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Italie: l’AC Milan, piégé par le Genoa, laisse l’Inter prendre le large

L’AC Milan a arraché dans le temps additionnel un point (1-1) face au Genoa en clôture de la 19e journée du Championnat d’Italie jeudi, mais ce nul permet à son grand rival, l’Inter, de disposer de trois longueurs d’avance en tête de la Serie A.Le Milan, dont le seul revers remonte à août, a enchaîné un 17e match consécutif sans défaite (onze victoires et six nuls), mais a peut-être perdu gros dans la course au titre.Le Genoa, opportuniste, a pris l’avantage par Lorenzo Colombo (28e), puis, arc-bouté en défense, a résisté aux raids répétés des Rossoneri. Jusqu’à céder dans le temps additionnel lorsque Rafael Leao a égalisé de la tête (90e+2).Mais les tifosi du Milan ont connu une dernière frayeur quand le Genoa a hérité d’un penalty sur la dernière action du match. Après bien des discussions et beaucoup d’intox de Mike Maignan, grand spécialiste de l’exercice, l’attaquant roumain du Genoa Nicolae Stanciu a pu tirer son pénalty mais l’a propulsé au-dessus du but lombard.”Le positif, c’est qu’on n’a jamais baissé les bras, le moins positif, c’est qu’on manque parfois de maturité et cela nous coûte ce but et la victoire. On doit encore s’améliorer dans ce registre”, a regretté Massimiliano Allegri sur la plateforme DAZN.Le Milan reste 2e (39 pts), devant le champion en titre Naples (3e, 38 pts), contrarié lui aussi lors de cette 19e journée par un mal classé, Vérone (2-2), mais l’Inter, qui a enchaîné une sixième victoire de suite à Parme (2-0) mercredi, a fait le break avec trois points d’avance.L’Inter, quasiment assuré de remporter le titre honorifique de champion d’automne, avant son match en retard de la 16e journée, peut enfoncer le clou dès dimanche lors de la réception de Naples.L’AC Milan sera lui opposé à la Fiorentina (19e, 13 pts).

Supercoupe d’Espagne: le Real Madrid punit l’Atlético et rejoint le Barça en finale

Sans sa superstar Kylian Mbappé, toujours blessé au genou gauche, le Real Madrid a maté son voisin l’Atlético Madrid (2-1) jeudi en demi-finale de la Supercoupe d’Espagne en Arabie saoudite et rejoint son éternel rival, le FC Barcelone, en finale.Il y aura donc bien un Clasico, dimanche à Jeddah! Un nouveau choc planétaire entre les deux géants espagnols, souhaité de (presque) tous dans le royaume saoudien, qui débourse chaque saison plusieurs dizaines de millions d’euros pour accueillir la compétition.Difficile d’en prédire l’issue, même si le Barça, tenant du titre et sur une série de neuf victoires consécutives, paraît légèrement favori pour conserver sa couronne face à un Real encore loin d’être serein, et sauvé par le talent des stars.Le club merengue, devancé par son rival catalan en championnat (4 points de retard), jouera, bien sûr, pour décrocher son premier trophée de la saison, mais aussi pour offrir un nouveau sursis à son entraîneur Xabi Alonso, toujours menacé malgré ce succès acquis dans la douleur.- Regrets pour l’Atlético -Certains spectateurs du stade King Abdullah – l’une des vitrines de la candidature de l’Arabie saoudite à l’organisation de la Coupe du monde 2034 – venaient à peine de trouver leur siège, lorsque le capitaine madrilène Federico Valverde a catapulté un coup franc surpuissant de 30 mètres pour ouvrir le score (2e, 1-0).  Ce coup de canon dès la 76e seconde de jeu a bouleversé les plans de l’entraîneur rojiblanco Diego Simeone, et poussé l’Atlético à attaquer, alors qu’il préfère habituellement résister pour mieux piquer.Les Colchoneros, auteurs de plusieurs bons mouvements collectifs sans parvenir à créer du danger, ont cependant failli se faire punir en contre par le Brésilien Rodrygo, qui a manqué la balle de break en butant sur le gardien slovène Jan Oblak (28e).Vinicius Junior, très attendu en l’absence de Kylian Mbappé, toujours blessé au genou gauche, a lui raté le cadre de la tête (29e), loin d’être son secteur favori, prolongeant sa série noire avec un 16e match consécutif sans trouver le chemin des filets.Brouillons, les hommes de Xabi Alonso n’ont ensuite fait que subir jusqu’à la mi-temps, mais ils ont conservé leur avantage grâce à trois parades de l’inévitable Thibaut Courtois (32e, 33e, 40e), à la maladresse du colosse norvégien Alexander Sorloth seul devant la cage (35e) et un sauvetage du roc allemand Antonio Rudiger (40e).Sans Mbappé, remplacé par le jeune Gonzalo Garcia, transparent après son superbe triplé dimanche en Liga face au Betis Séville (5-1), le Real s’en est ensuite remis au talent individuel de Rodrygo, qui n’a pas raté son deuxième face à face avec Oblak (55e, 2-0) pour creuser l’écart.Mais les fondations de la Maison Blanche, qui avait pris l’eau en septembre dernier lors du premier derby de la saison (5-2), restent bien fragiles. Et Alexander Sorloth, maladroit sur ses trois premières opportunités, a fini par régler la mire et relancer rapidement les siens de la tête dans le dos de Raul Asencio (59e, 2-1).Le buteur scandinave aurait pu égaliser quelques minutes plus tard, mais il a encore trouvé Courtois sur sa route (65e), tout comme Antoine Griezmann (82e), entré en jeu à la 60e minute.Maintenus en vie par Jan Oblak (79e), l’Atlético a eu trois opportunités d’arracher une séance de tirs au but, mais Marcos Llorente a frôlé le poteau à deux reprises, du gauche (84e) puis du droit (86e), et l’Argentin Julian Alvarez, héros du derby en septembre (5-2) a trop croisé sa frappe (90e+6).

Trophée des champions: mis sous pression, Chevalier signe son match référence

Mis sous pression par les bons matches de Matveï Safonov, son concurrent dans les buts du PSG, Lucas Chevalier a répondu pleinement aux attentes jeudi face à l’OM, réalisant plusieurs arrêts réflexes déterminants dont deux lors de la séance de tirs au but qui a offert le Trophée des champions aux Parisiens.A 24 ans, le gardien français a signé son retour lors d’un “classique” qu’il avait raté en septembre dernier au Vélodrome et a retrouvé à Koweït City le niveau qu’il affichait la saison dernière, quand il portait le Losc, son ancien club, lors des rencontres clés.  De retour dimanche soir en Ligue 1 face au PFC (2-1) après avoir manqué quatre matches, Chevalier n’avait pas vraiment pu s’exprimer, ne pouvant pas faire grand chose sur le pénalty accordé à l’autre club de la capitale. Mais jeudi soir face à l’OM, il a été mis à contribution à plusieurs reprises, notamment sur les multiples corners marseillais et lors de la séance de tirs au buts, gardant tout son calme au meilleur moment, ce qui lui a valu le trophée de meilleur homme du match. En repoussant les tentatives d’O’Riley et de Traoré, les deux premiers tireurs marseillais, il a été le grand artisan de cette séance couronnée de succès.”Quand on prend le 2-1 à la 85e on se demande s’il y a un truc qui ne va pas, mais je savais que si on allait aux tirs au but, on allait gagner car j’étais trop déterminé aujourd’hui à faire gagner l’équipe, je suis content pour moi et pour le PSG”, a-t-il commenté à chaud au micro de Ligue 1+.Pour Luis Enrique, son entraîneur, “il a fait un très bon match, avec de beaux arrêts. Aux tirs au but il a montré sa qualité et il a été décisif”. Lucas Chevalier a lancé son match en chauffant ses gants dès la 7e minute sur un premier arrêt réflexe, bien placé sur sa ligne, stoppant une tête puissante mais axiale de Leonardo Balerdi.Il a ensuite renvoyé un ballon dangereux devant lui, toujours sur corner (28e). Le portier a été de nouveau décisif en faisant une belle parade avec son corps sur un tir fort et proche d’Emerson (34e).Il a gardé le même niveau au retour des vestiaires, en sauvant son équipe sur une spectaculaire double parade (56e), d’abord une tête de Paixao puis une frappe de Benjamin Pavard. Dans la foulée, il est resté vigilant pour repousser la frappe d’Amine Gouiri.En revanche, il a semblé en retard sur une sortie dans les pieds de Mason Greenwood, qui, jouant bien la faute, a obtenu un pénalty. Hésitant sur sa ligne, Chevalier est parti du mauvais côté et a été pris à contre-pied par l’attaquant anglais de l’OM (1-1, 76e). Dix minutes plus tard, il n’a rien pu faire sur le but contre son camp de Willian Pacho (2-1, 87e). – “Je suis toujours modéré” -Après que Gonçalo Ramos a arraché l’égalisation dans le temps additionnel et poussé les deux équipes aux tirs au but, Chevalier, très concentré, s’est assis sur le banc de touche et a suivi les dernières consignes de l’entraîneur des gardiens parisiens, Borja Àlvarez. Et le gardien a tout respecté car il est parti du bon côté et a stoppé les deux tentatives des deux premiers tireurs marseillais, Matthew O’Riley et Hamed Junior Traoré.Alors que Matveï Safonov avait été brillant lors des penalties de la finale de la Coupe intercontinentale en décembre contre Flamengo (1-1, tab 2-1) avec quatre arrêts, l’international français a répondu au Russe en étant le meilleur joueur du match jeudi soir. “Je suis toujours modéré car cela n’a pas été facile pendant six mois et même le match n’a pas été facile”, a-t-il commenté devant la caméra de Ligue 1+. Dès son recrutement, l’été dernier, il semblait évident que remplacer Gianluigi Donnarumma, l’un des artisans du titre en Ligue des champions et prix Yachine à la cérémonie du Ballon d’or, allait le mettre sous pression.Sur le plan comptable, en 22 matches joués sous le maillot parisien, Lucas Chevalier a encaissé 25 buts et n’a réussi à garder ses cages inviolées que huit fois.Il lui aura donc fallu six mois pour signer son premier match référence alors que l’année 2025 s’était achevée sur les performances spectaculaires de Safonov, bénéficiant d’une blessure de son concurrent pour enfin sortir de l’ombre.En ce début janvier, il a enfin montré son meilleur visage, lançant parfaitement 2026.

Trophée des champions: Paris encore, mais l’OM est passé tout près

Mené 2-1 par l’OM à quelques secondes de la fin, le Paris SG est parvenu à égaliser puis à s’imposer aux tirs au but pour ajouter un nouveau titre à son impressionnante collection, le Trophée des champions disputé jeudi au Koweït.Marseille avait pourtant tout renversé. Menés après l’ouverture du score d’Ousmane Dembélé (1-0, 14e), les hommes de Roberto De Zerbi avaient égalisé sur un penalty obtenu et transformé par Mason Greenwood (76e, 1-1) avant de prendre l’avantage grâce à un but contre son camp de Pacho (2-1, 87e).Courageux et cohérents face aux insatiables champions d’Europe, les Marseillais n’auraient donc vraiment pas volé ce titre après lequel ils courent toujours, désormais depuis près de 14 ans. Mais dans les derniers instants, ils ont craqué et Paris de son côté n’a jamais renoncé, ce n’est pas le genre de la maison. Après quatre des six minutes de temps additionnel, alors que tout le staff et les remplaçants de l’OM étaient prêts à exulter, tout le PSG s’est en effet rué à l’attaque et Gonçalo Ramos a marqué sur une jolie remise de Bradley Barcola de la tête.Ensuite, la séance de tirs au but, nouvelle spécialité parisienne depuis quelques mois (cinq victoires consécutives), avait des airs d’inéluctable. Lucas Chevalier, protagoniste majeur de ce match, a sorti les frappes de Matt O’Riley et Hamed Traoré, alors que Geronimo Rulli n’a pu que toucher celles de Vitinha et Nuno Mendes. – Dembélé frappe le premier -Et c’est finalement Désiré Doué qui a conclu la partie, offrant au PSG un nouveau titre et au capitaine Marquinhos une nouvelle coupe à soulever, prolongeant au passage l’interminable disette du vieux rival.Le club de la capitale avait raflé six titres en 2025, en voilà un premier en 2026. Quant au Trophée des champions, c’est la 14e fois qu’il finit dans la vaste vitrine parisienne, la 12e lors des 13 dernières éditions.Le dernier trophée en date a donc été glané au Koweït, un choix qui n’avait pas fait que des heureux. Mais même sans les ultras des deux camps, le stade Jaber al-Ahmad était finalement bien rempli, avec plus de 50.000 spectateurs, très majoritairement en faveur du PSG.Et ils ont vu un très bon match de football, car l’OM, vainqueur de la première manche au mois de septembre en championnat, a vraiment donné du fil à retordre aux champions d’Europe parisiens, régulièrement sauvés par Chevalier.Mais c’est le Ballon d’Or Dembélé, acclamé par le public, qui a frappé le premier. Sur le coup, le gardien marseillais Rulli, qui ne traverse pas une période très faste, a mis Facundo Medina dans la difficulté, qui a lui-même donné un ballon compliqué à Igor Paixao. Vitinha en a profité pour intercepter et, sans contrôle, servir Dembélé, qui a conclu en finesse (1-0, 14e).- cruel pour l’OM -Tout au long de la partie, les Marseillais ont ensuite rivalisé avec Marquinhos et ses partenaires, manquant simplement un peu de justesse par moments, comme quand Chevalier, encore, a dû sortir un double arrêt décisif devant Paixao et Benjamin Pavard (60e).Paris a été dangereux, tout de même, comme sur cette jolie frappe de Doué (62e) qui a touché le poteau et, plus généralement, par sa maîtrise technique et du tempo.Mais c’est justement quand l’OM semblait commencer à avoir du mal à se dépêtrer du pressing adverse qu’il a trouvé la faille. A un quart d’heure de la fin, Greenwood a donc été accroché par Chevalier et a transformé lui-même le penalty (1-1).  La pression de Pierre-Emerick Aubameyang sur Pacho a ensuite obligé l’Equatorien à tromper son propre gardien (2-1, 87e). On connaît la suite. L’OM y a cru, très fort, sans doute plus fort que jamais lors des 14 dernières années. Mais le PSG est un ogre, impitoyable et jamais rassasié, et il a gagné. Encore.