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Ligue des champions: City et le Barça assurent, Monaco coule à Bruges

Manchester City, grâce notamment au 50e but de Erling Haaland en C1, et le Barça, deux favoris de la compétition, ont assuré respectivement face à Naples (2-0) et à Newcastle (2-1) jeudi pour la première journée de phase de ligue de la Ligue des champions. D’abord maladroit, Manchester City a profité de sa supériorité numérique après l’exclusion en première période du capitaine napolitain Giovanni Di Lorenzo, pour ajuster la mire lors du deuxième acte.L’attaquant norvégien, 25 ans, plus jeune joueur à inscrire 50 buts en C1, a libéré son équipe à la 56e minute, avant que Jérémy Doku ne mette définitivement KO le Napoli à la 67e minute.Dans l’autre affiche de la soirée, le FC Barcelone a dompté Newcastle (2-1) et l’ambiance hostile de St James’ Park grâce à un doublé de Marcus Rashford en seconde période.L’ailier anglais, prêté par Manchester United, a marqué de la tête (58e) puis d’une belle frappe (67e) avant la réduction du score d’Anthony Gordon (90e), et lancé idéalement les Espagnols avant la réception du Paris SG, le 1er octobre lors de la deuxième journée.- Monaco coule -Plus tôt dans la soirée, Monaco, le dernier club français à entrer en lice dans cette phase de ligue, a totalement coulé en déplacement au Club Bruges (4-1).Les joueurs de la Principauté ont manqué un penalty par Maghnes Akliouche (9e) alors que le score était de 0 à 0, puis ont été balayés par une équipe belge survoltée qui a inscrit ses trois premiers buts en une dizaine de minutes par Nicolo Tresoldi (32e), Raphael Onyedika (39e) et Hans Vanaken (42e). Le quatrième but brugeois a été inscrit par Mamadou Diakhon à un quart d’heure du terme tandis qu’Ansu Fati, l’une des deux recrues phares monégasques avec Paul Pogba, a sauvé l’honneur dans le temps additionnel.”Nous n’avons pas été au niveau et je m’excuse auprès des fans de Monaco”, a affirmé après la rencontre l’entraîneur de l’ASM, Adi Hütter.Dans les autres rencontres de la soirée, l’Eintracht Francfort et sa colonie de joueurs français ont pris l’anecdotique première place du classement de phase de ligue en écrasant Galatasaray (5-1). Peu inspiré face aux Danois du FC Copenhague qui ont globalement dominé la rencontre, le Bayer Leverkusen a accroché un match nul dans les derniers instants de la partie (2-2).Enfin, après un départ poussif, le Sporting Portugal s’est largement imposé face aux modestes Kazakhstanais du Kairat Alamty, petit poucet de la compétition (4-1).

Ligue des champions: Monaco se noie dans la Venise du Nord

Monaco, submergé par les incessantes vagues d’attaque du Club Bruges, a pris l’eau dans la Venise du Nord en s’inclinant 4-1, s’infligeant une entrée catastrophique en Ligue des champions.Certes l’ASM était diminuée en raison des absences d’Aleksandr Golovin (ischio droit), Lukas Hradecky (genou gauche), Mohammed Salisu (traumatisme au genou gauche) et Denis Zakaria (adducteur droit). Mais l’entraîneur Adi Hütter ne s’attendait sans doute pas à ce que ses joueurs subissent à tel point la domination d’une formation locale survoltée dans son vieux stade Jan Breydel.Dominés d’entrée, les joueurs de la Principautés auraient peut-être vécu un autre match si Maghnes Akliouche n’avait pas vu son penalty stoppé par Simon Mignolet (10e).Mais la différence d’intensité mise par les deux équipes a été trop flagrante. Quand les Brugeois brillaient via de multiples combinaisons, les Monégasques eux n’avaient qu’une envie: se débarrasser le plus vite possible du ballon quitte à faire n’importe quoi.Les “Blauw en Zwart” (Noir et Bleu en flamand) se sont créés de multiples occasions par Tzoldis (22e et 30e),  Tresoldi (24e), Forbs (25e) ou Vanaken (26e), étouffant des Monégasques.- Première apparition et premier but de Fati -Logiquement, Eric Dier et ses équipiers ont fini par craquer, concédant trois buts en une dizaine de minutes peu avant la pause.L’honneur d’ouvrir la marque est revenu au jeune (21 ans) attaquant allemand Nicolo Tresoldi (32e) qui disputait jeudi son premier match de Ligue des champions, “un rêve d’enfant” pour celui qui remplaçait le titulaire habituel au poste d’avant-centre, Roméo Vermant, blessé.Sept minutes plus tard, Raphael Onyedika doublait la mise alors que le gardien monégasque Philipp Köhn avait sauvé les meubles à plusieurs reprises quelques minutes plus tôt.Les Monégasques prenaient l’eau de toutes parts et concédaient le 3-0 trois minutes avant la pause sur une reprise de volée peu académique mais diablement efficace de l’international belge Hans Vanaken.Et l’addition se corsait encore à un quart d’heure du terme avec un quatrième but signé Mamadou Diakhon, laissé seul dans les seize mètres.4-0. Les chiffres n’étaient même pas exagérés pour des Monégasques pétrifiés, impuissants, peut-être perturbés par leur arrivée tardive en Belgique.La veille, leur avion, victime d’une avarie, n’avait pu décoller de Nice, obligeant leur délégation à ne rejoindre Bruges, via Ostende, que quelques heures avant le début du match jeudi.A vingt minutes du terme, l’entrée en jeu d’Ansu Fati a à peine réveillé une équipe résignée. Le jeune attaquant espagnol (22 ans) a effectué en bord de mer du Nord sa première apparition sous ses nouvelles couleurs en sauvant l’honneur dans le temps additionnel (90+2).Des débuts toutefois au goût amer pour le joueur formé au FC Barcelone et arrivé cet été en prêt en provenance du Barça.S’il veulent survivre à la phase de ligue de cette C1, les Rouge et Blanc devront rapidement se ressaisir. Mais leurs deux prochains opposants peuvent leur inspirer la crainte: Manchester City le 1er octobre et Tottenham le 22, à chaque fois au stade Louis II.

Ligue des champions: Neves blessé à son tour, heureusement il reste Fabian Ruiz au PSG

La forme étincelante de Fabian Ruiz porte le Paris SG en ce début de saison, une bonne nouvelle pour les champions d’Europe après la nouvelle blessure, cette fois au milieu de terrain, de Joao Neves contre l’Atalanta (4-0) en Ligue des champions.Après Ousmane Dembélé, Désiré Doué et Lucas Beraldo, c’est au tour de Joao Neves de rejoindre l’infirmerie, payant le tribut de la longue saison dernière du PSG qui s’est étirée jusqu’au 13 juillet et la finale perdue du Mondial des clubs contre Chelsea (3-0).Touché à la cuisse gauche, le Portugais est sorti en grimaçant à la 58e minute mercredi soir. Son club a annoncé jeudi qu’il était forfait pour le choc à Marseille dimanche.Mais ses partenaires habituels de l’entre-jeu, le métronome Vitinha et l’impeccable Fabian Ruiz, ont assuré. Et pour la dernière demi-heure d’un match maîtrisé sans peine jusque-là, Luis Enrique a pu aussi compter sur Warren Zaïre-Emery, entré à la place de l’Espagnol à la 55e et auteur d’une prestation solide. Le Titi de 19 ans avait déjà disputé 71 minutes convaincantes à Lens (victoire 2-0) dimanche.Excellent depuis le début de la saison et très en jambes, Fabian Ruiz s’est distingué très tôt en offrant l’ouverture du score à Marquinhos dès la 3e minute.Lui-même buteur contre Angers (1-0) cette saison, il est reparti sur les mêmes bases que la saison dernière, malgré la fatigue et l’intersaison réduite à peau de chagrin.Dès le premier match de la nouvelle saison, la Supercoupe d’Europe contre Tottenham, le milieu de la Roja a été décisif. Son entrée lors de la dernière demi-heure a largement contribué à conjurer la défaite qui s’annonçait. Mené 2-0 à la 85e minute, le PSG s’est imposé aux tirs au but (2-2, 4 t.a.b. à 3). – Prêt pour le Classique -“C’est l’un des rares joueurs qui joue en fonction de ce que font les autres, capable de combler les espaces”, disait de lui Luis Enrique la saison dernière. Pourtant, le technicien ne l’avait pas emmené au Mondial-2022 quand il était sélectionneur de l’Espagne, une blessure aujourd’hui cicatrisée. Vainqueur de l’Euro-2024, durant lequel “il a été élu meilleur milieu de la compétition”, rappelle Luis Enrique, Fabian Ruiz compose avec Neves et Vitinha le trio qui a mis l’Europe à genoux la saison derrière.”Je ne me sens pas comme un leader ou une pièce importante de l’équipe, j’essaie de donner le meilleur de moi-même”, disait-il modestement il y a quelques mois, au coeur d’un exercice plein, notamment marqué par son superbe but en demi-finale retour de C1 contre Arsenal (2-1).L’entraîneur bergamasque Ivan Juric n’a pas tellement trouvé le PSG diminué, malgré les absences de certains cadres, mercredi soir au Parc des Princes. “C’est un exemple de voir le niveau auquel ils sont, comment ils courent, comment ils pressent”, a salué le Croate, qui ne veut pas que sa propre équipe “se critique trop”. “Il faut être lucide sur nos erreurs, mais le PSG joue à un niveau complètement différent”, a-t-il ajouté.”On a eu peu de vacances, donc on est encore sur la forme de l’année dernière. On aime jouer au football”, a estimé pour sa part Luis Enrique, qui sait pouvoir compter sur Fabian Ruiz pour le Classique contre l’Olympique de Marseille dimanche. Un choc que va donc manquer Neves. Mais le PSG, vainqueur de tous ses matches cette saison, a encore de la ressource malgré les blessures.

Foot: retour aux sources pour Mourinho, nommé au Benfica

Le Portugais José Mourinho a été nommé jeudi au poste d’entraîneur du Benfica Lisbonne jusqu’à l’été 2027, et revient sur le banc où il a débuté sa carrière de coach principal il y a 25 ans, lors d’un mandat pourtant très bref.La nomination de l’entraîneur de 62 ans, au palmarès impressionnant mais à l’aura déclinante, intervient moins de trois semaines après son limogeage du club turc de Fenerbahçe, au lendemain de son élimination en barrages de Ligue des champions, justement face au Benfica.”Mou”, qui a lancé sa carrière internationale grâce aux succès obtenus entre 2002 et 2004 aux commandes du FC Porto, revient ainsi son pays et au club où il a fait ses débuts en tant qu’entraîneur.”Cela fait 25 ans, mais je ne suis pas venu pour célébrer ma carrière”, a-t-il affirmé lors de sa présentation à la presse, en se disant “plus vivant que jamais”.”Je suis l’entraîneur d’un des plus grands clubs du monde. Je veux me focaliser sur cette mission, sur le plaisir de faire quelque chose de vraiment passionnant”, a-t-il ajouté.Après avoir été l’assistant de Bobby Robson et de Louis van Gaal au FC Barcelone, c’est au Benfica qu’il est devenu entraîneur principal fin 2000, mais il est parti après onze matches seulement.- “Special One” -L’entraîneur a alors rebondi à Leiria et c’est à Porto, le grand rival du Benfica, qu’il a fait irruption sur la scène européenne en remportant la Coupe de l’UEFA (2003) puis la Ligue des champions (2004).Sacré champion d’Angleterre avec Chelsea les deux saisons suivantes, il devient le “Special One” puis s’envole pour l’Inter Milan et remporte son deuxième titre de C1 en 2010.Mais après son deuxième passage à Chelsea, et un troisième titre de Premier League en 2015, puis son sacre en Ligue Europa avec Manchester United en 2017, ses mandats à Tottenham, la Roma et Fenerbahçe se sont soldés par des échecs.Arrivé en Turquie en juin 2024, “Mou” n’a pas réussi la saison passée à faire renouer les “Canaris” stambouliotes avec le titre en championnat, qui leur échappe depuis 2014, l’objectif qu’il s’était fixé.Mercredi, il avait avoué qu’il envisageait de rentrer un jour au pays, mais pas pour prendre les rênes de Benfica. “Ce que j’avais en tête, comme une suite naturelle pour ma carrière, c’était de revenir un jour au Portugal pour entraîner la sélection”, a-t-il expliqué.Au Benfica, Mourinho remplacera son compatriote Bruno Lage, qui a fait les frais de la défaite surprise mardi soir face à Qarabag, qui l’a emporté 3-2 après avoir été mené 2-0.- Ambiance tendue -Vendredi, les Aigles avaient déjà perdu leurs premiers points en championnat en étant tenus en échec sur sa pelouse par Santa Clara (1-1).Le club lisboète avait pourtant bien débuté sa saison en remportant sa 10e Supercoupe du Portugal en s’imposant devant le Sporting pour prendre une petite revanche sur son grand rival, qui s’était offert la saison écoulée un doublé Coupe-championnat, à chaque fois aux dépens du Benfica.L’équipe portugaise est ensuite parvenue à se qualifier en Ligue des champions en écartant Nice, puis le Fenerbahçe de Mourinho.Mais l’ambiance est particulièrement tendue au stade de la Luz ces dernières semaines car ses “socios”, des supporters-actionnaires, sont appelés à élire leurs dirigeants le 25 octobre.L’actuel président Rui Costa, en poste depuis 2021, brigue un nouveau mandat. Mais l’ancien joueur du club et de la sélection portugaise est de plus en plus contesté par ses adversaires, dont son prédécesseur Luis Filipe Vieira, qui avait dû démissionner en raison d’une enquête pour soupçons d’escroquerie.