AFP Sports

Angleterre: Arsenal reste sur le trône, Villa renverse Chelsea qui dévisse

Les fêtes de Noël n’ont pas coupé l’appétit du leader Arsenal et de ses dauphins Manchester City et Aston Villa, ces derniers ayant renversé Chelsea lors du choc de la la 18e journée de Premier League, samedi.Le champion sortant Liverpool s’est également imposé face au dernier Wolverhampton (2-1).Les Gunners conservent la tête avec deux points d’avance sur Manchester City après leurs succès respectifs contre Brighton et Nottingham Forest (2-1), sur le même score.Mais c’est le choc entre Chelsea et Villa qui a polarisé l’attention. À trois jours d’un déplacement chez… les Gunners, les Villans ont signé à Stamford Bridge leur onzième succès d’affilée toutes compétitions confondues.Les hommes d’Unai Emery, inexistants en première période (et menés 1-0 à la pause), sont revenus de nulle part pour s’imposer grâce à un doublé d’Ollie Watson et rester à trois points des Gunners et à une unité de City.Au fond du trou cet automne, Liverpool a de son côté enchaîné une troisième victoire consécutive en championnat contre les Wolves (2-1), sans dominer totalement son sujet, et le voilà en bien meilleure posture.Le tenant du titre chipe la quatrième place à Chelsea avec 32 points.Il peut espérer prolonger son élan ensuite contre Leeds et Fulham, avant un déplacement beaucoup plus corsé à Arsenal, le 8 janvier.Le leader s’est lui débarrassé de Brighton samedi à la maison malgré quelques frissons en fin de match, surtout après la réduction du score de Diego Gomez (64e, 2-1).Une belle parade du gardien David Raya sur une frappe de Yankuba Minteh (76e) lui a permis conserver l’avance acquise grâce à des buts de Martin Odegaard (14e) et Georginio Rütter, contre son camp (52e).”Ça a été difficile à la fin, mais je pense que nous avons fait un bon match. Nous avons dominé dès le début, ils ont repris un peu d’élan vers la fin, mais nous avons obtenu trois points importants”, a commenté le capitaine norvégien sur Sky Sports.- Cherki crève l’écran -En début d’après-midi, Manchester City avait ouvert les hostilités sur le terrain de Nottingham Forest (2-1), avec une seconde période aboutie dans laquelle a brillé Rayan Cherki, une fois de plus.Le N.10 français a haussé son niveau de jeu après la mi-temps, comme le reste de ses partenaires, et il a fait basculer la rencontre avec une passe décisive pour Tijjani Reijnders (48e, 1-0) et le but vainqueur (83e, 2-1), de chaque côté de l’égalisation d’Omari Hutchinson (54e, 1-1).”Depuis le premier jour, avec Rayan, il y a des moments où je lui crie dessus, et d’autres où j’ai envie de l’embrasser. Mes sentiments sont partagés avec lui, mais je dois le laisser exprimer son incroyable talent”, a commenté son entraîneur Pep Guardiola.L’ex-Lyonnais de 22 ans enchaîne les titularisations dans une Premier League où il s’est acclimaté à merveille. Il compte désormais sept passes décisives dans le championnat anglais, toutes réalisées entre début novembre et fin décembre.Autre “Frenchy” qui a le vent en poupe, Hugo Ekitiké a livré une nouvelle belle partition avec Liverpool contre Wolverhampton, avec notamment un énorme travail sur le deuxième but signé Florian Wirtz (42e, 2-0).Les Reds ont perdu le contrôle en seconde période face à la lanterne rouge, surtout après la réduction du score de Santiago Bueno (51e, 2-1), mais ils ont assuré l’essentiel chez eux à Anfield.Dans les autres rencontres disputées samedi, Brentford a régalé son public face à Bournemouth (4-1), contrairement au premier relégable West Ham, battu 1-0 par Fulham, et à Burnley, l’avant-dernier accroché 0-0 par Everton.

CAN-2025: vernie, l’Egypte est la première qualifiée pour les phases finales

L’Égypte, portée par sa star Mohamed Salah et bien aidée par l’arbitrage vidéo, s’est qualifiée pour les huitièmes de finale de la CAN-2025 en battant l’Afrique du Sud 1-0, vendredi à Agadir.La première affiche de la Coupe d’Afrique des nations marocaine entre deux prétendants à la victoire finale n’a pas livré un spectacle éblouissant, mais les Pharaons n’en ont cure: avec six points avant leur dernière rencontre face à l’Angola, ils sont même assurés de terminer premier du groupe B et affronteront ainsi, toujours à Agadir, un troisième de poule.Pour les Bafanas Bafanas, qui ont poussé fort pour égaliser en fin de rencontre, la qualification n’est pas du tout compromise alors que l’Angola et le Zimbabwe se sont neutralisés 1-1 plus tôt vendredi. Mais probables deuxièmes, ils devront ferrailler avec leurs homologues du groupe F à Rabat: la Côte d’Ivoire, le Cameroun voire le Gabon.Mohamed Salah s’est une nouvelle fois mué en homme providentiel en provoquant une légère faute de Khuliso Mudau dans la surface et en transformant lui-même le penalty qu’elle avait engendré (1-0, 45e).Au duel avec Salah, le défenseur des Mamelodi Sundowns lui a envoyé une main au visage que Pacifique Ndabihawenimana, l’arbitre de la rencontre, a sanctionné après une vérification de la VAR.Déjà échaudés par ce coup du sort, les esprits sont encore montés en température lorsque l’arbitre burundais de la rencontre a exclu Mohamed Hany dans le temps additionnel de la première période pour un deuxième carton jaune suite à un tacle mal maitrisé.La décision, logique, a provoqué l’ire d’Ibrahim Hassan, frère jumeau et adjoint d’Hossam Hassan, le sélectionneur des Pharaons, et une forte tension entre tous les acteurs du jeu, remplaçants et staff technique compris.- Sur la ligne -Beaucoup plus sereine lors de ce premier acte que lors de son entrée en lice face au Zimbabwe (2-1), l’Egypte, en infériorité numérique, a dû revoir son système à la pause en faisant sortir sa seconde star Omar Marmoush, l’attaquant de City, pour le milieu Emam Ashour, évoluant un cran un dessous.Logiquement, les partenaires de “Mo” Salah, acculés dans leur moitié de terrain, malgré quelques contre-attaques, ont beaucoup subi, plié, mais sans jamais rompre.Leur gardien vétéran, Mohamed Elshenawy, friable face au Zimbabwe, contesté depuis, a rassuré derrière sa ligne et la VAR, dans le temps additionnel de la seconde période cette fois, lui a évité d’avoir à briller sur pénalty après une main de Yasser Ibrahim qui semblait être sur la ligne de sa surface.Vernis, les Pharaons ont également été portés par le Grand stade d’Agadir, rempli à ras-bord de spectateurs ayant compris qu’ils pourraient assister à la première affiche de la CAN-2025 gratuitement.A l’initiative de l’ouverture gratuite des portes quelques minutes après le début de la partie, les organisateurs marocains ont été pris d’un léger vent de panique lorsque les spectateurs, beaucoup plus nombreux que les 40.219 annoncés, se sont massés dans les coursives et jusque sur le toit du stade.De toit, l’Egypte espère plus que jamais atteindre celui de l’Afrique le 18 janvier pour la huitième fois de son histoire.

Foot: Gasset, enfant de Montpellier et “grand serviteur” du foot français, est décédé

Enfant de La Paillade, où il joua quasiment toute sa carrière, puis entraîneur emblématique, Jean-Louis Gasset est mort vendredi à l’âge de 72 ans, le président de la Fédération rendant hommage à un “grand serviteur” du football français.Passionné de football et du club de Montpellier, co-fondé en 1974 par son père Bernard et par Louis Nicollin, Jean-Louis Gasset fut aussi un adjoint indissociable de Laurent Blanc -qu’il avait vu éclore comme joueur à La Paillade- à Bordeaux, au PSG et en équipe de France, où le duo eut pour mission de soigner les Bleus après le naufrage de Knysna au Mondial-2010.”Le football français perd aujourd’hui l’un de ses grands serviteurs, a salué dans un communiqué le président de la FFF, Philippe Diallo. Au-delà du technicien reconnu et respecté, c’était un véritable amoureux du football, profondément humain, inspirant et engagé.”Mais Jean-Louis Gasset rime donc en premier lieu avec Montpellier, sa ville natale, et son club de coeur, La Paillade, où le milieu de terrain joua quasiment toute sa carrière, de 1975 à 1985, le portant de la DH à la D1. Et où il entraîna plusieurs fois, venant à la rescousse à la demande express de “Loulou” Nicollin et de son fils Laurent.”Enfant du club, il a marqué tous ceux qui l’ont croisé par son professionnalisme, sa gentillesse et sa soif de transmission”, a réagi vendredi le MHSC, soulignant avoir “perdu l’une de ses figures emblématiques”.”Notre tristesse est immense lorsque l’on se rappelle de son sourire, de sa voix inimitable et de son sens aiguisé de la formule”.Le club de Montpellier, aujourd’hui en L2, n’a pas communiqué sur la cause du décès.- “Valeurs humaines” -Jean-Louis Gasset était apparu las ces dernières années, notamment à l’Olympique de Marseille, en 2024, où ses qualités humaines et techniques ont toutefois laissé un bon souvenir durant une période compliquée comme l’OM sait en fabriquer.”Le club perd aujourd’hui bien plus qu’un entraîneur: il perd un homme de football respecté, un technicien d’expérience, et une figure profondément attachée aux valeurs humaines de ce sport”, a souligné l’OM, où il était effectivement “apprécié des joueurs comme des dirigeants”.Ce sentiment de lassitude avait paru encore plus fort lors de son ultime passage à Montpellier,la saison dernière, alors que sa “Paillade” s’enfonçait vers la Ligue 2.”On n’est plus le club atypique, familial qui essaie de lutter. Je le sens et il y a tout qui s’en va…”, avait soupiré Gasset, avant de se retirer sur la pointe des pieds en recommandant de nommer comme successeur Zoumana Camara, côtoyé au PSG.- Blanc-Gasset, binôme à succès -Car c’est comme adjoint de Laurent Blanc, notamment à Paris, que Jean-Louis Gasset a principalement connu le succès.A Bordeaux, tout d’abord, le duo décrocha le titre de champion de France en 2009. Comme sélectionneur adjoint des Bleus ensuite, de 2010 à 2012, où après Knysna “il contribua à remettre l’Équipe de France sur la route de ses plus grands succès”, selon les mots de Philippe DialloPuis le binôme débarqua dans la capitale pour prendre en main le PSG version qatarie durant trois saisons, de 2013 à 2016, avec de quoi étoffer leur palmarès (trois titres de champion de France, deux coupes de France notamment), même si la Ligue des champions se refusa à eux.”La famille Paris Saint-Germain et le football français sont en deuil”, a réagi sur son compte X le champion d’Europe.Jean-Louis Gasset connut sa propre expérience de sélectionneur, avec le Côte d’Ivoire, à partir de 2022. Un mandat plutôt convaincant mais qui se termina d’une bien étrange manière, par une démission, en janvier 2024, en pleine CAN à domicile, après un début de parcours raté. L’électrochoc fonctionna à plein, son adjoint Emerse Faé conduisant les Elephants jusqu’à un sacre insensé.Le décès de Jean-Louis Gasset intervient alors que les Ivoiriens viennent de remettre leur couronne en jeu dans le cadre de la CAN-2025 au Maroc. “L’homme à la casquette” “restera une des figures marquantes de la victoire de la CAN-2024”, a souligné la fédération ivoirienne.