AFP Sports
Ligue Europa : Cherki laisse Lyon en vie
Auteur de l’égalisation (2-2) face à Manchester United, jeudi au Groupama stadium en quart de finale aller de la Ligue Europa, Rayan Cherki, l’un des éléments clés de l’OL cette saison, a laissé son équipe en vie pour le match retour, le 17 avril à Old Trafford.Au bout du temps additionnel, l’international espoir a repris victorieusement un tir de Georges Mikautadze repoussé par André Onana (90+5).- Pas un score logique -Le 5 avril, le jeune milieu offensif lyonnais avait déjà été décisif en championnat en marquant le but de la victoire face à Lille à la 70e minute (2-1).”Ce n’est pas un score de parité logique. Nous avons été meilleurs et dès le début du match nous avons senti de la peur chez nos adversaires. Nous avons bien respecté les consignes du coach. Nous méritions beaucoup mieux”, a déclaré Cherki dès la fin du match en zone mixte.”Balle au centre et nous irons là bas pour attaquer, pas pour défendre, et revenir avec la victoire, rien d’autre. Je suis content d’être revenu à la marque et déçu de ne pas avoir gagné”, a ajouté l’attaquant. “Je n’ai pas livré le match que j’aurais aimé. Je dois faire don de mon match pour l’équipe, être patient et au final ça paie. Avec Georges (Mikautadze), nous sommes des joueurs qui aimons les petits espaces, on est proches, on fait mal à n’importe quelle défense”, analyse Rayan Cherki. “Nous avons su faire le dos rond pour l’équipe mais maintenant nous n’attendons qu’une chose, c’est d’aller là-bas pour gagner. Nous avons plus de folie qu’eux. Quand ils viennent avec deux milieux défensifs, cela veut dire qu’ils ont peur de nous”, a-t-il encore assuré.A 21 ans, Cherki livre sa meilleure saison depuis ses débuts professionnels à seulement 16 ans.Il totalise déjà dix-huit passes décisives et a inscrit contre les Red Devils son dixième but personnel, toutes compétitions confondues dont trois en Ligue Europa où il est le meilleur passeur avec un total de huit.Arrivé en 2010 à l’académie de l’Olympique lyonnais à l’âge de 7 ans en provenance de l’AS Saint-Priest, l’un des meilleurs clubs formateurs du Rhône il affirme aujourd’hui vouloir remporter un trophée avec l’OL. Eliminé de la coupe de France et alors que le PSG est déjà sacré champion de France, il ne lui reste que la Ligue Europa pour lui permettre d’atteindre cette ambition.- Fort potentiel de transfert -La saison prochaine sera peut-être trop tard pour lui car il fait partie des éléments à fort potentiel de transfert et pourrait quitter le club rhodanien l’été prochain. Il livre cette saison des performances susceptibles d’intéresser des clubs de bon niveau européen même “si jouer à l’Olympique lyonnais (lui) a permis de réaliser l’un de (ses) plus grands rêves”, comme il l’a confié ces derniers jours au site internet de l’OL.Rayan Cherki reste pourtant un joueur très apprécié du public même si parfois sur ses premières années en professionnel, il a pu agacer plus d’un spectateur par ses excès d’individualisme.Il est plus altruiste aujourd’hui au point d’être impliqué sur de nombreux buts par ses passes décisives.”Je ne suis pas quelqu’un qui aime trop parler de statistiques. Je veux faire rêver les gens et mes coéquipiers. Je sais que pour marquer des buts, d’autres joueurs le font mieux que moi, même si j’ai de bonnes qualités devant la cage. Cependant, je préfère délivrer une bonne passe, une passe que personne n’a vue, pour servir mon coéquipier et qu’il en profite pleinement”, a-t-il encore dit sur OL.fr.Mais cette fois, c’est par un but qu’il a maintenu l’Olympique lyonnais en vie avant le quart de finale retour à Manchester.fjt/bm
Ligue Europa : Cherki laisse Lyon en vie
Auteur de l’égalisation (2-2) face à Manchester United, jeudi au Groupama stadium en quart de finale aller de la Ligue Europa, Rayan Cherki, l’un des éléments clés de l’OL cette saison, a laissé son équipe en vie pour le match retour, le 17 avril à Old Trafford.Au bout du temps additionnel, l’international espoir a repris …
Foot: décès de Leo Beenhakker, ancien entraîneur du Real Madrid et de l’Ajax
L’ancien entraîneur néerlandais du Real Madrid et de l’Ajax Amsterdam, Leo Beenhakker, qui fut aussi sélectionneur de l’équipe des Pays-Bas, est mort à l’âge de 82 ans, ont annoncé jeudi ses deux anciens clubs. L’entraîneur néerlandais a dirigé le club espagnol entre 1986 et 1989, puis à nouveau en 1991-1992. En quatre saisons sur le banc des Merengues, il a remporté six trophées dont trois Liga successives entre 1987 et 1989.”Le Real Madrid souhaite exprimer ses condoléances et son affection à sa famille, à ses clubs et à ses proches”, écrit le Real dans un communiqué.’Don Leo’, qui n’a connu qu’une carrière de footballeur modeste, a également dirigé plusieurs autres clubs en Europe, dont les deux grand rivaux du championnat néerlandais, l’Ajax et le Feyenoord.”C’est avec beaucoup de tristesse et de désarroi que l’Ajax a appris jeudi la triste nouvelle du décès de Leo Beenhakker”, a déclaré le club ajacide dans un communiqué jeudi soir.”Beenhakker fut sans conteste l’un des entraîneurs néerlandais les plus hauts en couleur et les plus efficaces”, ajoute le club qu’il a dirigé à deux reprises, à la toute fin des années 1970 puis en 1989-1991, remportant deux fois le championnat (1979-80 et 1989-90).Lors de son second mandat à l’Ajax, rappelle le club, Beenhakker avait popularisé l’expression “De Patatgeneratie” (ou génération fast-food) pour décrire son effectif riche en joueurs talentueux mais dilettantes, comme les jumeaux Frank et Ronald de Boer ou Richard Witschge.- Moins de succès en sélections -“C’était une personne vraiment sociable, qui s’intéressait toujours aux autres”, a salué l’ex-joueur Danny Blind, cité dans le communiqué de l’Ajax. Jan Wouters, qui était son capitaine, a lui rendu hommage à un entraîneur qui “pouvait vraiment motiver un groupe, un coach très humain qui comprenait les choses au-delà du football”.”Don Leo, repose en paix”, a pour sa part salué le Feyenoord sur son compte X, publiant aussi une photo où on le voit soulevant le trophée de champion des Pays-Bas conquis en 1998-99 avec le club de Rotterdam.Avec trois titres de champion des Pays-Bas et trois de champion d’Espagne, il était l’un des entraîneurs néerlandais au palmarès le plus riche.En sélection, le succès ne fut pas le même. Outre les Pays-Bas (1985 puis lors de la Coupe du monde 1990), Beenhakker avait aussi dirigé les sélections d’Arabie saoudite, de Trinité-et-Tobago qu’il a qualifiée pour un Mondial historique en 2006 et de Pologne. Au total, rappelle l’Ajax, il a dirigé trois sélections différentes lors de deux Coupes du monde et un Euro mais n’a jamais remporté un match dans un tournoi majeur.Malgré ce manque de réussite, plusieurs générations de la sélection des Oranje ont toutefois, été marquées par Beenhakker, auquel la Fédération a rendu un vibrant hommage: “La KNVB est touchée par le décès de l’ancien entraîneur national et chevalier de l’ordre du football (…) Un entraîneur emblématique du football néerlandais. Nous souhaitons beaucoup de courage à tous les proches pour surmonter cette grande perte.”



