AFP Sports

CAN-2025: la RD Congo bat difficilement le Bénin (1-0)

En attendant d’affronter le Sénégal, un des favoris de la CAN-2025, la RD Congo a assuré le minimum pour son entrée en lice en venant à bout du Bénin (1-0), mardi à Rabat.Dominateurs dans le jeu en début de match, les Léopards n’ont pas tardé à ouvrir le score grâce à Theo Bongonda (16e). Sur un long ballon d’Arthur Masuaku, l’attaquant du Spartak Moscou a profité d’une erreur défensive pour conclure d’un pointu du gauche.Sous la menace de Béninois qui ont failli égaliser en toute fin de match, les Congolais ont eu plusieurs opportunités de se mettre à l’abri. En début de seconde période, Cédric Bakambu a même cru avoir doublé la mise mais son but a été annulé par la VAR pour une position de hors-jeu de Nathanaël Mbuku (51e). Le même Bakambu a ensuite buté sur le gardien des Guépards Saturnin Allagbe à la 70e.Ce succès étriqué permet à la RDC du sélectionneur français Sébastien Desabre de prendre provisoirement la tête du groupe D en attendant la rencontre entre le Sénégal et le Botswana à Tanger (coup d’envoi à 16h00).

CAN-2025: Luca Zidane, l’Algérien

Le gardien Luca Zidane, fils cadet de Zinedine, icône des Bleus et pressenti pour en être le futur sélectionneur, pourrait être titulaire mercredi avec l’Algérie, qui lance sa CAN à Rabat face au Soudan (16h00), deux mois à peine après avoir rejoint les Fennecs.”Je ne sais pas”, a botté en touche Vladimir Petković, le sélectionneur bosnien lorsque les journalistes algériens -qui annoncent Luca Zidane titulaire- lui ont demandé qui serait le portier algérien face au Soudan.”Parce que nous avons encore un jour et un entraînement à faire. Le communiquer à vous avant de le communiquer aux joueurs, ce n’est pas correct”, a-t-il ajouté dans l’hilarité générale. Les planètes semblent aligner pour Luca Zidane, 27 ans, qui n’a rejoint la sélection algérienne que depuis début octobre, à l’occasion des deux derniers matches de qualification pour le Mondial-2026 face à la Somalie et à l’Ouganda.En balance avec Alexis Guendouz, le titulaire du poste depuis 2023, la cote de Luca Zidane est montée en flèche avec le forfait, il y a quelques jours, du gardien du Mouloudia d’Alger.Zidane est désormais en balance avec Anthony Mandréa, le portier de Caen, un club de D3 française, et l’expérimenté Oussama Benbot, 31 ans, gardien de l’USM Alger, qui compte deux sélections avec les Fennecs.L’encadrement algérien tente en tout cas de préserver le gardien de Grenade, en deuxième division espagnole, de l’agitation autour de son statut, et surtout de son patronyme.- “Lourd à porter” -“Luca, il est comme tout le monde, comme tous les joueurs. Il s’est bien intégré, on l’a bien intégré. C’est un nouveau, il ne se prend pas la tête, il essaie de se donner à fond pour l’équipe. Et je ne pense pas qu’il fasse très attention” au bruit médiatique, a assuré le capitaine Riyad Mahrez, 34 ans et la star de la sélection, avant de concéder: “Bon, c’est vrai que son nom, il est lourd à porter”.Ce que le gardien de but s’était évertué à dire lors d’une rare prise de parole au moment de son premier rassemblement avec les Fennecs en octobre: “je suis très content d’être ici. C’est une fierté pour moi et je donnerai tout à 100% pour que le peuple algérien soit fier”.Championne d’Afrique en 2019, l’Algérie cherche un successeur à Raïs M’Bolhi, inamovible gardien depuis 2010, et souhaitait de l’émulation à ce poste clé où Guendouz a pris la relève en 2023.Étant donné que Luca Zidane n’avait jamais rejoint l’équipe de France A, il était resté éligible pour jouer avec l’Algérie, le pays de ses grands-parents paternels, resté en embuscade pour le sélectionner. Ce qu’elle ne s’est pas privée de faire immédiatement après le 19 septembre dernier, lorsque la Fifa a acté son changement de nationalité sportive.”Toute ma famille (est) fière de moi et derrière moi dans tous mes choix (…) Mon grand-père est content que je sois en Algérie”, a déclaré Luca Zidane, devenu gardien parce qu’enfant, son père et son frère ainé Enzo le plaçaient à ce poste lors des parties de foot en famille.Fils du plus grand milieu de terrain de l’histoire des Bleus, Français élevé en Espagne, Luca Zidane a désormais l’occasion de conquérir l’Afrique.

CAN-2025: Le Sénégal, l’autre favori, se lance dans la compétition face au Botswana

“Conquérir une deuxième étoile”. Le Sénégal, prochain adversaire de l’équipe de France au Mondial-2026, lance mardi à Tanger face au Botswana (16h00) sa Coupe d’Afrique des nations dont il est l’autre favori avec le Maroc, pays organisateur.Le tirage au sort de la Coupe du monde l’été prochain aux États-Unis, au Canada et au Mexique a fait tourner quelques têtes lorsque les Lions de la Teranga ont appris qu’ils croiseraient le fer avec la France.Dix joueurs du groupe composé par Pape Thiaw, le nouveau sélectionneur qui a pris la succession d’Aliou Cissé il y a un an, évoluent en Ligue 1 et sept autres sont déjà passés par le championnat français. “C’est vrai qu’il y a eu beaucoup d’euphorie autour de ça, c’est pour ça que j’ai laissé trois, quatre jours aux joueurs pour le vivre”, a confié lundi Kalidou Koulibaly, le capitaine sénégalais qui entame sa cinquième CAN au Maroc.”Mais après ces quatre jours, a-t-il poursuivi, je leur ai demandé de rester focus sur la Coupe d’Afrique. C’est une des meilleures voire la plus belle compétition au monde.”Car avant de rêver d’imiter leurs glorieux aînés de 2002 qui avaient fait tomber la France championne du monde lors du Mondial en Corée du Sud et au Japon, il y a une autre compétition à jouer, et un titre à aller chercher.”Nous faisons partie des favoris et nous l’assumons”, a posé Pape Thiaw mi-décembre en dévoilant la composition de son groupe.”Je sais ce que c’est de gagner une Coupe d’Afrique, je sais ce que c’est de jouer une Coupe du monde, et je n’échangerai jamais une qualification à la Coupe du monde contre gagner une Coupe d’Afrique”, a prolongé lundi son capitaine, symbole de cette sélection version Thiaw qui mêle cadres aguerris – comme Sadio Mané, le meneur de jeu star – et relève prometteuse à l’image du Parisien Ibrahim Mbaye, 17 ans, et du Monégasque Lamine Camara, 21 ans.- “Notre objectif est sans ambiguïté” -Champions d’Afrique en 2022 en Egypte, mais sortis prématurément du tournoi en 2023 au stade des huitièmes de finale par la Côte d’Ivoire, futur vainqueur, les Sénégalais, deuxième nation africaine au classement mondial de la Fifa derrière le Maroc, ont d’abord une revanche à prendre sur eux-mêmes et ont affiché clairement la même ambition que le Maroc: soulever la coupe le 18 janvier à Rabat, le soir de la finale. “Vous partez au Maroc à la quête d’un nouveau titre continental. Pour cette CAN, notre objectif est sans ambiguïté conquérir une deuxième étoile”, a exhorté le président Bassirou Diomaye Faye en accueillant les joueurs au palais présidentiel à Dakar, deux jours avant leur départ pour Tanger, leur camp de base au Maroc. L’attente présidentielle est partagée par tout un peuple: organisée par Pape Thiaw au stade de Léopold-Sédar Senghor, la dernière séance d’entraînement des Lions de la Teranga avant leur départ a réuni près de 60.000 personnes. “C’était quelque chose d’indescriptible, (…), c’était quelque chose d’inoubliable pour nous”, a souligné Koulibaly.”C’est quelque chose que j’avais senti en 2022 quand on est revenu avec cette Coupe-là dans notre pays. C’est quelque chose que j’ai envie de ressentir encore un soir de 18 janvier, 19 janvier, quand on rentrera au pays”, a poursuivi l’ancien défenseur de Naples désormais à Al-Hilal, dans le championnat saoudien.Ensuite et ensuite seulement, il sera temps pour les Sénégalais de rêver des Bleus. 

CAN-2025: Mohamed Salah sauve l’Egypte d’un couac d’entrée face au Zimbabwe

Longtemps menée par une surprenante équipe zimbabwéenne, l’Égypte, grâce à un but de sa superstar Mohamed Salah dans le temps additionnel, s’est imposée laborieusement 2-1 lundi à Agadir pour son entrée en lice dans la Coupe d’Afrique des nations 2025. Maladroit comme les autres attaquants égyptiens jusqu’alors, le capitaine des Pharaons a enfin pris le dessus sur son défenseur dans la surface, s’est retourné et a conclu d’une demi-volée son mouvement pour libérer les près de 30.000 spectateurs du grand stade d’Agadir acquis à sa cause (2-1, 90+1). L’attaquant de Liverpool, qui semble revivre en sélection, a évité à son équipe, pourtant parmi les favorites du tournoi, une terrible désillusion.Quelques minutes plus tôt, Omar Marmoush, l’autre star, avait remis un peu d’ordre dans la maison égyptienne.A l’heure de jeu, l’attaquant de Manchester City a percuté sur son côté gauche, est entré dans la surface et a frappé de toutes ses forces à bout portant pour ne laisser aucune chance à Washington Arubi, le gardien zimbabwéen, héroïque jusqu’alors (1-1, 63e). Le Grand stade d’Agadir a pourtant failli être le théâtre de la première énorme surprise de la compétition.- Arubi impérial -Le modeste Zimbabwe a été à deux doigts de faire chuter l’Égypte. Acculés devant leurs buts pendant un gros quart d’heure, profitant de la maladresse des attaquants égyptiens, Salah compris, pourtant ivres d’occasions et des arrêts d’Arubi, impérial dans la tempête, le Zimbabwe a puni l’Égypte à la 20e minute.Procédant en contre et profitant de la porosité de la défense égyptienne, Prince Dube, servi par Emmanuel Jalai, a contrôlé et trompé le gardien vétéran Mohamed El-Shenawy, 38 ans, à la stupeur générale (1-0, 20e).Les “Warriors” ont failli doubler la mise quatre minutes plus tard lorsque El-Shenawy a eu toutes les peines du monde à capter une frappe de Daniel Msendami, pratiquement reprise par Washington Navaya. De quoi réduire au silence les nombreux supporters égyptiens déguisés en pharaons et faire exulter les quelques fans zimbabwéens, presque incrédules, à leur côté. De quoi faire bouillir de rage Hossam Hassan, le sélectionneur égyptien, rarement enjoué, mais particulièrement furieux contre ses attaquants au point de remplacer dès la 34e minute Emam Ashour par le Nantais Mostafa Mohamed. Le but de Marmoush mis à part, l’Égypte, pourtant supérieure collectivement et techniquement, n’a jamais plus pu franchir le mur dressé dans sa surface par le Zimbabwe en seconde période. Jusqu’à ce que Salah surgisse.Ses coéquipiers, à la recherche d’un huitième sacre dans une CAN qui les fuit depuis 15 ans, se tirent in extremis d’un mauvais pas mais devront dès vendredi, toujours à Agadir, montrer un tout autre visage dans le choc de ce groupe B face à l’Afrique du Sud, victorieuse plus tôt de l’Angola (2-1).