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Football: dernier hommage rendu à Bernard Lacombe près de Lyon

Plusieurs centaines de personnes, sa famille, des personnalités du football français, des hommes politiques locaux ou encore des anonymes ont rendu un dernier hommage à l’ancien attaquant international de Lyon, Bernard Lacombe, mort le 17 juin à 72 ans, mercredi à Fontaines-sur-Saône, près de Lyon.”Je perds plus qu’un ami, un frère, une part de moi et l’OL aussi”, a déclaré, visiblement ému, l’ancien président emblématique de l’OL Jean-Michel Aulas, dans un discours qui a débuté les obsèques.Avec quatre cents places, l’église Saint-Louis de la petite commune des bords de Saône n’a pas pu accueillir tout le public pour la cérémonie, diffusée à l’extérieur grâce à des haut-parleurs et suivie par trois cents personnes sous une chaleur accablante. La messe, qui a duré près d’une heure et demie, était également retransmise en direct par les antennes locales de France 3, de BFM TV et la webtV de l’OL.A l’entrée de l’église, juste avant la cérémonie, Guy Genet, un ancien coéquipier de Bernard Lacombe et comme lui originaire de Fontaines (Métropole de Lyon), a recouvert le cercueil de l’ancien avant-centre avec le maillot emblématique des années 70 de l’OL, blanc avec des liserets rouge et bleu.Parmi les personnalités présentes, qui ont été les coéquipiers du disparu, on notait la présence d’Alain Giresse, Marius Trésor, Dominique Rocheteau, Raymond Domenech ou encore Luis Fernandez et Sonny Anderson.- “C’était un guide” -“Il a été un footballeur hors norme, l’un des plus grands attaquants de notre football qui aimait le Lyon des promesses tenues et des amitiés solides”, a souligné Jean-Michel Aulas, évoquant “37 ans d’une amitié rare, solide et loyale qui traverse les saisons avec un homme de fidélité”.Plusieurs anciens joueurs lyonnais ont également témoigné de leur relation avec Bernard Lacombe à l’image du gardien emblématique, Grégory Coupet.”C’était un guide, un dirigeant fantastique. Il m’avait recruté et n’était jamais avare d’anecdotes. Il faisait vraiment aimer l’OL”, a-t-il dit, peinant à retenir ses larmes.”Nous perdons une légende. J’évoluais au même poste que lui et j’échangeais beaucoup de choses avec Bernard. Il était un homme incroyable à Lyon et au-delà. Il a eu une telle carrière de joueur et de dirigeant qu’il n’est pas surprenant de voir tant de personnalités venir lui rendre hommage”, a confié pour sa part, l’ancien avant-centre de Lyon, Florian Maurice.”Notre relation allait au-delà du football. Il transmettait des valeurs. Bernard représentait Lyon et la France”, a déclaré Bafétimbi Gomis, lui aussi ancien avant-centre du club lyonnais.Ancien entraîneur de l’OL (2000-2002), Jacques Santini a pour sa part souligné “la générosité de son frère, son ami depuis l’adolescence”, évoquant notamment ses engagements dans l’association à but humanitaire, docteur Clown, pour laquelle Bernard Lacombe visitait les enfants malades dans les hôpitaux.L’inhumation a eu lieu dans la stricte intimité familiale au cimetière de Fontaines-Saint-Martin (Métropole de Lyon), commune voisine de Fontaines-sur-Saône, où il vivait étant jeune.

“Textor dehors!”: colère et dépit des supporters de l’OL, relégué en Ligue 2

Banderoles déployées dans la ville et commentaires dépités, les supporters de l’Olympique lyonnais oscillent mercredi entre le choc de l’annonce de la relégation du club en Ligue 2 et la colère à l’encontre du propriétaire du club, John Textor.”Textor dehors!”: les Bad Gones, principal club de supporters de l’OL, ont revendiqué dès le lever du …

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“Textor dehors!”: colère et dépit des supporters de l’OL, relégué en Ligue 2

Banderoles déployées dans la ville et commentaires dépités, les supporters de l’Olympique lyonnais oscillent mercredi entre le choc de l’annonce de la relégation du club en Ligue 2 et la colère à l’encontre du propriétaire du club, John Textor.”Textor dehors!”: les Bad Gones, principal club de supporters de l’OL, ont revendiqué dès le lever du jour sur leurs réseaux sociaux le déploiement sur des ponts et murs de la capitale des Gaules de plusieurs banderoles hostiles à l’Américain, actionnaire majoritaire depuis fin 2022.”Textor: la guerre est déclarée”, pouvaient aussi lire les usagers du périphérique lyonnais sur une large banderole accrochée à une passerelle, a constaté mercredi matin un photographe de l’AFP. La boutique officielle du club en centre-ville a également été taguée “Textor dehors”. Le maire écologiste de Lyon; Grégory Doucet, interrogé par la presse en marge d’un déplacement, s’est dit “profondément inquiet et préoccupé” par la “véritable épée de Damoclès au-dessus de la tête du club”.”Je ne doute pas que tout soit mis en œuvre pour éviter une relégation, et je veux croire que la direction du club saura prendre ses responsabilités. John Textor doit aujourd’hui apporter des réponses concrètes”, a plaidé l’élu. De son côté le président écologiste de la Métropole, Bruno Bernard, grand fan de l’OL revendiquant son appartenance aux “amoureux du club” aujourd’hui “atterrés et inquiets”, a dénoncé sur X une situation qui “s’est progressivement fragilisée au cours des dernières années avec de nombreux mauvais choix”. “La fuite en avant depuis trois ans a conduit le club dans l’impasse. J’appelle les actionnaires à la responsabilité, et à apporter les fonds nécessaires pour sauver le club”, a-t-il exhorté.- “Ça y est, on est au fond” -Pour Ernest Ronot, un jeune éducateur de football lyonnais de 21 ans, interrogé mercredi matin par l’AFP, certains croient “sincèrement à des projets”, mais “il faut être lucide”. “Le Textor, c’est un homme d’affaires, il est venu pour faire un peu d’argent”, estime le jeune homme.Les Bad Gones ont appelé John Textor “à disparaître du paysage lyonnais”, dès mardi soir dans un communiqué. Ce groupe d’ultras considère que l’Américain, qu’ils relèguent à la qualité de “supporter de Botafogo”, club brésilien dont il est également propriétaire via sa holding, “n’a jamais été et ne sera jamais l’homme de la situation”.”Vu la situation, je crois qu’on n’a pas grand chose à dire (…), malheureusement. Maintenant, c’est toujours un coup dur à subir, mais on s’en remettra”, commente un autre habitant de Lyon, Didier Garnero, éducateur spécialisé de 59 ans, sans manquer de relever l’ironie de la situation la saison prochaine: un probable futur derby avec l’éternel adversaire, Saint-Etienne, mais avec désormais pour cadre la Ligue 2.”J’ai connu la Ligue 2, j’ai connu la montée en première division. J’ai connu les premiers matches de Coupe d’Europe. J’ai connu la grande épopée”, se remémore un enfant de la ville, Frédéric Tarlet, Lyonnais de 51 ans. “Je sens le mal-être depuis huit à dix ans. (…) Et ça y est, on est au fond”, constate-t-il.L’Olympique lyonnais a annoncé mardi soir qu’il ferait “immédiatement appel” de sa rétrogradation en L2 décidée par la DNCG, jugeant “incompréhensible” la décision du gendarme financier du football professionnel français.

Top 14: Louis Bielle-Biarrey (UBB) “apte” à jouer la finale contre Toulouse (source proche du joueur)

L’ailier de l’Union Bordeaux-Bègles Louis Bielle-Biarrey, qui avait raté la demi-finale contre Toulon après une commotion cérébrale, est “apte” à jouer la finale du Top 14 samedi contre Toulouse, a appris mercredi l’AFP de source proche du joueur, confirmant une information de Sud-Ouest et de L’Equipe.Le meilleur joueur du Tournoi des six nations 2025 a …

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Au Mondial des clubs, on compose avec de fortes chaleurs et ce n’est pas fini

Si les risques d’orages entraînent l’interruption de matches au Mondial des clubs, conformément à la réglementation en vigueur aux Etats-Unis, les joueurs doivent en revanche continuer de jouer sous la fournaise, dangereuse pour leur santé, et seuls les plus résistants pourront prétendre au titre.L’été ne bat pas encore son plein qu’une forte vague de chaleur …

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Au Mondial des clubs, on compose avec de fortes chaleurs et ce n’est pas fini

Si les risques d’orages entraînent l’interruption de matches au Mondial des clubs, conformément à la réglementation en vigueur aux Etats-Unis, les joueurs doivent en revanche continuer de jouer sous la fournaise, dangereuse pour leur santé, et seuls les plus résistants pourront prétendre au titre.L’été ne bat pas encore son plein qu’une forte vague de chaleur frappe l’Est du pays. Ce phénomène, appelé à devenir plus fréquent, plus long et plus intense, est un marqueur du dérèglement climatique.Depuis presque deux semaines qu’a débuté la compétition, on recense dans les villes-hôtes des températures souvent bien au-delà des 35°C. Et même la nuit tombée, à 22h00, le mercure baisse à peine pour stagner à 30 degrés comme à Miami ou Orlando, avec un fort taux d’humidité en prime.A Charlotte, le mercure est monté jusqu’à 40°C mardi après-midi durant le match entre Benfica et le Bayern Munich (1-0). Et après une grosse demi-heure de jeu, le joueur de Lisbonne Gianlucca Prestianni, accablé, sonné, a dû rester allongé une poignée de minutes. Le temps de se faire masser avec une poche de glace, l’Argentin a été remis sur pied, avant de se faire remplacer en seconde période.Le risque de voir un joueur faire un malaise n’est pas à exclure. Alors, certains clubs prennent des dispositions pour limiter les dégâts.- Pic à 42 degrés -Le Borussia Dortmund a ainsi pris la décision de laisser ses remplaçants dans les vestiaires pendant la première période de son match contre Mamelodi Sundowns samedi dernier à Cincinnati, plutôt que de les laisser sur le banc sous un soleil de plomb. Enzo Maresca, le coach italien de Chelsea, a quant à lui écourté la séance d’entraînement de son équipe lundi à Philadelphie, où la municipalité a déclaré une situation d’urgence sanitaire la veille, anticipant un pic à 42 degrés qui s’est finalement limité à 38.Depuis le début du tournoi, la Fifa impose des pauses boissons rafraîchissantes aux 30e et 75e minutes, ce qui permet aussi aux joueurs et aux arbitres de reprendre leur souffle. Interrogée par l’AFP, l’instance dirigeante du foot mondiale, assurant que la santé des joueurs était sa “priorité”, a rappelé que “les équipes peuvent effectuer un remplacement supplémentaire” aux cinq normalement autorisés en cas de prolongations. En outre, toutes “disposent d’un minimum de trois jours de repos entre les matches pour faciliter la récupération”.Dortmund, comme d’autres équipes, prend des mesures supplémentaires pour atténuer les ressentis violents de chaleur. “Notre personnel médical prend bien soin des garçons. Nous avons des serviettes très froides. Nous les mettons dans des bacs à glace. Les joueurs ont également besoin de refroidir leurs jambes et leurs pieds dans de l’eau froide et des bains glacés”, décrit l’entraîneur Niko Kovac.- Avant-goût brûlant du Mondial-2026 -Pour le coach du Borussia, ces chaleurs éprouvantes pourraient jouer un rôle majeur sur l’issue de cette Coupe du monde des clubs. “Je pense que ce tournoi sera remporté non pas par la meilleure équipe, dit-il, mais par celle qui s’adaptera le mieux à ces conditions.” L’expérience climatique vécue par les acteurs de ce tournoi semble devoir être un avant-goût de ce qui attendra les 48 nations de la Coupe du monde dans un an, coorganisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Une étude récemment publiée par l’International Journal of Biometeorology a mis en garde les joueurs et les spectateurs contre les risques posés par les chaleurs extrêmes. Selon cette revue spécialisée, 14 des 16 villes hôtes retenues pour le Mondial-2026 ont déjà connu, entre 2003 et 2022, des températures qui ont fréquemment dépassé les seuils tolérés, selon l’indice du “thermomètre mouillé” déterminant la quantité de chaleur et d’humidité que le corps humain peut supporter.L’étude préconise à ce titre que les matches n’aient pas lieu l’après-midi, créneau horaire où les conditions sont généralement les plus difficiles. La Fifa, qui a programmé plusieurs rencontres à midi et 15h00 durant ce Mondial des clubs pour permettre aux publics européens de les suivre à des horaires plus appropriés, suivra-t-elle cette recommandation l’an prochain ?