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Mondial des clubs: au Real Madrid version Xabi Alonso de s’élancer

Sevré de titre majeur lors d’une saison où Kylian Mbappé fut un des rares à donner satisfaction, le Real Madrid, désormais entraîné par Xabi Alonso, veut se racheter au Mondial des clubs, où l’entame devrait être une formalité mercredi contre l’équipe saoudienne d’Al Hilal.A choisir, Florentino Perez, le patron des Merengues, préfèrerait voir son équipe naviguer dans les eaux turquoises d’une Super Ligue ne réunissant que les grandes puissances européennes du foot, plutôt que dans celles moins cristallines de la Coupe du monde des clubs, dont la nouvelle formule à 32 participants, “inclusive” selon la volonté du président de la Fifa Gianni Infantino, met aux prises des équipes de niveaux parfois très disparates.Mais son projet n’est vraiment pas certain de voir le jour et, en attendant, il incombe à ses joueurs d’une nouvelle fois écrire l’histoire, en devenant les premiers à s’adjuger cette compétition sous ce format inédit, comme leurs glorieux aînés menés par le légendaire Alfredo Di Stefano le firent 69 ans plus tôt avec la première Coupe d’Europe des clubs champions, ancêtre de la Ligue des champions remportée 15 fois.C’est une rencontre très déséquilibrée sur le papier qui attend pour commencer le Real mercredi au Hard Rock Stadium (15h00 locales, 21h00 françaises) face à un adversaire qu’il a déjà rencontré assez récemment dans cette épreuve, alors réduite à sept participants, et battu en finale de l’édition 2022 (5-3).- Alexander-Arnold et Huijsen titulaires ? -Al Hilal, qui compte 19 titres de champion d’Arabie saoudite, n’a plus dans ses rangs Neymar, reparti par la petite porte au Brésil après deux saisons traversées comme un fantôme, mais une colonie de mercenaires – les Serbes Aleksandar Mitrovic et Sergej Milinkovic-Savic, les Brésiliens Malcom et Marcos Leonardo, les Portugais Ruben Neves et Joao Cancelo – cornaqués par l’Italien Simone Inzaghi, tout juste débarqué de l’Inter Milan après la correction subie en finale de la C1 face au Paris SG (5-0).Pas de quoi intimider l’armada madrilène, renforcée ces derniers jours par le latéral anglais Trent Alexander-Arnold et le défenseur central espagnol Dean Huijsen, qui devraient faire leurs grands débuts sous leur nouveau maillot.Kylian Mbappé en revanche est incertain. Fiévreux ces dernières heures, il a été laissé au repos et une décision sera prise “au dernier moment” quant à sa participation à ce match, a indiqué en conférence de presse Xabi Alonso, pour qui ce sera aussi une première.L’Espagnol de 43 ans, ancien métronome du milieu de terrain madrilène (2009-2014), dont la reconversion au poste d’entraîneur lui a valu de mener le Bayer Leverkusen au titre en Bundesliga l’an passé, a la lourde tâche de succéder à Carlo Ancelotti, coach le plus titré de l’histoire du club, désormais à la tête de la sélection du Brésil. – “Opportunité” -Et il sait qu’il devra satisfaire au plus vite à l’exigence de résultats voulue par l’institution Real.D’autant que l’exercice 2024-2025 s’est soldé par une deuxième place en Liga, derrière le FC Barcelone vainqueur de tous leurs duels dont la finale de la Coupe d’Espagne, et une élimination en quart de finale de la Ligue des champions par Arsenal.Alonso aura eu de fait très peu de temps pour se familiariser avec ses joueurs, qu’il a découverts pour la plupart à leur arrivée en Floride en fin de semaine passée, même s’il sait forcément à qui il va avoir affaire, au regard du pedigree de Kylian Mbappé, Vinicius, Jude Bellingham, Thibault Courtois et évidemment Luka Modric, qui va disputer à 39 ans sa dernière compétition sous le maillot du Real.”Il nous faut faire vite, pour faire connaissance et en même temps nous entraîner. Nous devons commencer à former une équipe”, a-t-il dit à son arrivée à Miami, où Endrick, Ferland Mendy et Eduardo Camavinga ne sont pas, insuffisamment remis de leurs blessures et forfaits pour la compétition.A ce titre, l’entraîneur voit une double “opportunité” à saisir durant ce Mondial des clubs: “D’une part, ça va nous permettre de mettre en place des systèmes de jeu, pour savoir comment nous voulons que [l’équipe] se comporte. D’autre part, on va devoir se battre pour un trophée. Si nous réussissons sur les deux plans, cela peut être un bon début”.

Bernard Lacombe, “renard des surfaces” et figure du foot français

Buteur, entraîneur puis dirigeant, Bernard Lacombe, mort mardi à l’âge de 72 ans, a fait l’essentiel de sa carrière à Lyon, son club de coeur, mais c’est avec Bordeaux et les Bleus, champions d’Europe en 1984, que cette figure du foot français a connu la gloire. Deuxième meilleur marqueur de l’histoire du Championnat de France (255 buts en 497 matches) derrière l’Argentin Delio Onnis (299 buts), ce finisseur hors pair a incarné mieux que quiconque un style d’avant-centre à la fois instinctif et clinique, archétype du “renard des surfaces” malgré sa taille relativement modeste (1,71 m).Ce rôle d’avant-centre complet, Bernard Lacombe, qui était né le 15 août 1952 à Villefranche-sur-Saône, l’a mis au service du collectif lors de l’Euro-1984: aucun but inscrit pendant le tournoi mais une performance décisive en finale, lorsqu’il obtint le coup franc permettant à Michel Platini d’ouvrir le score contre l’Espagne (victoire finale 2-0). Ce match fut son dernier en Bleu (38 sél., 12 buts) et l’apothéose d’une carrière internationale jalonnée de deux participations au Mondial (1978, 1982), en dépit des critiques qui l’ont parfois escorté en sélection.”Dans mon rôle de buteur, je n’ai peut-être pas donné entière satisfaction, mais il me semble malgré tout que je me suis beaucoup sacrifié pour la collectivité”, estimait-il. “Je regrette un peu le manque de confiance préjudiciable que l’on fait aux avant-centres. Pourtant, qui peut dire que ce n’est pas le poste le plus ingrat à tenir ?”Ce poste, Bernard Lacombe l’a occupé et incarné à la perfection, à Lyon (1967-1978), brièvement à Saint-Étienne (1978-1979) puis à Bordeaux où il a fini sa carrière de joueur (1979-1987).- L’OL, son “club de coeur” -C’est aux Girondins que l’attaquant a le plus garni son palmarès: trois titres de champion de France (1984, 1985, 1987), deux Coupes de France (1986, 1987) et une demi-finale de la Coupe d’Europe des clubs champions, ancêtre de la Ligue des champions (1985).Mais c’est à l’Olympique lyonnais que les liens ont été les plus forts, car Lacombe a connu tous les rôles, de joueur à dirigeant, dans ce qu’il décrivait comme “son club de coeur à jamais”.Arrivé à l’OL en 1967, à 15 ans, en provenance du CS Fontaines-sur-Saône (Rhône) et aligné avec les professionnels pour la première fois à 17 ans le 7 décembre 1969 contre le Red Star avec un but à la clé (victoire 2-0), Lacombe en est parti une première fois en 1978. Dix ans plus tard, il y est revenu, cette fois dans le staff et la direction, jusqu’en 2019, lorsqu’il a pris du recul. Jean-Michel Aulas, qui avait repris le club rhodanien en juin 1987 alors qu’il végétait en 2e division depuis 1983, avait voulu associer Raymond Domenech, autre figure locale, nommé entraîneur, à Lacombe, ajdoint et directeur sportif, pour faire remonter l’équipe lyonnaise dans l’élite. L’accession est obtenue au printemps 1989. Puis l’OL retrouve l’Europe et se développe jusqu’à dominer le football français dans les années 2000. – “Un homme bien” -Lacombe devient rapidement directeur sportif, puis entraîneur (1996-2000) et obtient notamment deux places de troisième en Ligue 1 et un quart de finale de Coupe de l’UEFA avant de prendre de la hauteur comme conseiller du président jusqu’en 2017, puis de se mettre en retrait du club en 2019.Lors d’une cérémonie d’hommage, Aulas l’avait décrit comme “un homme bien, parce qu’il laisse une trace durable”.Cette trace, c’est notamment le recrutement de figures lyonnaises comme Sonny Anderson, Edmilson, Mickaël Essien, Mahamadou Diarra et surtout Juninho qui ont contribué à la période glorieuse de Lyon, sept fois champion de France (de 2002 à 2008), vainqueur de la Coupe de la Ligue (2001) et de la Coupe de France (2008). Comme joueur de l’OL, Lacombe a formé avec Serge Chiesa et son “maître” Fleury Di Nallo, deux autres joueurs de petite taille, un trio redouté, dit des “lutins”, avec lesquels il a remporté la Coupe de France 1973.Son transfert à Saint-Étienne en juin 1978 pour trois millions de francs, avait sauvé l’OL, désargenté, de la faillite. Mais c’est à Bordeaux qu’il a connu le succès, avec comme entraîneur Aimé Jacquet.Personnage de la vie lyonnaise, connu pour son franc-parler et ses formules à l’emporte-pièce (comme lorsqu’il avait déclaré en 2013 sur RMC “ne pas vouloir discuter de football avec les femmes”, avant de plaider la “boutade”), Bernard Lacombe figure sur la “Fresque des Lyonnais”, dans le 1er arrondissement, qui représente des personnages historiques de la ville. En 2019, lors d’un hommage au stade, les supporters de l’OL avaient déployé une banderole élogieuse avec l’inscription: “Lacombe, tireur d’élite, des buts et des phrases cultes, merci pour tout”.

Bernard Lacombe, “renard des surfaces” et figure du foot français

Buteur, entraîneur puis dirigeant, Bernard Lacombe, mort mardi à l’âge de 72 ans, a fait l’essentiel de sa carrière à Lyon, son club de coeur, mais c’est avec Bordeaux et les Bleus, champions d’Europe en 1984, que cette figure du foot français a connu la gloire. Deuxième meilleur marqueur de l’histoire du Championnat de France (255 …

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Mondial des clubs: les “papys” de Fluminense ont de la ressource

La vieille garde de Fluminense, emmenée par le vétéran brésilien Thiago Silva, a réussi à tenir tête au Borussia Dortmund (0-0) lors des débuts des deux équipes au Mondial des clubs, mardi à East Rutherford. Les vieux ont encore de la ressource et les Cariocas l’ont prouvé en résistant de très belle manière au 4e de la Bundesliga. Avec sa défense composée de quadragénaires, la formation de Rio a ainsi mis au pas l’attaque du Borussia et sa doublette Seydou Guirassy-Karim Adeyemi. Avec le joueur le plus âgé de la compétition dans les buts (Fabio, 44 ans) et l’ancien capitaine du PSG (40 ans) associé à un arrière de 35 ans (Samuel Xavier) en charnière centrale, Fluminense pouvait craindre le pire au moment de défier les finalistes de la Ligue des champions 2024. Mais l’expérience a fait la différence et les Allemands n’ont jamais trouvé la clé pour déstabiliser leurs adversaires. “O Monstro” n’a peut-être plus ses jambes de 20 ans mais il a toujours ce sens du placement qui avait fait de lui la référence mondiale à son poste. Guirassy, pourtant auréolé de son statut de meilleur buteur de la C1 cette saison, à égalité avec le Brésilien du FC Barcelone Raphinha, en a payé le prix fort en étant totalement muselé dans un MetLife Stadium de nouveau à moitié rempli. L’intervention pleine d’autorité de Thiago Silva devant le Guinéen en première période a ainsi été un modèle du genre (29e).Dans un groupe F composé également des Sud-Africains des Mamelodi Sundowns et des Sud-Coréens d’Ulsan, la qualification ne devrait théoriquement pas échapper à Fluminense et au Borussia mais les Brésiliens ont montré qu’ils avaient la capacité de titiller les équipes européennes et qu’ils auraient une carte à jouer en 8e de finale. Alors que Dortmund, qui a connu d’énormes difficultés en championnat avant d’arracher in extremis une place en C1 pour le prochain exercice, n’a que rarement été dangereux, Fluminense a pu compter sur son intenable ailier droit Jhon Arias pour semer la panique au sein de la défense allemande. Le Colombien a été extrêmement remuant, se procurant plusieurs occasions nettes (4e, 17e). “Flu” a globalement eu les meilleures opportunités et les hommes de Niko Kovac, arrivé en pompier en février à la tête du Borussia, peuvent finalement s’estimer très heureux de repartir avec un point. L’énorme raté de l’Uruguayen Agustin Canobbio, pourtant idéalement décalé par Everaldo (58e), et surtout le beau sauvetage du gardien Gregor Kobel (69e) ont maintenu le club de la Ruhr à flot avant deux rendez-vous qui s’annoncent beaucoup plus aisés contre Mamelodi samedi et Ulsan, le 25 juin. 

Euro-2025 Espoirs: victorieuse de la Pologne 4-1, la France défiera le Danemark en quarts

L’équipe de France Espoirs s’est qualifiée pour les quarts de finale de l’Euro-2025 en Slovaquie en dominant la Pologne 4-1 mardi à Zilina, terminant 2e du groupe C derrière le Portugal.En quart, les Bleuets entraînés par Gérald Baticle affronteront dimanche à Presov, à l’est de la Slovaquie, le Danemark assuré de finir premier du groupe D avant même son troisième match face à la Finlande jeudi. Avec des rencontres enchainées tous les trois jours, le sélectionneur français avait décidé, face à la Pologne déjà éliminée au coup d’envoi, de procéder à un très large renouvellement de son onze de départ où seul l’arrière droit de Fribourg, Kiliann Sildillia, a été aligné trois fois.C’est un autre défenseur, le Nantais Nathan Zézé, qui a débloqué la situation dès la 18e, de la tête et avec un peu de réussite, en profitant d’une erreur du gardien polonais Kacper Trelowski. Sur le coup d’envoi, les Bleuets ont récupéré le ballon et Djaoui Cissé a placé une frappe canon dans la lucarne de Trelowski (2-0, 19e). Le milieu de terrain rennais a récidivé dix minutes plus tard d’une nouvelle frappe du gauche, à vingt mètres des but polonais pour offrir à la France un succès tranquille (3-0, 29e). – la “spéciale” de Cissé -C’est une “spéciale” pour le joueur longiligne de 21 ans, qui a inscrit son premier but en Ligue 1, le 2 mars dernier face à Montpellier, d’une nouvelle frappe lointaine. Le matelas que s’est offert la France en première période aurait pu fondre en seconde tant les jeunes Français se sont arrêtés de jouer au retour des vestiaires.Et alors qu’elle n’avait plus rien à espérer, qu’elle avait été humiliée 5-0 par le Portugal lors de sa précédente rencontre et qu’elle avait à nouveau montré d’inquiétants signes de faiblesse en première période, la Pologne s’est enfin mise à jouer. Elle s’est d’abord vu refuser un but pour un hors-jeu peu évident (52e), avant de réduire la marque sur corner et une tête du défenseur Ariel Mosor (3-1, 61e). Pas de regrets pour les Français, qui, pour espérer terminer premiers de leur poule, devaient, outre battre la Pologne avec cinq ou six buts d’écart, compter a minima sur une victoire étriquée des Portugais sur la Géorgie.Les Lusitaniens ont battu la Géorgie, très vite réduite à dix, 4-0 et la France, malgré un quatrième but inscrit par Matthis Abline rentré en jeu, défiera donc dimanche prochain, le Danemark, surprenant premier du groupe D. Les Danois ont successivement battu l’Ukraine 3-2 et les Pays-Bas 2-1 lors de leurs deux premières rencontres, grâce notamment à l’avant-centre de Newcastle, William Osula, auteur de trois buts et d’une passe décisive. Lors de leurs trois premiers matches, les Bleuets se sont plutôt appuyés sur la cohésion de leur groupe pour espérer enfin imiter les Espoirs de 1988, seule équipe française à avoir été championne d’Europe.