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Ligue 1: maladroit, Lens perd encore des points à Strasbourg

Plombé par une erreur défensive grossière et une maladresse terrible en attaque, Lens a de nouveau perdu des points à Strasbourg (1-1), manquant l’occasion de reprendre la tête de la Ligue 1, vendredi en ouverture de la 24e journée.Dominateurs une bonne partie de la rencontre, les Sang et Or ont joué la partition qu’il fallait pour rebondir après leur désillusion de samedi dernier contre Monaco (3-2).Mais deux couacs ont terni cette mélodie: une passe en retrait complètement manquée par Ismaëlo Ganiou, d’ordinaire si solide, qui a permis à Joaquin Panichelli d’ouvrir le score en lobant idéalement Robin Risser (18e), et un manque de précision de l’autre côté.Obligés de partager les points, les joueurs de l’Artois en perdent deux de plus, après les trois qui leurs semblaient promis lorsqu’ils menaient 2 à 0 au stade Bollaert contre Monaco, avant de se faire remonter.Certes, Lens (deuxième, 53 points) n’a plus qu’un point de retard derrière le Paris Saint-Germain, mais pourrait en compter quatre en cas de succès du champion d’Europe au Havre samedi soir (21h05).Derrière, Strasbourg n’est pas parvenu à enchaîner après sa magnifique prestation sur cette même pelouse du stade de la Meinau face à Lyon (3-1) dimanche dernier, et reste septième (35 pts).Les joueurs de Gary O’Neil n’ont pas su tirer profit de ce cadeau initial offert par Ganiou, qui a permis à Joaquin Panichelli de rejoindre Mason Greenwood en tête du classement des buteurs avec sa quatorzième réalisation.La perspective de revivre une rencontre frustrante est sans doute née dans l’esprit des Lensois. Mais ce n’était pas l’histoire de ce match, ni de la saison des joueurs de Pierre Sage, qui ont systématiquement su rebondir après un revers.- Édouard gauche, Thauvin insuffisant -Ils ont alors franchement dominé les débats, frappant à 11 reprises en première période, et même 25 au total. Mais dans le premier acte, ils n’ont pas réussi à cadrer la moindre frappe, contrairement à Strasbourg (trois en six occasions).Les Artésiens auraient pu bénéficier d’un penalty, quand Saud Abdulhamid a été fauché par Guéla Doué (33e), mais l’arbitre n’a pas bronché et l’action n’a pas été rejugée par la VAR.Dans ce festival d’occasions manquées, Odsonne Édouard aurait sans doute pu recevoir le César du plus maladroit (38e, 41e, 43e, 44e), tandis que Florian Thauvin n’aurait même pas pu être nominé pour un prix.L’international français a connu une première période très compliquée, manquant de précision, de gnaque pour gagner des duels, pénalisant même son équipe par son manque d’engagement en défense. L’ailier a perdu vingt ballons en une seule période…Mais il a eu davantage d’influence dans le jeu lors du second acte, franchement dominé par les Lensois, enfin récompensés lorsque Mamadou Sangaré a égalisé d’un jolie reprise de volée à l’entrée de la surface alsacienne (62e). Il s’agissait alors de la 21e frappe lensoise.De retour de blessure, le milieu de terrain malien a été omniprésent dans l’entrejeu, que ce soit dans la récupération ou l’orientation du jeu.Les Alsaciens se sont bien rebiffés après ce but encaissé, croyant même obtenir un penalty quand Joaquin Panichelli s’est écroulé dans la surface lensoise, avant que la VAR ne déjuge Clément Turpin (66e).Mais Robin Risser, de retour au stade de la Meinau face à son club formateur, n’a jamais été inquiété, malgré deux tentatives d’Adboul Ouattara (71e, 82e), qui avait remplacé Ben Chilwell au coup d’envoi.Risser a très bien rebondi après sa bévue face à l’ASM, tout comme ses coéquipiers. Mais cela n’a pas suffi et la locomotive lensoise ralentit.

Ligue des champions: Paris retrouve les Blues, énorme choc Real-City

Le PSG, tenant du titre, a hérité vendredi des Blues de Chelsea en huitièmes de finale de la Ligue des champions, un affrontement en forme de revanche après la défaite des Parisiens en finale du Mondial des clubs en 2025, alors qu’un énorme choc opposera le Real Madrid à Manchester City.Le champion d’Europe avait deux options avant le tirage au sort effectué à Nyon (Suisse) au siège de l’UEFA, avec d’un côté le FC Barcelone et de l’autre Chelsea. Il croisera finalement les Londoniens avec en souvenir l’amer revers concédé l’été dernier au MetLife Stadium dans le New Jersey (3-0). Nul doute que les Parisiens auront à coeur d’effacer cette contre-performance qui les avait empêchés de glaner la première édition de la Coupe du monde des clubs nouvelle formule aux Etats-Unis, le seul trophée qui leur avait échappé au cours de leur razzia la saison dernière. Difficile de dire si Paris a gagné au change en étant opposé aux Blues et en évitant le Barça du prodige espagnol Lamine Yamal (18 ans). Chelsea ne dispose certes pas de la même puissance offensive que les Catalans mais il peut compter sur ses deux attaquants, le Brésilien Estevao et Cole Palmer, auteur d’un doublé face au PSG en finale du Mondial des clubs, pour inquiéter les hommes de Luis Enrique. Actuellement cinquièmes de la Premier League, les Blues ont connu un début d’exercice délicat qui a provoqué le limogeage de l’entraîneur Enzo Maresca et son remplacement par Liam Rosenior, venu de Strasbourg. Après une petite embellie, ils marquent de nouveau le pas mais la tâche sera tout de même compliquée pour Paris qui est loin d’être souverain et affiche un net déficit physique après son exercice à rallonge en 2024/2025 comme l’a montré sa qualification poussive en barrages contre Monaco (3-2, 2-2). Le PSG devra en outre disputer le match retour à Londres, le 17 mars à Stamford Bridge (aller 11 mars au Parc des Princes.Le champion d’Europe va également croiser les doigts pour récupérer très vite son Ballon d’Or Ousmane Dembélé, qui avait déclaré forfait mercredi face à Monaco en raison d’une blessure à un mollet.- Mbappé contre Haaland -“Ce sera fascinant de jouer contre une des meilleures équipes anglaises, que nous connaissons bien, aucun sentiment de revanche, ce sont des compétitions différentes. On est habitués, les champions c’est nous dans cette compétition, les problèmes sont pour les autres équipes qui jouent contre nous. Arrive le moment-clé de la saison”, a réagi Luis Enrique.Liam Rosenior s’est de son côté dit “enthousiaste” à l’idée de défier les Parisiens, ajoutant qu’il s’agissait de “matchs pour lesquels on se passionne pour le football” tout en louant le “travail incroyable” de son homologue espagnol.   En cas de qualification, le PSG ne sera pas au bout de ses peines puisqu’il pourrait retrouver en quart de finale (aller 7 ou 8 avril, retour 14 ou 15 avril) Liverpool, qui partira largement favori contre Galatasaray, tombeur de la Juventus Turin en barrages. Le chemin pour espérer arriver de nouveau en finale (le 30 mai à Budapest) risque donc d’être semé d’embûches. Le tirage a aussi réservé une confrontation prestigieuse entre le Real Madrid, détenteur du record de victoires en Ligue des champions (15), et le Manchester City de Pep Guardiola avec en filigrane un duel entre les deux meilleurs attaquants de la planète, Kylian Mbappé et Erling Haaland. Les deux joueurs vont ainsi pouvoir prendre date avant le France-Norvège prévu au premier tour du Mondial-2026. Reste à savoir dans quel état de forme sera le capitaine de l’équipe de France, indisponible actuellement pour une blessure au genou. Ce sera le cinquième face-à-face en cinq ans entre les deux équipes qui se sont également mesurées en phase de ligue cette saison, les Citizens l’ayant emporté 2-1 au stade Santiago-Bernabeu.     Les autres cadors s’en sortent plutôt bien, le Bayern Munich ayant rendez-vous avec l’Atalanta Bergame, l’ultime représentant italien, le FC Barcelone avec Newcastle et Arsenal avec le Bayer Leverkusen.

Ligue Europa: à Belgrade, Lille éteint l’Étoile rouge et file en 8e

Combatif et valeureux, Lille a inversé le cours de sa double confrontation contre l’Étoile rouge de Belgrade en prolongation (2-0) pour se qualifier en huitième de finale de la Ligue Europa, jeudi soir dans la capitale serbe.À l’échelle du Losc en 2026, c’est un petit exploit: enfoncé dans la crise depuis le début d’année, le club nordiste a peut-être trouvé la sortie du tunnel en obtenant le succès par deux buts d’écart qu’il lui fallait après sa contre-performance (1-0) au stade Pierre-Mauroy la semaine dernière.La deuxième victoire de suite après celle acquise à Angers (1-0) dimanche, qui aura certainement redonné un peu de confiance à ce groupe qui en manquait cruellement, la faute aux sept revers en onze matchs disputés cette année, avant le match à Belgrade.Nul ne sait si ce succès en Serbie marquera le renouveau des Dogues, mais il a valeur de référence dans la solidité, les ressources mentales et la qualité technique en attaque dont ils ont fait preuve.En huitième de finale, un défi d’une autre envergure les attendra contre Lyon ou Aston Villa. Le tirage au sort aura lieu vendredi.Pour les guider là où ils avaient échoué en novembre, quand ils étaient tombés au stade Rajko-Mitic (1-0) lors de la phase de groupe, il fallait des tauliers: Benjamin André (35 ans) et Olivier Giroud (39 ans) ont répondu présent.Le capitaine nordiste a centré vers le meilleur buteur de l’histoire des Bleus (57 buts en 137 sélections), qui a dominé son vis-à-vis Rodrigao de la tête (5e) pour remettre les compteurs à zéro, d’entrée.- André et Giroud, précieux vétérans -Tout au long du match, ces deux modèles de longévité ont donné le ton, omniprésents dans les duels, la pression, les courses dans le vide pour donner de l’espace à leurs coéquipiers.Ce but inscrit très tôt dans le match a bien lancé toute l’équipe lilloise, qui a dominé la première période, obtenant une autre occasion par Olivier Giroud (40e), puis deux par le supersonique mais toujours maladroit Matias Fernandez-Pardo (42e, 44e).Derrière, le gardien Berke Özer a failli faire tomber ce beau château de cartes bâti par ses coéquipiers en manquant une relance (33e) après avoir déjà pris des risques quelques minutes plus tôt.La plus grande occasion des joueurs de Dejan Stankovic, qui ont ensuite poussé en deuxième période, profitant d’une baisse de régime lilloise, mais n’ont jamais été suffisamment adroit pour valider une qualification qui leur tendait les bras à l’origine.Durant la première prolongation, Lille a su écrire à l’encre indélébile son succès grâce à Nathan Ngoy (99e), bien servi par Félix Correia après un débordement de Matias Fernandez-Pardo.À peine entré au poste inhabituel de latéral droit, Ngoy a symbolisé les bons choix de Bruno Genesio, qui avait décidé, au coup d’envoi, de replacer Ayyoub Bouaddi au milieu de terrain, où il a rayonné aux côtés de Benjamin André.Ses joueurs ont ensuite tenu, aidés par la maladresse de leurs adversaires, en particulier Marko Arnautovic, qui a eu les deux ballons les plus chauds (107e, 117e) sans pouvoir les concrétiser en buts.Le signe, peut-être, que Lille a retrouvé sa bonne étoile.