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Angleterre: Arsenal rate le coche, Manchester City et Liverpool n’avancent plus

Le leader Arsenal n’a ramené qu’un point de son déplacement à Nottingham Forest (0-0), samedi, mais cela suffit pour accroître un peu l’écart avec son poursuivant Manchester City, battu 2-0 chez le rival Manchester United (2-0).Accroché par Burnley (1-1), Liverpool ne s’est lui pas rassuré avant son déplacement à Marseille, mercredi en Ligue des champions. L’ancien entraîneur de Strasbourg, Liam Rosenior, est sorti vainqueur de son premier match de Premier League, avec Chelsea contre Brentford (2-0).    – Des regrets pour Arsenal -Les “Gunners” (1er, 50 pts) n’ont “que” sept points d’avance sur Manchester City (2e, 43 pts) après avoir buté sur le premier non-relégable, Nottingham Forest (17e, 22 pts).Au City Ground, les joueurs de Mikel Arteta ont rarement été mis en danger, comme souvent. Mais ils ont aussi échoué à convertir plusieurs occasions franches, à l’image de Declan Rice (17e), Vikto Gyökeres (28e) puis Gabriel Martinelli dans la foulée, ou encore Bukayo Saka et Mikel Merino peu après l’heure de jeu.Bien qu’ils prennent un peu plus d’avance sur City, ils risquent de voir Aston Villa (3e, 43 pts) revenir à quatre points dimanche si le club de Birmingham prolonge sa belle dynamique actuelle face à Everton.  – City en panne sèche -Si les joueurs de Manchester City espéraient passer devant Arsenal dans la course au titre, le début d’année a douché leurs espoirs, avec trois matches nuls et une défaite en championnat.Rien n’a fonctionné pour les joueurs de Pep Guardiola à Old Trafford, apathiques comme rarement, y compris depuis le début du déclin, il y a dix-huit mois. Un certain mérite peut être attribué à Manchester United, qui a abordé ce match en roue libre avec son entraîneur intérimaire, Michael Carrick, probablement là jusqu’en fin de saison après avoir succédé à Ruben Amorim cette semaine. Bryan Mbeumo a trouvé l’ouverture après une longue domination (65e, 1-0), puis Patrick Dorgu a fini de décourager les Citizens (76e, 2-0).En l’absence de Ruben Dias, pour encore un mois, les errances défensives ont été frappantes.”Nous savions que United était une équipe de transition et nous n’avons pas réussi à contrôler cela”, a reconnu Pep Guardiola. Cinquième du classement, Manchester United reste dans la course pour la Ligue des Champions.- Liverpool maladroit -Quatre jours avant son déplacement à Marseille en Ligue des Champions, Liverpool (4e, 36 pts) a de nouveau enregistré une sérieuse contre-performance, face à l’avant-dernier, Burnley (1-1). Les Reds avaient fait le plus dur en ouvrant le score juste avant la pause par Florian Wirtz (42e), mais ils ont été rejoints par un but de Marcus Edwards (65e). Les coéquipiers d’Hugo Ekitiké, titularisé pour la première fois depuis le 1er janvier mais dont aucun des six tirs n’a pu faire la différence, voient tous leurs poursuivants revenir menacer leur place qualificative pour la prochaine Ligue des Champions (cinq équipes en trois points). Ils n’ont remporté aucun de leurs matches de championnat en 2026.  – Première victoire pour Rosenior -Logiquement battu 3-2 par Arsenal mercredi en demi-finale aller de Coupe de la Ligue, Chelsea et son nouvel entraîneur Liam Rosenior sont péniblement venus à bout de Brentford (2-0). Les Blues, sixièmes de Premier League, ont fait preuve d’une efficacité maximale en marquant sur leurs deux seuls tirs cadrés, ceux de Joao Pedro (26e) et Cole Palmer, sur pénalty (76e).Malgré le premier match du milieu de terrain Connor Gallagher, venu de l’Atlético Madrid, Tottenham s’est incliné 2-1 devant West Ham grâce à but de Callum Wilson dans le temps additionnel. L’avenir de son entraîneur Thomas Frank, arrivé l’été dernier, est plus que jamais menacé, comme l’ont chanté les supporters des Spurs, actuellement quatorzièmes.

Ligue 1: Lens, secoué par Auxerre, garde la tête grâce à Saïd

Bousculé, parfois dominé, mais victorieux. Insubmersible, Lens s’est imposé contre Auxerre (1-0) grâce à Wesley Saïd, pour étendre sa folle série de victoires et garder la tête de la Ligue 1, samedi au Stade Bollaert.Ce succès acquis dans la douleur permet aux Sang et Or (43 points) de remonter sur le trône du championnat et d’en déloger le Paris Saint-Germain (42 pts).Les joueurs de Pierre Sage glanent une dixième victoire consécutive et égalent la meilleure série de l’histoire du club, établie dans les années 1960, dans un contexte moins relevé. Les Artésiens suivent ainsi l’objectif nouveau fixé par leur entraîneur: “Gagner encore sept matches, déjà quatre pour atteindre notre premier objectif, 52 points, et pouvoir regarder l’Europe.”Plus que trois, mais cette victoire fut de haute lutte, car malgré ses difficultés cette saison, Auxerre a livré un bon match dans l’Artois, tant dans la prise d’initiatives que dans l’intensité physique, qui ne correspond pas à son classement (17e, 12 pts).Les Auxerrois ont gagné nombre de duels en première période et donné l’impression d’être l’équipe la mieux classée des deux, en se procurant plusieurs situations chaudes, sans parvenir à conclure.Leur plus belle occasion a certainement été une tentative de Naouirou Ahamada (45e), de peu à côté, avec à l’origine un énième duel perdu par un Lensois, en l’occurrence l’habituel roc Samson Baidoo.- Saïd en sauveur -En face, Lens a disputé l’une de ses pires périodes de ces dernières semaines au niveau de l’engagement et du placement collectif, mais aurait pu obtenir un penalty quand Sinaly Diomandé a déséquilibré Adrien Thomasson, en bonne position pour reprendre une remise de la tête de Wesley Saïd (21e).Lens ne s’est pas magiquement métamorphosé en début de deuxième période, au point où Pierre Sage a décidé de remplacer dès l’heure de jeu son capitaine Adrien Thomasson et le buteur Rayan Fofana, titulaire en l’absence du N.1 au poste Odsonne Édouard.Avare en occasions, le match a basculé lorsque Wesley Saïd a ouvert le score d’une belle reprise de volée, précise et puissante, à la réception d’un centre de Malang Sarr (65e).L’attaquant de soutien est désormais le meilleur buteur des siens en championnat (8 buts), relais, cet après-midi, d’Édouard.Par la suite, Lens a repris confiance et Auxerre a plié. Le club du bassin minier a même eu de nombreuses occasions, parfois nettes, pour enfoncer son adversaire, par Florian Thauvin (73e), Andrija Bulatovic (80e, 90e+3), Mamadou Sangaré (82e, 89e) et Samson Baidoo (83e).Dans ce match où plusieurs tauliers ont déçu, le banc lensois, en particulier Sangaré, Abdallah Sima et Morgan Guilavogui, a été performant sans pour autant être décisif.Grâce à ces trois points obtenus difficilement, Lens repousse néanmoins l’évidence parisienne une journée de plus, et s’approche d’un ticket européen, alors que Pierre Sage ose à peine murmurer l’objectif naissant d’une qualification en Ligue des champions.

CAN-2025: Maroc-Sénégal, apothéose entre grands favoris

Sous pression pour reconquérir enfin la CAN, organisée à domicile, le Maroc se mesure au Sénégal, l’équipe la plus régulière du continent, dimanche à Rabat (20h00) lors d’une finale entre deux grands favoris en forme d’apothéose d’une édition jamais aussi relevée.”La dernière marche va être difficile” mais “on espère être à la hauteur et rendre heureux nos supporters”, a dit samedi Walid Regragui, le sélectionneur du Maroc, qui “rêvait d’être là le 17 (janvier) à la veille de jouer cette finale”.Le guide des Lions de l’Atlas depuis 2022, qui a mené son groupe jusqu’en demi-finales de la Coupe du monde la même année, performance inédite pour une sélection africaine, est donc à l’heure au rendez-vous qu’il s’est fixé. Mais cela ne suffit pas. Dans le royaume, plus titré dans la compétition depuis son seul succès il y a cinquante ans, une défaite en finale serait vécue comme un échec. Et peu importe si en face il y a le Sénégal, qualifié pour sa troisième finale en quatre éditions depuis 2019 (titre en 2021).Sans toujours briller, sans jamais trembler, le Maroc, première nation africaine au classement FIFA (11e), et le Sénégal, deuxième équipe du continent (19e), ont écarté tous les obstacles dressés devant eux pour se disputer, au stade Moulay-Abdellah de Rabat, la suprématie continentale. Temps, stades, pelouses: rarement une Coupe d’Afrique s’était jouée dans des conditions aussi proches des standards européens, références dans le football mondial. – Aucune surprise -Rapport de cause à effet: la compétition n’a réservé aucune surprise, les grosses nations ont toutes été au rendez-vous des phases finales, offrant des quarts, puis des demi-finales idéales pour les spectateurs. Jusqu’à la finale que le Maroc est donc dans l’obligation de remporter à domicile.”C’est l’objectif de tout un peuple, mais ce n’est qu’un match de football. Depuis que je suis arrivé ici, j’essaie de changer les mentalités. L’objectif des grands pays c’est d’être régulier. Mon discours est le même depuis deux ans avec mes joueurs”, a relativisé Regragui, 50 ans,  qui tente de prendre seul sur ses épaules depuis le début du tournoi, la pression énorme subie par ses joueurs. La gestion de cette pression sera la clé du match selon lui. “Les joueurs ont compris qu’ils devaient se relâcher. Ma seule crainte c’est ça. On va avoir une équipe en face qui est habituée, qui est en confiance (…) Ils sont costauds”, a ajouté l’ancien défenseur de Ligue 1 (à Toulouse, Ajaccio et Grenoble).D’abord circonspect devant le jeu proposé par les Lions de l’Atlas et les choix tranchés de leur sélectionneur, le peuple marocain est désormais totalement derrière son équipe, sifflant sans discontinuer dès que ses adversaires touchent le ballon.- “Ne pas gâcher la fête” -Le Sénégal en a eu un petit aperçu vendredi à son arrivée à Rabat, en provenance de Tanger plus au nord, son camp de base jusque-là.À la gare de Rabat, les Lions de la Teranga se sont retrouvés au milieu d’une foule immense, ce qui a provoqué la colère de leur sélectionneur Pape Thiaw, aux commandes depuis 2024, qui a dénoncé un manque criant de sécurité pour ses joueurs avant de tempérer ses propos.”Jusqu’à aujourd’hui, l’organisation est belle, on en parle partout dans le monde. Merci au Maroc. Mais ce qui s’est passé hier (vendredi) ne doit pas se passer. C’est l’image de l’Afrique ! Je parle en tant qu’Africain”, a-t-il dit.Mais “on ne gâchera jamais une fête”, a nuancé Thiaw, 44 ans.”On a toujours respecté nos adversaires. Ce sont deux pays frères. Il ne faut pas que tout cela soit gâché sur ces 48 dernières heures”, a renchéri à ses côtés le défenseur Moussa Niakhaté, prêt à se donner “à fond” dimanche.Si le Sénégal doit gâcher la fête, c’est sur le terrain qu’il le fera mais les Marocains veulent à tout prix éviter ce scénario.