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Italie: Naples remporte la Supercoupe en dominant logiquement Bologne 2 à 0

Naples a remporté pour la troisième fois de son histoire, après 1990 et 2014, la Supercoupe d’Italie en battant Bologne 2 à 0, grâce à un doublé de David Neres, au bout d’une finale maîtrisée, lundi à Ryad.Le champion d’Italie, qui restait sur deux défaites avant cette compétition, à Lisbonne contre le Benfica en Ligue des champions puis à Udine en Serie A, s’est remis à l’endroit en Arabie Saoudite, où il avait battu le tenant du titre, l’AC Milan, 2-0 en demi-finale. Lors de la finale, le Napoli a archi-dominé la première période, se procurant plusieurs occasions nettes par Elmas (10e), McTominay (30e) ou Spinazzola (37e), avant que David Neres n’ouvre logiquement la marque à la 39e minute d’une frappe pure croisée d’environ 25 m trompant le gardien bolognais, qui effleurait le ballon sans pouvoir l’empêcher de terminer sa course dans les filets.Par son jeu rapide et ses combinaisons en attaque entre Elmas, McTominay, Neres et Höjlund, les Napolitains ont souvent mis au supplice la défense d’une équipe de Bologne qui n’a cadré que deux tirs dans ce premier acte, sans inquiéter le gardien parthénopéen Milinkovic-Savic.Au début de la seconde période, une minute après une balle d’égalisation pour Bologne, c’est Naples qui aggravait le score, lorsque Neres chipait le ballon à Lucumi sur une mauvaise relance de Ravaglia pour tromper une seconde fois le gardien bolognais (2-0, 57e).Poursuivant sa domination, Naples se procurait plusieurs autres occasions, mais le score en restait là.La Supercoupe, qui se dispute depuis 2023 avec quatre équipes (le champion, son dauphin, le vainqueur de la Coupe d’Italie et le finaliste), avait pris ses quartiers pour la quatrième année consécutive, et pour la sixième fois de son histoire, en Arabie saoudite.Son vainqueur, Naples, touchera 11 millions d’euros, sur une dotation totale de 23 millions, un record.

Angleterre: Isak opéré à une cheville après une fracture du péroné (Liverpool)

Alexander Isak, victime d’une fracture du péroné samedi lors d’un match de Premier League à Tottenham, a été opéré de la cheville, a annoncé lundi soir Liverpool, sans préciser la durée de l’absence de l’international suédois.”Alexander Isak a été opéré avec succès aujourd’hui”, a écrit le club de la Mersey dans un communiqué. Selon les Reds, Isak, 26 ans, souffrait d’une “blessure à la cheville comprenant une fracture du péroné”. L’avant-centre “va poursuivre sa convalescence… aucun calendrier de reprise n’a encore été mis en place”, a ajouté Liverpool.Transféré de Newcastle l’été dernier contre une indemnité record de 145 millions d’euros, Alexander Isak s’est blessé au moment d’ouvrir le score sur la pelouse de Tottenham, lors de la 17e journée, sur un tacle du défenseur des Spurs Micky van der Ven. Liverpool s’est finalement imposé 2 à 1.Après le match, l’entraîneur des Reds, Arne Slot, n’avait pas caché son inquiétude. “Si un joueur n’essaie même pas de revenir (sur le terrain, NDLR), ce n’est généralement pas bon signe”, avait-il déclaré.Isak a connu un début de saison compliqué sous le maillot de Liverpool. En 16 matches toutes compétitions confondues, il n’a marqué que trois buts.Son transfert à Liverpool l’été dernier a donné lieu à un bras de fer avec Newcastle, et le joueur avait refusé de s’entraîner avec les Magpies.Puis il avait subi une première blessure avec les Reds, à l’aine, en Ligue des champions fin octobre à Francfort.Son absence pose un problème supplémentaire pour Arne Slot, déjà privé de Mohamed Salah, engagé à la CAN avec l’Egypte, et de Gody Gakpo, pas encore remis d’une blessure musculaire.Pour évoluer à la pointe de son attaque, il ne peut plus compter que sur le Français Hugo Ekitike et sur l’Italien Federico Chiesa, peu utilisé à ce poste cette saison. Après un début de saison très difficile, Liverpool (29 pts) est invaincu depuis cinq matches. Le champion d’Angleterre en titre pointe à la cinquième place, à égalité avec Chelsea.

CAN-2025: l’Egypte au chevet de Salah

Après sa querelle avec Liverpool, l’icône égyptienne Mohamed Salah a l’occasion de se relancer lors de la CAN au Maroc, où il espère mener enfin les Pharaons, aux petits soins pour lui, vers un huitième sacre qui les fuit depuis 15 ans.Avant le premier match de son équipe lundi face au modeste Zimbabwe (21h00) à Agadir, le sélectionneur égyptien Hossam Hassan a tressé des lauriers à sa star: “Je sens qu’il est extrêmement motivé. Salah est une icône et le restera. Il est l’un des meilleurs joueurs du monde, et je le soutiens dans tout ce qu’il entreprend”.Arrivé avec le groupe égyptien à Taghazout, près d’Agadir (sud), Mohamed Salah y apparait toujours tout sourire, que ce soit lors des séances d’entrainement de l’équipe ou durant les quelques réceptions auxquelles il participe.”Le moral de Salah à l’entraînement est excellent, car il débute tout juste avec l’équipe nationale, et je suis convaincu qu’il réalisera un grand tournoi”, a confirmé Hassan dimanche. “Ça n’a pas toujours été le cas durant le mois de décembre qui s’achève”, a noté le sélectionneur. Frustré de ses prestations depuis le début de saison avec Liverpool, furieux d’être laissé sur le banc à plusieurs reprises par son entraineur Arne Slot, ce qu’il considère comme un crime de lèse-majesté, Salah est sorti de ses gonds le 6 décembre après avoir débuté, à nouveau, un match comme remplaçant, à Leeds.”Je n’arrive pas à y croire. Je suis très déçu. J’ai tellement donné pour ce club. Et me retrouver sur le banc, sans explication, je ne comprends pas. J’ai l’impression que le club m’a trahi”, avait pesté l’attaquant qui, en avril dernier, au bout d’un long feuilleton, avait prolongé de deux saisons son contrat avec les Reds. La tension est nettement redescendue depuis. Salah s’est excusé auprès de ses coéquipiers et Slot considère l’épisode clos.- Deux défaites en finale -Si des discussions vont se tenir entre ses agents et les dirigeants de Liverpool durant la CAN pour savoir si Salah restera sur les bords de la Mersey ou s’il trouvera un autre club après le tournoi marocain, l’icône a pris soin de rejoindre le Maroc en étant le moins fâché possible.”Je ne considère pas ce qui lui est arrivé comme une crise, a encore estimé le sélectionneur égyptien. Ce genre de choses arrive généralement entre les joueurs et le staff technique. Nous sommes restés en contact téléphonique avec lui dès le début, et je l’ai rencontré lorsqu’il a rejoint le stage de l’équipe nationale. Il est entièrement concentré sur le tournoi.”Hassan compte bien miser sur le talent de son attaquant pour guider l’Egypte, nation la plus titrée de l’histoire de la CAN, vers une huitième Coupe.”Chaque fois que les performances de Salah baissent avec son club, il retrouve sa forme en sélection et devient encore meilleur, que ce soit en étant décisif ou en marquant lui-même”, a souligné Hassan.”Mohamed Salah a besoin de remporter la Coupe d’Afrique des nations. Nous allons l’aider et il nous aidera”, a-t-il ajouté.Car, à 33 ans, Salah n’a encore jamais soulevé le trophée, malgré quatre participations, dont deux achevées en finale (2017 et 2021). Et les chances d’y parvenir s’amenuisent. 

Foot: grand favori, le Maroc lance sa CAN par une victoire face aux Comores

Le Maroc, d’abord inhibé par la pression puis libéré par un retourné acrobatique de son attaquant Ayoub El-Kaabi, a laborieusement mais victorieusement lancé dimanche face aux Comores (2-0) la 35e Coupe d’Afrique des nations, qu’il organise jusqu’au 18 janvier.Les partenaires d’Achraf Hakimi, laissé au repos pour ce match inaugural après une sérieuse blessure à une cheville subie en novembre jouent avec une double obligation: remporter un titre qui leur échappe depuis 50 ans et offrir une organisation parfaite avant d’accueillir le Mondial-2030 conjointement avec l’Espagne et le Portugal.Dans une ambiance électrique et sous une pluie battante, après le coup d’envoi fictif donné par Moulay El Hassan, le prince héritier du Maroc, les Lions de l’Atlas ont longtemps buté sur Yannick Pandor, le gardien des Comores, avant que Brahim Diaz (55e) et El-Kaabi (74e) ne libèrent tout un peuple.”Le résultat était bien mais le jeu n’était pas vraiment convaincant”, analysait Moustafa Faik, cinquantenaire marocain venu de Paris croisé à la sortie du stade. “Il leur manque beaucoup de travail pour les prochains matches”, ajoutait-il.”C’est normal, ils font l’ouverture de la CAN”, relativisait de son côté Rachid, décrivant une équipe visiblement “stressée”. “Mais je pense qu’avec les matches qui vont arriver, ils vont monter en puissance et je les vois arriver en finale.”Dès le début de l’après-midi, devant le nouveau stade Moulay Abdellah, allumé de ses néons rouges et verts aux couleurs du Maroc, une foule de supporters bravait déjà la pluie persistante pour accéder à l’enceinte de près de 70.000 places, annoncée à guichets fermés pour la soirée.A la vue des caméras de télévision, certains scandaient “Dima Maghreb” (“Vive le Maroc”) à côté de dizaines de voitures de police, des ambulances, des forces auxiliaires — dont certaines unités à cheval – au rythme des tambours et de musiques afro.Les klaxons et tambours entendus dès le coup de sifflet final dans les six villes hôtes de la compétition témoignent du soulagement marocain. Mais le chemin est encore long pour les joueurs de Walid Regragui, le sélectionneur marocain, s’ils veulent fouler à nouveau la pelouse du stade Moulay Abdellah, le 18 janvier, soir de la finale de la CAN.Pourtant, “tout autre résultat que le sacre sera perçu comme une défaite”, avait réaffirmé Regragui à la veille du match d’ouverture.A ses côtés, Hakimi, érigé en tête de gondole du tournoi, avait rassuré tout le royaume sur son état de santé: lancé dans une course contre la montre depuis sa sérieuse blessure le 4 novembre avec le Paris SG, le défenseur est “prêt à jouer”, avait-il dit. Il a pu être préservé dimanche en attendant de parfaire sa condition physique. Et le Maroc a gagné.- Répétition générale -Face à l’archi-favori de l’épreuve, demi-finaliste de la dernière Coupe du monde en 2022 au Qatar et première nation africaine au classement Fifa (11e), se dresse une meute de poursuivants, à commencer par le Sénégal de Sadio Mané, l’Egypte de Mohamed Salah, toujours bien placée lors des CAN tout comme le Cameroun, malgré le chaos qui règne au sein des Lions indomptables.La Côte d’Ivoire, tenante du titre, le Nigeria de Victor Osimhen et l’Algérie, qui retrouve du lustre après quelques années de disette, peuvent aussi rêver de faire tomber le Maroc chez lui.”J’attends beaucoup du public: s’ils viennent demain (dimanche) pour prendre des selfies ou manger des petits fours, ils ne nous servent à rien”, avait prévenu Regragui. Malgré la pluie qui a clairsemé les tribunes, le public a joué sa partition dimanche soir.Le sélectionneur n’est pas le seul soumis à de très fortes attentes. Fouzi Lekjaa, le président de la Fédération marocaine, doit aussi rendre une copie parfaite du point de vue de l’organisation. Le pays s’apprête à accueillir des supporters de plusieurs dizaines de pays et plus d’un million de billets ont déjà été vendus.En 2030, le royaume sera le deuxième pays africain à accueillir une Coupe du monde, 20 ans après l’Afrique du Sud. Ce sera conjointement avec l’Espagne et le Portugal. Pour cela, il développe encore davantage ses infrastructures notamment hôtelières, ferroviaires, routières, aéroportuaires et dans le secteur des télécommunications, moyennant plusieurs milliards d’euros d’investissements.La CAN en est une répétition générale.