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Espagne: le Real Madrid et l’Atlético à l’arrêt, Bellingham voit rouge

Le Real Madrid, réduit à dix dès la 40e minute après le carton rouge direct donné à Jude Bellingham pour des propos grossiers, a laissé filer de nouveaux points précieux dans la course au titre en Liga sur la pelouse d’Osasuna samedi (1-1) et pourrait voir son rival historique le FC Barcelone le doubler en tête du classement.Auteur de son 25e but de la saison, le 17e en Liga, Kylian Mbappé avait parfaitement lancé les siens en coupant un centre de Federico Valverde au premier poteau (15e, 1-0), mais il n’a pas pu empêcher la nouvelle contre-performance du champion en titre, qui a connu une après-midi frustrante, marquée par de nouvelles polémiques arbitrales.La principale a concerné le milieu anglais Jude Bellingham, exclu avant la pause pour avoir proféré, en signe de protestation contre une décision, une injure que l’arbitre a prise pour lui.”Je ne veux pas répéter ce que j’ai dit mais c’est comme +joder+ (juron similaire à +putain+ en espagnol)+. (…) Il n’y a pas eu d’insulte, cela peut se voir clairement sur la vidéo, je ne parlais pas en direction de l’arbitre, je me parle à moi-même. C’est un malentendu, il a pensé que je le disais contre lui”, s’est défendu Bellingham en zone mixte.”Je crois que l’arbitre n’a pas bien compris l’anglais. Il lui a dit +fuck off+ et pas +fuck you+. C’est très différent”, a lui estimé l’entraîneur Carlo Ancelotti en conférence de presse, signifiant que sa star avait bien prononcé un juron, mais pas insulté directement l’arbitre.La deuxième polémique a eu lieu en seconde période, alors que l’équipe basque poussait pour revenir dans la partie.Le buteur croate Ante Budimir, fauché dans la surface au moment de frapper par le milieu français Eduardo Camavinga, a égalisé sur un penalty litigieux (58e, 1-1) accordé après l’intervention de la VAR, qui promet aussi de faire parler dans les prochaines heures en Espagne.Toujours leader (1er, 51 points), le géant espagnol, dont c’est le troisième match sans victoire en championnat, offre une occasion en or à son éternel rival le FC Barcelone (3e, 48 points), qui accueille lundi le Rayo Vallecano, de s’emparer de la première place.Une situation loin d’être idéale, à quatre jours du barrage retour de Ligue des champions contre Manchester City mercredi, que le champion d’Europe en titre aborde avec un avantage d’un but après sa victoire 3-2 dans les arrêts de jeu à l’aller.- L’Atlético n’en profite pas -Également en infériorité numérique dès la cinquième minute après l’expulsion du jeune Pablo Barrios, l’Atlético Madrid n’a pas su profiter du faux pas de son rival madrilène et a évité de justesse une première défaite de la saison à domicile en arrachant le nul (1-1) en fin de rencontre face au Celta Vigo.Entré en jeu quelques minutes plus tôt, le joker norvégien Alexander Sorloth (82e, 1-1) a répondu à l’ouverture du score du vétéran espagnol Iago Aspas, 37 ans, sur un pénalty litigieux concédé par le défenseur franco-espagnol Robin Le Normand (68e, 1-0).Un but salvateur pour l’Atlético (2e, 50 points), toujours invaincu à domicile en championnat, mais qui a manqué une occasion en or de doubler le Real (1er, 51 points).Ces deux matchs nuls pourraient permettre au Barça d’Hansi Flick, revenu dans la course au titre en l’espace de deux semaines, de reprendre la tête du championnat grâce à une différence de buts largement favorable.

Mondiaux de ski: la Suissesse Camille Rast impériale en slalom, pas de podium pour Shiffrin

Entrée dans une nouvelle dimension cet hiver, la Suissesse Camille Rast est devenue samedi championne du monde de slalom à Saalbach en Autriche, où la “reine” du ski Mikaela Shiffrin a terminé à la cinquième place.Déjà en tête à l’issue de la première manche, ce qui ne lui était jamais arrivé sur le circuit mondial, …

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Espagne: Bellingham, expulsé, nie avoir insulté l’arbitre

Le milieu anglais Jude Bellingham, expulsé à la 40e minute lors du match nul (1-1) du Real Madrid contre Osasuna samedi, a plaidé “l’erreur de communication”, assurant que son juron ne visait pas l’arbitre.”C’est clair que l’arbitre a commis une erreur, c’est une erreur de communication. Je ne veux pas répéter ce que j’ai dit mais c’est comme +joder+ (juron similaire à +putain+ en espagnol)+, et je veux que tout le monde sache que je ne suis pas irresponsable au point de mettre l’équipe dans une situation délicate, en étant réduite à dix. (…) Il n’y a pas eu d’insulte, cela peut se voir clairement sur la vidéo, je ne parlais pas en direction de l’arbitre, je me parle à moi-même. C’est un malentendu, il a pensé que je le disais contre lui”, a déclaré Bellingham en zone mixte.”Le rapport ne correspond pas à ce que j’ai dit. Je suis plutôt calme par rapport à cette situation, parce que je ne pense pas être en tort. C’est quelque chose que je dis sur les terrains depuis que j’ai 16 ou 17 ans, à tort ou à raison”, a-t-il ajouté.Sur une vidéo dévoilée par le diffuseur espagnol Movistar, on peut en effet voir le milieu de terrain protester en anglais auprès de l’arbitre, puis se tourner pour reprendre le jeu en disant, en anglais “fuck off”.”Je crois que l’arbitre n’a pas bien compris l’anglais. Il lui a dit +fuck off+ et pas +fuck you+. C’est très différent”, a estimé l’entraîneur madrilène Carlo Ancelotti en conférence de presse, signifiant que la star britannique avait bien prononcé un juron, mais pas insulté directement l’arbitre.”Il s’est passé des choses ces trois dernières rencontres que tout le monde a vu et je n’ai pas envie d’en rajouter parce que je souhaite pouvoir être sur mon banc lors de la prochaine journée”, a pesté le technicien italien, alors que le Real s’est lancé depuis sa défaite polémique contre l’Espanyol Barcelone (1-0) dans une guerre institutionnelle contre un arbitrage “complètement discrédité” et un système “corrompu de l’intérieur”.

Ligue 1: L’OM avec la manière face à des Verts pâles

Autoritaire et sûr de lui, parfois même brillant, l’OM a fortifié sa deuxième place en Ligue 1 samedi en dominant dans les grandes largeurs (5-1) une équipe de Saint-Étienne de son côté extrêmement faible.Les positions sont clairement établies et on a parfaitement compris pourquoi samedi. Marseille est ainsi un très solide dauphin du Paris SG et comptera au moins six points d’avance sur son ou ses poursuivants à la fin de cette 22e journée. L’avantage est important pour une équipe aux idées claires et qui semble désormais très sûre de ses forces, au point qu’on se demande comment elle pourrait manquer son objectif Ligue des champions.Saint-Étienne, pour sa part, sera au mieux 16e dimanche soir et devra se battre jusqu’au bout pour garder sa place à cet étage, si possible en montrant un peu plus de qualité que samedi.Pour les Marseillais en tous cas, il y a eu un bel après-midi de football. Le Stade Vélodrome était plein à ras-bord et sous un grand soleil, 66.000 supporters sont venus admirer des tifos magnifiques et voir leur équipe proposer un jeu désormais maîtrisé.- petites scories -Sur sa lancée de deux succès convaincants contre Lyon et à Angers, Marseille a en effet commencé très fort et il a fallu dix minutes avant de voir les Verts sortir la tête de l’eau et entrer dans le camp adverse.Ils n’y sont pas restés longtemps et dès la 11e minute, l’OM a cru passer devant, mais le but de la tête de Leonardo Balerdi a été annulé après l’intervention d’un VAR tatillon.Mais Marseille était trop dangereux pour les Stéphanois, par Rabiot (24e), Greenwood (26e) ou sur une avalanche de corners, et seules quelques toutes petites scories techniques ont retardé l’inéluctable.Il est intervenu à la 27e minute, sur une nouvelle récupération très haute des hommes de Roberto De Zerbi, qui a permis à Amine Gouiri de se mettre en position de frappe. Déjà auteur de trois passes décisives en deux matchs, le nouvel attaquant marseillais a marqué d’un tir limpide son premier but sous son nouveau maillot et l’OM était cette fois vraiment devant (1-0).Jusqu’à la pause, Marseille est resté en contrôle total du match et le seul bémol à sa performance était alors qu’il gagnerait sans doute à être un peu plus impitoyable.- Doublé pour Gouiri -Mais les Olympiens avaient en fait gardé ça pour plus tard et une deuxième période plus qu’enlevée, qui a dû paraître interminable à des Stéphanois complètement noyés.Le calvaire a commencé à la 50e minute, avec un penalty de Mason Greenwood (2-0), concédé par Mickael Nadé d’une main maladroite. Dix minutes plus tard, l’avantage marseillais avait doublé, grâce à Amir Murillo, buteur au bout d’une longue séquence de possession (3-0, 58e), puis Gouiri, auteur d’un joli doublé sur une énième récupération haute du duo Ismaël Bennacer – Pierre-Emile Hojbjerg (4-0, 60e).Les hommes de De Zerbi ont encore eu une ribambelle d’opportunités jusqu’au coup de sifflet final et ont épargné leur adversaire en n’en concrétisant qu’une seule, via Adrien Rabiot (5-0, 73e), qui n’en finit pas de marquer depuis la position haute où l’a installé son entraîneur.Côté stéphanois, il y a eu une belle volée de Léo Pétrot sur la barre (63e) et c’est tout jusqu’au but de Lucas Stassin (79e, 5-1), bien servi par Irvin Cardona pour réduire, un peu, le considérable écart entre les deux équipes.Pour Saint-Étienne, la suite c’est le combat. Pour l’OM, ce sont deux nouveaux matchs abordables à venir, à Auxerre et contre Nantes, pour avoir une vue encore un peu plus dégagée sur la Ligue des champions.