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Dans les tribunes strasbourgeoises contre l’OM, des supporters en pleine “scission”
Si Strasbourg a perdu sur le fil contre Marseille (2-1), vendredi en ouverture de la sixième journée de Ligue 1, un autre match se jouait en tribunes entre ses supporters qui se déchirent concernant la multipropriété.Dans la file d’attente de la fan zone, cinq heures plus tôt, Jean-Louis, 69 ans et Carole, 33 ans, sont les premiers à entrer pour profiter “du magasin, de la buvette et de l’ambiance d’avant match”. Face à la grève des ultras du club, opposés à la multipropriété depuis le rachat par BlueCo, consortium américain également à la tête de Chelsea, ils espèrent que le reste du stade “va se mettre à chanter”.Écharpe au tour du cou et carte d’abonnement en poche depuis 1980, Jean-Louis n’est “pas d’accord avec le kop”. Le retraité est bien décider à “mettre l’ambiance” en réponse aux grévistes de la tribune Ouest. Carole veut “retrouver l’âme” qu’elle connaît. “Le stade divisé, c’est pas le Racing”, déplore-t-elle, affublée du maillot bleu. Dans la fan zone, “Storky” la cigogne, mascotte du RCSA pose avec les fans. La grève? “On trouve que ça va trop loin, il faut rester soudés”, estime Brigitte qui a décidé avec son époux Eddy de prendre un abonnement pour la première fois. Ils sont dans la nouvelle tribune sud, bloc 54.- “90% est contre” la grève -Dans les travées de l’Ouest, déjà installé à sa “place habituelle”, Franck, membre des Ultras Boys 90 de longue date “comprend” la banderole contre Emanuel Emegha sur laquelle son association demandait “au pion de BlueCo” de rendre le “brassard” lors de la victoire contre Le Havre, quelques jours après l’annonce, photo à l’appui, de son transfert en fin de saison à Chelsea.Sur la seconde banderole, les UB90 invitaient même le président du club Marc Keller à “s’en aller”, après “une décennie dorée”. “Il ne fallait pas”, stoppe Stéphane, 51 ans, également membres des UB90. “C’était la banderole de trop”, ajoute Jacqueline, la compagne de Franck. “Je voudrais que tout le monde se mette autour d’une table et qu’on reparte sereinement”, espère Franck, logo du Racing tatoué en couleur sur son mollet droit. “Toute la partie haute (au-dessus du kop, NDLR) est 90% contre” la grève, assure Marcello, membre de la fédération des supporters également signataire de la grève. Pas d’accord, il est bien décidé à chanter. “ils ne vont pas m’empêcher, ils se sont plantés sur Keller” s’exclame-t-il.La tribune ouest s’est remplie comme tout le stade. Manolo, ancien membre fondateur du Kop Ciel et Blanc, signataire de la grève en a “marre” et revendique “l’union sacrée”. Tambour géant devant lui comme depuis “40 ans”, il s’apprête à taper avec sa baguette dès l’entame du match.- “La scission est claire” -Juste sous son instrument, les grévistes apparaissent isolés: “Ceux qui chantent aiment le club comme nous mais sont aveuglés par le sportif, affirme l’un d’entre eux. Ils ne voient pas que peu de décisions sont prises ici. On est un centre de formation de Chelsea.””Pour l’instant on tient, la scission est claire entre supporters, la suite c’est l’inconnu”, ajoute-il, fustigeant “les sanctions disproportionnées” du club. Après les deux banderoles visant d’Emanuel Emegha et Marc Keller contre Le Havre, les dirigeants alsaciens ont imposé des mesures restrictives liées à l’organisation des matches et des déplacements. En réponse, les UB90 et trois autres associations ont voté cette semaine la grève des encouragements durant tout le match et décidé de “ravaler leur combat contre la multipropriété” en espérant que le club revienne vers eux. Face à Marseille, les UB90 ont toutefois pu brandir deux banderoles, la première sortie à la 18e minute et validée par le club mais conspuée par le public: “La liberté d’expression est un droit pas un privilège.” La seconde, “Pour un Racing indépendant populaire et différent” était présente toute la rencontre. En face, dans la tribune est, d’autres supporters ont répondu en brandissant à leur tour une banderole: “Tous unis derrière notre club, président capitaine, joueurs et staff”, comme un vœu lancé au cœur d’une Meinau scindée.
Foot: Marseille renverse Strasbourg in extremis et prend la tête de la Ligue 1
Quatre jours après sa victoire contre Paris, Marseille est parvenu à enchaîner en l’emportant dans les derniers instants à Strasbourg (2-1), pour prendre provisoirement la tête de la Ligue 1, vendredi en ouverture de la sixième journée.La pluie tombait déjà depuis une vingtaine de minutes au Stade de la Meinau, mais ce ne fut rien comparé à la douche froide qu’ont vécue les supporters alsaciens après le but au bout du suspense d’Amir Murillo (90e+1).Virtuellement en tête quelques instants plus tôt, le Racing redescend finalement au cinquième rang, avec le même nombre de points que l’OM, qui profite de sa différence de buts pour occuper la première place devant Monaco, Paris et Lyon.Les joueurs de Roberto De Zerbi, suspendu après son exclusion lors du Classique, ont eu le mérite de ne pas abdiquer pour renverser leur adversaire. Ils poursuivent ainsi leur dynamique positive après leur premier succès à domicile (1-0) en quatorze ans en championnat contre Paris, lundi soir.De bout en bout, ce match se sera joué sur un fil, entre deux équipes qui ont d’abord réussi à empêcher l’adversaire de mettre en place son jeu, en maintenant une pression haute sur le porteur du ballon.Dans la fraîcheur de la Meinau, c’est par leurs contres, leurs courses dans le dos de la défense et leur talent que les Strasbourgeois ont mis en difficulté l’OM.- Emegha montre la voie, en vain -Notamment par leur capitaine Emanuel Emegha, bien plus rapide que l’arrière-garde marseillaise et buteur dès la 18e minute, avant d’être signalé en position de hors-jeu.Ce scénario s’est reproduit à l’entame de la deuxième période, avec cette fois Emegha en passeur et Abdoul Ouattara en buteur, avant que la VAR n’intervienne pour cette fois valider le but. Ouattara n’était alors sur la pelouse que depuis quatre minutes.Strasbourg a su piquer le premier, après plusieurs occasions d’Amine Gouiri (8e, 30e) et Igor Paixao (41e). Mais le club alsacien n’a pas su enfoncer le clou pour prendre un avantage définitif.Au contraire, il a connu un temps faible dans la foulée de son but, qui a failli profiter à Gouiri (54e) et Paixao (55e). Surtout, les Alsaciens ont inexplicablement arrêté de jouer, se contentant de garder le ballon dans leur moitié de terrain, voire proche de leur surface.Ce jeu-là leur a coûté cher: Pierre-Emerick Aubameyang les a punis en égalisant après une récupération haute des Olympiens (78e).Puis les deux clubs ont eu des occasions pour l’emporter dans une fin de match à l’image du reste de la rencontre, indécise.Jusqu’à l’estocade finale, portée par Amir Murillo après un premier réflexe brillant de Mike Penders pour détourner une tête marseillaise.Entré en jeu pour remplacer Emegha, diminué physiquement (62e), Joaquin Panichelli a eu l’occasion d’égaliser (90e+3), mais n’y est pas parvenu.Un an quasiment jour pour jour après leur défaite à la Meinau (1-0), les Marseillais ont appris de cette leçon, renversant un scénario jusque-là défavorable. Tout semble leur sourire en ce moment. De bon augure avant la réception de l’Ajax Amsterdam mardi en Ligue des champions.
Allemagne: un Kane record pour le rouleau compresseur munichois
Le Bayern a signé contre le Werder Brême sa cinquième victoire (4-0) en autant de rencontres de championnat cette saison vendredi soir à domicile, avec un record pour Harry Kane qui a franchi la barre des 100 buts munichois.A quatre jours d’affronter Paphos (mardi, 21h00) à Chypre pour la 2e journée de la phase de ligue de la Ligue des champions, les Munichois ont poursuivi leur sans-faute en mode rouleau compresseur en Bundesliga, avec déjà 22 buts d’inscrits pour seulement 3 encaissés.Avec 15 points sur 15 possibles, les hommes de Vincent Kompany sont assurés de conserver leur fauteuil de leader au soir de la 5e journée du championnat d’Allemagne. Avant le déplacement de Dortmund à Mayence samedi (15h30), ils comptent cinq points d’avance sur le BVB, leur premier poursuivant.Avant la rencontre de vendredi, Harry Kane savait qu’il pouvait atteindre les 100 buts avec le Bayern en 104 matches en cas d’un doublé contre Brême, une barre qu’aucun joueur n’était parvenu à passer en si peu de temps avec un club du top 5 européen. Cristiano Ronaldo avec le Real et Erling Haaland avec Manchester City, y étaient parvenus après 105 matches sous leurs nouvelles couleurs.L’ouverture du score est toutefois venue de Jonathan Tah à la 22e minute. Sur un centre de Michael Olise, Tah a prolongé la balle d’une belle talonnade, elle-même déviée par Luis Diaz, ce qui a trompé un très bon Karl Hein.- Kane mieux que CR7 et Haaland -Le gardien de but du Werder Brême a remporté plusieurs duels avec Kane, dont un dès la 4e minute, et quand Hein a été dépassé, c’est le capitaine Marco Friedl qui a empêché Kane (39e) de marquer son premier but de la soirée.Juste avant la pause, le capitaine et meilleur buteur de la sélection anglaise a provoqué la faute de Friedl dans la surface et a converti son 18e penalty en Bundesliga (aucun échec dans l’exercice en championnat depuis qu’il est arrivé en Bavière à l’été 2023).En seconde période, sur une contre-attaque lancée par Dayot Upamecano, Kane a profité du travail de Luis Diaz pour inscrire son 10e but en Bundesliga cette saison, le 100e de sa carrière munichoise débutée un soir de la mi-août 2023.Kane a été remplacé à dix minutes de la fin par le Sénégalais Nicolas Jackson, l’entraîneur Vincent Kompany pouvant faire tourner en vue du match de C1.L’Autrichien Konrad Laimer a conclu le nouveau festival offensif munichois à la 87e minute.Après le déplacement à Paphos, le Bayern disposera de quatre jours pour préparer son match sur la pelouse de l’Eintracht à Francfort, l’une des premières affiches de la saison en Bundesliga.
Foot: avec la blessure de Marquinhos, le PSG touché sur toutes les lignes
La blessure de Marquinhos est un coup dur de plus pour le Paris SG, déjà handicapé en attaque et au milieu, à la veille de la réception d’Auxerre en Ligue 1 (21h05) et à quelques jours du déplacement à Barcelone.L’annonce, vendredi matin par communiqué, de l’absence du capitaine brésilien pour “plusieurs semaines” après une blessure au “quadriceps gauche” n’était presque pas surprenante tant l’effectif du PSG s’est peu à peu étiolé ces dernières semaines.Le défenseur central rejoint à l’infirmerie Ousmane Dembélé (cuisse), Désiré Doué (mollet) et Joao Neves (cuisse), qui “poursuivent leurs processus de rééducation”, selon le club. En revanche, Bradley Barcola ne figure plus dans la liste des blessés, lui qui, à cause d’une gêne musculaire à une cuisse, avait manqué le match à Marseille lundi (défaite 1-0). Il s’est entrainé vendredi matin lors de la séance collective, au cours de laquelle Fabian Ruiz a couru à part. C’est dès le déplacement à Marseille et non à l’entraînement ces derniers jours que Marquinhos s’est blessé. “Ca a été la dernière action du match contre Marseille (perdu 1-0 lundi), a relaté Luis Enrique. Il a ressenti une petite douleur, rien d’important, mais il faut être attentif et nous ne voulons prendre aucun risque.””Dommage pour nous parce que c’est notre capitaine”, a déploré l’entraîneur du PSG, conscient que l’expérience de Marquinhos pourrait manquer au moment d’aller défier le FC Barcelone, mercredi (21h00) pour le deuxième match de Ligue des champions de la saison. L’Espagnol s’est cependant attaché à relativiser cette litanie de blessures: “C’est le football, c’est la normalité, il faut s’adapter… Je ne suis pas préoccupé”.- Zabarnyi attendu au tournant -Les joueurs paient-ils le Mondial des clubs, terminé mi-juillet, et la reprise le 6 août? “Non, c’est la même chose que l’année dernière, je connais les journalistes, vous êtes préoccupés tout le temps, quand une équipe perd c’est la préparation physique qui est en cause et quand elle gagne c’est mental”, a raillé le coach.C’est Illya Zabarnyi, recruté cet été et qui effectue un début de saison solide, qui devrait remplacer Marquinhos, à moins d’une surprise Lucas Beraldo, qui a fait son retour le week-end dernier après son entorse contre Lens mi-septembre.Pour le reste, “l’adaptation” passera par les jeunes du centre de formation, situé en contre-bas des terrains d’entraînement de l’équipe première, au Campus PSG de Poissy (Yvelines). “Bien sûr qu’ils peuvent aider en cas de blessure. Il faut normaliser cet espace entre l’équipe de moins de 19 ans et l’équipe première”, a souligné Luis Enrique.La défaite contre le grand rival marseillais lundi, pour la première fois au Vélodrome en Ligue 1 depuis 2011, a frustré les Parisiens, d’autant qu’ils pensaient au départ assister à la cérémonie du Ballon d’Or, avant le report du match pour cause d’intempéries. “On n’a pas mérité de perdre, on s’est créé les occasions de but suffisantes pour marquer”, a-t-il jugé.- Le Ballon d’Or célébré samedi -Le PSG a néanmoins marqué le coup du Ballon d’Or attribué à Dembélé, qui dès mardi a apporté son trophée auprès de l’équipe. Luis Enrique lui a donné une accolade appuyée malgré sa clavicule récemment cassée, et toute l’équipe l’a fêté lors de la soirée de gala de la fondation du PSG mardi soir, selon les images du club.Le Parc des Princes aura l’occasion de fêter les lauréats samedi lors d’une présentation des trophées après le match: le Ballon d’Or, mais aussi le trophée Johan-Cruyff de meilleur entraîneur et celui de meilleur club.Le PSG, rejoint par Monaco, Lyon et Strasbourg en tête du championnat, espèrera alors, dans les minutes qui précèdent, avoir fait le travail contre Auxerre pour reprendre sa marche en avant.Interrogé sur les imprécisions de ses joueurs à Marseille, Luis Enrique ne s’est pas dérobé: “Si nous voulons gagner les deux prochains matches, surtout Barcelone, il ne faut pas rater de passes, sinon tu es mort”.Mais, et c’était peut-être son grand message du jour envers et contre les blessures et les méformes, “les joueurs ne sont pas des machines”.
Foot: le capitaine du PSG Marquinhos, touché à la cuisse, absent plusieurs semaines
Le capitaine du PSG, Marquinhos, blessé au “quadriceps gauche”, sera absent “ces prochaines semaines”, a annoncé vendredi le club de la capitale, privé déjà de trois joueurs importants de l’effectif à cinq jours du choc contre le Barça en Ligue de champions.Le club n’a pas précisé quand s’est produite la blessure du Brésilien, qui a joué la totalité du “classique” face à l’OM lundi soir (défaite 1-0). Il était aussi aligné mercredi dernier en Ligue des champions contre l’Atalanta Bergame.Contacté par l’AFP, le PSG n’a pas répondu dans l’immédiat.Le défenseur central rejoint à l’infirmerie Ousmane Dembélé (cuisse), Désiré Doué (mollet) et Joao Neves (cuisse), qui “poursuivent leurs processus de rééducation”, a précisé le PSG dans un communiqué médical.Tous étaient absents vendredi matin à la séance collective au cours de laquelle le milieu Fabian Ruiz a couru à l’écart du groupe, a constaté l’AFP, à la veille du match face à Auxerre en Ligue 1 au Parc des princes.Victime d’une fatigue musculaire à une cuisse la semaine dernière et absent à Marseille, Bradley Barcola était, lui, présent à l’entraînement, tout comme de nombreux jeunes du centre de formation.Ces absences sont un coup dur pour le PSG, qui affronte mercredi le FC Barcelone en Ligue des champions, puis Lille en Ligue 1 le 5 octobre.




