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Mondial U20: Gilberto Mora, nouveau “joyau” du football mexicain

Le Mexicain Gilberto Mora, 16 ans, brille au Mondial des moins de 20 ans au Chili, et pourrait réaliser l’exploit de participer à trois Coupes du monde en moins de neuf mois, en enchainant avec celui des U17 en novembre au Qatar puis avec la sélection A au Mondial nord-américain en 2026. En l’absence de l’Espagnol Lamine Yamal (18 ans) et de l’Argentin Franco Mastantuono (18 ans), le frêle milieu offensif attire tous les regards. Petit gabarit (1,68 m pour 62 kg), le joueur de Tijuana compense par son habileté à la conduite de balle, à dribbler et à ouvrir le jeu.”Je ne sais pas si je suis la plus grande star, et ça ne m’intéresse pas vraiment. Je pense qu’on peut toujours donner plus”, a réagi Mora auprès l’AFP avant la qualification en quart de finale du Mexique mercredi (victoire 4-1 contre le Chili) où il a de nouveau été décisif.Bien qu’étant l’un des plus jeunes joueurs, Mora est bien parti pour remporter le Soulier d’Or (meilleur buteur) et le Ballon d’Or (meilleur joueur) de la compétition.Il suivrait ainsi les traces de l’Argentin Lionel Messi, qui avait remporté les deux prix lors de l’édition 2005.Ce n’est pas la première fois que Mora s’inscrit dans les pas des grands noms du football. Appelé sous le maillot de la sélection mexicaine à 16 ans et 257 jours pour la Gold cup de la Concacaf 2025 – certes privée de ses joueurs vedette engagés sur le Mondial des clubs – il était devenu le plus jeune joueur à remporter un tournoi international avec une sélection A, effaçant des tablettes le Brésilien Pelé (17 ans et 249 jours lors de la Coupe du monde 1958 en Suède) et Lamine Yamal (17 ans et 1 jour à l’Euro 2024).- Rejoindre l’Europe -“Je suis très heureux de ce que j’ai accompli, mais je ne me concentre pas beaucoup sur les records”, a nuancé Mora, qui rêve de “gagner une Coupe du monde” et de “remporter la Ligue des champions”.Né le 14 octobre 2008 à Tuxtla Gutiérrez (sud), Mora est le fils de Gilberto Mora Olayo, ancien footballeur du championnat mexicain à la carrière modeste.Battant des records de précocité, il est notamment le plus jeune joueur à avoir évolué à Tijuana (à 15 ans, 10 mois et 5 jours en août 2024) et le plus jeune buteur de première division mexicaine.Mora se verrait bien emprunter le même chemin que Mastantuono, et rejoindre l’Europe – un continent qui n’a pas toujours été favorable aux joueurs mexicains – avec l’ambition “d’y réussir, pas seulement d’y arriver”.Ses qualités ont déjà attiré l’attention du Real Madrid, d’Arsenal ou du Bayern Munich, et ont permis à Mora d’intégrer l’écurie de talents de la super-agente brésilienne Rafaela Pimenta. “On parle de lui un peu partout”, a souligné Rafaela Pimenta, qui accompagne des vedettes telles que le Norvégien Erling Haaland, à la chaîne espagnole La Sexta en août.  Si tout se déroule comme prévu, Mora pourrait donc réaliser un remarquable triplé de participations à la Coupe du monde et devenir, dans moins d’un an, l’un des visages du Mondial-2026.

Brésil: l’international Everton Ribeiro annonce être atteint d’un cancer

L’international brésilien Everton Ribeiro, milieu de terrain de Bahia, a annoncé mardi sur les réseaux sociaux être atteint d’un cancer de la thyroïde, suscitant une vague de messages de soutien.Ribeiro, 36 ans, qui a joué avec le Brésil lors de la Coupe du monde 2022 au Qatar, a précisé avoir subi une intervention chirurgicale lundi. “Tout s’est bien passé, grâce à Dieu. Je suis en convalescence, avec foi et le soutien de ma famille et de vous tous”, a-t-il déclaré dans un message adressé aux supporters.Le milieu offensif a joué dimanche avec Bahia lors de la victoire 1-0 contre Flamengo, le club carioca avec lequel Everton Ribeiro a remporté deux fois la Copa Libertadores.La fédération brésilienne (CBF) lui a adressé “toute la force et l’énergie positive”. Plusieurs clubs brésiliens, dont Flamengo, ont exprimé leur solidarité.

Ligue des Champions: les Lyonnaises imposent leurs griffes à Arsenal

Les Lyonnaises ont ramené mardi un succès étriqué mais précieux de Londres contre Arsenal (2-1), championnes d’Europe en titre, pour lancer idéalement leur campagne en Ligue des champions, le trophée qu’elles souhaitent ardemment récupérer après trois ans de malheurs.L’OL Lyonnes ne pouvait pas rêver d’un meilleur départ, contre celles qui ont brisé leur rêve continental la saison dernière en demi-finales, avant de soulever la coupe à la surprise générale contre le grand Barça.”On avait à coeur de bien commencer la compétition, de nous améliorer, c’est ce qu’on a fait ce soir et de manière collective”, a commenté Melchie Dumornay, autrice d’un doublé en première période. Mais “la saison va être longue, on le sait”.Si la finale espérée fin mai à Oslo paraît en effet un horizon lointain, tout faux-départ aurait pu jeter un froid dans cette Ligue des champions nouvelle formule, où seules les quatre premières équipes de la phase de ligue accèdent directement aux quarts de finale.Ramener trois points de Meadow Park, petit stade de 3.000 places plein à craquer de la banlieue nord de Londres, est donc un butin précieux pour l’OL, octuple lauréat sacré en 2022 pour la dernière fois, et pour le nouvel entraîneur Jonatan Giraldez.Ses joueuses ont d’entrée oscillé entre indiscipline (Katoto avertie à la 5e) et maladresse défensive, notamment la capitaine Wendie Renard, et les Gunners se sont engouffrées dans la brèche.La combattive Beth Mead a déjoué le pressing de trois adversaires et glissé le ballon à Alessia Russo, buteuse facile devant Christiane Endler (7e).- “On a confiance” -Le stade s’est égayé de chants, rappelant le score (“1-0 to the Arsenal”) et le nouveau statut des Anglaises, “Champions of Europe”. Mais l’OL n’a pas paniqué, au contraire.Dans ces cas-là, “on doit rester calme, on sait qu’on a le potentiel pour revenir. C’est juste un but (à remonter), pas la finale de la Coupe du monde”, a souri la gardienne Christiane Endler. “On a confiance en notre équipe et on sait qu’on va se créer des occasions”.De fait, la puissante de frappe offensive de l’OL est impressionnante et Arsenal l’a pris de plein fouet, sa défense a vacillé et sa gardienne a craqué deux fois en l’espace de cinq minutes.Daphne van Domselaar a d’abord manqué une passe simple que Dumornay a interceptée avant d’ajuster la Néerlandaise, en deux temps (18e). Puis la portière a raté une relance, à la main, l’OL a pressé fort et Dumornay a eu son doublé, d’un joli tir du gauche (23e).Les Lyonnaises ont eu d’autres occasions de but dans cette rencontre à haute intensité, mais elles n’ont rien converti et Arsenal aurait pu égaliser sur une frappe de Mariona que Endler a déviée (54e).La mauvaise nouvelle, pour les Françaises, est venue de la sortie de la jeune attaquante Liana Joseph, en grande détresse après s’être blessée à la jambe gauche (65e) peu après son entrée.