AFP Sports

Trophée des champions: Paris encore, mais l’OM est passé tout près

Mené 2-1 par l’OM à quelques secondes de la fin, le Paris SG est parvenu à égaliser puis à s’imposer aux tirs au but pour ajouter un nouveau titre à son impressionnante collection, le Trophée des champions disputé jeudi au Koweït.Marseille avait pourtant tout renversé. Menés après l’ouverture du score d’Ousmane Dembélé (1-0, 14e), les hommes de Roberto De Zerbi avaient égalisé sur un penalty obtenu et transformé par Mason Greenwood (76e, 1-1) avant de prendre l’avantage grâce à un but contre son camp de Pacho (2-1, 87e).Courageux et cohérents face aux insatiables champions d’Europe, les Marseillais n’auraient donc vraiment pas volé ce titre après lequel ils courent toujours, désormais depuis près de 14 ans. Mais dans les derniers instants, ils ont craqué et Paris de son côté n’a jamais renoncé, ce n’est pas le genre de la maison. Après quatre des six minutes de temps additionnel, alors que tout le staff et les remplaçants de l’OM étaient prêts à exulter, tout le PSG s’est en effet rué à l’attaque et Gonçalo Ramos a marqué sur une jolie remise de Bradley Barcola de la tête.Ensuite, la séance de tirs au but, nouvelle spécialité parisienne depuis quelques mois (cinq victoires consécutives), avait des airs d’inéluctable. Lucas Chevalier, protagoniste majeur de ce match, a sorti les frappes de Matt O’Riley et Hamed Traoré, alors que Geronimo Rulli n’a pu que toucher celles de Vitinha et Nuno Mendes. – Dembélé frappe le premier -Et c’est finalement Désiré Doué qui a conclu la partie, offrant au PSG un nouveau titre et au capitaine Marquinhos une nouvelle coupe à soulever, prolongeant au passage l’interminable disette du vieux rival.Le club de la capitale avait raflé six titres en 2025, en voilà un premier en 2026. Quant au Trophée des champions, c’est la 14e fois qu’il finit dans la vaste vitrine parisienne, la 12e lors des 13 dernières éditions.Le dernier trophée en date a donc été glané au Koweït, un choix qui n’avait pas fait que des heureux. Mais même sans les ultras des deux camps, le stade Jaber al-Ahmad était finalement bien rempli, avec plus de 50.000 spectateurs, très majoritairement en faveur du PSG.Et ils ont vu un très bon match de football, car l’OM, vainqueur de la première manche au mois de septembre en championnat, a vraiment donné du fil à retordre aux champions d’Europe parisiens, régulièrement sauvés par Chevalier.Mais c’est le Ballon d’Or Dembélé, acclamé par le public, qui a frappé le premier. Sur le coup, le gardien marseillais Rulli, qui ne traverse pas une période très faste, a mis Facundo Medina dans la difficulté, qui a lui-même donné un ballon compliqué à Igor Paixao. Vitinha en a profité pour intercepter et, sans contrôle, servir Dembélé, qui a conclu en finesse (1-0, 14e).- cruel pour l’OM -Tout au long de la partie, les Marseillais ont ensuite rivalisé avec Marquinhos et ses partenaires, manquant simplement un peu de justesse par moments, comme quand Chevalier, encore, a dû sortir un double arrêt décisif devant Paixao et Benjamin Pavard (60e).Paris a été dangereux, tout de même, comme sur cette jolie frappe de Doué (62e) qui a touché le poteau et, plus généralement, par sa maîtrise technique et du tempo.Mais c’est justement quand l’OM semblait commencer à avoir du mal à se dépêtrer du pressing adverse qu’il a trouvé la faille. A un quart d’heure de la fin, Greenwood a donc été accroché par Chevalier et a transformé lui-même le penalty (1-1).  La pression de Pierre-Emerick Aubameyang sur Pacho a ensuite obligé l’Equatorien à tromper son propre gardien (2-1, 87e). On connaît la suite. L’OM y a cru, très fort, sans doute plus fort que jamais lors des 14 dernières années. Mais le PSG est un ogre, impitoyable et jamais rassasié, et il a gagné. Encore.

CAN-2025: Koulibaly, le Lion centenaire du Sénégal

Le Sénégal retrouve son capitaine au cœur de Lion, Kalidou Koulibaly, après un match de suspension, pour sa 101e sélection, en quart de finale de Coupe d’Afrique contre le Mali, vendredi (16h00) à Tanger.Le retour du patron. Son autorité a manqué contre le Soudan, écarté (3-1) en 8e après quelques errements défensifs en début de rencontre.Koulibaly était suspendu à la suite de son exclusion pour une vilaine semelle sur le Béninois Aiyegun Tosin, mais s’est “sacrifié pour l’équipe et continuera de le faire”, selon son sélectionneur Pape Thiaw.Porteur du brassard depuis 2019, toujours titulaire sauf pour sa deuxième sélection, Koulibaly (34 ans) est l’immortel capitaine, celui qui a soulevé pour la première fois de l’histoire du foot sénégalais le trophée de la CAN dans le ciel africain, en 2022 au Cameroun.Une belle revanche pour un joueur qui était suspendu pour la finale 2019, la première d’une génération dorée au Sénégal, perdue contre l’Algérie (1-0) avec un but encaissé sur une erreur de défense en tout début de rencontre, de quoi aviver ses regrets.Celui que les tifosi du Napoli, où il a joué huit ans (2014-2022), surnommaient “le Roc”, est un des mousquetaires trentenaires de la tanière, avec Sadio Mané (33 ans, 121 sélections), Gana Gueye (36 ans, 125 sél.) et le gardien Edouard Mendy (33 ans, 53 sél.).Les quatre vieux Lions règnent sur une des meilleures sélections africaines de la décennie, qui va disputer son troisième Mondial de rang et y affronter la France le 16 juin, en poule. Ils assurent la transition vers de plus jeunes joueurs à l’éclosion annoncée, symbolisés au Maroc par le Titi parisien Ibrahim Mbaye.- “L’exemple” -“Mané, Koulibaly et les cadres nous ont montré l’exemple”, assure Antoine Mendy (21 ans), “ils ont disputé au moins cinq ou six CAN. Ils vont encadrer tout le groupe pour nous apporter les meilleures solutions.”Le premier d’entre eux reste celui que la presse italienne surnommait “Kalidoubum” pour un but d’anthologie contre la Juventus. Il est le premier frappeur des séances de tirs au but et a toujours réussi le sien.Il avait notamment parfaitement lancé la séance vers le sacre lors de la glorieuse finale contre l’Égypte à Yaoundé (0-0, 4 t.a.b. à 2).Les Lions pourraient avoir besoin de cette assurance si le quart de finale va jusqu’aux tirs au but, car ils ont perdu les deux autres séances disputées avec Koulibaly, malgré sa réussite en ouverture, contre le Cameroun en quarts en 2017 (0-0, 5 t.a.b. à 4) et face à la Côte d’Ivoire en 8e (1-1, 5 t.a.b. à 4) il y a deux ans.Koulibaly n’est pas un buteur, deux fois seulement en 100 sélections, dont un but capital contre l’Equateur (2-1) en Coupe du monde 2022 pour assurer la qualification en 8e, mais le Sénégal peut compter sur son indéfectible amour du maillot.- “Lumière dans les yeux” -Quatrième du Mondial-2011 des U20 avec les Bleuets d’Antoine Griezmann et Alexandre Lacazette, le joueur né dans les Vosges et formé au FC Metz a opté pour les Lions de la Teranga et honoré sa première cape en septembre 2015, lors d’une victoire contre la Namibie (2-0).”C’était un choix très, très important, racontait-il au site de Chelsea (où il a joué en 2022-2023), car j’aurais pu jouer pour l’équipe de France, mais à 23 ou 24 ans, j’ai décidé de jouer pour le Sénégal, parce qu’ils m’attendaient”.”Quand j’ai dit (à mes parents) que je voulais jouer pour le Sénégal, j’ai vu la lumière dans leurs yeux et j’ai su que c’était le bon choix”, ajoutait le défenseur qui joue désormais à Al-Hilal en Arabie Saoudite.Un choix qu’il a su imposer au bouillant président de Naples Aurelio De Laurentiis, qui avait dit ne plus vouloir recruter de joueurs africains à moins qu’ils ne renoncent à disputer la CAN. “On ne peut pas parler d’une équipe nationale africaine de cette manière”, avait tonné le Lion.