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Ligue des champions: Greenwood l’incontournable

Actuel meilleur buteur du Championnat de France, atout offensif et créatif N.1 de l’OM, Mason Greenwood est aussi attendu en Ligue des champions, où Marseille peut faire un nouveau pas vers la qualification mercredi en cas de résultat positif contre Liverpool.Après une première saison marseillaise aboutie (22 buts et six passes décisives en 36 matches), Greenwood est parti sur des bases encore supérieures en 2025-2026, avec déjà 20 buts et six “assists” en 26 matches toutes compétitions confondues. L’année 2026 de l’Anglais a d’ailleurs démarré très fort avec un but face au Paris SG lors du Trophée des champions, un autre samedi à Angers qui lui a permis de prendre le large en tête du classement des buteurs de L1 (12 buts) et un triplé agrémenté de deux passes décisives contre les amateurs de Bayeux en Coupe de France (9-0).Au bout du compte, il ne reste donc que l’inexplicable défaite marseillaise contre Nantes (2-0) comme seul ratage sur son impeccable feuille de stats. Mais les supporters et les dirigeants marseillais attendent encore plus de lui à l’échelon du dessus, celui de la Ligue des champions.”S’il va bien, s’il court, s’il se bat et qu’il joue avec générosité, Greenwood ne sort pas de l’équipe”, a résumé la semaine dernière son entraîneur Roberto De Zerbi, qui sait bien que son attaquant n’est pas forcément très attiré par le travail défensif. – Accepter la souffrance -“On doit toujours réfléchir à comment le positionner: ça peut être à droite, où on l’éloigne un peu du but et où on lui demande plus de travail défensif. Et ça peut être plus dans l’axe, plus poche du but et avec moins de tâches défensives”, a-t-il aussi expliqué.Après avoir régulièrement évoqué cette hypothèse depuis plusieurs semaines, le technicien italien a d’ailleurs installé Greenwood dans une position de quasi N.10 samedi face à Angers, un poste où l’effectif marseillais est dégarni.L’Anglais a pu y créer du danger en bonne entente avec l’habile Amine Gouiri et l’explosif Hamed Traoré, avant de laisser sa place à Matt O’Riley à 30 minutes du terme, signe que De Zerbi veut le garder le plus frais possible pour le très important enchaînement Liverpool-Lens qui attend l’OM cette semaine.Pour obtenir les résultats espérés, De Zerbi demande à Greenwood des buts et des actions décisives, mais aussi un peu de sacrifice, comme il l’expliquait après la difficile victoire 3-2 arrachée sur la pelouse de l’Union Saint-Gilloise lors de la dernière journée de Ligue des champions.”C’est un des attaquants les plus forts d’Europe, mais à 3-1 il aurait dû lui aussi mieux gérer les ballons. Dans ces moments-là, la souffrance doit passer aussi par lui. Il doit nous faire respirer, garder un peu le ballon, tenir la position défensive”, avait dit De Zerbi.- “La bonne attitude” -Le même soir, l’expérimenté Pierre-Emile Hojbjerg insistait sur le même axe de progression. “Peut-être que là où il peut encore s’améliorer, c’est dans le fait de jouer jusqu’à la dernière seconde. Je regarde les meilleurs joueurs du monde et ils jouent jusqu’au bout”, estimait le Danois.”Mais il faut applaudir son travail, on ne doit pas non plus lui mettre trop de pression. Il fait un boulot incroyable pour l’équipe et il est encore jeune. Il peut progresser, comme nous tous. Moi j’ai 30 ans et je peux encore m’améliorer”, avait ajouté le milieu de terrain marseillais.Après la victoire contre Bayeux, même l’exigeant De Zerbi avait de toutes façons reconnu que Greenwood était en progrès dans l’investissement. “Ça peut arriver de faire des erreurs, mais cela ne doit pas arriver à cause de l’attitude. Et c’est vraiment un joueur qui s’est beaucoup amélioré sur le plan de l’attitude, cette saison il a vraiment la bonne attitude”, avait-il dit. L’indulgence réservée aux talentueux ?

Ligue des champions: “les résultats reviendront, j’espère que ce sera avec moi”, espère Pocognoli

“A un moment les résultats reviendront, j’espère que ce sera avec moi”, a réagi Sébastien Pocognoli, l’entraîneur de Monaco qui a vécu la plus gros défaite du club en Coupe d’Europe mardi soir à Madrid (6-1).”J’ai beaucoup de regrets par rapport à la première mi-temps parce qu’on avait la place pour faire le jeu qu’on avait planifié”, a-t-il dit. “Madrid nous a donné l’opportunité d’avoir le ballon, d’aller à travers leurs lignes. Il n’y a pas de regrets par rapport à l’approche de ce match.””Mais on n’a pas su en profiter en raison de mauvaises décisions, une mauvaise réalisation technique, un manque de courage aussi dans certaines décisions, et on donne 90% des buts sur des mauvaises décisions”, a déploré l’entraîneur belge, arrivé en octobre à la tête du club.Pour autant, a-t-il répété, “par rapport à l’approche du match, je ne changerai rien. Cela demande du courage, je l’assume. Je pense qu’on doit assumer cette manière de jouer”.”Par rapport à mon futur, je suis assez serein, je peux regarder droit devant moi et me dire qu’on fait le maximum pour le moment, a-t-il assuré. A un moment les résultats reviendront, j’espère que ce sera avec moi. J’ai la force et la conviction que les idées passeront un moment dans ce club, et si on y croit ensemble, on le fera. Maintenant mon futur, c’est pas moi qui le décide.”De son groupe de joueurs, il estime qu'”il est atteint parce qu’on n’arrive pas à gagner un match depuis trop longtemps”. “Après, être atteint c’est une chose, mais il faut aussi se remettre en question par rapport à la prestation. Aujourd’hui, pour moi c’est pas assez.”Interrogé en zone mixte sur les raisons de cette débâcle madrilène et, au-delà, de la crise de résultat du club (sept défaites lors des huit dernières journées en championnat de France), le défenseur anglais Eric Dier a botté en touche.”On ne peut pas vraiment l’expliquer pour l’instant, a-t-il répondu. Évidemment, quand on perd comme ça, c’est qu’il y a beaucoup de choses qui ne vont pas. Il faut avaler cette défaite et vite rebondir (…) C’est juste une question de caractère, de personnalité.”

Ligue des champions: “un résultat très très très injuste” pour le PSG, peste Luis Enrique

“C’est un résultat très, très, très injuste” pour le PSG qui a dominé, a pesté l’entraîneur Luis Enrique après la défaite contre le Sporting Portugal (2-1) mardi en Ligue des champions.”On a perdu, parce que le foot c’est un sport de merde, parfois injuste”, s’est exclamé Luis Enrique en conférence de presse, avant d’insister: “C’est un résultat très très très injuste.'”Ça a été le meilleur match à l’extérieur cette saison, on a surmonté l’adversaire, un très bon adversaire mais on méritait de gagner ce match, clairement”, a-t-il ajouté.”Le match se gagne quand tu mets des buts”, a-t-il regretté, admettant un manque d’efficacité.Néanmoins, a-t-il poursuivi, “je suis très fier de mes joueurs, c’est cette personnalité dont on a besoin, je suis très confiant dans ce que sera l’avenir, parce qu’avec ce caractère on est prêts pour être compétitifs quelque soit le match et le stade”.”On a tout bien fait, on a été agressifs en défense, calmes et tranquilles, on a dominé du début à la fin, sauf peut-être dans les cinq dernières minutes car avec la frustration on fait des erreurs, parce que moi-même sur le banc j’étais frustré”, a expliqué le coach.Côté Sporting, l’entraîneur Rui Borges a dit comprendre la frustration parisienne. “Ils ont fait un beau match avec des buts annulés (trois, NDLR), des occasions, mais le foot est fait de stratégie. En championnat portugais, nous faisons parfois face à des blocs bas, et là nous l’avons fait très bien ce bloc bas”, a-t-il dit.”En deuxième mi-temps on est rentrés avec plus de courage, j’ai dit à mes joueurs de défendre en avançant davantage, en étant plus audacieux”, a-t-il confié.

CAN-2025: fin de la parade survoltée des Lions, fêtés par des dizaines de milliers de Sénégalais

Les joueurs de l’équipe de football sénégalaise, sacrés champions d’Afrique dimanche au Maroc, ont achevé mardi soir leur immense parade populaire de plusieurs heures à travers Dakar, durant laquelle leur triomphe a été célébré par des dizaines de milliers de supporters fous de joie, ainsi que par le président sénégalais et son gouvernement. Après avoir traversé des quartiers populaires et huppés de Dakar pendant sept longues heures en bus, les Lions de la Teranga ont finalement été honorés dans la soirée lors d’une cérémonie officielle devant le palais présidentiel, en présence du chef de l’Etat Bassirou Diomaye Faye et de son gouvernement.- “Sacre historique” -“Vous avez fait preuve d’une combativité sportive exceptionnelle, d’une résilience hors du commun et d’un mental d’acier et c’est en cela que votre sacre est historique au regard des émotions et des épreuves endurées tout au long de la compétition et particulièrement lors de la finale de cette CAN”, a déclaré le président Faye à l’adresse des Lions. M. Faye a rendu un “hommage appuyé” au footballeur Sadio Mané, “un joueur qui par son talent mais surtout par son sens des responsabilités a marqué cette finale et cette compétition”. “Sadio Mané est aujourd’hui bien plus qu’un joueur, il est entré par son oeuvre, sa constance et son exemplarité dans le cercle fermé des légendes du football national et africain”.Le chef de l’Etat a annoncé une récompense pour chaque Lion de 75 millions de francs CFA (114.330 euros), ainsi que des terrains dans la région prisée de la Petite côte.La victoire des Lions de la Teranga (1-0 en prolongation) dimanche à Rabat face au Maroc – pays organisateur de la CAN – la deuxième de l’histoire du pays en Coupe d’Afrique des nations, suscite une joie et une fierté immenses à travers tout le Sénégal et parmi la diaspora à travers le monde.- Fièvre -A l’arrivée du bus transportant les Lions de la Teranga près du palais de la République, l’atmosphère de fièvre de la foule a culminé en feux d’artifice improvisés, fumigènes rouges et vacarme absolument assourdissant de klaxons, vuvuzelas et chants festifs des supporters, ont constaté des journalistes de l’AFP. Juchés sur le toit d’un bus, certains assis les jambes dans le vide et sourires aux lèvres, les joueurs ont alors brandi le poing de la victoire vers la foule survoltée. Le bus avait précédemment progressé très lentement dans les rues de la capitale et de sa banlieue. Drapeaux du Sénégal au bout des bras, dansant en groupes, ou faisant des acrobaties à motos, plusieurs dizaines de milliers de supporters, en majorité des jeunes hommes et femmes, enveloppés pour beaucoup dans des maillots du Sénégal ou des maillots de l’équipe, ont célébré leurs champions mardi dans une ferveur intense. “C’est exceptionnel”, a lancé à l’AFP Amadou Tidiane Sow, 32 ans. “Vraiment, on remercie Dieu de nous avoir permis de vivre ces pareils moments. Ce sont des moments de partage, de gloire avec tout le peuple sénégalais et nos valeureux Lions”.- “Leçons de vie” -De son côté, Moussa Sall, étudiant de 22 ans, a estimé que la victoire des Lions à la CAN-2025 était “une leçon de vie”. “Parce qu’ils ont marqué l’Histoire. Dans 50 ans, on ne va pas oublier cette victoire… Parce qu’il y avait l’injustice, mais grâce à Allah on a remporté ça. Donc on est fiers de nos Lions et on est fiers d’être Sénégalais”, a-t-il lancé. Ce moment d’immense joie est l’un des rares qu’ait connu ces dernières années le Sénégal, qui a vécu entre 2021 et 2024 de graves troubles politiques ayant fait des dizaines de morts. Le pays est aussi confronté à une situation économique et sociale très difficile.Ce titre vient récompenser la deuxième nation africaine au classement Fifa derrière le Maroc, et l’équipe la plus régulière du continent avec trois finales (pour deux titres en 2021 et 2025) de Coupe d’Afrique lors des quatre dernières éditions.Chaotique, la finale a été marquée par un but refusé pour le Sénégal et un penalty manqué par le Maroc dans les dernières minutes du temps réglementaire, suivis de tensions sur et en dehors du terrain.Dans son discours mardi soir, le président sénégalais a souhaité “féliciter le peuple ami et frère” du royaume du Maroc “pour les efforts immenses déployés lors de l’organisation de cette CAN”, ainsi que l”équipe nationale marocaine “pour son parcours remarquable”. 

Ligue des champions: Arsenal au septième ciel grâce à Jesus

Grâce à un doublé de Gabriel Jesus, Arsenal a enchaîné une septième victoire consécutive en Ligue des champions mardi à San Siro face à l’Inter Milan (3-1) pour décrocher son billet pour les huitièmes de finale.Pour la première fois dans leur histoire, les Gunners, irrésistibles, ont remporté sept matches de suite en C1, compétition qu’ils n’ont jamais encore gagné. Jusqu’au 30 mai prochain ?  Avec leur carton-plein de 21 points, ils sont assurés de terminer à l’une des huit premières places de la phase de ligue de la C1 et aborderont en toute confiance la phase à élimination directe en mars, sans passer par les barrages de février.Les affaires de l’Inter continuent en revanche de se dégrader avec cette troisième défaite de suite: les vice-champions d’Europe 2025 sont désormais neuvièmes (12 pts) et ont de nouveau montré leur incapacité à inquiéter une équipe de leur standing après leur revers contre l’Atlético et Liverpool.Il leur faudra aller chercher la qualification directe pour les huitièmes de finale à Dortmund la semaine prochaine, en espérant aussi que leurs rivaux directs pour le top 8 craquent.- “Quelques regrets” -“Si on devait passer par les barrages, cela nous ira aussi, même s’il y aura toujours quelques regrets: on aurait pu faire mieux contre l’Atlético et Liverpool, ce soir aussi, même si Arsenal a été meilleur que nous partout”, a constaté l’entraîneur de l’Inter, Cristian Chivu.Dans ce duel entre leaders de la Serie A et de la Premier League, ce sont les visiteurs qui ont pris le meilleur départ: les Londoniens, particulièrement saignants, ont confisqué le ballon aux Nerazzurri d’entrée et les ont fait céder au bout de dix minutes.Après une série de passes dans la surface intériste, Jurrien Timber s’est retrouvé en position de tir mais le Néerlandais a écrasé sa frappe. Bien placé dans l’axe, Gabriel Jesus a propulsé le ballon dans le but de Yann Sommer en jetant sa jambe (10e).L’attaquant brésilien, absent sur blessure à un genou de janvier à décembre 2025, n’avait fait mouche qu’une seule fois en onze matches depuis son retour sur les terrains.Piqué au vif, l’Inter a vite retrouvé ses esprits et égalisé sur sa première occasion à la 18e minute. Lancé en contre, Marcus Thuram a été stoppé par la défense anglaise mais a réussi à transmettre le ballon à Nicolo Barella. Contré lui aussi, il a trouvé Petar Sucic qui, d’une frappe limpide de 20 m, a égalité (1-1).L’embellie milanaise n’a pas duré. – Gyökeres rentre et marque -A la 31e minute, Arsenal a pris l’avantage sur un corner de Bukayo Saka, repris de la tête au-delà du second poteau par Leandro Trossard qui a trouvé la transversale. Encore bien placé, Gabriel Jesus a marqué son deuxième but de la soirée en poussant le ballon de la tête (2-1), le 25e but de son équipe sur coups de pied arrêtés toutes compétition confondues cette saison.Les vice-champions d’Italie 2025 ont pris un semblant d’ascendant en seconde période quand Cristian Chivu a décidé de faire sortir son capitaine Lautaro Martinez, meilleur buteur de Serie A mais très discret, peu après l’heure de jeu (63e).Son remplaçant, le grand espoir du football italien Francesco Pio Esposito, a tourmenté dans un premier temps la défense d’Arsenal avec ses accélérations et est passé tout près de l’égalisation à la 67e minute, mais sa frappe a frôlé le montant droit de Raya.Dans une fin de match hachée par les remplacements, Arsenal a ajouté un troisième but par Viktor Gyökeres, entré à la 75e minute en remplacement de Gabriel Jesus: parti en contre, l’avant-centre suédois a trompé Sommer d’une frappe enroulée (83e).”Mon équipe a vraiment faim de progresser et de gagner”, s’est réjoui Mikel Arteta