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CAN-2025: laborieux puis brillant, le Maroc lance sa CAN par une victoire sur les Comores (2-0)

Le Maroc, inhibé par la pression en première période, est venu à bout des Comores 2-0 dimanche soir à Rabat lors du match d’ouverture de sa Coupe d’Afrique des nations qu’il ambitionne de remporter.Le salut des Lions de l’Atlas est venu en seconde mi-temps par Brahim Diaz, l’ailier du Real Madrid, peu utilisé par les Merengue, mais meilleur Marocain sur la pelouse du stade Prince Moulay Abdallah.Au cours d’une action enfin construite sans précipitation, le latéral mancunien Noussair Mazraoui, également très bon dimanche, a débordé sur la droite dans la surface, s’est retourné puis a trouvé Diaz au niveau du point de pénalty dans une forêt de défenseurs comoriens. Le Madrilène, d’une reprise du droit, n’a pas manqué la cible (1-0, 55e). Enfin libérés par l’ouverture du score et par un superbe arrêt de Yassine Bounou devant Rafiki Saïd (59e), les partenaires d’Achraf Hakimi, laissé sur le banc comme prévu pour ce match inaugural, ont finalement fait chavirer leurs supporters lorsque Ayoub El-Kaabi, rentré en jeu, a repris un centre de Nayef Aguerd d’un splendide retourné acrobatique (2-0, 74e).Hakimi n’aura finalement pas eu à rentrer en jeu, profitant de quelques jours supplémentaires pour parfaire sa forme après sa sérieuse blessure à une cheville subie en novembre, et la victoire, même laborieuse, lance parfaitement les Lions de l’Atlas dans leur tournoi. Mais il leur aura fallu près d’une heure pour se libérer. Dans une ambiance électrique et sous une pluie diluvienne, ils se sont pourtant lancés dès après le coup d’envoi fictif donné par Moulay El Hassan, le prince héritier du Maroc, à l’assaut des buts de Yannick Pandor, le gardien des Comores. – Délivrance -Confisquant le ballon sous l’impulsion de Diaz, les Marocains ont tenté, souvent avec précipitation, de prendre le score pour s’ôter l’immense pression, palpable, qu’ils se sont mise sur les épaules en affirmant qu’ils ne visaient pas autre chose que la victoire finale lors de cette CAN disputée à domicile. Ils ont bien cru souffler un immense coup dès la 10e minute lorsque Diaz s’est écroulé dans la surface, accroché par Iyad Mohamed et que Jean-Jacques Ndala Ngambo, l’arbitre de la rencontre a sanctionné d’un pénalty cette action un peu confuse. Mais Soufiane Rahimi, en visant le centre du but de Pandor, a trouvé le genou du gardien comorien qui a multiplié les parades par la suite.Quelques minutes plus tard, les nerfs des supporters marocains ont encore été mis à l’épreuve lorsque leur capitaine Romain Saïss, revenu en sélection après un an et demi d’absence, a dû quitter ses partenaires en pleurs, touché à la cuisse gauche et remplacé par Jawad El-Yamiq (18e).Et si ses coéquipiers après sa sortie ont continué de confisquer la balle – les Comoriens, bien regroupés se contentant de contre-attaques timides -, la frustration n’a elle non plus jamais cessé de grossir. Jusqu’à la délivrance de Diaz et le bijou d’El-Kaabi.Les klaxons entendus dès le coup de sifflet final dans les villes hôtes de la compétition en témoignent: les Lions de l’Atlas sont au rendez-vous de leur tournoi.

Foot: grand favori, le Maroc lance sa CAN face aux Comores

Le Maroc lance dimanche face aux Comores (20h00) la 35e Coupe d’Afrique des nations, qu’il organise jusqu’au 18 janvier avec une double obligation: remporter un titre qui lui échappe depuis 50 ans et offrir une organisation parfaite avant d’accueillir le Mondial-2030 conjointement avec l’Espagne et le Portugal.Dimanche après-midi à Rabat, devant le nouveau stade Moulay Abdellah, allumé de ses néons rouges et verts aux couleurs du Maroc, une foule de supporters bravait déjà la pluie fine mais persistante pour accéder à l’enceinte de près de 70.000 places, annoncée à guichets fermés pour la soirée.A la vue des caméras de télévision, certains scandent “Dima Maghreb” (“Vive le Maroc”) à côté de dizaines de voitures de police, des ambulances, des forces auxiliaires —dont certaines unités à cheval- au rythme des tambours et de musiques afro.Jawad Jemili, un Marocain originaire de Casablanca mais résidant en France, a fait le déplacement de Strasbourg spécialement pour l’événement sans même être certain d’obtenir un billet.”J’en ai finalement trouvé un hier soir au marché noir, pour une fortune”, confie à l’AFP ce technicien de 34 ans, précisant être parti de chez lui vers midi en train “pour l’ambiance entre supporters”.Ce match face aux Comores sera “difficile”, estime-t-il, “car il y a une énorme pression sur l’équipe marocaine”. “Mais je crois qu’on va gagner car on a le potentiel”, ajoute-t-il, pronostiquant une victoire 2-1 des Lions de l’Atlas. “Tout autre résultat que le sacre sera perçu comme une défaite”, a réaffirmé samedi  Walid Regragui, le sélectionneur marocain également sous pression, à la veille du match d’ouverture.A ses côtés, le capitaine Achraf Hakimi, érigé en tête de gondole du tournoi, a lui rassuré tout le royaume sur son état de santé: lancé dans une course contre la montre depuis une sérieuse blessure à une cheville le 4 novembre avec le Paris SG, le défenseur est “prêt à jouer”, a-t-il assuré. Il pourrait toutefois être préservé dimanche en attendant de parfaire sa condition physique.- Répétition générale -Face à l’archi-favori de l’épreuve, demi-finaliste de la dernière Coupe du monde en 2022 au Qatar et première nation africaine au classement Fifa (11e), se dresse une meute de poursuivants, à commencer par le Sénégal de Sadio Mané, l’Egypte de Mohamed Salah, toujours bien placée lors des CAN tout comme le Cameroun, malgré le chaos qui régne au sein des Lions indomptables.La Côte d’Ivoire, tenante du titre, le Nigeria de Victor Osimhen et l’Algérie, qui retrouve du lustre après quelques années de disette, peuvent aussi rêver de faire tomber le Maroc chez lui.”J’attends beaucoup du public: s’ils viennent demain (dimanche) pour prendre des selfies ou manger des petits fours, ils ne nous servent à rien”, a prévenu Regragui. “Ils doivent mettre l’ambiance et la pression sur nos adversaires. Je mets aussi la pression sur le public.”Le sélectionneur n’est pas le seul soumis à de très fortes attentes. Fouzi Lekjaa, le président de la Fédération marocaine, doit aussi rendre une copie parfaite du point de vue de l’organisation. Le pays s’apprête à accueillir des supporters de plusieurs dizaines de pays et plus d’un million de billets ont déjà été vendus.En 2030, le royaume sera le deuxième pays africain à accueillir une Coupe du monde, 20 ans après l’Afrique du Sud. Ce sera conjointement avec l’Espagne et le Portugal. Pour cela, il développe encore davantage ses infrastructures notamment hôtelières, ferroviaires, routières, aéroportuaires et dans le secteur des télécommunications, moyennant plusieurs milliards d’euros d’investissements.La CAN en est une répétition générale et aux abords des neuf stades et six villes de la compétition, on peaufine les derniers réglages.Les ronds-points sont couverts de drapeaux des 24 nations africaines engagées. Sur les routes et à l’entrée des stades, des ouvriers s’activent, agrafent, ajustent les arches aux couleurs de la CAN. Tout est prêt pour le sacre annoncé.

Coupe de France: l’OM écrase Bourg-Péronnas et avance facilement

L’OM a bien fini l’année 2025: supérieur tout au long du match, Marseille a nettement accéléré en deuxième période pour finalement s’imposer 6-0 dimanche sur la pelouse de Bourg-Péronnas (National) et se qualifier pour les 16e de finale de la Coupe de France.Rasséréné par ses récents succès contre l’Union Saint-Gilloise en Ligue des champions et Monaco en Ligue 1, l’OM a tranquillement géré son séjour en Bresse, écartant rapidement tout risque de “match-piège”, tel que le redoutait Roberto De Zerbi.Dans la bonne ambiance du petit stade Marcel Verchère, les Marseillais se sont en effet vite installés dans le match et dans le camp adverse. Et ils ont fait un premier pas vers les 16e de finale en trouvant la faille avant même la 10e minute. L’ouverture est venue sur corner, avec un ballon bien frappé par Angel Gomes et une tête décidée du capitaine Leonardo Balerdi (1-0, 8e).Derrière, les Marseillais sont restés dangereux, avec d’autres corners qui ont fait souffrir les Bressans ou des frappes d’Igor Paixao (14e) et Mason Greenwood (20e), mais sans réussir à vraiment assommer les joueurs du FBBP01.A l’inverse, les joueurs de David Le Frapper, ancien coach de l’équipe réserve de l’OM, ont réussi à trouver quelques espaces en contre, via le rapide Sidi Cissé, menaçant à plusieurs reprises, ou le costaud Mohamed Boumaaoui (40e).- Mmadi conclut le festival -Mais la deuxième période a été réellement à sens unique et l’OM a fini par empiler les buts contre une équipe, 15e de National, de plus en plus dépassée au fil des minutes.Le festival a débuté avec un but de Greenwood, après une jolie action initiée par Timothy  Weah et relayée par Pierre-Emile Hojbjerg et Matt O’Riley (2-0, 59e).Hojbjerg a ensuite alourdi le score d’une très belle frappe en pleine lucarne (3-0, 64e), avant qu’Igor Paixao ne profite d’une erreur de la défense de Bourg-Péronnas pour inscrire le quatrième but (66e).En fin de match, De Zerbi, qui avait relancé Neal Maupay dès le coup d’envoi après des semaines sans jouer, a pu faire entrer Facundo Medina, de retour après une longue absence, ainsi que les jeunes Robinio Vaz et Tadjidine Mmadi.A un quart d’heure de la fin, Bilel Nadir a porté le score à 5-0 d’une frappe peut-être plus belle encore que celle de Hojbjerg, dans la même lucarne (77e). Et c’est Mmadi qui a conclu l’affaire avec un autre très beau but (6-0, 87e).Avant un mois de janvier très chargé, l’OM part donc en vacances satisfait: son histoire contrariée avec la Coupe de France, plus gagnée depuis 1989, se poursuit.