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Trophée des Champions: Dembélé, sa saison est lancée

Le Ballon d’or 2025 Ousmane Dembélé, gêné par des blessures depuis plusieurs mois, a lancé sa saison et semble prêt à porter de nouveau jeudi (19h00) l’attaque du PSG pour le Trophée des champions face à l’OM, après “avoir récupéré son niveau”.”Je pense que c’est le meilleur match (ndlr: de la saison) d’Ousmane, il a récupéré son niveau”, a affirmé dimanche soir Luis Enrique, après le succès contre le Paris FC (2-1), ajoutant que “c’est important de gérer le temps de jeu” du N. 10, sorti à la 70e minute.Jeudi à Koweit City, le leader de l’attaque parisienne devrait de nouveau être aligné d’entrée pour lancer son année 2026 comme il avait débuté 2025.Il y a un an quasiment jour pour jour contre Monaco, le natif de Vernon (Normandie) avait libéré les Parisiens en toute fin de match (1-0, 90+2) à Doha pour remporter le Trophée des champions, le premier d’une série historique dont la Ligue des champions.Ce but est aussi le début d’une longue liste pour l’attaquant de 28 ans, devenu à partir de ce ce moment-là un faux N.9 efficace comme il ne l’avait jamais été auparavant, au point de remporter la récompense individuelle suprême en septembre dernier.Comme un symbole, ce “classique” jeudi contre l’OM pourrait confirmer le rebond d’Ousmane Dembélé, titulaire dimanche en Ligue 1 pour la première fois depuis fin octobre, match où il a marqué son 5e but de la saison, toutes compétitions confondues. – Monter en régime -“Ousmane, vous savez qu’il est exceptionnel, ce soir il nous a beaucoup aidé, il a un rôle très important dans l’équipe, il nous aide beaucoup et c’est un leader donc il a fait un très bon match encore ce soir”, avait réagi Désiré Doué, aussi de retour en grande forme. La prestation du Ballon d’or et son but sur pénalty lui fera oublier son tir au but manqué face à Flamengo en finale de la Coupe Intercontinentale en décembre (1-1, 2-1 aux t.a.b. le 17 décembre) à Doha, où son attitude questionnait encore avec peu d’accélérations et un jeu souvent limité à des passes depuis l’entre-jeu. Mais depuis, en Coupe de France contre les amateurs de Vendée Fontenay Foot avant Noël et dimanche contre le PFC, l’ancien Barcelonais a semblé plus mobile et disponible, délesté d’éventuelles gênes ou peurs. Il est désormais impliqué dans quatre buts lors de ses quatre derniers matches toutes compétitions confondues (2 buts, 2 passes décisives).Selon une source proche du vestiaire, l’idée pour l’attaquant, qui entend écouter davantage son corps, était de prendre le temps pour éviter une éventuelle rechute. L’objectif est qu’il soit à 100% et au pic de sa forme pour les mois de février et pour le printemps, la période la plus importante de la saison en Ligue des champions, selon cette source, allant même jusqu’à dire que ses deux blessures (cuisse et mollet) étaient finalement “un mal pour un bien”. Il s’agit de monter en régime petit à petit et sa gestion par Luis Enrique doit lui permettre d’être dans les meilleures dispositions au moment-clé.La forme retrouvée d’Ousmane Dembélé est forcément une bonne nouvelle pour les champions d’Europe en titre, qui ont voyagé mardi vers le Koweit avec un secteur offensif quasiment au complet, hormis l’absence des “titis” Ibrahim Mbaye (CAN) et Quentin Ndjantou (blessé). Désiré Doué, qui retrouve toute son explosivité et sa technique après des blessures et Khvicha Kvaratskhelia, épargné jusque-là, devraient entourer le Ballon d’Or en attaque.

Trophée des champions: enfin un titre pour l’OM, ou encore un pour le PSG

Un trophée de plus au milieu d’une gargantuesque collection ou un premier titre depuis 2012: le Trophée des champions, jeudi au Koweït (19h00), met aux prises le Paris SG et Marseille pour un nouveau Classique du football français entre deux clubs aux ambitions très différentes.Ligue 1, Coupe de France, Ligue des champions, Supercoupe d’Europe, Coupe intercontinentale et même le dernier Trophée des champions, remporté l’an dernier à Doha contre Monaco… En 2025, le PSG a tout gagné, à l’exception du Mondial des clubs, abandonné en finale à Chelsea.En 2026, Luis Enrique et ses hommes vont-ils continuer à tout rafler ? La première coupe proposée à leur appétit insatiable se dispute en tous cas face au rival marseillais, qualifié pour avoir terminé 2e de Ligue 1 la saison passée, ce qui donne forcément un peu de piquant à l’affaire.Les Parisiens trouveront d’ailleurs peut-être un petit supplément de motivation en repensant au mois de septembre et à la victoire de l’OM en championnat (1-0), une rareté depuis le début de l’ère QSI.- “Jamais peur” -“Une défaite contre Marseille, ce n’est jamais bien et ça ne passe pas vite. On a la motivation, c’est toujours un match spécial contre notre rival. C’est un +Classique+ et en plus c’est une finale”, a résumé le capitaine parisien Marquinhos mercredi.”On a beaucoup de victoires sur les matches récents mais ils ont gagné le dernier. On doit remettre les choses en place”, a ajouté le Brésilien, qui a assuré que Marseille ne lui faisait “jamais peur”.Côté marseillais justement, la vitrine à trophées, les plus récents en tous cas, n’a pas la même allure qu’à Paris. Le dernier titre remonte à 2012 et à la troisième Coupe de la Ligue décrochée par l’équipe de Didier Deschamps.”Une finale, c’est important. On fait du football pour ça et on est là pour porter le club au maximum de son potentiel. C’est une ambition de gagner des trophées”, a expliqué le président marseillais Pablo Longoria lors de sa conférence de presse de mi-saison il y a trois semaines.”Ramener un premier trophée depuis 2012 à Marseille, ça nous tient vraiment à coeur. Tout en sachant que jouer contre le PSG, on l’a encore vu avec la finale de la Coupe intercontinentale, c’est forcément compliqué”, a-t-il ajouté.- Tourner la page -Et ça le sera encore jeudi, surtout si l’OM répète sa performance de dimanche dernier, face à Nantes, venu s’imposer 2-0 au Vélodrome sans discussion ni difficulté.”C’est une des pires défaites depuis que je suis là, mais aussi une des plus simples à analyser. Physiquement, tactiquement, techniquement, rien n’allait. Quand rien ne va, c’est plus facile de tourner la page”, a estimé mercredi l’entraîneur marseillais Roberto De Zerbi.”Le PSG est l’équipe la plus forte d’Europe. Il faut les respecter, comme on l’a fait en septembre, mais en cherchant à utiliser nos qualités. On devra défendre, lutter, se sacrifier, mais aussi avoir le courage de jouer quand on a le ballon”, a-t-il ajouté. L’Italien, qui a dit plusieurs fois qu’il n’était vraiment pas emballé par la délocalisation de l’épreuve, a aussi eu un mot pour les groupes de supporters de l’OM qui, comme ceux du PSG, ne seront pas présents au stade Jaber al-Ahmad, où la Ligue de football professionnel (LFP) espère autour de 50.000 spectateurs.”On espère bien sûr donner satisfaction à nos supporters. On connait l’histoire de l’OM et, avec humilité, on essaie de tout faire pour écrire la suite de la grande histoire de ce club. On veut rentrer en se disant qu’on a fait le maximum”, a-t-il affirmé.Luis Enrique, lui, a pensé aux Koweïtiens. “C’est beau de voir les gens d’un autre pays profiter de ce match”, a-t-il dit. Mais pour les deux clubs, et pour des raisons différentes, tout sera encore plus beau avec un trophée à la clé.

CAN-2025: les favoris au rendez-vous, menu alléchant pour les quarts

Tous les favoris,en commençant par l’hôte marocain, sont au rendez-vous des quarts de finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025, qui offrira en conséquence quatre affiches aussi alléchantes qu’indécises, vendredi et samedi.    Sénégal – Mali, duel de l’ouest C’est sur le papier le quart le plus déséquilibré entre le Sénégal, grand favori avec le Maroc, et le Mali, seule nation encore présente à n’avoir jamais remporté la CAN.D’autant que le Sénégal, vainqueur au petit trot du Soudan en huitième (3-1), monte en puissance et retrouvera son roc, le capitaine Kalidou Koulibali, suspendu au tour précédent.Les Lions de la Teranga s’appuieront une nouvelle fois sur leurs mousquetaires trentenaires (Edouard Mendy, Koulibali, Idrissa Gueye et Sadio Mané), ainsi que sur la fougue sortie du banc, à l’image du Parisien Ibrahim Mbaye, 17 ans, plus jeune joueur à marquer un but en Coupe d’Afrique au XXIe siècle et plus jeune buteur sénégalais de l’histoire de la CAN.En face, les Aigles du Mali, entraînés par le tempétueux belge Tom Saintfiet, n’ont toujours pas remporté une rencontre. Ils ont fait trois matches nuls lors de la phase de groupe et remporté aux tirs au but leur huitième face à la Tunisie.Maroc – Cameroun, duel de LionsBalbutiant, incapable de faire taire les critiques qui s’abattent sur son jeu, le Maroc est toujours là, bien décidé à remporter “sa” CAN le 18 janvier, date de la finale à Rabat.Les hommes de Walid Regragui, qui tente d’endosser seul l’énorme pression populaire, ont battu petitement la modeste Tanzanie en huitièmes (1-0) grâce à un nouveau but de Brahim Diaz, meilleur buteur de la compétition (quatre réalisations). Petite victoire, mais victoire logique tout de même, tant les Lions de l’Atlas n’ont jamais été mis en danger. Ils ont en outre récupéré leur star et capitaine, Achraf Hakimi, remis de sa blessure à une cheville.Le Maroc va pourtant connaître son premier vrai test face à un Cameroun ressucité. Les Lions indomptables, arrivés la tanière sens dessus dessous à la Coupe d’Afrique, se sont métamorphosés en un temps record grâce au sélectionneur David Pagou, intronisé 20 jours avant le début du tournoi.En “mission” au Maroc, alors que personne ne les attendait, les quintuples champions d’Afrique ont prouvé une nouvelle fois qu’ils n’étaient jamais plus forts que dans l’adversité et pourraient légitimement créer la première sensation de la compétition en éliminant le pays hôte et archi-favori.Algérie – Nigeria, duel de cadors Les Fennecs face aux Super Eagles, c’est le duel entre les deux seules équipes à être parvenues à remporter leurs trois rencontres du premier tour.Si l’Algérie a dû attendre les dernières minutes de la prolongation pour terrasser la RD Congo (1-0), elle n’a pas été franchement mise en danger par les Léopards, s’appuyant comme depuis le début du tournoi sur une solide défense (un but encaissé).Complète, l’Algérie s’appuie sur un capitaine efficace -Riyad Mahrez, trois buts-, un jeune milieu brillant -Ibrahim Maza, 19 ans- et un banc solide.En face, les Super Eagles font forte impression. La meilleure attaque de la CAN, 12 buts inscrits, a écrasé le Mozambique en huitièmes (4-0). Ses stars offensives, Victor Osimhen et Ademola Lookman, en sont à trois buts chacun.Le Nigeria ferait figure d’épouvantail si Osimhen, son attaquant masqué, ne faisait pas des siennes. Fâché de ne pas être servi par Lookman face au Mozambique, il s’en est pris vertement à son partenaire en pleine rencontre, a été remplacé dans la foulée, boudant les célébrations. Une rumeur au Nigeria, vite démentie par la Fédération, a même fait courir le bruit qu’il aurait quitté la sélection pour regagner Galatasaray, son club. L’enjeu pour Eric Chelle, le sélectionneur, sera de préserver la fragile unité du groupe.Égypte-Côte d’Ivoire, duel de championsL’Égypte, recordman du nombre de trophées en Coupe d’Afrique (7), défie la Côte d’Ivoire, tenante du titre, avec en filigrane l’affrontement entre deux pensionnaires de la Premier League, la star des Pharaons et de Liverpool Mohamed Salah (33 ans) et l’ailier de Manchester United Amad Diallo (23 ans).L’Egypte, à l’image de sa vedette, n’est pas brillante au Maroc, mais elle est sérieuse, solide, a passé sans encombres la phase de groupes et les huitièmes et, atout impalpable, elle possède comme nulle autre l’expérience de la Coupe d’Afrique.La Côte d’Ivoire, rajeunie depuis son titre de 2023, tente toujours de capitaliser sur son exploit à domicile. L’opération commando d’il y a deux ans a laissé la place à un système de jeu équilibré, en s’appuyant sur les deux redoutables flèches offensives, Yan Diomandé, 19 ans, et Diallo, qui s’affirme comme le patron des Elephants.

Angleterre: Arsenal heureux sans jouer, Brentford do Brasil

Le leader Arsenal, attendu jeudi contre Liverpool, a vu ses concurrents Manchester City et Aston Villa perdre des points, mercredi, dans une Premier League où Brentford et son buteur brésilien Igor Thiago continuent de faire le show.Les deux clubs dirigés par des entraîneurs intérimaires, à savoir Manchester United (7e, 32 pts) et Chelsea (8e, 31 pts), n’ont eux pas ramené la victoire espérée contre des équipes beaucoup moins bien classées.Les “Red Devils” ont fait match nul 2-2 chez l’avant-dernier Burnley, tandis que les “Blues” ont perdu 2-1 le derby contre Fulham sous les yeux de Liam Rosenior, leur nouveau boss, en tribunes.Au sommet de la Premier League, la lutte pour le podium a pris un tournant peut-être décisif mercredi avec le coup de mou de Manchester City, qui a concédé un troisième match nul de suite.L’équipe de Pep Guardiola (2e, 43 pts) compte cinq points de retard sur Arsenal (1er, 48 pts) et ce trou pourrait devenir un gouffre en cas de victoire des “Gunners” jeudi chez eux contre Liverpool (4e, 34 pts).Erling Haaland a mis les Skyblues sur la voie du succès sur penalty (41e), son 20e but en Premier League cette saison, mais Kaoru Mitoma lui a répondu d’un joli tir lointain (60e).Quant à Aston Villa (3e, 43 pts), le club de Birmingham a enregistré à Crystal Palace (0-0) son premier match nul en championnat depuis le 21 septembre. Il avait ensuite enchaîné 13 victoires en 15 matches.- Thiago, Brésilien record -L’équipe en forme du moment, c’est Brentford, passé de la seizième place à la cinquième en moins d’un mois.Mercredi, les “Bees” ont piqué Sunderland (3-0) grâce à Igor Thiago, auteur d’un doublé trois jours après un triplé contre Everton (4-2).L’avant-centre de 24 ans occupe la deuxième place au classement des buteurs avec 16 unités, un total jamais atteint par un Brésilien sur une saison en Premier League.Thiago parvient à faire oublier le départ de la doublette Wissa-Mbeumo durant un été particiulièrement difficile pour le club de l’ouest londonien, qui a aussi perdu son capitaine (Christian Norgaard) et son entraîneur (Thomas Frank), partis respectivement à Arsenal et Tottenham.Sunderland recule à la dixième place après cette cinquième défaite de la saison. L’entraîneur Régis Le Bris peut en vouloir à Enzo Le Fée, auteur d’une “Panenka” ratée sur penalty face à Caoimhin Kelleher.Un autre Français s’est en revanche distingué: Junior Kroupi a contribué à la victoire de Bournemouth contre Tottenham (3-2) en marquant son septième but en Premier League.La performance de l’ex-joueur de Lorient, déjà buteur contre Arsenal (3-2) samedi en sortie de banc, a cependant été éclipsée par le but vainqueur de son coéquipier Antoine Semenyo dans le temps additionnel.L’ailier ghanéen a fêté son 26e anniversaire avec un tir magnifique (90e+5) et offert une première victoire en douze matches aux “Cherries” (après 6 défaites et 5 nuls), qu’il est sur le point de quitter pour Manchester City, d’après les médias spécialisés.- Final fou à Newcastle -L’arrivée prochaine de Rosenior à Chelsea a été gâchée, elle, par le voisin Fulham.L’ancien entraîneur de Strasbourg, qui prendra les “Blues” en charge jeudi, a assisté impuissant à la défaite de sa nouvelle équipe, affaiblie tôt dans le match par le carton rouge de Marc Cucurella (22e).Le technicien anglais devra régler ce problème chronique d’indiscipline à Chelsea. Il s’agit du septième carton rouge de la saison, toutes compétitions confondues.Everton en a reçu deux dans le même match, mercredi soir contre Wolverhampton (1-1), par la faute de Michael Keane et Jack Grealish.Leurs visiteurs en ont profité pour récolter un point, leur cinquième en trois matches, eux qui n’en avaient pris que deux dans les 18 premières journées.Wolverhampton (20e, 7 pts) reste tout de même très loin de l’actuel premier relégable, Nottingham Forest (17e, 21 pts), vainqueur mardi d’un autre mal classé, West Ham.Enfin, la palme du spectacle est revenu à Newcastle (6e, 32 pts), vainqueur 4-3 de Leeds dans une ambiance de folie à St James’ Park. Les “Magpies” ont été menés trois fois, sont revenus trois fois au score et l’ont emporté sur un but de Harvey Barnes au bout du suspense (90e+12).