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Ligue des champions: Pogba à Monaco, déjà comme un goût d’échec

Trente minutes sur les terrains de L1, et c’est tout: le retour de Paul Pogba à Monaco, qui avait suscité tant d’espoirs et de curiosité l’été dernier, n’est pas le succès escompté et le champion du monde, blessé, sera encore absent mardi à Madrid.Lors du tirage au sort de la phase de ligue de la Ligue des champions, le match contre le Real avait été coché par les dirigeants monégasques et par Pogba lui-même. Cette septième journée devait représenter le symbole de son renouveau, une forme d’apogée dans sa course contre le temps et son retour à la compétition.Ce cas de figure idéal aurait dû lui permettre de prétendre à retrouver les Bleus pour viser la Coupe du monde en juin. C’est pour cela que Pogba a été inclus dans la liste des joueurs qualifiés en C1. Or, il n’a pas disputé une seule minute dans la compétition. Présent sur la feuille de match pour le déplacement à Chypre contre Pafos (2-2) le 26 novembre, il avait passé la seconde mi-temps à s’échauffer, sans rentrer. Dans la foulée contre Galatasaray (1-0), son entraîneur Sébastien Pocognoli l’avait laissé sur le banc.Amoindri physiquement, Pogba s’est blessé à un mollet peu après. Sa dernière apparition en L1 remonte au 5 décembre, et 21 minutes disputées à Brest (0-1), sans parvenir à influer sur le résultat. Depuis six semaines, le milieu de terrain traîne cette blessure, et son blues. Enthousiaste de juillet à décembre, il apparait désormais “plus marqué”, explique une source interne au club.Le directeur général, Thiago Scuro confirme. “Il est très affecté par le fait d’avoir autant de difficultés à être en capacité d’être disponible et augmenter ses minutes de jeu”, précise le dirigeant, qui avait convaincu Pogba de signer en Principauté après de longues discussions au printemps dernier.- “Paul croit en lui” -Pogba demeure, de l’avis général, impliqué. En revanche, il a conscience que son corps le lâche après trois années cauchemardesques: une séquestration (mars 2022), une opération à un genou (septembre 2022) — ainsi que diverses blessures musculaires entre mars 2022 et novembre 2024, date du terme de sa collaboration avec la Juventus Turin –, une suspension pour dopage (septembre 2023-mars 2025) mais aussi le procès impliquant l’un de ses frères dans l’affaire de séquestration (décembre 2024).”Le plan mis en place depuis l’arrivée de Paul ne fonctionne pas comme prévu, a reconnu Scuro la semaine dernière. Ce plan change selon les situations auxquelles on fait face. Ce n’est rien de très grave. Mais ces petites blessures à différents endroits du corps rendent le processus complexe.”Bien entendu, Monaco continue de tenir ses engagements envers son joueur. “Tout le monde travaille dur pour trouver des solutions à son sujet, le club et lui, indique Scuro. On continue de pousser pour lui donner ce qui a été convenu à son arrivée.”Mais la flamme perd en vivacité. A telle point que la collaboration prévue pour la saison prochaine sur la deuxième année de contrat pourrait être remise en cause. “On doit continuer à mener ce plan, même s’il est devenu plus long, annonce toutefois Scuro. Paul, aussi, croit en lui, et a confiance en sa capacité à se reconstruire.””Soit ça fonctionne et il sera bientôt sur le terrain pour avoir un impact”, juge le dirigeant brésilien, “soit ça ne fonctionne pas”. “Et les parties pourront s’asseoir cet été pour une discussion sur la suite. Mais ce n’est pas le moment.”En attendant, si “la relation est très honnête entre Monaco et Paul”, selon Scuro, la situation actuelle ressemble à un échec. D’autant plus qu’elle se rajoute à la situation sportive catastrophique de l’équipe, neuvième de Ligue 1 qui a perdu vendredi contre Lorient pour la septième fois en huit journées.

CAN-2025: le Sénégal et Dakar dans une liesse immense après le sacre des Lions face au Maroc

Des pas de danse endiablés, des cris de joie, des coups de klaxon, des détonations de feux d’artifice: la capitale Dakar, sa périphérie et plusieurs villes à travers le Sénégal étaient en ébullition dans la nuit de dimanche à lundi, avec des centaines de milliers de supporters dans les rues après la victoire 1-0 à Rabat des Lions de la Teranga, à l’issue d’une finale électrique de la CAN face au Maroc.La capitale sénégalaise et sa grande périphérie ont explosé de joie et de soulagement après le coup de sifflet final de la rencontre qui a vu le Sénégal s’imposer 1-0 grâce à un but de Pape Gueye en prolongation. C’est le deuxième sacre du Sénégal, après celui remporté en 2022, au Cameroun, mais également la troisième finale disputée par les Sénégalais lors des quatre dernières éditions.Les scènes de liesse se sont multipliées dans la capitale où des centaines de milliers de supporters sont descendus dans les rues pour célébrer ce sacre dans une ambiance assourdissante, au milieu des drapeaux du Sénégal, omniprésents, accrochés aux immeubles, sur les véhicules, sur les artères et les trottoirs de la capitale, a constaté un journaliste de l’AFP. De nombreux jeunes hommes et jeunes femmes, les visages maquillés des couleurs du Sénégal, faisaient des selfies ou se prenaient en photos en groupe dans une ambiance survoltée. Dans le reste du pays, la victoire était aussi célébrée dans les régions de Tamba, de Diourbel, de Saint-Louis ou encore de Thiès, selon des images en direct diffusées sur les réseaux sociaux.En tenues de sport et affichant des sourires radieux, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko sont de leur côté sortis du palais de la République dans le centre de Dakar pour aller à la rencontre de supporters qui s’étaient réunis devant les lieux.- Embouteillages monstres -Ce moment de réjouissance et d’immense joie est l’un des rares qu’ait connu ces dernières années le pays, qui a vécu entre 2021 et 2024 de graves troubles politiques ayant fait des dizaines de morts. Le Sénégal est aussi confronté actuellement à une situation économique et sociale très difficile.L’ambiance était indescriptible sur la place de la Nation à Dakar, où une immense fan zone a été installée depuis le début du tournoi, a constaté l’AFP. Les lieux ont vibré au son des klaxons des voitures, des vuvuzelas, des sifflets, des cris de joie, des pétards et feux d’artifice, des chansons à la gloire de la sélection.Une atmosphère similaire régnait également au Monument de la Renaissance, statue monumentale dans la zone du quartier des Mamelles qui domine Dakar, au pied duquel était également installée une fan zone avec plusieurs centaines de supporters. Des Sénégalais enthousiastes chantaient, dansaient ou s’enlaçaient au milieu de la cohue.Des embouteillages monstres à l’entrée du centre-ville de Dakar et sur l’autoroute menant vers le centre de la capitale se sont formés dans la nuit de dimanche à lundi.- “Emotions fortes” -Torse et pieds nus, Issa Diouf, 23 ans, a parcouru une quinzaine de kilomètres, malgré la fraîcheur du mois de janvier à Dakar et le vent, pour se rendre place de l’Indépendance, où des milliers de personnes ont afflué pour fêter la victoire dans une grande allégresse.”Je suis trop heureux, j’ai longtemps rêvé de cette victoire. Le Maroc a tenté de résister mais le Sénégal était plus fort”, jubile-t-il auprès de l’AFP, un bandeau aux couleurs vert, or, rouge du Sénégal ceignant sa tête.Maillot du Sénégal sur le dos, Maïmouna Sow, elle, n’en revient toujours pas de cette victoire dans ce match marqué par un océan de confusion et une tension électrique qui auraient pu le faire basculer dans le chaos. Comme de nombreux supporters, elle raconte être passée par toutes les émotions: des larmes après le penalty sifflé en faveur du Maroc dans le temps additionnel de la seconde mi-temps… à une joie immense après le but de Pape Gueye (1-0, 94e). “J’ai cru que mon coeur allait rompre. Je n’ai jamais ressenti des émotions aussi fortes”, a-t-elle confié à l’AFP.

CAN-2025: “La joie est indescriptible”, dit le président sénégalais

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, qui s’est mêlé dimanche soir à la foule fêtant dans la liesse à Dakar la victoire du Sénégal en finale de la CAN-2025, a fait part de sa joie “indescriptible”, qualifiant les joueurs de “patriotes” et d'”hommes de devoir sur le terrain”. En tenues de sport et affichant des sourires radieux, le chef de l’Etat et le Premier ministre Ousmane Sonko sont sortis du palais de la République dans le centre de la capitale pour aller à la rencontre de la foule fêtant cette victoire dans une clameur assourdissante de feux d’artifice, de klaxons, de vuvuzelas et de percussions.”La joie est indescriptible”, a-t-il lancé à des journalistes. “Nous sommes passés par toutes les émotions”, a-t-il confié à l’issue d’une finale électrique remportée après prolongation 1-0 face au Maroc à Rabat.   Le président sénégalais a ajouté que la journée de lundi serait “chômée et payée” afin que les Sénégalais puissent profiter de ce moment de communion de tout un pays.Il a prédit un “accueil chaleureux” à l’équipe du Sénégal à son retour du Maroc.   “Nous avons vu des patriotes et des hommes de devoir sur le terrain”, a-t-il lancé. “Ils se sont battus pour notre honneur et notre dignité (…) c’est une victoire de tout le peuple sénégalais”, a-t-il encore dit.Une explosion de joie et de soulagement a envahi la capitale sénégalais et sa périphérie après ce match tendu et serré.  Des convois de voiture transportant des supporters criant leur joie, brandissant des drapeaux, sillonnaient dimanche soir la capitale.C’est le deuxième sacre continental du Sénégal, après 2022, mais également la troisième finale disputée par les Sénégalais lors des quatre dernières éditions.- “Combat héroïque”Dans un message sur les réseaux sociaux, Bassirou Diomaye Faye a félicité les Lions de la Teranga pour cette “victoire historique”. Au terme d’un “match épique”, a-t-il écrit, les joueurs ont hissé “les couleurs du Sénégal au sommet du football africain”. “Face à l’adversité et sous une pression immense, vous avez livré un combat héroïque, fait de courage, de discipline et de solidarité”, a déclaré le chef de l’Etat à l’adresse des joueurs.”Cette nouvelle étoile est le fruit de l’effort collectif, de la résilience et de la foi en l’excellence. Elle honore la Nation tout entière et inscrit durablement cette génération dans l’histoire sportive de l’Afrique”, a-t-il estimé, concluant à l’adresse des Lions: “Le Sénégal est fier de vous et vous sera toujours reconnaissant.”La finale de la Coupe d’Afrique des nations a basculé dimanche sur un moment de tension électrique, quand les joueurs du Sénégal ont voulu quitter le terrain pour protester contre un pénalty accordé dans les dernières secondes de la seconde mi-temps à leurs adversaires, mais les Marocains l’ont manqué et les Sénégalais se sont imposé après prolongation.