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Italie: l’AC Milan contrarié à domicile

L’AC Milan a laissé filer deux points devant son public en se contentant d’un match nul (2-2) contre Sassuolo dimanche lors de la 15e journée du Championnat d’Italie.Coleader de la Serie A avec le Napoli avant le coup d’envoi, le Milan est certes passé seul en tête (32 pts), mais il peut être dépassé par le champion en titre (2e, 31 pts) qui se déplace à Udine (15h00) et par l’Inter Milan (3e, 30 pts), opposé en fin d’après-midi (18h00) au Genoa.Le dimanche des Rossoneri a mal débuté et a tout aussi mal fini. Ils ont concédé un but dès la 13e minute et se sont fait surprendre par Armand Laurienté (77e).Entre-temps, l’équipe de Massimiliano Allegri a égalisé, puis mené. Elle est revenue à la hauteur de Sassuolo à la 34e minute grâce à Davide Bartesaghi. Le défenseur de 19 ans a ouvert son compteur en Serie A en reprenant au second poteau un centre fuyant de Ruben Loftus-Cheeks.L’international Espoirs italien a doublé la mise dès la reprise (47e), d’une superbe frappe dans un angle fermé après une ouverture en pivot de Christopher Nkunku.L’AC Milan, dont deux buts ont été annulés, aurait pu perdre encore plus gros sans un arrêt de Mike Maignan devant Laurienté (88e).”On a fait un bon match. On peut penser qu’on a perdu deux points, je pense moi qu’on a gagné un point qui pourrait être important”, a analysé Allegri sur la plateforme DAZN.”Il faut qu’on s’améliore encore, car on encaisse trop de buts (…) Mais on est dans les quatre premiers, c’est notre objectif de début de saison”, a-t-il ajouté.L’AC Milan, comme l’Inter, Bologne et Naples, sera dispensé de championnat le week-end prochain, car ils disputeront la Supercoupe d’Italie en Arabie saoudite, du 18 au 22 décembre.

Foot: La Beaujoire, Groupama Stadium, cap sur les grands stades pour les équipes féminines

Jean-Bouin pour le Paris FC, le Groupama Stadium pour l’OL Lyonnes: les sections féminines des clubs français investissent de plus en plus des stades de grande capacité en Ligue des champions mais aussi en Première Ligue.Un pari ambitieux alors que la première division féminine rassemble en moyenne 2.200 personnes cette saison, loin des 28.000 de la Ligue 1. “C’est important de jouer dans un grand stade. Parfois c’est vrai, cela peut paraître vide mais en tant que joueuses, nous sommes dans de bonnes conditions”, souligne Ada Hegerberg, l’attaquante norvégienne de l’OL Lyonnes qui affronte mercredi l’Atlético de Madrid (21h00) sur la pelouse du Groupama Stadium.Au même moment, les joueuses du Paris FC délaisseront elles aussi leur stade de Charléty pour les 20.000 places de Jean-Bouin, où jouent leurs homologues masculins depuis leur montée en Ligue 1 cette saison. Objectifs: rapprocher les supporters du terrain pour la réception des favorites du FC Barcelone (21h00), mais surtout offrir de meilleures conditions de jeu et de retransmission (10.000 billets vendus).Que ce soit les matches européens ou de championnat, les Lyonnaises disputent depuis le début de la saison tous leurs matches à domicile dans l’écrin de 59.000 places situé à Décines-Charpieux.La décision a été prise par la propriétaire américaine du club, Michele Kang, pour séduire un plus large public, jusqu’alors limité aux 1.500 places du centre d’entraînement. A terme, son équipe disposera de sa propre enceinte, dont la capacité sera mieux dimensionnée et adaptée à l’attraction actuelle des compétitions féminines. “Les stades proposés en Première ligue ou en Ligue des Champions ne suffisent pas. Il y a un gros travail à faire sur ce plan-là de la part des clubs”, insiste la Ballon d’or 2018 Ada Hegerberg- Meilleures conditions -Cette saison, plusieurs clubs ont opté pour des grandes enceintes. Ce sera le cas ce week-end encore: samedi, les Havraises ont accueilli les Lyonnaises au stade Océane et Nantes attend plus de 15.00O spectateurs pour la réception des Marseillaises dimanche à la Beaujoire: le nouveau record de la saison. Le directeur général de la Ligue féminine du football professionnelle (LFFP), Paul-Hervé Douillard, met en avant “la volonté d’accélérer cette ouverture”. “On va passer d’un tiers des matches joués dans des grands stades à près de deux tiers”, dit-il.”Les clubs identifient les rencontres qu’ils souhaitent jouer dans ces grandes enceintes, puis vient la dimension événementielle car ouvrir un stade ne suffit pas”, poursuit-il.Cette saison, le PSG organise la quasi-totalité des matches de championnat (sauf les chocs face à l’OL) au Campus à Poissy (1.200 places) et seulement une partie de ses rencontres de Ligue des champions au Parc des princes, comme celles face au Bayern (défaite 3-1) avec 14.000 personnes ou contre Louvain (0-0), très loin de remplir le stade. Pour celles-ci, le club parisien a toujours les mêmes difficultés pour attirer du public, essentiellement familial, en semaine et en plein hiver, malgré la mise en place d’animations.”Le Parc des Princes, c’est un stade mythique dans lequel on est porté par nos supporters. Il y a forcément de l’excitation quand on peut y jouer”, souligne Elisa De Almeida qui retrouvera l’écrin parisien le 31 janvier pour affronter l’OL en Première Ligue.- En retard -Avec l’arrivée de Lens et de l’OM cette saison en Première Ligue, davantage de matches se déroulent dans de grandes enceintes, à Bollaert ou au Vélodrome.Si la locomotive lyonnaise détient le record d’affluence en championnat (qui commence à dater, 30.661 spectateurs pour le match OL-PSG en 2019), c’est Nantes cette saison qui avait déjà attiré le plus grand nombre avec près de 13.454 contre le Paris FC et Lens avec 10.700 personnes face au PSG. L’affluence du championnat progresse (+100% depuis 2023) mais reste éloignée de celle des voisins européens. Le match d’ouverture de la Bundesliga féminine, remporté par le Bayern Munich contre le Bayer Leverkusen (2-0), a réuni 57.762 spectateurs début septembre à l’Allianz Arena.En Angleterre, 60.160 spectateurs ont assisté en février 2024 à la rencontre entre Arsenal et Manchester United à l’Emirates.L’Espagne détient la meilleure affluence pour un championnat féminin en Europe avec 60.739 spectateurs au Métropolitano de Madrid lors du choc Atlético-FC Barcelone en mars 2019. Mais le championnat rassemblent en moyenne 1.650 personnes, moins qu’en France.En France, le frein principal reste structurel, avec des stades trop petits ou trop grands. Faute d’enceintes intermédiaires, le PSG a évoqué un temps le projet de construction d’un stade de 3.000 à 5.000 places à Poissy, mais cette idée n’a pas avancé, selon une source proche du dossier. 

Ligue 1: Matthieu Udol, l’acharné Lensois qui toque à la porte des Bleus

D’un “vrai traumatisme”, il a fait sa “force”: Matthieu Udol s’est remis de plusieurs blessures graves pour s’épanouir à Lens, premier de Ligue 1 avant la réception de Nice dimanche (17h15), au point d’ouvrir un débat sur une possible sélection en équipe de France.Quatre fois, Matthieu Udol s’est écroulé sur une pelouse en se tordant de douleur. Quatre fois, il s’est relevé. Le défenseur gauche de 29 ans a réussi à poursuivre une carrière professionnelle qui semblait se refuser à lui à cause de ses ruptures en série des ligaments croisés du genou droit.Le voici désormais dans la forme de sa vie, quelques mois après avoir quitté, au bras de fer, son club formateur, le FC Metz, qu’il avait ramené en Ligue 1 en marquant à deux reprises en barrage d’accession, brassard de capitaine au bras.Parfois sur la gauche de la défense à trois de l’entraîneur lensois Pierre Sage, le plus souvent comme piston dans un rôle plus offensif, Udol a débuté tous les matchs, poussant même Deiver Machado, l’un des derniers hommes de l’époque Franck Haise, à un départ vers Nantes en début de semaine.”C’est un joueur régulier dans la performance, un gros travailleur, l’encense le capitaine Adrien Thomasson. Avec ce qu’il a vécu dans sa carrière, il est toujours en salle (de musculation, NDLR), positif, il arrive à emmener les autres avec lui. Pour nous, c’est une vraie plus-value, à tous les matchs, il est performant, il a encore été passeur décisif au dernier.”- D’abord Lens, puis la France -Sa troisième passe décisive de la saison a offert à Wesley Saïd le but de la victoire à Nantes (2-1) samedi dernier, confortant la place des Sang et Or (1ers, 34 points), qui visent le titre honorifique de champion d’automne en cas de succès contre Nice (12e, 17 pts), en chute libre avec huit défaites de suite toutes compétitions confondues.Avec la place qu’Udol a prise dans le groupe lensois, la question d’une possible convocation avec les Bleus se pose inévitablement. “Si le club fait une très belle saison (…) et que je continue à être performant, ça peut me venir à l’idée de penser à l’équipe de France”, répond-il, avant d’enchaîner: “Mon premier objectif, c’est de finir le plus haut possible avec Lens, de continuer à être performant comme depuis le début de saison et on verra plus tard.”Peut-il rêver d’un parcours semblable à celui du piston droit Jonathan Clauss, convoqué à l’âge d’Udol lorsqu’il évoluait sous le maillot artésien? “Selon moi, oui, affirme Pierre Sage. Sa régularité, aujourd’hui, ne fait que conforter cette position-là. (…) Maintenant, il y a de très bons joueurs dans ce secteur de jeu, et aujourd’hui, ils ont plus l’habitude que lui de jouer ce genre de compétitions, donc je pense que ça comptera.”- “Exemplaire dans l’entraînement invisible” -L’entraîneur lensois souligne qu’une convocation par le sélectionneur Didier Deschamps au sein d’un groupe qui préparera, dans quelques mois, le Mondial-2026 (11 juin-19 juillet), récompenserait “tout le travail qu’il fait au quotidien (…) notamment préventif, qui est au-dessus de la norme”.”Je pense que ce qui lui est arrivé dans sa carrière a été un vrai traumatisme, mais aussi une vraie force”, poursuit Pierre Sage, qui souhaitait déjà le recruter, sans succès, lorsqu’il entraînait Lyon. “Il est exemplaire sur la manière de gérer l’entraînement et notamment la partie invisible”, insiste Sage.En résulte une musculature du haut du corps peu commune pour un joueur de football. “Quand j’étais plus jeune, j’étais costaud, mais forcément j’ai pris quelques kilos depuis le début de ma carrière, commente Matthieu Udol. Suite aux blessures, j’ai beaucoup plus travaillé en salle et le fait de rester équilibré, c’est très important.””Trois quarts d’heure à peu près par jour” permettent de renforcer son mètre 78, assure le Messin de naissance. Son opiniâtreté et sa résilience en font l’incarnation parfaite de l’esprit combatif qui caractérise Lens.

Ligue 1: Rulli, pas au mieux mais toujours précieux pour l’OM

Le gardien de l’OM Geronimo Rulli ne traverse pas la période la plus faste de son aventure marseillaise, mais malgré plusieurs erreurs inhabituelles, il reste capable d’arrêts exceptionnels et est indispensable à l’équipe de Roberto De Zerbi, qui doit se relancer en Ligue 1 dimanche contre Monaco.Le match de mardi à Bruxelles face à l’Union Saint-Gilloise, péniblement remporté 3-2 par l’OM, est un bon résumé de la forme actuelle du gardien argentin.Sur le premier but encaissé par son équipe, sans être vraiment coupable, Rulli est battu à son premier poteau, une rareté pour lui. Et sur le deuxième, sa claquette est insuffisante. Tout au long de la partie, il a par ailleurs semblé hésitant, comme sur un but belge finalement annulé pour hors-jeu, où sa sortie n’est pas franche.Mais dans le temps additionnel, c’est bien lui qui a sauvé l’OM et préservé la victoire avec un arrêt spectaculaire devant Promise David, alors que tout le stade s’était levé, prêt à célébrer l’égalisation.”J’ai eu un peu de chance aussi. Je voulais sortir sur le centre, mais ça n’était pas possible. Je me retourne et je vois l’attaquant qui est seul. Ca sauve l’équipe et oui, j’étais très heureux de pouvoir aider mes coéquipiers après le match qu’on avait fait”, a raconté l’Argentin à l’issue de la rencontre.- “Je suis humain” -Son arrêt décisif de mardi tombe d’autant mieux que les deux matches précédents ne lui avaient pas souri. Face à Toulouse au Vélodrome, il n’était pas intervenu sur la fameuse touche longue qui a amené l’égalisation du TFC dans les derniers instants (2-2), puis à Lille, une sortie complètement ratée avait ouvert le but à Ethan Mbappé (défaite 1-0).”Dans une saison, aucun joueur ne peut être au top tout le temps. Je suis très tranquille, je travaille beaucoup mais je suis humain, je peux faire des erreurs. Et je sais que quand tu es le gardien de l’OM, tu as plus de responsabilités parce que le coach demande beaucoup au gardien”, a assuré vendredi le champion du monde 2022.Il y a une dizaine de jours, entre les matches contre Toulouse et Lille, Roberto De Zerbi avait de son côté balayé toute inquiétude quant au niveau de performance de son gardien.”J’aime sa personnalité et son courage. Il est toujours prêt à faire quelque chose de plus plutôt que quelque chose de moins. Il a mal lu la trajectoire de cette touche mais il nous a donné tellement de points cette saison… Geronimo est très, très important. Parfois il me fait un peu transpirer, oui, mais je veux que les joueurs essaient, pas qu’ils aient peur de rater”, a expliqué le technicien italien.- Défenseur en plus -Si De Zerbi transpire, c’est justement parce qu’il demande à son gardien de participer beaucoup à la relance, avec les risques que cela implique, pour profiter de la qualité de son jeu au pied, qui étonne jusqu’à ses équipiers.”Il continue à me surprendre. Je ne connaissais pas vraiment sa qualité au pied. Mais il a ça aussi et parfois il est comme un défenseur central en plus, avec nous”, a ainsi relevé son compatriote Leonardo Balerdi. “C’est un joueur supplémentaire pour sortir le ballon. Il est magnifique sur sa ligne et en plus il nous permet de jouer et de sortir les ballons en jeu court”, a ajouté le capitaine marseillais.”J’ai beaucoup joué en Espagne, à Villarreal et à la Real Sociedad, des équipes où on essayait de jouer comme ici, même si peut-être un petit peu moins. Donc je n’ai pas peur de jouer avec les pieds”, a réagi Rulli vendredi. “Je peux faire des erreurs, mais au final mon style de jeu aide beaucoup l’équipe, je crois”, a-t-il ajouté. Une nouvelle confirmation est attendue dimanche contre Monaco.