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Italie: la Juventus Turin repart de l’avant
Trois jours après son nul à domicile face au mal classé Lecce, la Juventus Turin a passé ses nerfs mardi sur Sassuolo, surclassé 3 à 0, lors de la 19e journée du Championnat d’Italie.Grâce à ce succès, la Juve a repris la quatrième place avec ses 36 points, à une longueur du podium, mais les Bianconeri ont disputé deux matches de plus que le trio de tête, l’Inter, leader avec 39 points, l’AC Milan (2e, 38 pts) et Naples (3e, 37 pts).Avec une passe décisive et un but, Jonathan David a été le grand artisan de la victoire de la Juve, la quatrième de la Vieille Dame sur les cinq dernières journées.L’ancien Lillois avait beaucoup à se faire pardonner: contre Lecce (1-1) samedi, l’attaquant canadien a privé son équipe d’une victoire en manquant complétement sa tentative de penalty.Contre Sassuolo, l’équipe de Luciano Spalletti n’a guère tremblé: il ne lui fallu attendre que 16 minutes pour prendre l’avantage sur un but contre son camp Tarik Muharemovic.Dominatrice mais maladroite, la Juve a peiné à concrétiser sa supériorité, avant que Fabio Miretti, servi par David, ne double enfin la mise à la 62e minute.La Juve a ajouté immédiatement un troisième but (63e), David profitant d’une mauvaise relance d’Arijanet Muric pour filer vers le but et inscrire son deuxième but en Serie A après cinq mois d’attente, avant d’être félicité chaleureusement sur le terrain par ses coéquipiers et même son entraîneur.- Côme enchaîne -“C’est un but qui arrive au bon moment pour moi, mais le plus important est d’avoir renoué avec la victoire”, a insisté David.”Il a livré un très bon match, son match contre Lecce avait déjà été très bon, jusqu’à son penalty, mais pour nous, il n’avait rien à nous prouver, on sait le joueur qu’il est”, a souligné son entraîneur.La 4e place, qualificative pour la Ligue des champions, suscite bien des convoitises: la Juve est sous la menace de l’AS Rome (5e, 36 pts) et de Côme (6e, 33 pts et un match en moins) et ces trois équipes ont occupé tour à tour mardi en l’espace de quelques heures cette dernière place qualificative pour la Ligue des champions.En ouverture de cette 19e journée, Côme, entraîné par le très convoité Cesc Fabregas, s’est imposé 2 à 0 sur le terrain de Pise et a enchaîné une troisième victoire consécutive en championnat grâce à Maximo Perrone (68e) et un doublé d’Anastasios Douvikas (76e, 90e+6 sur pénalty).Le club lombard, dont les propriétaires indonésiens, les frères Hartono, font partie des milliardaires les plus riches de la planète, a bondi à la 4e place, avant d’en être délogé par l’AS Rome.La Roma a signé à Lecce sa première victoire à l’extérieur depuis le 23 novembre grâce au troisième but en Serie A de l’Irlandais Evan Ferguson (14e) et à Artem Dovbyk (71e).Mercredi, l’Inter Milan peut s’assurer le titre honorifique de champion d’automne en s’imposant à Parme.
CAN-2025: la Côte d’Ivoire tenante du titre complète un tableau de rêve pour les quarts
La Côte d’Ivoire, tenante du titre, portée par sa jeune garde, s’est qualifiée par les quarts de finale de la Coupe d’Afrique 2025 au Maroc en disposant facilement du Burkina Faso 3-0 mardi à Marrakech.Les Éléphants qui défieront l’Égypte de Mohamed Salah samedi à Agadir, complètent ainsi un tableau des quarts de finale de rêve où tous les prétendants au titre s’affronteront dans des affiches toutes alléchantes et équilibrées.Parfois balbutiants durant leurs trois matches de groupe, mais porté par leur star Amad Diallo, auteur du premier but de la rencontre, ils n’ont cette fois laissé aucune chance aux Étalons burkinabé.Comme une passation de pouvoir, Emerse Faé, le sélectionneur ivoirien a choisi de titulariser au milieu de terrain dès le coup d’envoi, Christ Inao Oulai, 19 ans, coqueluche des supporters et de laisser sur le banc Seko Fofana, 30 ans, l’un des piliers du titre acquis à domicile il y a deux ans. “Si le fait d’avoir aligné le petit Inao, nous a permis de tuer les matches, ce qui nous fuyait, Dieu merci!”, s’est amusé Faé en conférence de presse à propos de sa nouvelle pépite. “Mais je crois surtout qu’il a profité de notre force collective”, a-t-il repris plus sérieusement louant le travail de ses cadres pour mettre leur “petit frère” dans les meilleurs conditions.- Jeunesse et collectif -Et c’est la fougue de sa jeunesse symbolisée par Inao Oulai, Yan Diomandé, 19 ans également et Amad Diallo, 23 ans, joueur du match, qui a mis au supplice en début de la rencontre la rugueuse défense burkinabè. Amad Diallo, notamment, sur son côté droit a terrorisé Adamo Nagalo, dépassé et sanctionné d’un carton jaune dès la 6e minute, obligeant Brama Traoré, le sélectionneur burkinabè à remplacer le défenseur du PSV Eindhoven par Ibrahim Touré avant même la fin de la première période (42e).L’attaquant de Manchester United, meilleur buteur ivoirien avec deux buts en deux rencontres avant ce huitième, avait déjà donné un premier avantage aux Éléphants en ouvrant le score après une action collective limpide, conclue par un raid dans la surface des Etalons (1-0, 20e).La pression pour le Burkina n’a pas été moins forte à gauche où Yan Diomandé a également donné beaucoup de fil à retordre aux défenseurs chargés de le marquer, incapables de savoir si l’ailier de Leipzig allait préférer frapper de son pied gauche ou de son pied droit.C’est du pied droit qu’il a doublé la mise à la demi-heure de jeu, parfaitement lancé par Diallo, ne laissant aucune chance à Hervé Koffi qui a tenu sa place malgré une blessure à une cuisse contractée lors du dernier match de poule face au Soudan (2-0, 32e).Et s’ils ont continué leurs assauts en seconde période, les Ivoiriens ont dû attendre la fin de rencontre pour porter l’estocade lorsque Bazoumana Touré, 19 ans lui encore, rentré en jeu à la place de Diomandé, a parachevé le succès ivoirien en contre et en solitaire (3-0, 87e).Un frisson a traversé le camp ivoirien en voyant Inao Oulai, leur nouveau métronome au milieu de terrain dépité en pensant être suspendu contre l’Égypte pour avoir écopé de deux cartons jaunes lors de ses deux dernières rencontres.Mais le milieu de Trabzonspor en Turquie s’est adonné à une danse enflammée au coup de sifflet final, lorsqu’il a relu le règlement qui le laissait qualifié. L’insouciance de la jeunesse.
CAN-2025: la statue vivante de Lumumba devenue icône des tribunes congolaises
Une icône de la CAN. Immobile durant tous les matches de la RDC, le supporter congolais Michel Kuka Mboladinga a marqué la 35e édition de la Coupe d’Afrique au Maroc en se muant en statue vivante à l’effigie de Patrice Lumumba, héros de l’indépendance du Congo.Debout sur un pupitre dans les gradins, fixant le ciel, le bras droit levé, une paume ouverte, l’autre le long du corps, il s’est distingué d’abord par sa posture solennelle, puis par ses costumes aux couleurs éclatantes: veste jaune ou bleue, cravate assortie et pantalon rouge.Et il a fait un carton dans les médias, jusqu’à ce mardi à Rabat, où le parcours de la RD Congo a cruellement pris fin, en 8e de finale.Pour ce match phare contre l’Algérie, l'”animateur” vedette est arrivé au stade Moulay El Hassan accompagné d’une délégation de plusieurs centaines de supporters congolais acheminés par le gouvernement de la République démocratique du Congo, éliminée en prolongation, au bout du suspense (1-0).Comme lors des rencontres précédentes, sa silhouette s’inspirait de celle d’une statue monochrome de Patrice Lumumba, Premier ministre du Congo durant quelques mois en 1960, installée sur son mausolée de béton et de verre à Kinshasa, la capitale de la RDC.- Racisme -Selon des historiens, c’est un discours virulent contre le racisme des colons belges qui a fait entrer Patrice Lumumba dans la légende, le 30 juin 1960, jour de la proclamation de l’indépendance de l’ex-Congo belge. Un discours qui a aussi scellé le sort de ce nationaliste considéré comme un communiste par ses détracteurs.Après seulement 75 jours au pouvoir, il fut renversé et assassiné le 17 janvier 1961 à Shilatembo, dans le Haut-Katanga (sud-est), par des séparatistes katangais et des mercenaires belges.Son corps, dissous dans l’acide, n’a jamais été retrouvé. Il a fallu des décennies pour découvrir que des restes humains avaient été conservés en Belgique, dont une dent. Cette affaire demeure l’une des pages les plus sombres des relations entre la Belgique et son ancienne colonie.Pour ses pairs, l’incarnation de Patrice Lumumba par Michel Kuka Mboladinga est une “fierté”, comme l’affirme Houssen Ilunga, un supporteur congolais de 24 ans rencontré lundi à Casablanca lors d’une répétition destinée à préparer un “spectacle” dans les gradins.Ils sont alors une dizaine réunis sur le parvis d’un hôtel, chantant et dansant au rythme de maracas, mbonda et ngongi. Vêtus de maillots des Léopards -le surnom de la sélection- ou de jupes en raphia, ils scandent le nom de “Lumumba”, bras levé, à l’image de la statue.Michel Kuka Mboladinga est “notre frère”, souligne Laetitia Malula, supportrice congolaise de 30 ans, les cheveux ornés d’extensions bleues, jaunes et rouges. Il a “choisi d’imiter Lumumba (…) notre héros. C’est pour cela que nous chantons” son nom, dit-elle.Lors de cette répétition, l’absence de Michel Kuka Mboladinga n’est pas passée inaperçue: mise au vert d’avant-match ou consigne de discrétion médiatique afin de ne pas détourner l’attention de la sélection?- “Ambassadeur” -Le lendemain, la nouvelle icône congolaise est bien présente dans les tribunes de Rabat. Après un long combat, la RDC doit toutefois rendre les armes face à l’Algérie, sur un but à la 119e minute… Michel Kuka Mboladinga est rapidement escorté hors de l’enceinte.Pour Sofiane Mejot, manager franco-algérien de 40 ans, ce dernier aura été un “ambassadeur” de l’équipe nationale et aura permis de “mettre la lumière sur les supporters et sur le Congo”.Joujou Soki, chanteur et membre de la délégation congolaise, affiche aussi un état d’esprit doux-amer. “C’est la première fois que je vois (…) une telle force au niveau de l’équipe, de tels encouragements”, souligne le quadragénaire. Un effet Michel Kuka Mboladinga? Parmi les responsables de l’animation des supporters congolais, Jered Bitobo, 35 ans, dit “très bien” connaître celui qui aurait commencé à incarner la statue de Lumumba il y a plusieurs années pour l’AS Vita Club, un club congolais.”C’est un message fort, au niveau international comme local. La main ouverte est un signe de paix et nous avons besoin de paix dans notre pays”, souligne-t-il.Il indique en revanche ne pas connaître l’origine exacte de l’inspiration de Michel Kuka Mboladinga, mais souligne une ressemblance physique avec Patrice Lumumba et évoque même d’éventuels liens familiaux entre l’ancien Premier ministre et le supporter, qu’il dit originaires de la même tribu.”Une fois, je lui avais posé la question: +Mais pourquoi est-ce que tu ne regardes pas aussi les matches?+ Il m’a dit: +Je prie (…) le Seigneur, qu’il puisse accompagner notre équipe, qu’on puisse gagner+”.
CAN-2025: l’Algérie sort la RDC et affrontera le Nigeria en quart
L’Algérie s’est qualifiée mardi pour les quarts de finale de la CAN-2025 en éliminant la RD Congo (1-0) tout au bout d’une prolongation irrespirable grâce à un but d’Adil Boulbina à la 119e minute.Les Fennecs du sélectionneur Vladimir Petkovic affronteront au prochain tour le Nigeria, facile vainqueur du Mozambique lundi (4-0). Peut-être sans leur plaque tournante du milieu de terrain Ismael Bennacer, sorti blessé après 48 minutes de jeu, apparemment touché à l’ischio-jambier de la cuisse droite.L’aventure continue donc pour les Algériens, avec une statistique qui leur permet les plus beaux rêves: ils sont sortis de la phase de poules avec trois victoires en trois matches. C’est la troisième fois que cela leur arrive après 1990 et 2019. Et les deux premières fois, ils ont soulevé le trophée au soir de la finale.Ils ont arraché la victoire in extremis. Lancé en contre sur la gauche, Boulbina a crocheté pour effacer Aaron Wan-Bissaka et, de l’entrée de la surface, a placé un tir enveloppé du droit parfait dans la lucarne opposée (1-0, 119e).Dans cette affiche contre la RD Congo, sur le papier la plus relevée des 8e, l’Algérie a eu la possession. Les Congolais, bloc bas et pressing intense, ont placé des banderilles. Entre ces deux formations qui se craignaient et ont fait preuve d’une belle rigueur tactique, il aurait fallu une erreur individuelle, ou un exploit personnel, pour débloquer le score plus tôt.Mais voilà, les Fennecs du coach Vladimir Petrovic, comme les Léopards du Français Sébastien Desabre n’ont rien lâché pendant presque deux heures. Et les deux gardiens, Luca Zidane pour l’Algérie et Lionel Mpasi-Nzau pour le Congo, ont fait le reste pour préserver leurs cages.La première période a été un très long round d’observation. Les Fennecs ont même attendu la 42e minute pour placer leur premier tir, non cadré, par leur pépite de 20 ans Ibrahim Maza.Le jeu s’est accéléré et l’intensité est montée d’un cran en deuxième période. Chancel Memba (50e), Joris Kayembe (74e), Ibrahim Mayle (90+2) ont eu leur chance pour la RDC, Mohamed Amoura (79e) et Anis Hadj Moussa (86e) pour l’Algérie ont buté sur le gardien congolais.Mais l’arbitre a sifflé la fin du temps réglementaire sur le score de 0-0. En prolongation, aucune des deux équipes n’a fermé le jeu. L’Algérie s’est d’abord procuré une superbe occasion par Fares Chaibi, qui a obligé Mpasi-Nzau à un sauvetage réflexe sur sa ligne (110e). Neuf minutes plus tard, Boulbina propulsait les Fennecs dans le top-8 africain.




