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Ligue des champions: Guardiola et Cherki, l’éloge de la simplicité

L’entraîneur de Manchester City Pep Guardiola alterne les grands compliments et les petits avertissements à l’adresse de son nouveau joyau Rayan Cherki, attendu au tournant dans le choc de Ligue des champions contre le Real Madrid, mercredi en Espagne.Les Citizens menaient 2-0 samedi contre Sunderland quand l’ailier français a sorti sa baguette magique: un coup d’accélérateur et un crochet pour se débarrasser d’un défenseur encombrant, puis un spectaculaire “coup du foulard” pour trouver la tête de Phil Foden, buteur hilare et bluffé par cette magnifique passe décisive.Ce centre aussi rare que spectaculaire, par lequel un joueur frappe le ballon derrière sa jambe d’appui, a fait le bonheur des supporters mancuniens à l’Etihad et devant leur télé.En conférence d’après-match, Pep Guardiola s’est joint au concert d’éloges en décrivant un “joueur d’exception”, doté d’une “grande personnalité” malgré son jeune âge, un dribbleur qui “n’a pas peur”, porté par une indéniable “confiance en lui”.Mais l’entraîneur multi-titré ne s’est pas laissé griser par les acrobaties de Cherki (22 ans), bien au contraire.”Les centres, c’est bien, peu importe si c’est du droit, du gauche, avec une partie du pied, la tête, peu importe. Si c’est efficace, c’est bien. Mais j’aime la simplicité, car j’ai appris de (Lionel) Messi qu’il ne faisait jamais d’erreur avec les choses simples. Jamais”, a déclaré celui qui a dirigé l’astre argentin au FC Barcelone (2008-2012).”Ce que j’attends des joueurs, c’est qu’ils fassent bien les choses simples, et après, (…) ils peuvent faire ce qu’ils veulent. Mais si ça ne marche pas, ça devient un problème. Là, ils vont avoir des ennuis”, a prévenu le Catalan.- Montée en puissance -C’est du Pep tout craché, a relevé l’ancien footballeur Danny Murphy dans l’émission Match of the Day de la BBC: “Ce qu’il fait, c’est avertir le joueur qu’il attend de lui la perfection à tout moment. Il en veut toujours plus. Il lui dira tout ce qu’il a bien fait, et lui dira de continuer comme ça. Mais il ne faut pas que cela le conduise à faire des bêtises”.Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que le tuteur recadre gentiment sa jeune pousse. Déjà, en octobre, Guardiola s’était emballé pour ce “joueur de rue” hermétique à toute “pression”, avec une nuance: “il ne doit pas toujours faire des choses exceptionnelles, il doit simplement jouer au football”.Cherki a pour l’heure réussi son intégration dans l’effectif de stars de Manchester City, ce qui n’avait rien d’une évidence.L’attaquant polyvalent et ambidextre a quitté son club formateur, l’OL où il jouait depuis ses sept ans, digéré durant l’été un transfert à 42,5 millions d’euros (dont six de bonus) et il s’est mis globalement au diapason de l’exigeante Premier League.Cela se voit à son attitude et à son rendement sur le terrain, où il a distribué cinq passes décisives en dix apparitions, soit le deuxième plus haut total actuellement en Premier League derrière Bruno Fernandes (six en quinze matches).La prochaine étape pour l’international français sera de s’imposer comme titulaire, sur le long terme et dans les grands matches.En Premier League, une blessure l’a privé des sommets contre Manchester United (3-0) et Arsenal (1-1) en septembre. Il n’a disputé qu’un seul choc, en novembre contre Liverpool (3-0), en étant probablement le moins en vue des attaquants citizens.En Ligue des champions, Guardiola ne l’a utilisé que quelques minutes contre Villarreal, Dortmund et Leverkusen. Une titularisation à Santiago-Bernabeu face à l’ogre madrilène serait une étape de plus dans l’apprentissage de Cherki, autant qu’une preuve de confiance affichée par son entraîneur.

Real Madrid: Mbappé absent de l’entraînement à la veille du choc contre City

L’attaquant français du Real Madrid Kylian Mbappé, qui s’est cassé un doigt pendant le match de Liga face au Celta Vigo dimanche (défaite 2-0), ne s’est pas entraîné mardi à la veille du choc face à Manchester City en Ligue des champions.Gêné par une fracture de l’annulaire de la main gauche survenue ce week-end, le buteur madrilène n’a pas pris part à l’entraînement collectif ouvert aux médias mardi, tout comme son coéquipier avec l’équipe de France Eduardo Camavinga.Interrogé par l’AFP, le club espagnol a confirmé que l’absence de Mbappé était due à cette blessure au doigt, mais qu’il avait également terminé la rencontre perdue contre le Celta Vigo avec des douleurs, sans en préciser la nature.Selon la presse espagnole, le capitaine des Bleus souffrirait d’une gêne musculaire et est donc incertain pour le choc face à Manchester City.Son forfait mercredi compliquerait grandement la mission de l’entraîneur merengue Xabi Alonso, qui doit absolument gagner pour conserver son poste.Kylian Mbappé, auteur d’un début de saison exceptionnel au niveau statistique avec 25 buts en 21 rencontres toutes compétitions confondues, porte le Real à bout de bras depuis l’arrivée du technicien basque cet été.

Ligue des champions: Monaco déjà au pied du mur contre Galatasaray

Monaco, fragilisé par des résultats en deça des attentes en France et en Europe et dont les supporters envisagent de manifester leur mécontentement mardi, n’a d’autre choix que la victoire contre Galatasaray pour se relancer en Ligue des champions.Avec six points en cinq matches dans la compétition, Monaco est en retard sur son planning pour décrocher une place dans le Top 16 à l’issue de la phase de ligue, objectif énoncé en début de saison. Contre Galatasaray, actuel 14e (9pts), Sébastien Pocognoli et ses joueurs sont dans l’obligation de l’emporter lors de cette 6e journée. D’autant plus qu’ils se déplaceront à Madrid pour y affronter le Real, avant de recevoir la Juventus Turin pour la dernière journée.Face à des Turcs qui devront notamment se passer de l’ancien Monégasque Wilfried Singo et de l’ancien Niçois Mario Lemina, blessés, ainsi que de trois joueurs suspendus, mais qui gardent une ossature solide, avec, en particulier, les stars allemandes Ilkay Gündogan et Leroy Sané, et le buteur nigérian Victor Osimhen (six buts dans la compétition), Monaco est déjà au pied du mur.Et c’est dans un contexte tendu avec les Ultras du club que Denis Zakaria et ses partenaires devront l’emporter. Les supporters ont annoncé qu’ils feraient grève des encouragements durant 15 minutes, sans animation et qu’ils symboliseraient leur “rupture avec la faillite mentale de l’équipe” en déployant leurs bâches à l’envers.Dimanche soir, leur communiqué “exigeait un changement radical à la tête de la direction sportive”, Thiago Scuro et son équipe n’ayant “plus la légitimité, ni la compétence nécessaires pour mener le club”.- Kehrer attend “une discipline d’équipe” -En conférence de presse d’avant-match à laquelle assistait Scuro, Pocognoli a reconnu en avoir pris connaissance, comme tout le monde. Pourtant, avant la défaite à Brest (1-0), “on a rencontré nos supporters et le dialogue était bon dans le soutien”, a indiqué l’entraîneur belge, dont les résultats depuis son arrivée début octobre sont mauvais (4 victoires, 3 nuls, 4 défaites, 13 buts marqués et 16 encaissés). “Il faut vivre avec (ce mécontentement, ndlr) et rétablir la confiance. La seule manière, c’est de refaire des bonnes performances combinées à un bon état d’esprit”, a-t-il insisté.”On est capable de le faire” contre Galatasaray, a-t-il poursuivi. “C’est la première marche à franchir ensemble”, avant le déplacement à Marseille dimanche soir en L1, et celui à Auxerre en Coupe. “On a pris note, on va faire le maximum pour relever la tête. On a trois matches avec beaucoup d’objectifs qu’on peut remplir de manière positive”, a-t-il énoncé.Mais ces promesses pleines de bonnes intentions font face à des faits. Monaco est d’une instabilité chronique déconcertante, notamment défensive. Ses leaders, offensifs comme défensifs, sont tour à tour en difficulté. Pire, l’équipe encaisse trop de buts.Présent en conférence de presse avec son entraîneur, le défenseur central Thilo Kehrer n’a pas apprécié ce constat. Comme Mohammed Salisu après le nul à Limassol contre Pafos (2-2), il a pointé d’autres dysfonctionnements plus importants à son goût.”Cela ne sert à rien de parler de ça (d’instabilité défensive, ndlr). C’est un sport d’équipe, il faut voir les choses de façon générale”, a-t-il répondu, avant de préciser: “Défendre, obtenir des +clean sheets+, c’est une discipline d’équipe (…). On doit voir l’instabilité dans ce secteur, comme pour les autres secteurs: créer des occasions, contre-pressing, attitudes dans certains matches. Nous améliorer globalement nous permettra de prendre moins de buts.”Il serait alors bienvenu aux Monégasques d’y parvenir dès mardi soir…

Ligue des champions: le rêve éveillé de Kevin Mac Allister

Dans l’ombre de son frère Alexis, champion du monde avec l’Argentine et d’Angleterre avec Liverpool, Kevin Mac Allister vit “un rêve éveillé” depuis le début de saison avec l’Union Saint-Gilloise et l’Albiceleste, dont il a porté le maillot pour la première fois en novembre.Au moment d’affronter l’Olympique de Marseille mardi en Ligue des champions, l’aîné de la fratrie s’est imposé en pièce maîtresse de la défense bruxelloise.Voire même en buteur providentiel comme lorsqu’il a permis aux Jaunes et Bleus d’arracher l’égalisation samedi face à La Gantoise (1-1), permettant ainsi à son équipe de rester en tête de la Pro League.Champions de Belgique en titre, les Unionistes ont bien grandi ces dernières saisons à l’image de leur arrière central arrivé dans la capitale belge en provenance d’Argentinos Junior en juillet 2023.- Vers d’autres horizons en fin de saison? -Devenu premier club bruxellois devant un Anderlecht à la peine, quatre saisons seulement après avoir retrouvé l’élite au terme d’un purgatoire de 48 années dans les séries inférieures, l’USG fait office d’exemple en Belgique, en termes de gestion financière et de recrutement de joueurs à haut potentiel.A ce titre, Mac Allister devrait suivre les traces d’éléments qui ont quitté le championnat de Belgique pour rejoindre ces dernières saisons des championnats plus huppés après avoir vu leur valeur marchande exploser.Acquis par l’Union pour 1,5 millions d’euros, l’Argentin était valorisé à 7,5 millions en juin dernier par le site de référence Transfermarkt. Sa cote a sans doute explosé après sa première sortie sous le maillot national aux côté de Lionel Messi le 14 novembre dernier face à l’Angola (2-0).Une sélection fêtée comme un titre dans le vestiaire bruxellois lorsqu’il avait reçu sa première convocation avec les champions du monde, deux heures avant le coup d’envoi du match de championnat début novembre face à Malines.”Je veux remercier tout le monde, car je pars lundi à Alicante rejoindre l’équipe nationale. Ce sera ma première fois. Je sais que si j’en suis là aujourd’hui, ce n’est pas seulement grâce à moi, mais aussi grâce à vous tous dans ce vestiaire”, avait raconté Mac Allister, avant d’être chaleureusement applaudi.A l’instar de joueurs ayant émigré lors du dernier mercato (Franjo Ivanovic vers Benfica, Noah Sadiki vers Sunderland, Mohamed Amoura vers Wolfsburg ou Charles Vanhoutte à l’OGC Nice, ndlr), Mac Allister, dont le contrat court jusqu’en 2027, pourrait bien découvrir d’autres horizons en fin de saison.Et l’Union de faire une nouvelle belle plus-value. Ses principaux actionnaire, Alex Muzio et Tomy Bloom, le propriétaire et président du club anglais Brighton, ont également pour objectif de faire franchir un palier à tous ses joueurs.L’Union cible des éléments avec un gros potentiel footballistique, mais qui correspondent aussi aux cinq valeurs affichées au sein de son centre d’entraînement: courage, engagement, passion, intégrité et modestie.Les contacts sont parfois pris de très nombreux mois à l’avance, détaille le président Muzio. Lorsque le club saint-gillois approche un joueur, il le connaît déjà sous toutes ses coutures. Il a analysé au minimum 1.000 minutes de jeu. Et s’est renseigné en profondeur sur sa personnalité. Parfois au plus grand étonnement du joueur lui-même…- “La C1 nous transcende” -Le “business model” du club belge, dont le bilan comptable est dans le vert –une rareté en Belgique–  est ainsi fait et permet à l’USG d’être en progression constante sportivement et financièrement.La prochaine étape sera de se doter d’un nouveau stade répondant aux normes de l’UEFA tandis qu’actuellement, le vieux Gilloiseau cadre champêtre et à la façade Art Déco, ne peut accueillir des rencontre de C1.En Ligue des champions, les supporteurs unionistes doivent encourager leurs favoris dans l’enceinte de l’ennemi juré, le Lotto Park du Sporting d’Anderlecht. Ce qui ne devrait pas empêcher la formation qui a dominé le PSV et Galatasaray cette saison, de se montrer coriace mardi face à Marseille. “La C1 nous transcende”, prévient Mac Allister.

Ligue des champions: pour se consoler de la L1, l’OM a l’Europe

Relancé en Ligue des champions par son beau succès contre Newcastle il y a deux semaines, l’OM ferait un pas vers la qualification en cas de succès mardi sur la pelouse de l’Union Saint-Gilloise, mais les joueurs de Roberto De Zerbi restent sur deux matches ratés en championnat.Après les mauvais résultats de son équipe, De Zerbi opte souvent pour la voie de l’optimisme, celle du verre à moitié plein, voire de la méthode Coué.Mais après la triste défaite concédée par les siens vendredi à Lille (1-0), pas si loin du stade d’Anderlecht où ils affronteront l’USG mardi, le technicien italien n’a pas eu le moindre mot sucré pour défendre le difficilement défendable.Florilège: “Tout le monde a mal joué.” “Tout le monde a été mauvais.” “On n’a pas aligné trois passes.” “Ça ne sert à rien de parler, parfois il vaut mieux se taire.”Il faut dire que la prestation des Marseillais dans le Nord n’incitait pas à l’indulgence. Offensivement, l’OM n’a ainsi rien produit et a fini le match avec le pauvre bilan de deux tirs cadrés. – En 1962, déjà -Et en défense, de nouvelles errances et une sortie à l’aventure de Geronimo Rulli ont permis à Ethan Mbappé de devenir le deuxième membre de la fratrie à martyriser l’OM après Kylian, auteur d’un doublé lors de la victoire du Real en ouverture de la saison européenne (2-1).La déception de De Zerbi et des Marseillais a en outre été accentuée par le fait que cette défaite est intervenue après un match nul bêtement abandonné face à Toulouse, qui a égalisé au Vélodrome sur une touche longue dans le temps additionnel.Résultat, après avoir été à l’aise en L1 mais à la peine en Ligue des champions, les Marseillais se retrouvent dans la situation inverse, troisièmes “seulement” en championnat mais finalement pas si mal placés sur la scène européenne. Car il y a 15 jours, ils ont réussi à renverser Newcastle (2-1) au Vélodrome et sont désormais à la tête de six points. Le pactole est modeste, certes, mais la barre à franchir pour atteindre les barrages pourrait être un peu moins haute cette saison que les 11 points du précédent exercice. Avec une victoire de plus, à Bruxelles mardi par exemple, les Marseillais ne seraient ainsi sans doute plus très loin du compte.Mais pour battre l’Union Saint-Gilloise, qui a été en 1962 le premier adversaire de l’OM en Coupe d’Europe, celle des Villes de Foire en l’occurrence, Leonardo Balerdi et ses équipiers vont devoir régler quelques soucis.- En attendant Monaco -Il leur faudra déjà jouer mieux que face à Toulouse et Lille, c’est entendu, mais aussi trouver le moyen d’être enfin efficaces à l’extérieur.C’est en effet loin du Vélodrome que les Marseillais ont concédé six de leurs sept défaites de la saison, avec notamment deux revers européens, à Madrid face au Real et à Lisbonne contre le Sporting (2-1).Face à eux, ils vont retrouver un adversaire leader du championnat de Belgique mais qui, comme eux, n’a pris qu’un seul point lors des deux dernières journées.Et en Coupe d’Europe, l’USG, qui joue sur la pelouse de son rival Anderlecht, son stade habituel n’étant pas aux normes de l’UEFA, compte six points, comme Marseille, mais avec des défaites très nettes contre les adversaires de gros calibre (4-0 contre l’Inter Milan et Newcastle et 3-1 face à l’Atlético de Madrid).S’ils jouent à leur meilleur niveau, les Marseillais ont donc les moyens de faire un résultat en Belgique. Et de préparer ainsi au mieux la venue dimanche de Monaco et de son entraîneur Sébastien Pocognoli, qui a commencé la saison sur le banc de… l’Union Saint-Gilloise.