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CAN-2025: Salah-Mané, retrouvailles pour un billet en finale

Trois ans après leur dernière apparition commune sous le maillot de Liverpool, l’Egyptien Mohamed Salah et le Sénégalais Sadio Mané se retrouvent face à face en demi-finale de la CAN-2025, mercredi, histoire de solder une relation complexe où la complicité a souvent laissé place à une sourde rivalité.C’est la première fois que les deux attaquants stars vont se recroiser sur un même terrain depuis la finale de la Ligue des champions perdue contre le Real Madrid, au Stade de France, en mai 2022: un sommet européen qui avait scellé la fin d’un cycle à Anfield.Sous les ordres de Jürgen Klopp, Salah et Mané ont formé avec Roberto Firmino l’un des trios offensifs les plus redoutables d’Europe. Ensemble, ils ont remporté la Ligue des champions en 2019 et la Premier League en 2020, atteignant également deux finales de C1, perdues à chaque fois face au Real Madrid.Redoutable d’efficacité, la relation entre les deux cracks, avides de buts et de statistiques, a parfois été électrique sur le terrain, comme l’a récemment reconnu Mané.- “Mo’, un type très sympa” -“Mo est avant tout un type très sympa. Mais sur le terrain, parfois il me passait le ballon, parfois non”, a-t-il raconté dans le podcast de Rio Ferdinand, levant ainsi le voile sur la rivalité latente avec son partenaire égyptien.Firminio, moins performant et moins enclin à mettre de l’huile dans les rouages, Klopp, de plus en plus las: dans la foulée du fiasco de Saint-Denis, Mané a quitté les bords de la Mersey pour le Bayern Munich, avant de rejoindre un an plus tard Al-Nassr en Arabie saoudite, laissant seul Salah maître à Liverpool.Des rumeurs persistantes envoient régulièrement la star égyptienne en Arabie saoudite à son tour, mais elle est pour l’heure restée fidèle aux Reds.Souvent relégué sur le banc par son entraîneur Arne Slot depuis le début de saison, incertain sur son avenir en club, Salah est en mission au Maroc.Buteur à quatre reprises en quatre matches, il a porté les Pharaons jusqu’en demie et poursuit un objectif qui lui échappe encore: remporter enfin un titre majeur avec sa sélection.A bientôt 34 ans, le temps presse pour celui qui a déjà tout gagné ou presque avec son club.En sélection, le souvenir des échecs passés reste vif. Finaliste malheureux de la CAN-2017 au Gabon face au Cameroun, Salah, devenu capitaine, a surtout vécu un cauchemar en 2022 à Yaoundé, lorsque le Sénégal a terrassé l’Égypte aux tirs au but.Ce soir-là, Mané avait manqué un penalty en cours de match, mais s’était racheté en inscrivant le tir décisif de la séance, offrant aux Lions de la Teranga la première CAN de leur histoire.Salah, qui n’avait même pas eu l’occasion de tirer, était au bord des larmes au moment où son ancien partenaire s’érigeait en héros.L’histoire s’est répétée quelques semaines plus tard lors d’un barrage de Coupe du monde. Encore une séance de tirs au but. Encore un penalty manqué par Salah. Encore un transformé par Mané. Et, une nouvelle fois, le Sénégal victorieux.- Conjurer le sort -L’Égypte a manqué le tournoi au Qatar, le premier organisé dans le monde arabe au cours duquel les Lions de la Teranga ont atteint les huitièmes de finale.Les deux nations se sont depuis qualifiées pour la prochaine édition en Amérique du Nord, probablement la dernière danse des deux stars, 33 ans chacune, sur la scène mondiale.En Afrique, le Sénégal vise une troisième finale en quatre CAN. L’Égypte, déjà sept fois titrée, veut porter son record à huit sacres.Deux objectifs distincts, deux pressions qui diffèrent: Mané joue libéré depuis son sacre en 2022. Salah, au contraire, court après un titre qui le fuit.”Personne, même en Egypte, ne veut remporter ce trophée plus que moi”, a confié Salah après la victoire contre la Côte d’Ivoire en quarts de finale. “J’ai remporté presque toutes les distinctions. J’attends ce titre.”Mercredi, Mané et Salah pourront solder leurs comptes. Pour l’Egyptien, le duel sera peut-être sa dernière chance de conjurer le sort.

Coupe de France: sans pitié pour Bayeux, Marseille passe en 8e

Appliqué et sans fioritures, Marseille a logiquement écrasé Bayeux (9-0), équipe de 6e division, mardi en clôture des 16e de finale de la Coupe de France pour s’offrir un 8e à domicile contre Rennes, début février.La compétition semble désormais ouverte comme jamais avec l’élimination du Paris SG lundi par le Paris FC (0-1).En attendant, comme au tour précédent face à Bourg-Personnas (D3, 6-0), les hommes de Roberto de Zerbi ont fait preuve du plus grand sérieux dans un Stade Michel-d’Ornano de Caen à guichets fermés et largement acquis à la cause des bleu et jaune.Devant le millier de leurs supporters qui avait fait le déplacement avec une banderole en hommage à leur ancien joueur et entraîneur Rolland Courbis — “Repose en paix Rolland, ton passage marseillais restera à jamais gravé” –, l’OM a rapidement éliminé tout suspense.Après deux coups de semonce d’Amir Murillo (2e) et Emerson Palmieri (3e), une belle ouverture de Mason Greenwod a permis à Murillo de trouver Angel Gomes en retrait pour l’ouverture du score dès la 13e minute.Six minutes plus tard, Hamed Traoré, à l’affût au point de pénalty a profité d’une sortie aérienne un peu courte d’Oscar Lecanu pour doubler la mise malgré deux défenseurs entre le but et lui (0-2, 19e).Jouant crânement leur chance, les Normands se sont ensuite faits punir après un pressing à 6 dans les 20 mètres marseillais, Greenwood étant trouvé sur la droite à la conclusion d’un contre éclair pour le 0-3 (26e).Gouiri, qui avait raté le 0-4 à la 30e face au but, s’est rattrapé deux minutes plus tard sur une occasion pratiquement identique, offrant un large avantage de quatre buts au retour aux vestiaires.En seconde période, Gouiri et Greenwood se sont fait des politesses, le premier servant le second à quelques centimètres du but pour le 0-5 (49e) avant que l’Anglais ne lui rendre la pareille six minutes plus tard (0-6, 55e).Toujours pas rassasiés, les Phocéens ont aggravé la marque par Conrad Egan-Riley (0-7, 80e), Neal Maupay (0-8, 86e) et Greenwood, pour son triplé (0-9, 90e).

Foot: Michael Carrick en pompier de service à Manchester United

Manchester United a confié les clés de l’équipe mardi à Michael Carrick, ancien milieu multi-titré avec les “Red Devils” mais jeune entraîneur de 44 ans sans grande référence, pour terminer une saison où il ne reste plus que le championnat à disputer.”Je sais ce qu’il faut pour réussir ici; mon objectif est désormais d’aider les joueurs à atteindre le niveau que nous attendons dans ce club incroyable, et nous savons que ce groupe en est tout à fait capable”, a déclaré l’ex-capitaine, porteur du maillot rouge à 464 reprises entre 2006 et 2018.Le timing de la nomination ne ressemble pas vraiment à un cadeau de bienvenue: Carrick débutera sa mission par un choc contre le voisin ennemi, Manchester City, samedi (13h30) à Old Trafford en Premier League.Le championnat est devenu le seul et unique terrain de jeu de Manchester United, éliminé dès le premier tour des coupes nationales et absent des compétitions européennes, après une dernière saison terminée à la quinzième place.Depuis le départ du légendaire Alex Ferguson en 2013, le club du nord-ouest de l’Angleterre enchaîne les déceptions sur le terrain et les échecs avec les entraîneurs. Le dernier en date, Ruben Amorim, a été limogé le 5 janvier après quatorze mois sans gloire.Le Portugais s’est brouillé avec plusieurs joueurs (Rashford, Sancho…) et il n’a jamais réussi à transposer la “hype” née de ses années au Sporting. Le parcours en Ligue Europa, jusqu’à la finale perdue contre Tottenham, a été la seule éclaircie.Manchester United veut prendre le temps, d’ici l’été, pour trouver le successeur idéal. Il lorgne du côté d’Oliver Glasner (Crystal Palace), Andoni Iraola (Bournemouth), Roberto de Zerbi (Marseille), ou encore Xavi (ex-Barcelone), selon la presse britannique.- Retrouver l’Europe -Mais en attendant, il fallait trouver un pompier de service pour sauver les meubles d’une saison où il n’y a plus qu’un objectif à remplir: terminer parmi les places qualificatives pour la lucrative Ligue des champions.La quatrième place actuellement détenue par Liverpool se trouve à seulement trois points de Man Utd (7e, 32 pts). Mais la bataille promet d’être rude car le classement est très resserré; il faudra jouer des coudes avec notamment Newcastle (6e, 32 pts), Chelsea (8e, 31 pts) voire Tottenham (14e, 27 pts), par exemple, si les “Spurs” redressent la tête.Avec Carrick, les dirigeants se sont tournés vers une figure bien connue d’Old Trafford, où l’ancien milieu défensif a remporté douze trophées majeurs en douze ans, donc cinq titres de champion d’Angleterre et une Ligue des champions en 2008.Celui qui a porté le maillot de West Ham et Tottenham, également, connaît bien Old Trafford pour y avoir travaillé après sa fin de carrière.Les supporters l’ont vu à l’oeuvre comme membre du staff de José Mourinho, puis dans celui d’Ole Gunnar Solskjaer, et il a même dirigé l’équipe le temps de trois matches en fin d’année 2021 après le renvoi du Norvégien.Comme entraîneur principal, il n’a pour expérience que deux années incomplètes à Middlesbrough, en deuxième division, entre octobre 2022 et juin 2025. Avec “Boro”, il a atteint les barrages d’accession pour la Premier League dès sa première saison mais il a fini la suivante à la dixième place en Championship, ce qui a conduit à son renvoi.Les dirigeants de Man United ont été séduits par son projet, alors que Solskjaer a également été auditionné pour le poste, d’après les médias britanniques.”Michael est un excellent entraîneur et sait exactement ce qu’il faut pour gagner à Manchester United. Il est prêt à diriger notre groupe de joueurs talentueux et déterminés pour le reste de la saison, alors que nous continuons à bâtir le club vers un succès régulier et durable”, a déclaré le directeur du football, Jason Wilcox.Carrick sera épaulé notamment par Steve Holland, ancien adjoint de Gareth Southgate en équipe d’Angleterre, et par l’ancien défenseur Jonny Evans.

Coupe de France: l’OM contre Bayeux pour laisser le PSG derrière

Assommé par le scénario du match perdu face au Paris SG au Trophée des champions, l’OM préfère garder le positif de cette rencontre et se tourne vers un autre de ses objectifs, la Coupe de France, et un affrontement contre les amateurs de Bayeux (R1) ce mardi soir en Normandie.”Le scénario fait mal, avec ce but pris à la fin… J’aurais préféré aller aux tirs au but en étant resté à 1-1 plutôt que d’avoir mené”, a reconnu lundi l’attaquant marseillais Amine Gouiri.Jeudi dernier au Koweït, l’OM est passé très près d’un trophée espéré depuis bientôt 14 ans. Mais le voyage retour s’est fait sans titre, avec des regrets et tout de même le sentiment d’avoir rivalisé avec le PSG, voire un peu plus.”Ce soir, dans le jeu, sur la prestation, on a vu une très belle équipe, qui a toujours essayé de trouver la solution. Je sors de ce match dégoûté, dépité, mais avec beaucoup d’ambitions pour la suite”, avait résumé après le match le directeur du football marseillais Medhi Benatia.”On a encore d’autres occasions de ramener un trophée à Marseille cette saison, ce n’est pas terminé. On va apprendre de ce genre de moments”, avait de son côté noté Benjamin Pavard.La suite, c’est donc la Coupe de France, et un déplacement à Caen pour y affronter Bayeux, équipe de R1, le sixième échelon du football français.Après un passage par Bourg-en-Bresse (National) pour son entrée en lice en 32e de finale, l’OM est pour l’instant préservé par le tirage au sort et peut effectivement croire en ses chances, lui dont la longue et riche histoire d’amour avec la Coupe s’est interrompue en 1989.- Détermination, humilité, attention -“Ça fait plaisir, c’est ça la magie de la Coupe, on peut jouer contre des équipes de toutes les divisions. Mais on doit rester concentré et ne pas les prendre de haut. On doit jouer avec la même humilité que ça soit contre Paris ou contre une R1 comme Bayeux”, a assuré lundi Amine Gouiri.”C’est la Coupe, c’est un objectif, un trophée à aller chercher”, a ajouté l’attaquant algérien, qui a montré jeudi face au PSG que son retour allait faire beaucoup de bien à l’OM de Roberto De Zerbi.”C’est un autre rendez-vous important, on a pris goût à jouer les finales”, a souri le technicien italien lundi. Toujours agacé par la piteuse défaite des siens contre Nantes il y a une semaine en championnat, De Zerbi a lui aussi insisté sur la nécessité de jouer chaque match avec la même intensité. “On doit avoir compris une chose, qu’on aurait dû comprendre plus tôt, c’est que tous les matches doivent être joués de la même façon”, a-t-il dit.”Il n’y a pas de +sur le papier+. On doit entrer sur le terrain et jouer avec la même détermination, la même humilité et la même attention que contre le Real, contre Newcastle, contre le PSG comme on l’a fait deux fois. Sinon on est une équipe à moitié”, a-t-il ajouté.”Demain (mardi soir), je mets la meilleure équipe pour ce match”, a-t-il prévenu.