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Amical: le Sénégal inflige une défaite historique à l’Angleterre de Tuchel (3-1)

L’équipe d’Angleterre, largement remaniée, a subi mardi en match amical face au Sénégal (3-1) sa première défaite depuis la nomination du sélectionneur Thomas Tuchel, la première de son histoire face à une équipe africaine.A Nottingham, les Anglais se sont montrés extrêmement friables défensivement, trois jours après un succès étriqué contre Andorre (1-0) en qualifications pour le Mondial-2026 qui avait déjà déplu au sélectionneur.”Peut-être qu’on aurait mérité un peu plus au niveau du résultat, mais j’ai senti qu’on était un peu grippés, pas assez actifs pendant une bonne partie du match”, a commenté Tuchel devant la caméra du diffuseur ITV à l’issue de la défaite face au Sénégal. “Nous avons concédé les deux premiers buts trop facilement, mais la réaction a été bonne ensuite.”L’Allemand avait procédé mardi à une très large revue d’effectif, gardien inclus ne gardant, parmi les titulaires habituels de la sélection que Declan Rice, Bukayo Saka et Harry Kane au coup d’envoi.Le capitaine a bonifié la bonne entame de match, en renard des surfaces (7e, 1-0), après un bon pressing d’Eberechi Eze et Conor Gallagher, puis un tir d’Anthony Gordon relâché par Edouard Mendy.Mais la défense expérimentale (Walker, Colwill, Chalobah, Lewis-Skelly) a concédé bien trop d’occasions face aux vifs attaquants sénégalais, ce qui a contraint Dean Henderson à intervenir très tôt, puis trop souvent.- “Pas paniquer” -Le gardien de Crystal Palace n’a rien pu faire devant son coéquipier en club Ismaïla Sarr (40e, 1-1), laissé trop seul par Kyle Walker et bien servi par Nicolas Jackson, l’avant-centre de Chelsea.Le portier a encore vu sa défense l’abandonner sur le but de Habib Diarra, le milieu de Strasbourg, dont la cote va encore s’élever en Angleterre (62e, 1-2).Les entrants ont tenté le tout pour le tout, notamment le régional de l’étape Morgan Gibbs-White, attaquant de Nottingham, mais aussi le milieu offensif du Real Madrid Jude Bellingham, privé d’un but à cause de la main d’un coéquipier (84e).Cheikh Sabaly (90e+3, 1-3) en contre-attaque a puni encore davantage les Anglais, escortés jusqu’aux vestiaires par des sifflets.”Nous n’allons pas paniquer mais nous savons que nous devons être meilleurs”, d’autant que le Mondial va “vite arriver”, a commenté Kane.L’Angleterre n’avait jamais perdu contre une équipe africaine en 21 affrontements (15 victoires, 6 nuls).

Foot: Rayan Cherki dans une nouvelle dimension à Manchester City

Rayan Cherki quitte l’OL et la France pour la première fois de sa jeune carrière et rejoint la riche armada de Pep Guardiola à Manchester City, un saut vertigineux vers l’élite du football européen pour le dribbleur de 21 ans pétri de talents.”C’est un rêve pour moi”, a-t-il déclaré dans un communiqué de sa nouvelle équipe. “Honnêtement, rejoindre un club comme Manchester City et avoir l’opportunité de franchir une nouvelle étape dans ma carrière ici, c’est quelque chose de très, très spécial.”En moins d’une année, le jeune attaquant est passé du “loft” de l’OL, où les indésirables sont placés en début de saison, à l’équipe de France et à Manchester City, deux poids lourd de l’élite continentale séduits par sa régularité et son efficacité nouvelles.Le club anglais a déboursé “42,5 millions d’euros dont 6 millions de bonus, auquel pourra s’ajouter un intéressement de 15% sur une éventuelle plus-value future”, a précisé l’OL dans un communiqué.Cet afflux d’argent tombe au meilleur moment pour Lyon, sous la menace d’une rétrogradation administrative en Ligue 2 prononcée “à titre  conservatoire” en novembre par le gendarme financier du football français.Cherki met derrière lui 185 matches et quinze ans de vie commune avec l’Olympique lyonnais, qu’il a rejoint en 2010 à l’âge de sept ans, et chez qui il a été lancé en équipe première à 16 ans seulement.L’ultime saison a débuté par une mise à l’écart pour le forcer à prolonger son contrat, ce qu’il a fait en septembre, et elle s’est terminée par une sortie de piste étoilée.”J’ai commencé la saison au loft alors que je n’ai jamais trahi le club”, avait-il lâché après son dernier match en Ligue 1, le 17 mai au soir. “J’ai tout donné pour ce blason. Ça n’a pas été facile, on m’a beaucoup craché dessus et on a mal parlé de mon entourage alors que le seul qui prend les décisions, c’est moi.”- Début au Mondial des clubs -Ce talent précoce a épuré son jeu et amélioré son repli défensif en réponse à deux axes de critiques régulièrement entendus, et terminé la saison comme meilleur passeur (onze passes décisives) de Ligue 1, avec huit buts en trente apparitions.Il s’est aussi distingué par des prestations remarquées en Ligue Europa, notamment contre Manchester United, le voisin et rival historique de City.En juin, Didier Deschamps a fini par ouvrir les portes de l’équipe de France au médaillé d’argent olympique 2024, dont il a loué la “créativité” et la “spontanéité”.Pour son baptême international, le joueur né à Pusignan, à l’est de Lyon, a fait étalage de son immense talent après une entrée tonitruante à la 63e minute contre l’Espagne en demi-finale de la Ligue des nations, marquée notamment par un but magnifique et une passe décisive qui n’ont pas empêché la défaite (5-4).Titulaire dimanche contre l’Allemagne (2-0) dans la “petite finale” de la compétition, il n’a pas brillé avec le même éclat mais a fait jouer ses attaquants. “Je suis là pour les servir”, a-t-il résumé.Chez Manchester City, il entre maintenant dans une nouvelle dimension, celle d’un candidat à la victoire en Premier League et en Ligue des champions, sous le patronage de Guardiola, entraîneur à succès réputé pour sa capacité à faire progresser les jeunes pousses.Il va devoir jouer des coudes pour s’imposer au sein du riche effectif citizen, sur l’aile droite ou au poste de meneur offensif, celui qu’il affectionne.Dans l’axe, il y a une place à prendre après le départ de Kevin De Bruyne, meneur de jeu des Mancuniens pendant une décennie, non retenu à l’issue de son contrat.L’équipe au maillot bleu ciel sort d’un exercice sans trophée, une première depuis la saison 2016-17, et s’apprête à disputer la Coupe du monde des clubs (14 juin-13 juillet) aux Etats-Unis.Cherki va plonger dans le grand bain directement, sans période d’essai.

Foot: Massy et Poissy derniers candidats pour le grand stade du PSG

Massy et Poissy, seuls en course: le PSG a retenu mardi les candidatures des deux villes franciliennes pour la construction de son grand stade, effectuant un pas de plus en dehors du Parc des Princes, son enceinte historique.Avec la constitution de cette “short-list”, le PSG franchit une étape supplémentaire dans sa volonté de quitter son stade fétiche depuis 1974, dont la capacité (48.000 places) est jugée insuffisante par ses dirigeants mais que la Mairie de Paris refuse de lui vendre pour y mener des travaux d’agrandissement.Le club est “désormais prêt à approfondir ses études sur les communes de Massy (Essonne) et de Poissy (Yvelines), en lien étroit avec les partenaires locaux”, a ainsi indiqué le PSG dans un communiqué.Le président du conseil départemental de l’Essonne, François Durovray, a souligné la “formidable opportunité” pour le département si le choix se porte sur Massy.Poissy a pour lui “sa proximité immédiate avec le Campus Paris Saint-Germain (le centre d’entraînement du PSG, ndlr), l’ancrage local du club et la qualité d’un partenariat de longue date”.”Cette sélection est le fruit d’un travail collectif exemplaire, comme celui qui nous avait permis d’accueillir le centre d’entraînement en 2016″, a également réagi Karl Olive, député des Yvelines et ancien maire de Poissy.- Positions irréconciliables -Le club, qui vise la construction d’une enceinte de “60.000 à 90.000 places”, prévoit de trancher définitivement “fin 2026”, a-t-on appris auprès d’une source proche du club.  D’ici là, le PSG, détenu par le fonds qatari QSI (Qatar Sports Investments), va opérer des études poussées sur les deux sites, selon la même source. Le club accroit ainsi la fracture, déjà béante, avec la mairie de Paris avec qui les relations sont glaciales depuis plus de deux ans en raison de l’opposition farouche d’Anne Hidalgo à la vente du Parc des Princes. Signe des tensions, l’édile n’a pas été invitée à assister à la finale de la Ligue des champions remportée contre l’Inter Milan (5-0) à Munich, le 31 mai, ni aux festivités du lendemain dans la capitale.  Le PSG a longtemps caressé l’espoir de devenir acquéreur du Parc des Princes, où il dispose d’un bail emphytéotique jusqu’en 2044, et d’augmenter sa jauge. Un montant de 38 millions d’euros avait été évoqué dans les discussions “avant qu’elles ne soient rompues par les dirigeants du club”, selon Pierre Rabadan, adjoint d’Anne Hidalgo en charge des sports. Un montant jugé “largement insuffisant si le Parc était à vendre”.- “Pas près de partir” -Face au refus de la Mairie de Paris, le club a fait part l’an dernier de son intention de déménager sur un site dont il serait le propriétaire.Les positions semblent pour l’heure irréconciliables puisque Anne Hidalgo a réitéré le 2 juin son veto à toute cession du Parc des Princes mais s’est dite “ouverte” à des discussions avec le PSG pour l’agrandir.”Tout le monde veut” que les joueurs du PSG “restent au Parc des Princes et nous les premiers”, a pourtant commenté Pierre Rabadan après l’annonce des deux sites choisis par le PSG.Le club a lui martelé que la construction d’un grand stade dont il serait propriétaire était “une condition essentielle pour accompagner durablement sa croissance”.”Pour rester compétitif, nous devons disposer d’un stade à la hauteur de nos ambitions, capable d’accueillir un plus grand nombre de supporters dans les meilleures conditions”, a déclaré, le directeur général du PSG. Les supporteurs, angoissés à l’idée de voir leur équipe quitter le cœur de la capitale pour des communes situées à 30 (Poissy) ou 25 km (Massy), peuvent toutefois se rassurer: ce projet mettra de nombreuses années avant de voir éventuellement le jour. “Le club est toujours très attaché au Parc des Princes et il n’est pas près d’en partir. Et si jamais il redevient vendable, il pourra être une option qui sera réétudiée”, a expliqué à l’AFP une source proche du PSG.