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Italie: l’AS Rome bat Côme et reste dans le coup

L’AS Rome est revenue sur les talons du trio de tête du Championnat d’Italie après sa victoire 1 à 0 face à Côme lundi soir au Stade olympique en clôture de la 15e journée.La Roma, qui restait sur deux défaites en championnat, s’est imposée grâce au Brésilien Wesley (60e), auteur de son troisième but cette saison.L’équipe de Gian Piero Gasperini reste 4e au classement (30 pts), à trois points de l’Inter Milan, passé en tête de la Serie A dimanche à la faveur de sa victoire sur le terrain du Genoa (2-1).La Roma, dont le troisième et dernier scudetto remonte à 2001, n’accuse plus que deux points de retard sur l’AC Milan (2e), tenu en échec par Sassuolo (2-2), et un sur Naples (3e), battu à Udine (1-0).”C’est une belle victoire, que ce soit pour notre classement et par son déroulement”, a résumé Gasperini sur la plateforme DAZN.En concédant sa troisième défaite de la saison, la deuxième consécutive, Côme a de son côté réculé à la 7e place (24 pts). Cesc Fabregas a vu son ailier sénégalais Assane Diao sortir sur blessure, à une cheville, à la 31e minute. Selon les médias italiens, sa participation à la Coupe d’Afrique des nations au Maroc (21 décembre-18 janvier) pourrait être remise en question.”Il est encore trop tôt pour connaître la gravité de sa blessure, c’est vraiment dommage pour lui et pour l’équipe”, a déclaré Fabregas qui avait espéré, en amont de la rencontre, que Diao, 20 ans, renonce à participer à la CAN.

Espagne: le Real Madrid se reprend face à Alavés, Xabi Alonso souffle

La défaite était interdite pour que Xabi Alonso évite la foudre: le contrat a été rempli grâce à deux buts de Kylian Mbappé et  Rodrygo, permettant au Real Madrid de s’imposer dimanche à Alavés (2-1), offrant un répit à l’entraîneur madrilène.Cette victoire lors de la 16e journée de Liga, fut loin d’un long fleuve tranquille. Et pour le Real Madrid, il ne faudra sans doute retenir que le résultat. Le sous-texte de ce match était connu: Xabi Alonso n’aurait a priori pas survécu à une désillusion de plus. Les deux défaites de suite au Santiago-Bernabéu, et l’impensable bilan de deux victoires sur les huit derniers matches ne lui laissaient guère de marge auprès des dirigeants merengues.L’histoire dira si cette victoire ne lui offre qu’un maigre sursis ou si elle signe le réveil d’une formation clairement en manque de confiance ces dernières semaines. Elle permet en tout cas au Real de conserver sa 2e place et de revenir à quatre points du Barça, solide leader qui a signé sa septième victoire de rang samedi face à Osasuna (2-0) avec un doublé de Raphinha.Le début de ce match couperet face à Alavés, un adversaire que les Madrilènes ont pourtant l’habitude de rosser (19 victoires sur les 21 derniers duels), ne poussait guère à l’optimisme. Certes privés de la quasi totalité de ses défenseurs cadres, les joueurs de Xabi Alonso semblaient encore une fois empruntés, sans saveur, destinés à subir. Les deux défaites en trois jours contre le Celta Vigo en Liga et Manchester City en Ligue des champions pesaient sans doute encore lourd… Mais Mbappé, absent face à City, allait sonner le réveil madrilène.Après une perte de balle de Denis Suarez, le Français, idéalement lancé, exécutait un contre parfait, conclu par un crochet et une frappe du droit imparable pour tromper le gardien Antonio Sivera (24). – Soulagement -Un soulagement palpable a alors traversé le banc madrilène, tout comme lorsque Courtois a réalisé une parade décisive dans le temps additionnel. Mais tout s’est effondré à vingt minutes de la fin du match avec un but de Carlos Vicente, lancé à la limite du hors jeu, qui allait fusiller Courtois (68). L’étincelle côté madrilène est venue de Vinicius, dont l’activité, aussi brouillonne soit-elle, est encore traversée de fulgurances. Il servait parfaitement Rodrygo qui, du pied droit, n’allait pas rater l’occasion d’éviter une belle crise juste avant les fêtes (76).Le sursaut des Madrilènes est toutefois encore très loin de la dynamique des Barcelonais, invaincus depuis le 25 novembre toutes compétitions confondues, et qui imposent aux Merengue un rythme effréné. Le mano à mano va se poursuivre encore un peu, mais le Real va continuer à devoir regarder aussi derrière lui. Villarreal, qui n’a pas joué dimanche face à Levante en raison de la météo, reste 4e à quatre longueurs du Real. Et l’Atlético, vainqueur samedi face Valence (2-1), pourrait lui aussi venir titiller les chevilles madrilènes en cas de nouveau faux pas.  Dans le bas de tableau, les mauvais résultats de la Real Sociedad, aux portes de la zone de relégation (15e), ont eu raison de l’entraîneur Sergio Francisco, remercié dimanche. Un mauvais jour pour les mauvais élèves puisque le Real Oviedo, 19e, a fait de même en écartant Luis Carrión après un peu plus de deux mois à ce poste. 

L1: Lens finit 2025 en tête, l’OM, l’OL et le Losc terminent bien

Lens a conservé la tête de la Ligue 1 après son succès facile dimanche contre Nice (2-0), qui sombre encore, tandis que l’OM, l’OL et le Losc ont fait de bonnes opérations dans la course à l’Europe.Les Sang et Or (37 points) passeront les fêtes de fin d’année au sommet de la L1. En s’imposant facilement à Bollaert face à Nice, les Lensois portés par un doublé d’Odsonne Édouard (Matthieu Udol double passeur) ont repris la première place de la Ligue 1 au PSG, qui était provisoirement passé en tête samedi après son succès étriqué à Metz (3-2).Cette place de leader, “ce n’est pas anecdotique”, a estimé leur entraîneur, Pierre Sage. “On fêtera Noël avec la première place et c’est une belle chose pour tous les gens de la région.”La sixième victoire consécutive des Lensois – pas brillants mais efficaces dimanche – a souligné la dynamique contraire des joueurs de Franck Haise, qui n’en finissent plus de sombrer avec un sixième revers d’affilée en championnat (13e, 17 pts).Pour compléter le podium, l’OM a réussi un grand coup en s’offrant Monaco dimanche soir au Vélodrome dans un match qui a été retardé de douze minutes au coup d’envoi à cause de la fumée des fumigènes. Souffrant une bonne partie du match et chanceux sur les deux buts de Monaco refusés pour hors-jeu dont le premier est discutable (51e, 81e), les Marseillais s’en sont encore remis au meilleur buteur du championnat, Mason Greenwood, avec 11 buts. Sans oublier le gardien Geronimo Rulli, qui a sauvé plusieurs fois les siens (42e, 74e, 88e, 90e).Monaco pour sa part enregistre un cinquième revers en six journées et glisse au classement (9e, 23 points), derrière Strasbourg et Toulouse (à la différence de buts) et talonné par Angers.. Strasbourg stagne encore Quelques heures avant, le Losc avait fait aussi une belle opération au terme d’un match fou à Auxerre (victoire 4-3) avec sept buts dont quatre en moins de dix minutes et quatre cartons rouges. Les coéquipiers de Benjamin André – auteur du but vainqueur – qui enchainent bien en championnat, ont stoppé la bonne séquence de l’AJA dans sa course au maintien, restant barragiste. Mais avec le succès de l’OM dans la soirée, ils restent 4e, à égalité de points avec les Olympiens mais devancés à la différence de buts (+13 pour les Nordistes contre +23 pour l’équipe de Roberto De Zerbi).Juste derrière les Dogues, l’OL termine aussi bien l’année 2025 en championnat contre Le Havre (1-0) avec une victoire courte mais importante dans la course à l’Europe, sa deuxième seulement en sept matches. Les Lyonnais, également en tête de la phase de ligue de la Ligue Europa, devancent Rennes (6e) à la différence de buts (+6 contre +3).En revanche, Strasbourg – sans son capitaine Emanuel Emegha, blessé – n’y arrive toujours pas en championnat après son nul à la Meinau (0-0) contre Lorient (12e, 18 pts).Malgré ce quatrième match sans victoire et leurs difficultés en championnat, les Strasbourgeois restent 7e avec 23 points, à égalité avec Toulouse (8e) et Monaco (9e), qui a eu deux buts refusés pour hors jeu face à l’OM.”Si les joueurs ne respectent pas les consignes, pas de problèmes, on en trouvera d’autres qui les respectent”, a lancé leur coach anglais, Liam Rosenior.

L1: Dans la souffrance, l’OM bat Monaco et s’accroche au podium

Dans le courage et dans la difficulté: l’OM, qui ne vit pas une période très brillante et qui a terriblement souffert, a tout de même trouvé les ressources pour battre Monaco 1-0 dimanche, un succès très important qui lui permet de se maintenir sur le podium avant la trêve.Il reste aux Marseillais un dernier déplacement dimanche à Bourg-en-Bresse, mais ils iront jouer la Coupe de France – ou la CAN pour certains d’entre-eux – avec la satisfaction d’être restés au contact de Lens et du Paris SG, alors que Monaco n’est vraiment pas passé loin de les pousser dans le vide dimanche.A l’inverse, l’équipe de la Principauté, qui trouve quelques satisfactions en Ligue des Champions, reste engluée en championnat avec cinq défaites lors des six dernières journées, pour une seule victoire face… au PSG. Au classement, la sanction est logique: l’équipe de Sébastien Pocognoli glisse à la 9e place.Au Vélodrome pourtant, les Monégasques ont été souvent menaçants et parfois dominateurs, inscrivant même deux buts refusés pour hors-jeu. Et l’OM a dû attendre la 82e minute pour trouver la faille et la délivrance.Elle est venue, comme très souvent, de Mason Greenwood, récompensé de sa persévérance, et d’avoir un peu plus de talent que la moyenne, par un joli but offert par l’impeccable Pierre-Emile Hojbjerg (1-0).Auparavant, la soirée avait commencé avec une bonne douzaine de minutes de retard, le temps que se dissipe le brouillard épais né de l’allumage massif de fumigènes par les supporters du Virage Nord.Le match a très vite été engagé et d’abord d’assez bon niveau, animé notamment par Greenwood, en jambes et inspiré. Dans le sillage de l’Anglais, l’OM a d’abord été le plus dangereux et Lukas Hradecki a dû s’interposer de justesse devant Pierre-Emerick Aubameyang (6e) puis, plus facilement, sur une bonne frappe de Timothy Weah (20e).- Rulli décisif -Monaco, de son côté, guettait alors les espaces que lui offrait l’esprit d’entreprise de l’OM et Alexandre Golovine était dangereux à la 29e minute.Petit à petit, l’équipe de Pocognoli, encore privé de Paul Pogba, blessé, a même légèrement pris le dessus, quand l’OM a commencé à perdre un peu le fil de la partie et que quelques petits ratés sont venus gâcher les belles intentions.Dans un rythme alors moins soutenu qu’en début de match, Monaco a alors été vraiment menaçant, à l’image de Takumi Minamo à la 42e minute, après un joli mouvement collectif.Dès le coup d’envoi de la deuxième période, le Japonais est encore passé tout près de glacer le Vélodrome et l’OM a ensuite été épargné de la catastrophe par un hors-jeu qui a entraîné l’annulation du but de Lamine Camara (52e). Mais l’équipe de Roberto De Zerbi était alors complètement perdue et rendait tous les ballons à ses adversaires.L’entrée de Paixao a fait du bien, tout de même, et l’OM a repris une partie de ses esprits, jusqu’à s’installer de nouveau dans le camp d’en face.Aubameyang (69e) et Greenwood (71e) auraient alors pu marquer mais Monaco semble s’être trouvé un bon gardien cette saison avec Hradecky, après des années difficiles à ce poste.Geronimo Rulli en est un autre, malgré quelques erreurs ces dernières semaines, et il a encore sauvé l’OM devant Minamino (74e) avant le deuxième but refusé de la soirée, pour un hors-jeu de Balogun (80e), plus clair que le premier.Comme Marseille est décidément fébrile, il a encore fallu un double miracle signé du duo Rulli-Nayef Aguerd pour préserver le résultat, mais l’essentiel a été fait, l’OM fêtera Noël sur le podium.