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CAN-2025: le Maroc se qualifie sans trembler face à la Zambie

Sous pression devant son public, le Maroc n’a pas dérogé à son statut de favori de la CAN-2025 en surclassant la Zambie (3-0) pour finir premier de son groupe et filer en 8e de finale, lundi à Rabat.Après une victoire inaugurale face aux Comores (2-0) et un match nul décevant contre le Mali (1-1), les demi-finalistes du dernier Mondial étaient soumis à forte pression lors de l’ultime journée du groupe A. Pas indispensable pour valider la qualification, la victoire était impérative pour le sélectionneur Walid Regragui, cible récurrente des critiques des supporters du royaume chérifien, pays hôte de la compétition.Pour calmer les esprits, Regragui a décidé de lancer Achraf Hakimi, son capitaine blessé depuis le 4 novembre et préservé lors des deux premiers matches. Le latéral du Paris-SG est entré en jeu à la 64e minute et s’est montré rapidement en jambes avec un extérieur du pied détourné in extremis par le gardien zambien Willard Mwanza (81e).- Hakimi entrant et en jambes -Les Lions de l’Atlas avaient de toute façon déjà plié le match. D’abord après une tête plongeante d’Ayoub El-Kaabi (9e), avant que Brahim Diaz ne double la mise (27e). Buteur lors de chacun des trois matches de poule d’une CAN, le joueur du Real Madrid a égalé la performance de la légende marocaine Ahmed Faras, Ballon d’or africain en 1975 mort en juillet dernier.Dans l’antre du stade du Prince Moulay Abdallah, chants, loupiotes et ola géante ont salué la prestation virevoltante des Lions face à des Chipolopolos (littéralement “boulets de cuivre”) zambiens aux jambes bien lourdes.Le clou du spectacle a été un ciseau retourné d’El-Kaabi (51e), qui a mis les Marocains à l’abri et permis à l’attaquant de l’Olympiakos de devenir co-meilleur buteur de la compétition avec son coéquipier Diaz et l’Algérien Riyad Mahrez (trois buts).Walid Regragui s’est dit “satisfait” à l’issue de ce “match complet” au micro de BeIN Sports. “On a toujours dit qu’il fallait monter en puissance. Le plus important est de finir premier. C’est une nouvelle compétition qui commence.”Avec sept points en tête du groupe A, le Maroc termine loin devant le Mali (3 pts), qui a été tenu en échec 0-0 par les Comores, lundi à Casablanca. Un troisième match nul consécutif pour les Aigles (après leurs 1-1 contre la Zambie et le Maroc), suffisant toutefois pour se hisser en huitièmes de finale.Pour cette nouvelle phase à élimination directe, le Maroc jouera dimanche contre le meilleur troisième du groupe C, D ou E. Le Mali affrontera samedi le deuxième du groupe C, qui comprend notamment la Tunisie et le Nigeria.

CAN-2025: laborieuse, l’Afrique du Sud rejoint l’Egypte en huitièmes

L’Afrique du Sud, entrainée par le Belge Hugo Broos, a laborieusement dominé le Zimbabwe 3 à 2 lundi à Marrakech dans une partie ponctuée de plusieurs bourdes, mais se qualifie pour les huitièmes de finale de la CAN-2025.Dans l’autre rencontre du groupe B disputée au même moment à Agadir, l’Égypte, déjà qualifiée et assurée de terminer première de la poule, a fait reposer ses cadres en titularisant les joueurs remplaçants qui se sont contentés de gérer les assauts de l’Angola (0-0). A Marrakech, dans un stade presque vide mais sous les yeux du rappeur Youssoupha, les Bafana Bafana sud-africains, troisièmes de la dernière Coupe d’Afrique, étaient, avant la rencontre en ballotage favorable pour rallier les phases finales de l’édition  marocaine, mais souhaitaient assurer la deuxième place du groupe avec une victoire sur le Zimbabwe.  Les partenaires de Lyle Foster ont d’ailleurs entamé la partie tambour battant la partie, lorsque sur une attaque décalée côté gauche, Tshepang Moremi a repiqué dans l’axe, enroulé sa frappe que le défenseur zimbabwéen Gerald Takwara a contré, lobant ainsi son propre gardien (1-0, 6e).Loin d’abdiquer, le Zimbabwe virtuellement éliminé, a entretenu l’espoir dix minutes plus tard grâce à un exploit personnel de Tawanda Maswanhise.A l’entrée de la surface, l’attaquant de Motherwell, 4e du championnat écossais, s’est joué d’un premier défenseur, puis d’un second avant de croiser sa frappe du droit (1-1, 19e). – festival de bourdes à Marrakech -Une nouvelle erreur de la défense zimbabwéenne -une tête mal ajustée de Divine Lunga à son gardien- a permis à l’attaquant de Burnley, Lyle Foster, un temps passé par Monaco et rare joueur sud-africain à jouer hors de son pays, de redonner de la tête l’avantage aux siens (2-1, 50e).Le Zimbabwe s’est encore permis d’y croire après une énième bévue lorsque Ronwen Williams, le gardien des Bafana Bafana a remporté son duel face à Maswanhise mais telle une partie de billard, le ballon a heurté la tête de Aubrey Modiba pour finir dans le but sud-africain (2-2, 74e).L’Afrique du Sud a finalement obtenu le dernier mot de ce match laborieux, avec un nouveau cadeau zimbabwéen et l’aide de la VAR qui a sanctionné une main dans la surface de Marvelous Nakamba d’un pénalty transformé par Oswin Appolis (3-2, 82e). Une nouvelle fois poussive, elle rejoint néanmoins l’Égypte en huitièmes de finale, où elle affrontera le deuxième du groupe F, celui du Cameroun et de la Côte d’Ivoire. Pas une sinécure.L’Égypte, elle, attend patiemment son adversaire à Rabat: un des quatre meilleurs troisièmes de groupe, pas encore déterminés.Ce ne sera pas l’Angola, troisième de ce groupe B, qui avec deux points, aura du mal à en être. Le Zimbabwe, 4e, est d’ores et déjà éliminé. 

Foot: l’entraîneur Filipe Luis prolonge avec Flamengo jusqu’en 2027

Le club brésilien de Flamengo a annoncé lundi avoir prolongé le contrat de son entraîneur Filipe Luís “jusqu’en décembre 2027”, après une saison au cours de laquelle les Rouge et Noir ont réalisé le doublé championnat du Brésil et Copa Libertadores.À quelques jours de l’expiration du contrat liant l’entraîneur de 40 ans au club carioca, les deux parties sont “parvenues à un accord pour la prolongation du contrat de l’entraîneur Filipe Luis jusqu’en décembre 2027”, selon le communiqué du club.Longtemps dans les tuyaux, la prolongation du contrat de l’entraîneur brésilien, ancien joueur de l’Atlético Madrid et de Chelsea, a mis du temps à se concrétiser à la suite d’un désaccord salarial avec la direction du “Fla”. Mais au final, les protagonistes ont réussi à “construire un accord équilibré et durable, qui réponde aux aspirations de l’entraîneur, mais aussi à la politique de gouvernance” du club, précise le communiqué, sans toutefois donner d’indication sur le nouveau salaire du coach.Depuis son arrivée sur le banc de Flamengo, en septembre 2024, Filipe Luis s’est imposé comme un technicien à succès, conduisant son équipe à la finale de la Coupe intercontinentale où elle s’est inclinée en décembre face au Paris SG de Luis Enrique (1-1, a.p., 2 t.a.b. à 1).L’entraîneur espagnol des champions d’Europe a d’ailleurs rendu un vibrant hommage à son alter ego sud-américain, estimant que Filipe Luis “a clairement le niveau pour entraîner en Europe, dans n’importe quelle équipe du monde même”.Le jeune entraîneur brésilien compte également à son palmarès la Coupe du Brésil, quelques mois après avoir pris les rênes de Flamengo et, en 2025, il a soulevé quatre titres : la Supercoupe du Brésil, le championnat de l’Etat de Rio de Janeiro, le championnat brésilien et la Libertadores.

Foot: Claude Puel, amour du jeu et discipline de fer

Joueur de devoir qui a fait toute sa carrière à Monaco, Claude Puel, nommé lundi à 64 ans à la tête de l’OGC Nice, s’est mué en un entraîneur exigeant qui, pendant 20 ans, a répliqué sa méthode dans une demi-douzaine de clubs jusqu’en Angleterre, avec plus ou moins de succès.C’est certainement cette expérience qui lui vaut aujourd’hui d’être rappelé à la surprise générale au chevet d’un OGC Nice désemparé — 13e de L1 après 6 défaites consécutives en championnat –, quatre ans après sa dernière apparition sur un banc de touche professionnel.Inattendu, ce retour lui permet de renouer le fil d’une vie dédiée au ballon rond depuis près d’un demi-siècle.C’est en 1977 que le natif de Castres entre au centre de formation de Monaco, deux ans avant ses débuts en équipe première.Lui qui s’avoue limité techniquement compense par un abattage monstrueux et un refus maladif de la défaite.Régulièrement, on doute de sa capacité à s’imposer dans un effectif où brillent de nombreuses stars, mais il devient un rouage essentiel dans un club où il jouera plus de 600 matches. Seul Jean-Luc Ettori (755) a disputé plus de rencontres sous le maillot rouge et blanc.À la clé pour ce milieu défensif, deux titres de champion de France (1982, 1988), deux Coupes de France (1985, 1991), une finale de Coupe des coupes (1992, mais blessé, il ne joue pas la finale) et une demi-finale de Ligue des champions (1994).Son seul regret, n’avoir jamais été appelé en équipe de France, lui qui fut international Espoirs.- Trop rigide -L’infatigable milieu récupérateur met un terme à sa carrière en 1996, après 18 ans passés dans un seul club, une rareté. Il intègre l’encadrement monégasque et remplace Jean Tigana à la tête de l’équipe première, en janvier 1999.Dès la saison suivante il décroche, avec un effectif de rêve (Barthez, Sagnol, Simone, Trezeguet…), le titre de champion de France, assorti de la couronne de meilleur entraîneur de Ligue 1.En 2002 il rejoint Lille, qu’il fait passer d’une équipe de bas de classement à une place de vice-champion de France (2006, avec encore un titre de meilleur entraîneur de L1) et un huitième de finale de Ligue des champions, éliminé par le Manchester United de Cristiano Ronaldo.Bourreau de travail, toujours nanti d’une condition physique de jeune homme, Claude Puel ne rechigne pas à participer aux footings et petits jeux lors des entraînements, quand la plupart de ses confrères expliquent les consignes bras croisés en bord de terrain.”Il est proche des joueurs, c’est sûr que dans sa tête il a encore envie de jouer”, sourit à cette époque le milieu lillois Jean II Makoun. “Il ne fait pas seulement les exercices avec nous, il les fait bien, parfois mieux même que certains joueurs qui sont dans un mauvais jour.”Courtisé après six années au Losc, il s’engage à l’été 2008 avec Lyon, qui sort de sept titres consécutifs. Las, sous sa coupe, les Gones ne gagnent plus rien et une demi-finale de Ligue des champions (2010) n’empêche pas son éviction en juin 2011.L’année suivante il s’engage à Nice. Il y passe quatre saisons, où l’équipe alterne le bon (deux fois 4e) et le moins bon, Puel étant notamment accusé de népotisme après avoir lancé ses deux fils Grégoire et Paulin en équipe première.En 2016 il traverse la Manche pour une saison prometteuse à Southampton (8e), mais il est néanmoins débarqué au bout d’un an, les dirigeants lui reprochant une gestion trop rigide.”Mais j’ai évolué, dira-t-il pourtant. Quand j’étais joueur, j’étais intolérant vis-à-vis de mes partenaires: je ne comprenais pas qu’une défaite ne les rende pas malades. Aujourd’hui, j’ai mûri et j’ai compris que tout le monde n’est pas comme moi.”Suivent une saison et demie à Leicester, puis un retour en France à Saint-Étienne pour deux années sans relief (2019-21), deux clubs où il sera remercié en cours de saison.