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Foot: “la base du groupe” des Bleues pour le Mondial-2027 est “établie” (Bonadei à l’AFP)
Le sélectionneur de l’équipe de France, Laurent Bonadei, a assuré à l’AFP que la “base du groupe” était “établie” pour le Mondial-2027 et que les Bleues devaient “assumer le statut” de favorites pour les qualifications.Q: Quel bilan faites-vous de 2025 ?R: “C’est positif sur le plan comptable: 48 buts depuis le début de mon mandat et neuf nouvelles joueuses lancées. On a affiché un très bon état d’esprit. J’avais à coeur de faire que cette équipe montre une belle image. Il y a aussi eu des déceptions (élimination en quarts de finale de l’Euro et en demi-finales de la Ligue des nations, ndlr). Le dernier stage nous donne beaucoup d’espoir et nous a donné du baume au cœur. On apprend aussi de nos échecs.”Q: Avez-vous été pleinement satisfait du niveau de vos joueuses cadres lors des grands rendez de 2025 ?R: “Globalement, oui. J’ai trouvé que les joueuses ont assumé leurs responsabilités et ont répondu présentes. On voudrait toujours plus de nos joueuses, de nos cadres, qu’elles soient de plus en plus performantes. J’ai aimé comment les cadres ont accueilli les jeunes, comment elles ont su les mettre en confiance. Elles savaient très bien aussi l’enjeu pour elles (Geyoro, Mbock, Karchaoui, Toletti, ndlr), notamment à la suite de mes choix forts (non sélection de Renard, Le Sommer et Dali, ndlr). L’enjeu était de créer un état d’esprit et que les joueuses vivent bien ensemble, qu’elles aient un peu plus de tolérance entre elles.”Q: Comment appréhendez-vous cette année sans grande compétition ?R: “Quand on est sélectionneur, on voudrait qu’il y ait des grosses compétitions toutes les années. Mais c’est une bonne chose pour les joueuses d’avoir une longue période de trêve cet été. Mais pour nous ce n’est pas une année de repos, parce qu’on démarre les qualifications pour la Coupe du monde. Nous avons des joueuses à superviser pour peaufiner le groupe et faire en sorte que cette équipe s’améliore.”Q: Justement, comment abordez-vous ces qualifications pour le Mondial-2027 ?R: “C’est un groupe homogène avec deux nations, l’Irlande et la Pologne, en constante progression. Les Pays-Bas restent une grande nation de football. Elles auront une revanche à prendre de l’Euro (victoire des Bleues 5-2, ndlr). C’est un groupe dans lequel on est les favorites, puisqu’on est les mieux classées. On doit assumer ce statut.”Q: Pour cette année 2026, allez-vous faire de nouveaux choix forts ? R: “Je ne fais pas des choix forts pour faire des choix forts. Je les fais uniquement en pensant à l’intérêt de l’équipe de France. Sur l’année écoulée, j’ai intégré beaucoup de jeunes joueuses. Il y a eu de belles satisfactions à l’Euro avec Alice Sombath et Thiniba Samoura. Et Oriane Jean-François a vraiment pris la mesure de son rôle au milieu de terrain.”Q: Vous attendez-vous à des retraites internationales? Pauline Peyraud-Magnin a 33 ans, comptez-vous toujours sur elle ?R: “Elle est à fond, elle est dans un projet à Denver, une nouvelle franchise aux Etats-Unis. C’était son rêve depuis très longtemps de pouvoir y jouer, donc elle est en pleine euphorie, elle est très contente. Tant qu’elle peut tout donner, tant qu’elle peut jouer en équipe de France, elle répondra présente.”Q: Quel regard portez-vous sur le choix de Delphine Cascarino et Grace Geyoro de signer à London City, qui ne joue pas la Ligue des champions ?R: “Chaque cas est différent: Delphine et Grace ont déjà une certaine expérience du haut niveau. London City a un projet ambitieux et a envie de jouer la Ligue des champions. Le principal, c’est que les joueuses soient épanouies. Oriane Jean-François a quitté Chelsea pour avoir plus de temps de jeu. C’est une bonne option car c’est important pour elle d’avoir du temps de jeu plutôt que de cirer un banc et d’avoir le moral dans les chaussettes. La Ligue des champions n’est pas un gage complet de réussite en équipe nationale. A l’inverse, aujourd’hui, elle sert à Kessya Bussy (Wolfsburg), à Maëlle Lakrar (Real Madrid).”Q: Allez-vous garder la même ossature pour le prochain Mondial que pour l’Euro l’été dernier ?R: “C’est important de garder une certaine continuité, même si on peut voir que ce groupe est élargi avec plusieurs U23. Au gré de leur progression, des performances qu’elles font en club, de leur forme… on va faire un choix. La base du groupe est établie et en fonction des aléas, il y a des rotations qui peuvent s’effectuer.”Propos recueillis par Alice LEFEBVRE
Ligue Europa: proche de la sortie, Lille au défi de l’Étoile rouge
Au bord de l’élimination après sa défaite au barrage aller (1-0), Lille doit s’imposer à Belgrade contre l’Étoile rouge jeudi (18h45) pour voir les huitièmes de finale de la Ligue Europa et enfin sortir de la crise.À l’aube d’un des plus grands défis de sa saison, le Losc a une lueur d’espoir qu’il espère voir grandir au point de briller plus encore que l’Étoile rouge. Dimanche, au stade Raymond-Kopa à huis clos, les Dogues ont enfin obtenu leur premier succès de l’année (1-0) en Ligue 1, contre Angers.Dans un match dominé franchement, les joueurs de Bruno Genesio ont eu besoin d’un penalty d’Olivier Giroud, comme lors de leur autre victoire en 2026 (face à Fribourg) pour l’emporter.”Il était temps!”, a soufflé le Lyonnais dans la foulée, satisfait de la “réaction” de ses joueurs après la prestation jugée indigne face à Belgrade lors du barrage aller (1-0). “Il en faudra d’autres, mais c’est un premier petit pas très important”, a-t-il ajouté.Peu de temps après, Giroud faisait part de son “soulagement” et se projetait déjà vers le rendez-vous européen: “Le plus important, c’était de prendre ces trois points qui sont, je l’espère, le début d’une belle série. (…) Il faut qu’on garde dans nos têtes et dans nos cœurs ce sentiment pour emmener tout le monde.”- Lille à un carrefour de sa saison -Ce barrage retour en position défavorable a tout d’un tournant dans la saison lilloise: un exploit pourrait permettre aux Nordistes de relever la tête durablement, quand une élimination contre une équipe à l’origine à sa portée, pourrait les faire replonger.Le club serbe, déjà victorieux (1-0) dans son stade Rajko-Mitic en novembre durant la phase de groupes de la Ligue Europa, a de quoi recevoir son adversaire avec confiance.Mais le succès lillois à Angers a “fait du bien à la tête”, selon Olivier Giroud, conscient que les sept défaites en onze matches disputés en 2026 ont fait naître des doutes dans le vestiaire nordiste.En témoignent les multiples occasions de but manquées par le Losc dans cette victoire. “J’ai vu une réaction qui m’a beaucoup plu, a voulu retenir Bruno Genesio. Tout n’est pas parfait, mais étape par étape.”L’entraîneur de 59 ans sait que le doute qui anime un sportif de haut niveau peut vite être chassé par la confiance inhérente à son succès. Mais il scrutera d’abord le niveau d’intensité mis par ses joueurs, qui ont une revanche à prendre sur eux-même dans la capitale serbe, une semaine après leur non-match disputé au stade Pierre-Mauroy.”On a envie de montrer que le match aller n’était pas de notre niveau”, a affirmé en conférence de presse d’avant-match mercredi Genesio, qui a estimé que son équipe avait été dominée “techniquement”, “tactiquement” et “athlétiquement”: “C’est aussi un état d’esprit. On n’est pas entré dans le match avec une agressivité nettement au-dessus de celle des matches de championnat. C’est la base du football de haut niveau, gagner des duels, ressortir avec le ballon.”Présent à ses côtés lors de cet exercice médiatique, Olivier Giroud a souligné qu’il faudrait “se lâcher mais jouer avec (sa) tête”, et “croire en (ses) chances, surtout”.
Ligue des champions: proche de l’exploit, la Juventus douchée en prolongations
Battue 5 à 2 au match aller à Galatasaray, la Juventus Turin n’est pas passée loin de l’exploit au retour: mais deux buts des Turcs en prolongations ont éliminé les Turinois dès les barrages de la Ligue des champions.Vainqueurs 3 à 0 à l’issue du temps réglementaire, les Bianconeri ont arraché une prolongation inespérée, alors qu’ils évoluaient à dix depuis l’exclusion de Lloyd Kelly à la 47e minute. Mais Victor Osimhen (105+1e) et Baris Yilmaz (119e) ont finalement douché les espoirs de qualification de la Juve et envoyé le club turc en huitième de finale, malgré une victoire 3-2 après prolongations des Italiens.Comme la saison dernière face au PSV Eindhoven, le finaliste de l’édition 2017 est éliminé dès les barrages d’accession aux huitièmes.Pourtant les joueurs de Luciano Spalletti n’ont pas manqué d’envie. Mais comme au match aller, la Juventus a sérieusement compliqué ses chances en évoluant de longues minutes en infériorité numérique.Après l’exclusion du défenseur colombien Juan Cabal à Istanbul, qui avait fait sombrer les Italiens dans le dernier quart d’heure, c’est l’Anglais Kelly qui a quitté ses partenaires mercredi soir, exclu directement pour une semelle sur la cheville de Yilmaz.Mais à l’inverse de la semaine dernière, la Juventus n’a pas perdu le fil, portée par une envie débordante de créer l’exploit. – La Juventus craque -A 11 contre 11 déjà, la Juventus s’est créé les occasions les plus franches. Le portier turc Ugurcan Çakir a un temps repoussé l’échéance, s’interposant brillamment sur une frappe des 35 mètres de Manuel Locatelli (21e) et une tentative de Kenan Yildiz (30e).Mais quelques minutes plus tard, Lucas Torreira a commis une faute sur Khephren Thuram dans sa surface de réparation et le gardien de Galatasaray n’a rien pu faire sur le penalty transformé par Locatelli (1-0, 37e).En infériorité numérique, la Juventus n’a pas relâché l’étreinte. Après des tentatives infructueuses de ses ailiers Yildiz (55e) et Francisco Conceiçao (66e), c’est son défenseur Federico Gatti qui l’a ramené à un but de la prolongation, reprenant devant le but vide un centre de Pierre Kalulu (2-0, 70e).En face, les Stambouliotes auraient pu se donner un peu d’air, mais Victor Osimhen a vu sa frappe enroulée du droit passer juste au dessus de la barre de Mattia Perin (73e).Portés par les entrées de Jeremie Boga et Edon Zhegrova, les Turinois ont continué de pousser, inlassablement. Après un centre de Boga repoussé par le poteau de Çakir (79e), le latéral gauche Weston Mckennie a fait chavirer le stade en reprenant de la tête une déviation de Teun Koopmeiners (3-0, 82e).Longtemps trop passif dans cette rencontre, Galatasaray a retrouvé de l’allant en prolongations et a logiquement fait craquer la Juventus. Osimhen a profité d’une intervention manquée de Gatti pour ajuster Perin avant que Yilmaz n’entérine définitivement la qualification des siens en huitièmes de finale de Ligue des champions: une première depuis 2014.
Ligue des champions: le Paris SG et le Real en 8es sans briller, la Juve frôle le miracle
Tenant du titre, le Paris SG s’est qualifié sans briller pour les 8es de finale de la Ligue des champions avec un nul contre Monaco mercredi soir en barrage retour (2-2), tout comme le Real vainqueur de Benfica 2-1, tandis que la Juventus a frôlé le miracle contre Galatasaray (3-2).Avec son latéral droit Achraf Hakimi, bien titulaire au lendemain de l’annonce de son renvoi en procès pour viol, le PSG s’est fait peur face à Monaco, comme au match aller où les Parisiens avaient été menés 2-0 avant de s’imposer 3-2.Bousculés et menés 1-0 après un but de Maghnès Akliouche (45e), les Parisiens ont profité de quelques minutes cauchemardesques pour les hommes de Sébastien Pocognoli: un rouge pour Mamadou Coulibaly (59e), suivi d’un but du capitaine parisien Marquinhos (60e).Le Géorgien Khvicha Kvaratskhelia a ensuite donné un peu d’air à Paris, malgré une dernière frayeur avec la réduction tardive du score de Teze (90e+1): les joueurs de Luis Enrique ont décroché leur billet pour les 8es, face à Chelsea ou Barcelone.Le Real Madrid a lui aussi pris le chemin des 8es en dominant difficilement Benfica (2-1), dans un contexte brûlant une semaine après que Vinicius Jr eut dénoncé des insultes racistes de la part de l’Argentin Gianluca Prestianni au match aller (1-0 pour le Real).Le match s’est disputé sans Prestianni, suspendu provisoirement par l’UEFA, ni Kylian Mbappé: la star française, qui avait soutenu publiquement Vinicius, a dû déclarer forfait, touchée au genou gauche.Surpris par un but de Rafael Silva (14e), les Madrilènes ont égalisé grâce à Aurélien Tchouaméni (16e, 1-1). Déjà auteur du seul but à l’aller, Vinicius, d’une superbe frappe, s’est lui-même chargé de sceller la victoire (79e) pour sécuriser le 8e, face à Manchester City ou le Sporting Portugal.Balayée 5-2 lors du match aller, la Juventus Turin a elle frôlé l’exploit contre Galatasaray, finalement éliminée après deux buts encaissés lors des prolongations (3-2).Réduits à 10 après l’expulsion de Lloyd Kelly (50e), les Turinois ont enflammé la rencontre, Gatti (70e, 2-0) et McKennie (82e, 3-0) marquant les buts de l’espoir après le penalty de Locatelli (37e).Mais les Turcs ont finalement réagi en prolongations, Victor Osimhen (105e+1) puis Baris Yilmaz (119e) trompant le portier turinois Mattia Perin.Comme l’an passé, la Juve s’arrête en barrages, alors que Galatasaray, qui retrouve les 8es de finale pour la première fois depuis 2014, affrontera Tottenham ou Liverpool.Mal embarquée après sa défaite 2-0 à Dortmund la semaine dernière, l’Atalanta Bergame a elle renversé les pronostics, faisant plier 4-1 le Borussia grâce à un penalty en toute fin de match, alors que Karim Adeyemi (75e, 3-1) avait obtenu les prolongations pour le Borussia. Seuls représentants de l’Italie en 8e, les joueurs de Raffaele Palladino se heurteront à une montagne: Arsenal ou le Bayern.
Ligue des champions: sans Mbappé, Vinicius répond à Benfica et qualifie le Real Madrid pour les huitièmes
Sans Kylian Mbappé, forfait, le Real Madrid et Vinicius Junior se sont qualifiés pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions mercredi sur Benfica, privé de Gianluca Prestianni, suspendu provisoirement après avoir été accusé d’insultes racistes contre la star brésilienne.Cela ne pouvait être que lui. Sifflé tout au long de la rencontre par les supporters portugais après avoir dénoncé des insultes racistes de la part du joueur argentin, l’ailier brésilien a envoyé son équipe en huitièmes d’une finition assurée, du plat du pied droit (80e, 2-1).Déjà auteur du but vainqueur à Lisbonne (1-0), “Vini” a exaucé les voeux de ses coéquipiers après cet incident: il a continué de danser, au poteau de corner, en réponse notamment aux justifications osées de José Mourinho, l’entraîneur de Benfica, pour défendre son joueur. “Rien ne peut justifier un acte raciste”, encore moins une célébration, avaient ainsi martelé l’entraîneur madrilène Alvaro Arbeloa et le gardien belge Thibaut Courtois, relayés par le public du stade Santiago Bernabéu, où ont été déployées les slogans de l’UEFA “Non au racisme” et “Respect”.Au-delà du symbole, ce but a surtout permis au Real, club le plus titré de l’histoire de la compétition avec 15 trophées, d’éviter une élimination précoce sur sa pelouse, où le géant espagnol a bien frôlé la correction.- Tchouaméni décisif -Sans Gianluca Prestianni, suspendu provisoirement par l’UEFA, et sans José Mourinho, expulsé à l’aller et contraint de regarder le match depuis une cabine, les Lisboètes, poussés par plus de 4.000 supporters ayant fait le déplacement, ont fait trembler les Merengues d’entrée.Récompensé de leur entame conquérante, rappelant leur grosse performance en phase de Ligue (4-2) ayant poussé le Real en barrages – et éliminé l’OM – ils ont pensé avoir fait le plus dur en plongeant la forteresse madrilène dans le silence dès la 14e minute sur un centre que tentait de dégager le malheureux Raul Asencio, poussé au fond par Rafa Silva (1-0).Tout était alors à refaire, déjà, pour les hommes d’Alvaro Arbeloa, qui ont heureusement pu profiter d’un ballon rendu bêtement par le capitaine argentin Nicolas Otamendi pour revenir à hauteur, grâce à une superbe frappe en première intention du milieu français Aurélien Tchouaméni (16e, 1-1).Auteur de son premier but de la saison en C1, l’ancien monégasque a, sur sa célébration, appelé au calme. Mais son équipe, trop facilement transpercée, a continué de subir sur chaque attaque adverse, à l’image du latéral anglais Trent Alexander-Arnold, systématiquement pris dans son dos.Le jeune turc Arda Guler, opportuniste, a pourtant bien cru libérer les siens mais son but a été logiquement refusé après intervention de l’arbitrage vidéo pour un léger hors-jeu de Gonzalo Garcia (32e).Les Merengues ont d’abord pu remercier – une énième fois – la main ferme de leur immense gardien pour empêcher le Colombien Richard Rios de donner l’avantage à Benfica (37e) juste avant la mi-temps. Courtois a ensuite été sauvé par la barre transversale trouvée par Silva (60e).Le buteur grec Vangelis Pavlidis, trouvé à l’entrée de la surface, a eu une autre opportunité d’envoyer le match en prolongation, mais son tir rasant a frôlé le poteau gauche de Courtois (69e).La partie a alors été interrompu plusieurs minutes pour permettre au staff médical d’intervenir auprès de Raul Asencio, évacué sur une civière, minerve autour du cou, après un choc aérien avec Eduardo Camavinga (77e).Alors qu’ils tentaient de pousser pour prendre l’avantage, les hommes de José Mourinho se sont fait punir en contre par Vinicius Junior, parfaitement lancé par son capitaine Federico Valverde pour sceller la qualification madrilène (80e, 2-1). Et répondre comme il le fallait: sur le terrain.




