeiras, le Portugais Abel Ferreira, a tenu à féliciter le nouveau champion. “Excellent groupe et excellent entraîneur”, a-t-il déclaré après la victoire contre l’Atletico Mineiro (3-0) qui n’aura servi à rien.La saison n’est pas terminée pour Flamengo, qui doit affronter mercredi en Coupe Intercontinentale le club mexicain de Cruz Azul, sacré champion de la Concacaf. Le vainqueur de ce match sera opposé aux Egyptiens de Pyramids FC, champion d’Afrique des clubs, pour une place en finale contre le Paris SG, champion d’Europe en titre, le 17 décembre à Doha.
Foot: “Les Marseillaises” et leur projet au défi du Paris SG
Remontée cette saison en Première Ligue, l’équipe féminine de l’OM, rebaptisée “Les Marseillaises” et désormais entraînée par l’ancienne sélectionneuse des Bleues Corinne Diacre, recevra vendredi le Paris SG, un duel qui permettra d’évaluer l’avancement du projet olympien.En mai dernier, les joueuses de l’OM ont été sacrées championnes de D2 et ont réparé une anomalie en ramenant Marseille parmi l’élite pour la première fois depuis 2020.Dirigée depuis un peu plus d’un an par Stefano Petruzzo, qui a été directeur de la stratégie de Liverpool de 2013 à 2019, la section féminine se structure depuis et s’appelle “Les Marseillaises” depuis septembre.”C’est un changement de nom mais surtout un ajout. On sera toujours l’OM, mais on voulait donner une identité propre pour la section féminine, pour ne pas toujours être seulement l’OM féminin”, avait alors expliqué le dirigeant italo-argentin.Trois mois plus tard, et à l’heure d’affronter le PSG, l’un des deux géants du football féminin français avec OL Lyonnes, Petruzzo assure que le projet marseillais “va dans la bonne direction”.- Des attentes élevées -“On sait exactement ce que nous devons faire pour arriver à gagner des matches et à rivaliser avec les plus grosses équipes d’Europe. Ça ne se fera pas en un jour, mais on a le projet pour y arriver”, a-t-il dit à l’AFP.”On doit continuer à travailler comme on le fait, avec des spécialistes dans le staff, à la formation, avec une cellule de recrutement qui commence à travailler de mieux en mieux. C’est tout un projet qui se structure et je n’ai aucun doute sur le fait qu’on sera compétitifs. Il faut juste du temps. Chaque saison, chaque mois en fait, on ajoute quelque chose”, a-t-il poursuivi.Sur le terrain, l’apprentissage du plus haut niveau se fait au rythme attendu, avec une 9e place (sur 12) après huit matches, deux victoires, deux nuls et quatre défaites, mais une seule lors des cinq dernières journées.”Je pense qu’après la montée, on était assez attendues. Beaucoup de gens ont des attentes très élevées nous concernant et il y a forcément un peu de pression qui vient avec ça. Mais c’est une bonne pression”, a raconté à l’AFP la gardienne italo-canadienne Margot Shore, arrivée cet été.Le début de saison a aussi été compliqué par le départ du coach Frédéric Gonçalves, impliqué dans une bagarre lors d’un match de préparation. Il a été remplacé par Corinne Diacre, sans poste depuis son éviction de l’équipe de France avant le Mondial-2023.- “Clasico!” -“Le travail de Corinne et du staff commence à se voir dans la solidité de l’équipe. Evidemment, c’est une saison de transition, mais ce qui compte c’est la progression vers nos objectifs globaux”, juge Petruzzo.”On doit créer notre identité, trouver nos automatismes, parce qu’on a connu beaucoup de changements cette année. Donc, ça passe d’abord par le maintien et ensuite, construire tout doucement quelque chose de très important, pour voir l’OM figurer en haut du championnat”, a de son côté expliqué à l’AFP la défenseuse Roxane Couasnon, qui découvre la première division.Lors de sa conférence de presse de présentation, Corinne Diacre avait aussi assuré que l’objectif “à très court terme” était “le maintien”. “Si on arrive à atteindre cet objectif assez rapidement dans la saison, on essaiera d’aller embêter un petit peu ces équipes de tête tout en restant humbles”, avait-elle ajouté.Parmi ces équipes de haut de tableau, il y a donc le PSG, que les Marseillaises retrouveront vendredi à Martigues, à une trentaine de kilomètres de la cité phocéenne et où l’équipe “se trouve très bien”, selon Stefano Petruzzo. Il confirme néanmoins que “l’objectif reste de jouer quelques matches par saison au Vélodrome”.”Le PSG, c’est beau parce que c’est l’équipe rivale. C’est un match qu’on veut vraiment jouer”, sourit Margot Shore, qui a été bien briefée. “Dès que j’ai signé, on m’a dit: +écoute, tu dois savoir quelque chose: Clasico!+”
Angleterre: Liverpool encore convalescent, Aston Villa resplendissant
Liverpool a évité le pire mercredi contre Sunderland (1-1), l’intenable promu qui cultive son rêve éveillé, dans une Premier League dominée par Arsenal et dans laquelle Aston Villa n’arrête plus de gagner.Le classement réserve de nombreuses surprises après 14 journées.Dans la zone rouge en septembre, Aston Villa (3e, 27 pts) se retrouve sur le podium début décembre, non loin de Crystal Palace (5e) et de Sunderland (6e), 23 points chacun.Liverpool, le champion en titre, pointe au huitième rang (22 pts) après une nouvelle contre-performance, à Anfield. Il pourrait même reculer d’un cran si Manchester United évite la défaite jeudi contre West Ham.La victoire 2-0 dimanche chez les “Hammers”, justement, n’aura été qu’un feu de paille pour l’équipe d’Arne Slot, encore souffreteuse.Mercredi, le fantôme de ses défaites passées est revenu la hanter quand Chemsdine Talbi a ouvert le score pour les visiteurs, d’un tir dévié par Virgil van Dijk (67e, 0-1).Heureusement pour les “Reds”, Florian Wirtz a provoqué un but contre-son-camp de Nordi Mukiele, après deux crochets et un tir puissant (81e, 1-1), et Federico Chiesa a effectué un repli défensif salvateur sur une contre-attaque menée par le Français Wilson Isidor (90e+4).Sunderland a montré une nouvelle fois une discipline collective et un courage exemplaire à Anfield, des vertus qu’il faudra cultiver contre Manchester City et Newcastle, ses deux prochains adversaires.En attendant, les “Black Cats” de l’entraîneur Régis Le Bris ont amassé un butin de 23 points, énorme pour un promu.- Chelsea chute -Dix longueurs devant, le leader Arsenal (1er, 33 pts) a continué d’entretenir son rêve de titre en battant Brentford (2-0) à la maison.Les “Gunners” ont ouvert le score très tôt sur une tête piquée de Mikel Merino (11e) et ils ont aggravé la marque très tard par l’ailier Bukayo Saka (90e+1), entré en cours de match.La seule contrariété pour l’entraîneur Mikel Arteta est venue de la sortie sur blessure de Cristhian Mosquera, défenseur central aligné en l’absence des titulaires habituels Gabriel et William Saliba, blessés.Le leader londonien (1er, 33 pts) aura cinq points d’avance sur Manchester City (2e, 28 pts), vainqueur mardi à Fulham (5-4), au moment de se rendre samedi à Aston Villa (3e, 27 pts).Les “Villans” d’Unai Emery ont eux prolongé leur remontée fantastique au classement avec une huitième victoire en neuf matches, mercredi à Brighton (4-3).Menés 2-0 après une demi-heure, ils ont refait leur retard avant la pause sur un doublé d’Ollie Watkins (37e, 45e+7), l’avant-centre qui n’avait plus marqué depuis le 28 septembre en club.Amadou Onana (60e) et Donyell Malen (78e) ont porté la marque à 4-2, Brighton a réduit l’écart (83e, 4-3) et même failli égaliser dans le temps additionnel, mais le gardien Marco Bizot, titulaire de dernière minute pour remplacer Emiliano Martinez, a réalisé un bel arrêt (90e+4).La mauvaise opération du soir revient à Chelsea (4e, 24 pts), tombé du podium après sa défaite 3-1 chez le promu et mal classé, Leeds.Chelsea n’avait concédé qu’une défaite dans ses sept derniers matches de Premier League, mais les “Blues” sortaient d’une semaine éprouvante avec la réception du FC Barcelone (3-0) et d’Arsenal (1-1), et Enzo Maresca avait choisi de reposer plusieurs titulaires au coup d’envoi.Le club de l’Ouest de Londres n’a plus qu’un point d’avance sur Crystal Palace, revenu de Burnley avec un court mais précieux succès 1-0.Nottingham Forest s’est imposé sur le même score à Wolverhampton, la lanterne rouge (2 pts) toujours sevrée de victoire cette saison.
Espagne: Mbappé providentiel, le Real Madrid se relance à Bilbao
Porté par sa superstar française Kylian Mbappé, auteur d’un doublé et passeur décisif, le Real Madrid a renoué avec le succès en Liga mercredi en domptant l’Athletic Bilbao à San Mamés (3-0) pour revenir à un point de son éternel rival, le FC Barcelone, leader.Dos au mur dans l’ambiance bouillante de la “cathédrale” basque après trois matchs nuls consécutifs en championnat, le géant espagnol a dissipé les doutes qui circulaient au sujet de son entraîneur Xabi Alonso avec une performance collective enfin convaincante.Un succès crucial, acquis en grande partie grâce à son homme providentiel Kylian Mbappé, auteur d’un superbe doublé (7e, 59e) et passeur décisif pour son coéquipier en équipe de France Eduardo Camavinga (42e).Le club madrilène (2e, 36 points) reste ainsi au contact du Barça (1er, 37 points), champion en titre, qui a remporté mardi (3-1) le choc face à l’Atlético (4e, 31 points), en match avancé de la 19e journée.”Kylian est en très grande forme en ce moment. Aujourd’hui, il a encore marqué deux buts, deux +golazos”+, et puis la mobilité et la connexion qu’ils ont eue avec Vinicius a été très bonne”, a salué Xabi Alonso en conférence de presse.”L’équipe a fait un match très complet. Probablement notre meilleure performance de la saison, dans un stade exigeant et à un moment important. (…) L’équipe est sortie dès la première minute pour aller gagner le match, avec une bonne concentration, de l’intensité, du rythme, et nous avons pris le contrôle du match”, a résumé le technicien d’origine basque.- Un Real plus tranchant -Alignés dans un système en 4-4-2, avec Aurélien Tchouaméni et Camavinga titulaires aux côtés de Federico Valverde et Jude Bellingham, les Madrilènes ont en effet imposé leur jeu d’entrée, poussant le gardien de la Roja Unai Simon à deux parades devant Mbappé et Vinicius Junior (4e, 5e).Il n’a pu que s’incliner, quelques minutes plus tard, lorsque l’attaquant français, trouvé par un long ballon du latéral anglais Trent Alexander-Arnold, a ouvert le score en force du droit au terme d’un numéro de soliste à travers la défense basque (7e, 1-0).Bien plus mobiles, impliqués au pressing et dans les duels, les joueurs de la Maison Blanche, qui enchaînaient des séquences de possession intéressantes, ont alors failli se faire surprendre sur une relance osée.Ils ont heureusement pu compter, comme souvent, sur leur infranchissable gardien belge Thibaut Courtois, auteur de deux énormes parades pour empêcher les Lions basques d’égaliser (26e, 30e).- Mbappé inarrêtable, Alexander-Arnold décisif -Les hommes de Xabi Alonso, toujours dominateurs dans le jeu, ont varié les approches, en tentant notamment de rechercher Mbappé et Vinicius avec de longs ballons.Mais le Brésilien a buté coup sur coup le poteau gauche dans un angle fermé (33e) et sur Unai Simon, bien sorti dans ses pieds (38e).Les Merengues, conquérants, ont fini par faire le break juste avant la mi-temps grâce au deuxième but de la saison de Camavinga, présent en position d’attaquant pour conclure de la tête un superbe mouvement collectif après une remise de Mbappé sur un centre parfait d’Alexander-Arnold (43e, 2-0).L’ex-défenseur de Liverpool, qui réalisait sa meilleure prestation depuis son arrivée cet été, a par la suite été contraint de quitter ses partenaire en début de seconde période en se tenant la cheville droite (55e), tout comme l’ancien Rennais (69e).A nouveau sauvé par la main ferme de Courtois (49e), le géant espagnol a scellé son succès juste avant l’heure de jeu en profitant de la passivité de la défense basque, qui a laissé Mbappé s’offrir un doublé d’une frappe soudaine de l’extérieur de la surface (59e, 3-0).Le 25e but de la saison toutes compétitions confondues pour le capitaine des Bleus, plus que jamais “Pichichi”, meilleur buteur de Liga, avec 16 réalisations en 15 rencontres. Plus que jamais le leader d’un Real qui respire enfin, aussi.




