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Angleterre: Arsenal au sommet, Manchester United et Chelsea se ratent

Arsenal a triomphé dans le sommet de la 19e journée contre Aston Villa (4-1) et cimenté sa stature de candidat au titre, mardi, dans une Premier League où Chelsea et Manchester United tournent au ralenti.Tenus en joue à la mi-temps, les Gunners ont envoyé quatre coups de canon en seconde période par Gabriel (48e), Martin Zubimendi (52e), Leandro Trossard (69e) et Gabriel Jesus (78e), tout juste entré en jeu.Les visiteurs ont sauvé l’honneur par Ollie Watkins dans le temps additionnel (90e+4), mais le coup d’arrêt est brutal pour l’équipe d’Unai Emery, arrivée à Londres avec l’élan de huit victoires successives en championnat, et même onze toutes compétitions confondues.Arsenal achève donc la première moitié de saison en tête avec 45 points, peu importe le résultat de son dauphin Manchester City (2e, 40 pts) jeudi à Sunderland.”Tous les sacrifices et l’engagement fournis se reflètent dans les résultats, et c’est très satisfaisant. Mais nous savons que le chemin est encore long”, a temporisé l’entraîneur Mikel Arteta.L’Espagnol prend ses distances avec Aston Villa (3e, 39 pts) en même temps qu’une revanche sur son compatriote Unai Emery, qui l’avait battu 2-1 au début du mois.Derrière, il y a Liverpool (4e, 32 pts) qui a disputé un match en moins, puis Chelsea (5e) et Manchester United (6e), avec 30 points chacun.- United, accroc glaçant -Les Blues et les Red Devils sont tous les deux passés à côté de leur sujet, mardi, respectivement contre Bournemouth (2-2) et Wolverhampton (1-1).La contre-performance la plus notable est sûrement à mettre au crédit de Manchester United, incapable de battre la lanterne rouge, ce que tout le monde ou presque réussit à faire en Premier League cette saison.Les Wolves ont obtenu le troisième point de leur exercice cauchemardesque, mardi, à Old Trafford et alors qu’ils étaient menés.”On ne peut pas venir ici, chez nous, et faire match nul. On doit gagner quand on joue à domicile. L’adversaire doit souffrir et on n’a pas obtenu les trois points. C’est très frustrant”, a réagi le défenseur mancunien Lisandro Martinez au micro de Sky Sports.Quant à Chelsea, il a manqué d’assise défensive et de précision offensive pour l’emporter face à Bournemouth, quinzième en pleine chute libre depuis plusieurs semaines (aucune victoire en dix matches).Le vainqueur de la Coupe du monde des clubs a encaissé deux buts sur des touches longues que David Brooks (6e, 0-1) et Justin Kluivert (27e, 2-2) ont exploitées. Entre temps, il a égalisé sur un pénalty de Cole Palmer (15e, 1-1) et pris les devants sur une frappe d’Enzo Fernandez (23e, 2-1).Sur le podium en novembre et perçus comme des candidats au titre, les Londoniens n’ont réussi qu’à battre Everton sur le mois écoulé, lors duquel ils ont réalisé quatre matches nuls et encaissé deux défaites.- Newcastle se redresse -Newcastle s’est lui donné un peu d’air en enfonçant Burnley (3-1), l’avant-dernier qui a vécu un premier quart d’heure en enfer.Chez eux, les Clarets ont encaissé un but de Joelinton après 65 secondes, puis un autre de Yoane Wissa cinq minutes après, avant de perdre sur blessure le défenseur Maxime Esteve, tout juste sorti de l’infirmerie.Les visiteurs ont géré leur avantage ensuite pour enregistrer leur première victoire en quatre matches de championnat (contre un nul et deux défaites).”J’espère que cela nous détendra un peu, non pas de manière négative, mais positive. Nous voulons pratiquer un football fluide et offensif, agréable à regarder. Mais cela n’est vraiment possible que lorsque l’on est détendu et dans un bon état d’esprit”, a commenté l’entraîneur Eddie Howe auprès de la BBC.Frères siamois du mois de décembre avec un bilan parfaitement identique (trois défaites et trois nuls chacun), West Ham et Brighton ont partagé les points (2-2) au London Stadium.Il y avait un autre duel entre équipes à la petite mine et c’est Everton qui s’est imposé 2-0 à Nottingham Forest.

Foot: Arsenal foudroie Aston Villa (4-1) dans le choc au sommet

Le leader Arsenal a frappé très fort dans le match au sommet de la Premier League contre Aston Villa (4-1), le troisième qu’il a fauché en marquant quatre buts en seconde période, mardi à Londres.Après ce succès de prestige, les Gunners sont assurés de boucler la première moitié de saison en tête avec 45 points, peu importe le résultat de leur dauphin Manchester City (2e, 40 pts) jeudi à Sunderland.L’équipe de Mikel Arteta prend ses distances avec Aston Villa (3e, 39 pts) en même temps qu’une revanche sur la formation d’Unai Emery qui l’avait battue 2-1 le 6 décembre à Birmingham.Arsenal inflige un brutal coup d’arrêt à des Villans qui, avant leur déplacement à l’Emirates, avaient enregistré huit victoires successives en championnat, et même onze toutes compétitions confondues.Les Gunners ont été malmenés en première période en l’absence de leur milieu à tout faire Declan Rice, touché à un genou au match précédent.Mais ils ont fait parler la poudre après la mi-temps par Gabriel (48e), Martin Zubimendi (52e), Leandro Trossard (69e) et Gabriel Jesus (78e), l’avant-centre tout juste entré à la place de Viktor Gyökeres.La performance assez insipide de l’attaquant suédois a été reléguée en arrière-plan par le triomphe collectif d’Arsenal, plus que jamais en course pour un titre qui lui échappe depuis 2004.Aston Villa a réduit l’écart par Ollie Watkins dans le temps additionnel (90e+4) alors que l’issue de la rencontre était déjà connue depuis longtemps.

CAN-2025: premier de son groupe, le Sénégal évite l’Algérie en huitièmes

Le Sénégal, favori de la compétition avec l’hôte marocain, a terminé premier de son groupe, évitant ainsi d’affronter l’Algérie en huitième de finale de la CAN-2025, grâce à sa victoire 3-0 sur le Bénin mardi à Tanger.Qualifiés avant le coup d’envoi de leurs rencontres, le Sénégal, le Bénin et la RDC, opposée au Botswana (3-0), déjà éliminé, à Rabat, jouaient pour connaître leur adversaire en huitièmes de finale.Le Sénégal et la RDC, 4 points chacun avant la 3e journée, se sont disputés, à distance, la première place du groupe, souhaitant surtout éviter de terminer deuxième et d’affronter ainsi l’Algérie en huitièmes.Et dans ce chassé croisé haletant, ce sont les Léopards congolais qui ont frappé les premiers, ouvrant le score à la demi heure de jeu grâce à l’attaquant montpelliérain Nathanaël Mbuku (1-0, 31e).Le Sénégal, longtemps accroché par une solide équipe béninoise, a répondu à la 38e minute sur un coup franc de Krépin Diatta repris victorieusement de la tête par Abdoulaye Seck (1-0, 38e).Forts d’une meilleure différence de buts, grâce à leur succès inaugural 3-0 sur le Botswana, les Lions de la Teranga ont alors repris la première place aux Congolais.Avec un doublé (41e s.p., 60e) du vétéran Gaël Kakuta, 34 ans, l’homme aux 14 clubs durant sa carrière, la RDC a rattrapé son retard au goal average et pendant quelques minutes, la première place du groupe se serait jouée par tirage au sort.Mais Habib Diallo, à la réception d’un centre de Sadio Mané, a redonné un but d’avance au Sénégal (2-0, 62e) et Ibrahim Mbaye, le titi parisien aux trois rentrées décisives, a douché les derniers espoirs congolais en débordant toute la défense béninoise et en provoquant un pénalty transformé par Cherif Ndiaye (3-0, 90+7).Le Sénégal termine premier et affrontera le 3e du groupe E, soit le Soudan, soit le Burkina Faso, samedi à Tanger. Ce sera sans son capitaine Kalidou Koulibaly, expulsé mardi.La RDC hérite de l’Algérie qu’elle affrontera mardi à Rabat, tandis que le Bénin troisième défiera l’Égypte de Mohamed Salah, lundi à Agadir. 

CAN-2025: sans convaincre, la Tunisie rejoint le Nigeria en 8e de finale

La Tunisie s’est qualifiée sans gloire pour les huitièmes de finale de la CAN-2025 en concédant le nul contre la Tanzanie (1-1), lors de la dernière journée du groupe C mardi à Rabat.Les Tunisiens rejoignent le Nigeria, leader du groupe déjà qualifié, qui a de son côté signé un troisième succès consécutif en dominant l’Ouganda 3-1, à Fès.En huitièmes de finale, la Tunisie rencontrera samedi à Casablanca le Mali, qui a fini deuxième du groupe A, tandis que le Nigeria affrontera lundi à Fès le troisième du groupe F.La Tanzanie, qui participe à sa quatrième CAN, finit troisième du groupe avec deux points et se retrouve elle aussi qualifiée pour les huitièmes au titre des meilleurs troisièmes. Une première pour les Tanzaniens, qui affronteront le Maroc, pays hôte et favori de la compétition, dimanche à Rabat.Les Tunisiens, qui restaient sur une défaite honorable contre le Nigeria (menés 3-0, ils étaient revenus à 3-2), ont fait pâle figure lundi en semblant se contenter du minimum. Dans une rencontre sans rythme, les joueurs de Sami Trabelsi ont d’abord touché les montants sur un tir d’Ismaël Gharbi avant que le jeune milieu d’Augsbourg (Allemagne), 21 ans, ne règle la mire sur pénalty (43e) à la suite d’un ceinturage dans la surface décelé par la vidéo.A peine revenus des vestiaires, les Tanzaniens ont douché l’assurance des Tunisiens grâce à une frappe rasante de Feisal Salum (48e).Timorés dans le jeu proposé, les Aigles de Carthage poursuivent leur route dans cette 35e Coupe d’Afrique des nations, dont ils ont remporté une édition, en 2004.De leur côté, les “Super Eagles” nigérians, vainqueurs de trois CAN (1980, 1994 et 2013), ont fort bien négocié un match sans enjeu pour eux mais où leurs adversaires ougandais devaient impérativement s’imposer pour voir les 8e. Au sein d’une équipe où beaucoup de titulaires habituels avaient été laissés au repos par le sélectionneur français Eric Chelle, Paul Onuachu s’est distingué en ouvrant la marque dès la 28e minute. Raphael Onyedika a signé ensuite son premier doublé en sélection (62e et 67e) face à des Ougandais réduits à dix à l’heure de jeu après l’exclusion de leur gardien Salim Magoola, pour une main désespérée en dehors de la surface. Rogers Mato a réduit la marque (75e). Insuffisant pour les “Grues” d’Ouganda qui rentrent à la maison. 

CAN-2025: la critique est “plus frontale en Afrique”, dit le sélectionneur ivoirien Emerse Faé

Propulsé sélectionneur de la Côte d’Ivoire après la démission de Jean-Louis Gasset en pleine CAN-2023, Emerse Faé a réussi une mission impossible en devenant champion d’Afrique 14 jours plus tard, à domicile, alors qu’il n’avait aucune expérience d’entraineur à ce niveau.Qualifié pour les huitièmes de la CAN-2025 au Maroc avant sa dernière rencontre de groupe face au Gabon mercredi à Marrakech, il explique dans un entretien à l’AFP comment il est passé de l’urgence à la construction minutieuse d’un groupe pour défendre son titre, avec le flot de critiques que cela engendre.Choix des joueurs, choix tactiques, rien n’est épargné à Faé, né à Nantes en France et à la carrière de joueur essentiellement passée en Ligue 1, stoppée à 28 ans seulement qui construit désormais son parcours d’entraineur à la réussite insolente.Question: Vous êtes champions d’Afrique en titre, qualifiés pour la Coupe du monde et qualifiés avant votre dernier match de groupe pour les huitièmes de finale de la CAN-2025, mais vous faites l’objet de critiques incessantes. Le peuple ivoirien est-il trop exigeant ?Réponse: “C’est le mauvais côté du rôle de sélectionneur qu’il soit africain, européen ou américain.  Mais quand en Europe, la critique peut être feutrée, elle est plus frontale en Afrique. Il y a de l’exigence oui, et beaucoup d’émotion. On est plus dans l’émotion en Afrique. Beaucoup parlent sans avoir les tenants et les aboutissants. Presque quotidiennement, j’entends des critiques complètement infondées. On m’a reproché de ne pas sélectionner des joueurs qui étaient blessés. Il faut prendre du recul parce que si on reste trop concentré sur ça, malheureusement, on perd beaucoup d’énergie. Mon carburant, je le réserve à mes joueurs, à mon groupe, à les encourager, à trouver des solutions aux problèmes tactiques que nous posent nos adversaires.” Q: Vous arrivez à prendre ce recul ?R: “Parfois ça fait mal, ça me touche. Alors je réfléchis et je me dis : +qu’est-ce qui compte : être critiqué et avoir l’adhésion totale de mon groupe ou être adulé alors que mes joueurs ne suivent pas ce que je propose ?+. Le plus important, ce sont mes joueurs, mon groupe et son unité. Il est devenu tellement facile pour tout le monde de critiquer aujourd’hui, de prendre son téléphone, de créer un compte, de faire des vidéos pour chercher le buzz. Si vous voulez faire le buzz, il ne faut pas être gentil, il faut être méchant, il faut se moquer. Mais, voilà, ça fait partie du +game+.”Q: Vous vous êtes fixé l’objectif d’un doublé, un exploit rare. Est-ce réellement possible ?R: “Bien sûr, mais ça va être dur. Il y a huit ou neuf équipes qui ont l’effectif pour gagner. D’autant qu’en tant que tenant du titre, j’ai l’impression que quand les équipes jouent contre nous, elles ne sont pas les mêmes que lorsque je les analyse avant la rencontre. Ça rend la tâche encore plus compliquée. Si nous ne sommes pas prêts dans tous les compartiments, que ce soit sur le terrain ou en dehors du terrain, on ne la gagnera pas. Mais on a aussi cette confiance en nous qui fait qu’on va se battre jusqu’à la dernière minute pour aller chercher cette quatrième étoile.”Q: Quel regard portez-vous sur votre parcours de sélectionneur ? R: “D’abord, je me dis que j’ai de la chance, à mon âge, d’être à la tête d’une d’une des meilleures sélections d’Afrique. Après, les circonstances dans lesquelles je suis arrivé sont bizarres: en plein milieu d’une compétition, le jour de mon anniversaire, avec le départ d’une personne que je respectais. Rien n’était vraiment normal. J’ai essayé de faire abstraction de tout ça. Puis ensuite, après le titre, j’ai essayé de créer de la continuité pour que ce ne soit pas un accident, de passer d’une mission commando à la construction d’un groupe.”Q : Il y a deux ans, vous succédiez en pleine compétition à Jean-Louis Gasset, cette année, il décède en pleine phase de groupe. Etes-vous plus fort dans l’adversité ?R : “On ne le saura qu’a posteriori. Mais ces événements, c’est vrai, viennent tester la solidité et le mental du collectif. D’autant qu’avant le décès de Jean-Louis, il y a eu le cas de Nicolas Pépé (non sélectionné pour des propos à l’encontre des joueurs binationaux, NDLR), qui réalise une saison énorme à Villareal et qui est un cadre de ce groupe rajeuni sur le front de l’attaque. Il y a eu la blessure de Sébastien Haller aussi. Mais en tant que sélectionneur, on doit toujours s’adapter.”