AFP Sports
Italie: l’Inter Milan fait du neuf avec Chivu
Pour tourner la page Simone Inzaghi, les dirigeants de l’Inter Milan tentent un sacré pari: ils ont confié lundi leur équipe, vice-championne d’Italie et finaliste de la Ligue des champions, à Cristian Chivu, qui n’a qu’une poignée de matches de Serie A comme entraîneur à son actif.Chivu a signé un contrat de deux ans, jusqu’en …
Italie: l’Inter Milan fait du neuf avec Chivu
Pour tourner la page Simone Inzaghi, les dirigeants de l’Inter Milan tentent un sacré pari: ils ont confié lundi leur équipe, vice-championne d’Italie et finaliste de la Ligue des champions, à Cristian Chivu, qui n’a qu’une poignée de matches de Serie A comme entraîneur à son actif.Chivu a signé un contrat de deux ans, jusqu’en juin 2027, avec le club nerazzurro, qui aura mis six jours pour trouver un successeur à Inzaghi, parti à la surprise générale entraîner le club saoudien d’Al-Hilal. “L’Inter Milan souhaite la bienvenue à Cristian Chivu, nouvel entraîneur de son équipe première”, a annoncé l’Inter dans une communiqué.”Je suis honoré d’avoir été nommé à la tête de cette équipe, je reviens avec la même passion et la même ambition que j’avais quand j’étais joueur et je veux les transmettre à mon équipe”, a déclaré Chivu sur le site internet du club.Chivu, 44 ans, connaît bien l’Inter pour avoir porté son maillot, de 2007 à 2014, à 169 reprises (3 buts) avec en point d’orgue, en 2010, un sacre en Ligue des champions, le dernier d’un club italien dans la compétition, et un inédit triplé Serie A/Coupe d’Italie/C1.- 13 matches de Serie A -L’ancien défenseur international roumain (75 sélections, 3 buts), reconnaissable lorsqu’il était joueur au casque qu’il portait depuis une fracture du crâne, a fait ensuite ses débuts d’entraîneur dans le club milanais, d’abord avec les équipes de jeunes de 2018 à 2021, puis à la tête de la réserve, de 2021 à 2024.Aux commandes de la réserve, il a notamment remporté le Championnat Primavera en 2022, fini premier de la saison régulière en 2024, avant d’être éliminé en demi-finale.Il avait quitté l’Inter en fin de saison dernière, avant d’être recruté en février 2025 par le promu Parme, alors mal en point. Pour sa première expérience comme entraîneur en Serie A, Chivu a assuré le maintien de Parme (16e) avec un bilan de trois victoires, notamment contre la Juventus et l’Atalanta, sept nuls et trois défaites.C’est donc avec une expérience limitée à 13 matches au plus haut niveau qu’il va devoir assumer le lourd héritage laissé par Inzaghi après quatre saisons (2021-25).Sous la conduite de l’ancien buteur de la Lazio, l’Inter est devenu l’une des références du football européen avec un scudetto (2024), deux éditions de la Coupe d’Italie (2022, 2023) et surtout deux des trois dernières finales de la Ligue des champions.- Objectif Coupe du monde des clubs -Mais Chivu va recupérer une équipe traumatisée par sa déroute contre le Paris SG (5-0) en finale de la dernière Ligue des champions.Il n’a pas de temps à perdre: l’Inter va rapidement s’envoler pour les Etats-Unis et la Coupe du monde des clubs (15 juin-13 juillet) où les Nerazzurri affronteront en phase de poules les Argentins de River Plate, les Japonais d’Urawa Red Diamonds et les Mexicains du CF Monterrey.”L’objectif pour un club comme l’Inter c’est de remporter cette compétition”, a prévenu Chivu.L’intersaison sera ensuite chargée, puisqu’il faudra remodeler un effectif vieillissant, comme l’a montré la déroute face au PSG, un rajeunissement qui a débuté avec les arrivées de l’ailier brésilien Luis Henrique (Marseille) du milieu croate Petar Sucic (Dinamo Zagreb).Chivu n’était pas le premier choix de l’Inter. Le club lombard, devancé d’un point par Naples pour le titre 2025 de champion d’Italie, voulait initialement recruter Cesc Fabregas.L’ancien international espagnol a frappé les esprits lors de sa première saison aux commandes de Côme et a suscité beaucoup d’intérêt, également du Bayer Leverkusen et de l’AS Rome. Mais Côme, qu’il a conduit à la 10e place de la Serie A, n’a pas voulu le laisser partir.
Finale NBA: à Oklahoma City, un coeur qui bat au rythme du Thunder
Oklahoma City et ses bouillants supporters vivent depuis jeudi avec intensité leur deuxième finale NBA après 2012 dans le sillage du Thunder, le “coeur battant” d’une ville revigorée par son équipe de basket arrivée en 2008.”Cette salle est folle (…) le niveau de décibels était dingue”, témoignait l’entraîneur des Indiana Pacers, Rick Carlisle, après le …
Finale NBA: à Oklahoma City, un coeur qui bat au rythme du Thunder Read More »
Roland-Garros: après une finale de légende, le duel Alcaraz-Sinner solidement installé
Cette fois, le doute n’est plus permis: après 5h29 d’une finale d’anthologie dimanche, le vainqueur de Roland-Garros Carlos Alcaraz et le perdant magnifique Jannik Sinner ont confirmé que leur rivalité était destinée à entrer dans l’histoire du tennis.”Quel match! Le tennis est entre d’excellentes mains”, a applaudi sur X la légende australienne Rod Laver auteur …
Roland-Garros: après une finale de légende, le duel Alcaraz-Sinner solidement installé Read More »
Suriname: avec sa diaspora aux Pays-Bas, le rêve fou de Coupe du monde
Rijkaard hier, Van Dijk aujourd’hui: les footballeurs originaires du Suriname, ancienne colonie néerlandaise, contribuent depuis 30 ans aux succès des Pays-Bas. Désormais, ce sont les joueurs nés en Hollande qui pourraient aider le plus petit d’Amérique latine a atteindre le rêve fou d’une Coupe du monde.Longtemps dans le football, le Suriname était invoqué pour raconter …
Suriname: avec sa diaspora aux Pays-Bas, le rêve fou de Coupe du monde Read More »
Suriname: avec sa diaspora aux Pays-Bas, le rêve fou de Coupe du monde
Rijkaard hier, Van Dijk aujourd’hui: les footballeurs originaires du Suriname, ancienne colonie néerlandaise, contribuent depuis 30 ans aux succès des Pays-Bas. Désormais, ce sont les joueurs nés en Hollande qui pourraient aider le plus petit d’Amérique latine a atteindre le rêve fou d’une Coupe du monde.Longtemps dans le football, le Suriname était invoqué pour raconter la transformation des “Oranjes”. Après le “football total” des années 70 avec Johan Cruyff (deux finales de Coupe du monde Allemagne-74 et Argentine-78) et le trou des années 80 (pas de qualification pour Espagne-82, Mexique-86 ni l’Euro-84 en France), les Pays-Bas décrochaient enfin leur seul et unique trophée, l’Euro-88 en Allemagne grâce notamment à son trio originaire du Suriname : Frank Rijkaard, Aron Winter et le capitaine Ruud Gullit (Ballon d’or 87).Edgar Davids, Clarence Seedorf, Patrick Kluivert ou Jimmy Floyd Hasselbaink ont ensuite fait briller la sélection dans les années 90 (demi-finalistes à France-98). Leurs héritiers sont aujourd’hui Virgil van Dijk (Liverpool), Xavi Simons (Leipzig), Georginio Wijnaldum (Al-Ettifaq) ou Denzel Dumfries (Inter Milan).De l’autre côté de l’Atlantique, le Suriname regardait briller ses enfants et petits-enfants, le pays pauvre de 600.000 habitants n’en retirant qu’une simple source de fierté.Seedorf a bien essayé de rendre à sa terre natale et d’y développer le football. Mais son projet de centre de formation, malgré d’importants investissements personnels, n’a jamais abouti.- “Bonnes chances” – Aujourd’hui, le Suriname tient peut-être sa revanche sur l’histoire coloniale et caresse le doux rêve de s’inviter à la table des grands du football en participant au Mondial. Après des années de refus au nom d’une fierté nationale, les autorités permettent depuis novembre 2019 d’aligner des footballeurs issus de sa diaspora, nés pour la plupart en Hollande d’aïeux surinamais.Et les planètes s’alignent pour ce Mondial-2026 car le Suriname, bien que situé en Amérique du Sud, voisin du Brésil, dispute les éliminatoires de la Concacaf, où les trois pays traditionnellement dominateurs, Etats-Unis, Mexique et Canada, sont qualifiés d’office en tant qu’organisateurs. Avec l’élargissement du Mondial à 48 équipes, trois billets directs et deux pour les barrages sont à distribuer dans cette Confédération de football d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes, qui regroupe 41 fédérations.Avec l’apport de ces joueurs évoluant en première division néerlandaise, mais aussi dans les championnats anglais, espagnol, allemand ou turc, “nous avons beaucoup progressé. Nous sommes en Ligue A des Nations Concacaf, parmi les 14 meilleurs”, souligne auprès de l’AFP le président de la fédération surinamaise, Soerin Mathoera. “On espère se qualifier pour cette Coupe du monde et on fait les efforts nécessaires pour faire venir dans l’équipe nationale des joueurs d’origine surinamaise”. “C’est un périple pour eux”, sourit-il, car certains “ne connaissent pas le Suriname, ne sont jamais venus ici”.”Comparé aux précédentes années (…) le chemin est beaucoup plus accessible. On a de bonnes chances de se qualifier”, réaffirme à l’AFP l’entraîneur adjoint de la sélection, Roberto Godeken, pendant qu’il dirige l’entraînement de son équipe championne en titre du Suriname, le SV Robinhood.”Il y a tellement de talents ici, dans le pays, en Hollande et dans le reste de l’Europe, que ça va finir par arriver à un moment donné. Et là, il y a une belle opportunité”, estime le journaliste sportif Diederik Samwel, auteur d’un livre – disponible en néerlandais uniquement – “Le Suriname en route vers la Coupe du monde”.Renske Adipi “Kante”, 25 ans, milieu de Robinhood et de l’équipe nationale, fan de N’Golo Kante, son “idole” qui “comme moi met beaucoup de pression et récupère le ballon”, dit “apprendre beaucoup” au contact de ces joueurs de la diaspora. “Ce ne sont peut-être pas les meilleurs, mais ils jouent dans de bons clubs. Ils sont des exemples.”Adipi, seul joueur de Robinhood à pouvoir vivre grâce au football, et en attente de transfert à l’étranger, est l’exemple “du joueur créole excellent techniquement avec une grande endurance”, souligne Diederik Samwel. “Les observateurs étrangers sont immédiatement impressionnés par le talent, les compétences” de ces joueurs amateurs, affirme-t-il, même s’il “y a parfois des manques au niveau tactique”.Avec trois joueurs nés au pays sur les 26 sélectionnés, le Suriname a passée une première étape vendredi en battant Porto Rico (1-0) et termine premier de son groupe avant même la dernière journée. Rendez-vous en octobre pour la suite des qualifications et entretenir l’espoir.Parmi les principaux rivaux des “Suriname boys” figurent le Costa Rica, qui a participé à toutes les Coupes du monde depuis Brésil-2014, le Honduras (3 participations, en 1982, 2010, 2014) et le Panama (Russie-2018).”C’est un rêve pour la nation, et nous espérons pouvoir réaliser ce rêve”, souffle M. Mathoera.”Ce serait historique” renchérit M. Godeken, “ça mettrait le Suriname sur la carte du monde”.






