AFP Sports

Italie: Naples stoppe la Juve et repasse en tête, l’AS Rome rentre dans le rang

Naples est repassé en tête du Championnat d’Italie grâce à son succès (2-1) face à la Juventus Turin dimanche, tandis que l’AS Rome a concédé pour la première fois cette saison une deuxième défaite de suite, à Cagliari (1-1).Le Napoli a dû s’y reprendre à deux fois, mais il a fini par couler la Juve et gâcher le retour de Luciano Spalletti, entraîneur du scudetto 2023 de Naples, au stade Diego-Armando-Maradona.Les champions d’Italie en titre n’ont pas perdu de temps et ont pris l’avantage dès la 7e minute grâce à Rasmus Hojlund à la réception d’un centre de David Neres.Le Napoli aurait pu doubler la mise à la 25e minute mais la reprise de Giovanni Di Lorenzo a été stoppé par Michele Di Gregorio.La Juve, longtemps bousculée, a fini par reprendre ses esprits grâce, comme souvent, à son prodige turc Kenan Yildiz qui a égalisé (59e) au terme d’une belle combinaison avec Weston McKennie.Mais le dernier mot est revenu à Naples qui a repris l’avantage sur un but de la tête de Höjlund (78e), le quatrième de l’attaquant danois depuis qu’il a quitté Manchester United.Grâce à cette troisième victoire de suite en Serie A, les champions d’Italie ont repris les commandes au classement avec 31 points, soit un de plus que l’Inter (2e), impressionnant contre Côme (4-0) samedi, mais sont sous la menace de l’AC Milan (3e à trois points) qui joue lundi soir au Torino en match de clôture de la 14e journée.”On a connu une période difficile et depuis, mes joueurs donnent une réponse incroyable”, s’est réjoui Antonio Conte sur la plateforme DAZN.- La Juve à huit points -La Juventus reste 7e, mais accuse huit points de retard sur son adversaire du jour.”On a été trop timides en début de match, on a aussi perdu trop de ballons, notre seconde période a été meilleure, mais il nous a manqué trop de choses”, a regretté Spalletti.L’AS Rome n’a de son côté pas digéré sa défaite à domicile du week-end dernier face à Naples: leader de la Serie A après la 12e journée, la Roma, méconnaissable, a été dominée par Cagliari.L’exclusion de Zeki Çelik dès la 52e minute, pour avoir fauché le très remuant Michael Folorunsho, n’explique pas, seule, la défaite romaine.Le gardien de la Roma Mile Svilar a longtemps retardé l’échéance en s’interposant devant Sebastiano Esposito (26e) et Adam Obert (59e)Mais il a fini par céder sur une reprise de Gianluca Gaetano, pourtant excentré (82e).”C’était une bataille, pas un match de foot habituel. Difficile de construire quelque chose dans ces conditions, nous n’avons pas réussi à prendre le dessus sur le plan technique, contre une équipe qui balançait de longs ballons devant”, a regretté Gian Piero Gasperini.Son équipe reste 4e (27 points) après le nul de Bologne (5e, 25 pts) sur le terrain de la Lazio (1-1), mais elle est en train de perdre le contact avec les autres candidats au titre.Cagliari qui n’avait plus gagné depuis le 19 septembre et à domicile depuis le 13 septembre, s’est replacé à la 14e place (14 pts), avec quatre points d’avance sur le premier relégable.

L’entraîneur de l’équipe de foot palestinienne conseillé par sa mère, depuis une tente à Gaza

Ehab Abou Jazar entraîne l’équipe de foot palestinienne à Doha. Mais c’est sa mère, depuis la tente où elle vit déplacée à Gaza, qui le motive, l’inspire et le conseille.La guerre à Gaza, déclenchée par l’attaque sans précédent du Hamas en Israël le 7 octobre 2023, a mis un terme au championnat de football et aux activités des clubs dans le territoire palestinien, et les sportifs en exil se rongent les sangs pour leurs familles restées sur place.   Mais la mère de l’entraîneur refuse de laisser le conflit obérer les rêves sportifs de son fils. Quand le réseau le permet, elle lui donne conseils et encouragements par téléphone depuis sa tente à Gaza, où elle vit depuis que la maison familiale a été détruite.”Elle ne me parle de rien d’autre que de l’équipe et du championnat!”, raconte à l’AFP l’entraîneur de 45 ans, qui vit à Doha. “Elle me demande des nouvelles des joueurs, qui sera titulaire, qui sera absent, me questionne sur la stratégie et le moral de l’équipe.” Huda Mahmoud Abou Jazar, âgée de 62 ans, vit à présent dans le camp de déplacés d’Al-Mawasi, dans le sud de la bande de Gaza, avec son autre fils, sa belle-fille et leurs enfants. “Je ne peux décrire le bonheur immense que je ressens face à mon fils et son équipe extraordinaire”, a-t-elle déclaré à l’AFP.- “Une joie oubliée” -Rayonnant de fierté, elle raconte que tout le camp a acclamé lorsque l’équipe palestinienne a battu le Qatar en phase de groupe de la Coupe arabe la semaine dernière. “On pouvait entendre des youyous partout. Ils ont ramené une joie que nous avions oubliée à Gaza,” a-t-elle déclaré. “C’est un grand honneur pour nous.”Ehab Abou Jazar, un ancien arrière gauche, espère insuffler à ses joueurs l’optimisme de sa mère.”Nous disons toujours que nous sommes une petite famille palestinienne” représentant l’ensemble de la population, explique-t-il. “Cela nous met bien sûr la pression, mais c’est une pression positive.”L’équipe nationale palestinienne est au 96e rang du classement FIFA et ses espoirs de participer à sa première Coupe du monde en juin se sont évanouis cet été après un match nul face à Oman en Jordanie.Mais les joueurs, dont la plupart n’ont jamais mis les pieds à Gaza, ont accompli dimanche soir l’exploit d’atteindre les quarts de finale de la Coupe arabe de la FIFA en obtenant le nul 0-0 face à la Syrie dans le dernier match de leur groupe.Cela prouverait au monde que les Palestiniens peuvent “exceller dans tous les domaines” s’ils sont dans de bonnes conditions, espérait avant ce match historique le sélectioneur palestinien, qui a fini sa carrière de joueur en 2017 avant de prendre les rênes de l’équipe nationale en 2024.- “Que Dieu guide leurs tirs” -Avec ses joueurs, il a suivi le conflit à Gaza depuis Doha, dans l’angoisse pour ses proches. “C’était une pression mentale, particulièrement au début de la guerre”, dit-il, alors qu’une fragile trêve est en vigueur entre Israël et le Hamas depuis le 10 octobre. “Nous ne comprenions pas ce qui se passait. Mais nous avons la résilience dans les gènes. Si nous renonçons, nous disparaîtrons en tant que peuple”.Avant le match de dimanche, la mère d’Abou Jazar a pu faire parvenir un message à son fils et à son équipe. “Je prie pour eux à chaque instant, que Dieu guide leurs tirs, et si Dieu le veut, la victoire sera la leur aujourd’hui”, a-t-elle confié.Lorsque l’équipe joue, Ehab Abou Jazar a le sentiment d’apporter un peu de répit à la population gazaouie, épuisée par deux ans de guerre. “C’est ce qui nous fait tenir debout et nous motive, apporter de la joie à notre peuple”, dit-il. “Tout ceci nous pousse à nous battre sur le terrain, jusqu’à notre dernier souffle.”

Ligue 1: Nice s’enfonce dans la crise, Auxerre laisse la dernière place à Metz

En épilogue d’une semaine sous tension, Nice s’est enfoncé dans la crise, défait à domicile par Angers dimanche lors de la 15e journée de Ligue 1, tandis qu’Auxerre a abandonné sa place de lanterne rouge à Metz, battu à l’Abbé-Deschamps.Avec les noms de Terem Moffi et Jérémie Boga floqués dans le dos, en soutien à leurs coéquipiers en arrêt de travail après avoir été pris pour cible dimanche dernier par des supporters, les joueurs de Franck Haise ont encaissé une 7e défaite consécutive toutes compétitions confondues, battus à par Angers (1-0).Devant un public clairsemé mais hostile en raison de l’appel des ultras niçois à boycotter la rencontre, les Azuréens, friables dans leur surface, ont rapidement été menés et se sont ensuite heurtés à un Hervé Koffi décisif dans les cages angevines.Après ce nouveau revers, Nice glisse à la 12e place, derrière son adversaire du jour, et l’avenir s’assombrit pour Haise, qui a déjà failli partir cette semaine avant de se raviser.A égalité de points avec le Gym qu’il a battu dimanche dernier, Lorient (13e) remonte peu à peu des profondeurs du classement, grâce à un deuxième succès consécutif, inédit cette saison, acquis sous la pluie et le vent breton contre Lyon (1-0) et grâce à un Yvon Mvogo infranchissable dans les buts des Merlus.Le match a basculé en quelques minutes, avec un but de Pablo Pagis (39e), omniprésent, puis l’expulsion du Lyonnais Ainsley Maitland-Niles (42e), pour un deuxième jaune.L’OL, qui retrouvait sur son banc Paulo Fonseca, de retour de neuf mois de suspension en L1, reste cinquième (24 point), mais perd du terrain sur Lille (4e, 29 points).Juste derrière Lorient, le Paris FC (14e, 16 points) et Le Havre (15e, 15 points) ont fait match nul (0-0) au stade Océane, malgré plusieurs occasions dont un penalty complètement manqué par le Havrais Issa Soumaré (77e) et une frappe dévissée d’Alimami Gory (89e), alors que le milieu parisien était démarqué dans la surface.L’ambitieux PFC, racheté il y a un an par la famille Arnault, n’a enregistré qu’un seul succès sur les 8 derniers matches, et reste dangereusement proche du bas de tableau.Ce dernier a changé de visage: Auxerre a abandonné sa place de lanterne rouge à Metz, battu 3-1 à l’Abbé-Deschamps, et grimpe à la 16e place (12 points), devant Nantes (17e, 11 points) battu samedi par le leader lensois.Un penalty de Lassine Sinayoko (36e) puis deux belles actions collectives conclues par Oussama El Azzouzi (40e) et Kévin Danois (89e) ont permis à l’AJA de décrocher son premier succès depuis le 21 septembre dernier.Malgré une réduction du score de Gauthier Hein, passé par Auxerre, sur un coup franc direct (45e+1), Metz encaisse un deuxième revers d’affilée, avant de recevoir le Paris SG la semaine prochaine.

Ligue 1: Nice continue de couler, la crise n’est pas terminée

La crise n’est pas terminée à Nice, qui continue de s’enfoncer sportivement après une septième défaite consécutive, cette fois-ci face à Angers (0-1), dimanche, lors de la 15e journée de Ligue 1, dans une Allianz Riviera peu garnie et hostile.Après une semaine vécue sous tension à la suite des incidents survenus dimanche soir lorsque certains supporters niçois ont pris à partie les joueurs, de retour de Lorient après leur défaite (3-1), la fracture interne reste béante à l’OGC Nice.Durant la nuit, en ville, au centre d’entraînement, aux alentours du stade, sur le stade même, des centaines d’affiches singeant les publicités du cirque Pinder, avec un clown vêtu d’une veste rouge et noire pointant du doigt le passant, ont été collées.”Cirque OGC Nice: le plus célèbre cirque d’Europe enfin de retour!”, pouvait-on y lire, copiant à la perfection l’original, avec le lien vers un site internet fictif “lecirqueogcnice.com”.Le désamour entre le public et son équipe était ainsi clairement matérialisé. Dans une Allianz Riviera à moitié creuse, avec moins de 8.000 spectateurs (au lieu des 17.630 annoncés), les joueurs ont été sifflés à l’annonce, très rapide, de leurs noms lors de la présentation des équipes, ainsi que lors de leur entrée sur le terrain. Tous les Niçois évoluaient avec un maillot floqué du nom de Jérémie Boga ou de Terem Moffi, les deux joueurs en arrêt de travail et qui ont porté plainte contre X, après les incidents de dimanche soir. Et, en début de rencontre, chaque fois qu’un d’entre eux touchait un ballon, il était sifflé. Le début de match a donc été compliqué pour Melvin Bard et ses partenaires. Après une minute et trente second de jeu, l’avant-centre angevin Sidiki Cherif, a même faussé compagnie à Antoine Mendy et a failli reprendre victorieusement le centre de Yasin Belkhdim (2e).Sofiane Diop, qui aurait pu marquer s’il avait cadré sa reprise (3e) et qui a été le premier Aiglon applaudi (15e), n’a pas suffi à éviter les Olé pour l’équipe adverse (13e).- Louchet exclu et symbole -Nice a manqué de consistance pour renverser la tendance actuelle. A l’image de Juma Bah qui a souffert le martyr face à Cherif, Yehvann Diouf évitant à son équipe d’être menée sur la reprise de  Mohamed Sbai (29).Mais les hommes de Haise ont progressivement perdu le fil, dépassés dans tous les duels. Bah, encore lui, a relancé sur Belkhdim à l’entrée de sa surface. Et cette fois, l’action collective angevine au sortir d’un une-deux entre Arkus et Mouton, a permis à Belkhdim d’ouvrir logiquement la marque (0-1, 33e). A la pause, Bah a cédé sa place au jeune attaquant camerounais Bernard Nguene. Mais la fébrilité est restée azuréenne.Violent au lieu d’être combatif, Tom Louchet a été exclu pour une faute sur Jacques Ekomié (52e). Ali Abdi a ensuite donné une balle de but à ce même Ekomié, obligeant Diouf à une parade (56e).L’entrée en jeu du revenant Tanguy Ndombélé a sonné la révolte des Rouge et Noir. L’ex-international a trouvé Ikak Jansson, parfaitement placé, qui a buté sur Hervé Koffi (78e). Puis, il a frappé fort. Mais le gardien angevin est resté solide pour détourner (80e). Haise s’en est arraché les cheveux. Présents en tribune, Florian Maurice, directeur sportif aux traits tirés, Fabrice Bocquet, PDG du club, et Jean-Claude Blanc, PDG d’Ineos Sport, ont devant eux un chantier énorme pour “recoller les morceaux” (Bocquet), d’une équipe en perdition et d’un club en lambeaux.Youssouf Ndayishimiye et Moïse Bombito, encore blessés pour de longues semaines, le savent aussi. Ils ont réuni les leurs au milieu du terrain en fin de match et sous les huées du public. Comme pour tenter de retrouver une unité perdue…