AFP Sports

Ligue des champions: Vlahovic offre à la Juventus un improbable nul contre Dortmund

La Juventus Turin est insubmersible en ce début de saison: trois jours après avoir renversé l’Inter Milan en championnat (4-3), la “Vieille Dame” a arraché grâce à Dusan Vlahovic un improbable nul (4-4) face à Dortmund en Ligue des champions mardi.Au bord du KO et mené 4 à 2 à l’issue du temps réglementaire, la Juve qui ne s’est toujours pas inclinée lors d’une première journée de Ligue des champions, n’a pourtant jamais perdu espoir dans cette réédition de la finale de la C1 1997 remportée alors par le club du bassin de la Ruhr.Elle doit sa folle remontée à sa pépite turque Kenan Yildiz, auteur du premier but piémontais d’une superbe frappe enroulée (63e) et d’une passe décisive, et surtout à Dusan Vlahovic, relégué sur le banc des remplaçants depuis près d’un an.Entré en remplacement de l’ancien Lillois Jonathan David, discret lors d’une première période terne, l’avant-centre serbe a relancé son équipe menée 2 à 1 après des buts de Karim Adeyemi (52e) et de Felix Nmecha (65e).Parfaitement lancé par Yildiz à la 67e minute, il a égalisé à 2-2 à la 67e minute.Mais Dortmund, quart de finaliste de la compétition la saison dernière, a repris logiquement le dessus grâce à Yan Couto (74e) et un penalty transformé par Ramy Bensebaïni (86e) pour mener 4 à 2.Dans le temps additionnel (90e+4), Vlahovic a profité d’un relâchement de la défense allemande pour réduire l’écart, puis a centré pour Lloyd Kelly (90e+6) pour faire exploser l’Allianz Stadium.La Juve, co-leader du Championnat d’Italie, avec un carton plein de neuf points en trois matches, reste invaincue, mais ne ménage pas les nerfs de ses tifosi ni de son entraîneur Igor Tudor.”C’était un match fou, on n’a jamais baissé les bras. Notre coach a une certaine mentalité, et ce match a encore montré que son équipe a adopté cette mentalité”, a souligné Khéphren Thuram.

Foot: Philippe Diallo insiste pour la création d’une Société de clubs à la place de la Ligue

Des pouvoirs redistribués, “les clubs au centre de la gouvernance”, mais toujours un droit de veto de la FFF: Philippe Diallo a dévoilé mardi une nouvelle version du projet “Premier League à la française”, censée convaincre le monde professionnel réticent devant sa première mouture.Cette contribution, qui a pris en compte certaines des observations faites par la Ligue de football professionnel cet été, doit désormais être partagée avec l’ensemble des acteurs du microcosme pro (LFP, clubs, syndicats…)  pour envisager une position commune avant un passage de la loi à l’Assemblée nationale.Mais Philippe Diallo reste à la manoeuvre pour faire aboutir la réforme de la gouvernance du football professionnel national qu’il a initiée lors de sa réélection à la tête de la “3F” en décembre, en engageant en mars des “Etats généraux” du secteur englué dans une crise des droits TV qui plombe ses finances et menace son existence.Cette réforme prévoit la transformation de la LFP en une Société des clubs, en lien plus étroit avec la Fédération, dans la droite ligne de la proposition de loi (PPL) des sénateurs Michel Savin (LR) et Laurent Lafon (Union centriste) adoptée en juin au Sénat. Le texte voté par la chambre haute à la quasi-unanimité en juin, propose en effet de faciliter, pour les fédérations, leur possibilité de retirer aux ligues leur “subdélégation de service public”, en cas de “défaillance grave” ou de “difficulté sérieuse de financement” par exemple. Une mesure ressentie comme un droit de vie et de mort par le monde du foot pro.- “Deux entités” -Pour calmer la grogne, Philippe Diallo a donc revu sa copie dans la perspective du passage à l’Assemblée de la PPL, même si le calendrier parlementaire reste très incertain en raison de la crise politique actuelle. Contrairement à ce qui était proposé dans sa première mouture, la future Société des clubs commercialisera les droits audiovisuels et marketing, organisera et réglementera les compétitions. Soit peu ou prou, le regroupement de l’ensemble des compétences actuelles de la LFP et de sa filiale commerciale LFP Media.”De trois entités (FFF, LFP, la société commerciale LFP Media), nous passons à deux (FFF et Société des clubs) avec des prérogatives claires pour les deux entités”, a insisté le président de la FFF lors de son Comité exécutif.La représentation des clubs professionnels à l’Assemblée générale de la FFF ne sera pas limitée comme le prévoyait le texte du Sénat et la rémunération de leurs futurs dirigeants, pas plafonnée.La Fédération garde en revanche le droit de veto sur les décisions importantes. Malgré la forte opposition du secteur professionnel, elle n’a pas non plus voulu céder sur la prise de contrôle de la DNCG, le gendarme financier du football français, une commission indépendante placée jusqu’ici sous l’autorité de la Ligue.  – Plus de président -La FFF siègera par ailleurs au conseil de surveillance de la Société des clubs, ainsi qu’à son Assemblée générale, aux côtés des clubs, du fonds d’investissement CVC (qui détient 13% de LFP Media) et des familles (joueurs, entraîneurs, arbitres).”C’est pour cela que l’on peut parler d’une +Premier League à la française+, a expliqué Philippe Diallo. La Société des clubs a le même fonctionnement (que celui de l’instance anglaise, ndlr) mais elle prend en compte la particularité française d’inclure dans les décisions les différentes familles du football”. “Les clubs gardent la maîtrise de leur développement et de leur compétitivité et les salariés actuels de la Ligue devraient être ceux de la future société commerciale, sauf la DNCG qui rejoint la Fédération”, a-t-il ajouté.Autre évolution majeure: la disparition du poste de président et des élections, au profit d'”un directoire de trois ou quatre manageurs indépendants, sans lien avec les clubs pour éviter les conflits d’intérêts, recrutés pour leurs compétences et révocables par les clubs”, selon M. Diallo. “Cette société des clubs, détenue à 87% par les clubs de Ligue 1 et de Ligue 2 — le reste par le fonds d’investissement CVC — serait une société commerciale et non plus une association de 1901, comme l’est la Ligue actuellement”, a encore exposé le patron de la FFF qui espère voir cette nouvelle structure “mise en place en juillet 2026 pour la saison prochaine”.

Ligue des champions: à Madrid, l’OM change de monde

Le Real Madrid et ses 15 titres européens, le stade Santiago Bernabeu et ses 85.000 spectateurs, Kylian Mbappé et son appétit d’ogre: Marseille attaque mardi la Ligue des champions par son versant le plus prestigieux mais aussi le plus impitoyable.Roberto De Zerbi et ses joueurs se sont battus pour ça toute la saison dernière et ils sont là où ils voulaient être, parmi les géants du football européen.Mais ils sont aussi à l’entame d’une semaine qui peut donner le vertige, entre ce déplacement mardi à Madrid et la réception dimanche au Vélodrome du Paris SG champion d’Europe. Deux équipes qui, au cas où quelqu’un aurait des doutes sur leur valeur actuelle, en sont chacune à quatre victoires en quatre matches cette saison.Pour ce qui est de la valeur historique, le Real est incomparable et un rapide passage au centre d’entraînement de Valdebebas le rappelle à chaque pas: tout est démesuré, du nombre de terrains d’entraînement à la taille des panneaux récapitulant le copieux palmarès du club. Alors forcément, l’OM arrive dans la capitale espagnole sur la pointe des pieds, les six points pris en quatre matches de championnat ne l’autorisant de toutes façons pas à rouler des mécaniques.- Avec 4000 supporters -“Maintenant on doit penser à Madrid et préparer ce match. On a peu de temps et on doit y aller avec humilité, parce que le Real reste le Real et que Bernabeu reste Bernabeu”, a d’ailleurs résumé De Zerbi après la victoire de vendredi contre Lorient (4-0).”Mais on doit aussi y aller avec de l’ambition parce qu’on n’a pas un maillot léger. On doit avoir l’ambition de jouer notre match et d’essayer de faire un résultat. C’est ce que nous impose cette ville, ce club et son histoire”, a tout de même précisé le technicien italien. L’avantage pour les Marseillais, qui seront accompagnés de 4000 supporters très surveillés, c’est que les points espérés en Ligue des Champions ne sont pas vraiment ceux de Madrid. Et les ambitions pour ce retour en C1 sont mesurées, une qualification pour les 8e de finale n’ayant pas été budgétée par le club.”L’objectif N.1, absolu, c’est une nouvelle qualification en Ligue des Champions la saison prochaine”, a ainsi répété la semaine dernière le président Pablo Longoria, qui considère que la première année doit être celle de l’adaptation.La tache marseillaise sera en plus compliquée par l’absence du défenseur central Nayef Aguerd, blessé face à Lorient, un match où il avait montré qu’il avait tout pour s’imposer comme le patron d’une arrière-garde souvent fébrile.- Mbappé gourmand -En son absence, c’est le capitaine Leonardo Balerdi et Benjamin Pavard qui devraient avoir la pénible mission de contrôler Kylian Mbappé, qui attend cela avec gourmandise.”Ca fait longtemps qu’il n’ont pas joué la Champions League, ça va être sympa de rejouer contre eux et ça va me rappeler de bons vieux souvenirs, j’espère”, a-t-il ainsi lâché dimanche, tout sourire, devant les caméras de Téléfoot.Aux côtés de Mbappé, c’est un Real Madrid en pleine révolution tactique sous les ordres de Xabi Alonso, mais déjà bien en place, qui va menacer la nouvelle défense marseillaise.Pressing, intensité… Avec un effectif renouvelé par les arrivées de Dean Huijsen, Alvaro Carreras, Trent Alexander-Arnold et Franco Mastantuono, l’équipe de Xabi Alonso affiche ainsi plus de maitrise dans le jeu.Positionné plus haut, plus protagoniste avec le ballon et plus équilibré sans, le Real reste surtout redoutable en attaque rapide, avec les flèches Mbappé, déjà très affûté et décisif, et Vinicius, lancés par le jeune Turc Arda Guler. “Nous avons un potentiel énorme et je suis convaincu que nous pouvons réaliser de grandes choses, dignes du Real Madrid et de ses 15 Ligues des champions”, avait prévenu Xabi Alonso dès sa présentation officielle. C’est à cette montagne que l’OM s’attaque mardi.