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Espagne: le Barça sombre à Séville et laisse filer le Real Madrid en tête

Battu (2-1) par le Paris SG mercredi, le FC Barcelone, champion d’Espagne en titre, a concédé une deuxième défaite en une semaine, dimanche sur la pelouse du Séville FC (4-1) lors de la huitième journée de Liga, laissant le Real Madrid revenir à la première place.Cette fois, le Barça a explosé. En souffrance défensivement et plombé par une entame catastrophique, le club catalan (2e, 19 points) voit son éternel rival, vainqueur (3-1) face à Villarreal (3e, 16 points) samedi, reprendre la tête du championnat avant la trêve internationale.Le champion en titre a eu l’opportunité d’arracher un nul bien payé en fin de seconde période mais le Polonais Robert Lewandowski, d’ordinaire si clinique, a manqué son penalty (76e).Et ce sont les Sévillans (6e, 13 points) qui ont marqué deux fois en fin de match sur deux contres conclus par le latéral Jose Carmona (90e, 3-1) et le Nigérian Akor Adams (90e+6, 4-1).”Notre performance ? Une horreur, nous n’avons jamais aussi mal joué qu’aujourd’hui. Nous devons être critiques envers nous-mêmes, récupérer et réfléchir pour que cela n’arrive plus”, a réagi Pedri auprès de Barça One, le média du club.S’il a bien métamorphosé le club blaugrana avec ses principes offensifs, l’entraîneur allemand Hansi Flick n’a donc pas pu régler en quatre jours les problèmes défensifs de son équipe dont le naufrage, inévitable, aurait pu se dessiner bien plus tôt.Ses hommes sont en effet rentrés au vestiaire miraculés de n’être menés que 2 à 1, après la réduction du score de l’Anglais Marcus Rashford d’une volée du gauche sur un ballon millimétré de Pedri (45e+7, 2-1).Agressifs d’entrée, les Sévillans ont étouffé des Barcelonais visiblement émoussés physiquement, comme en seconde période face au PSG, avec un marquage individuel parfaitement exécuté.- Méconnaissables en attaque -Et c’est le Chilien Alexis Sanchez, ex-Barcelonais passé par l’OM, qui a récompensé l’excellente entame des siens en transformant un penalty litigieux concédé par Ronald Araujo au duel avec Isaac Romero (13, 1-0).Méconnaissables offensivement en l’absence de leur prodige Lamine Yamal, de nouveau touché au pubis, et du Brésilien Raphinha, les champions d’Espagne ont été mis en danger à chaque fois que les locaux parvenaient à franchir la ligne médiane.Le gardien polonais Wojciech Szczesny, titulaire en l’absence de Joan Garcia, opéré du genou gauche, a réalisé deux sauvetages d’affilée (28e, 29e) pour repousser l’échéance mais Romero, qui avait raté deux occasions face au but (22e, 25e), n’a pas manqué la cible sur la troisième (37e, 2-0).Avec les entrées d’Alejandro Balde et Eric Garcia, les Blaugranas ont semblé retrouver un peu plus de stabilité, mais n’ont pas su revenir au score malgré un penalty obtenu par le latéral gauche blaugrana et gâché par Lewandowski (76e).Ils ont ensuite coulé, encore pris en contre à deux reprises (90e, 90e+6) alors qu’ils tentaient de revenir au score, en vain, à l’image du jeune suédois Roony Bardghji, maladroit puis trop timide devant le but (82e, 90e).- L’Atlético encore freiné -Dans la soirée, l’Atlético Madrid, réduit à dix en fin de première mi-temps après l’exclusion du défenseur français Clément Lenglet, a été accroché par le Celta Vigo (1-1) et a manqué l’opportunité de s’emparer de la quatrième place. L’Atlético (5e, 13 points), qui pensait s’être relancé dans la course au titre avec sa “manita” infligée au Real (5-2), cède encore des points précieux à l’extérieur et se retrouve à huit longeurs de son rival madrilène (1er, 21 points) et six du FC Barcelone (2e, 19 points).L’ex-gardien marseillais Pau Lopez a été le héros du soir pour le Betis Séville (4e, 15 points) face à l’Espanyol Barcelone (9e, 12 points) en arrêtant le penalty de Javi Puado à la 103e minute, pour assurer la victoire andalouse (2-1).

Foot: “avoir un enfant me rend encore meilleur”, dit Haaland

“Avoir un enfant me rend encore meilleur” car une fois à la maison, “je ne pense plus du tout au football”, a déclaré en souriant l’attaquant de Manchester City, Erling Haaland, après avoir inscrit dimanche son 18e but de la saison.Le Norvégien a marqué à Brentford (1-0) son neuvième but en sept journées de Premier League, le douzième en neuf apparitions toutes compétitions confondues. Il a aussi marqué six fois en deux matches avec la sélection.”Je ne me suis jamais senti aussi bien qu’aujourd’hui, alors oui, on peut le dire”, a-t-il répondu après match à un consultant de Sky Sports qui lui demandait s’il était dans “la forme de sa vie”.”J’en ai déjà parlé à maintes reprises, on peut être prêt physiquement, mais il faut aussi être prêt mentalement, et franchement, je pense qu’avoir un enfant me rend encore meilleur, car je n’ai jamais autant déconnecté” pendant son temps libre, a-t-il ajouté.Le joueur de 25 ans est devenu père en fin d’année 2024 quand sa compagne Isabel Haugseng Johansen a donné naissance à un garçon.”Je ne pense plus du tout au football, alors que quand on est plus jeune, on pense à tout et à rien et on s’inquiète peut-être un peu pour certaines choses. Mais quand je rentre chez moi, je me détends encore plus, donc je pense que je dois remercier mon fils!”, a-t-il déclaré dans un grand éclat de rire.Il a aussi remercié son adversaire Sepp van den Berg, avec qui il s’est accroché en début de match et qu’il a dominé physiquement dans l’action menant au but.”J’étais un peu fatigué avant la rencontre. En entrant sur le terrain, je me suis dit +oh, ça va être un match difficile+, mais après dix secondes, il a commencé à me pousser, ça m’a motivé alors je lui en suis très reconnaissant”, a-t-il glissé.

Angleterre: Crystal Palace chute, Postecoglou au fond du trou

Crystal Palace est tombé du podium en concédant sa première défaite en six mois, dimanche à Everton (2-1), dans une Premier League où Ange Postecoglou et Nottingham Forest, battus 2-0 à Newcastle, sont en chute libre.L’ambiance s’adoucit en revanche autour d’Unai Emery et Aston Villa, crédités d’une deuxième victoire d’affilée, contre Burnley (2-1), après n’en avoir obtenu aucune dans les cinq premières journées.Wolverhampton reste bon dernier, avec deux points, après s’être fait rejoindre par Brighton (1-1).Nottingham Forest compte trois points de plus seulement et pointe à la dix-septième place, la première non relégable. Le club des Midlands était dixième quand Nuno Espirito Santo a été limogé le 9 septembre.Le bilan de son successeur, Ange Postecoglou, est désastreux: trois défaites en quatre matches de championnat, cinq en sept matches toutes compétitions confondues.”C’est une lutte, c’est un combat, il n’y a rien de mal à cela. J’aurais pu rester assis sur mon canapé à vous regarder, mais je préfère être ici, au cœur de l’action, où je peux avoir un impact, et je crois que j’y parviendrai”, a lancé l’entraîneur sur Sky Sports.L’Australien est en territoire connu: il a terminé la saison dernière à la 17e place en Premier League, avec Tottenham, ce qui ne l’a pas empêché de remporter la Ligue Europa.C’est d’ailleurs sa capacité à gagner des trophées, une constance dans sa carrière, qui a été avancée par le propriétaire de Forest, Evangelos Marinakis, pour justifier sa nomination.Dimanche, son équipe a été largement dominée par Newcastle et le gardien Matz Sels, avec plusieurs arrêts déterminants, a évité une addition plus salée encore.Les Magpies ont obtenu leur deuxième victoire en championnat grâce au capitaine Bruno Guimaraes, buteur d’une belle frappe enroulée (58e) et à l’origine d’un pénalty qu’a transformé Nick Woltemade (84e).- 9e but pour Haaland -Crystal Palace, sur le podium le week-end dernier, en est tombé après s’être fait renverser par Everton, dimanche à Liverpool.Les banlieusards du sud de Londres n’avaient plus goûté à la défaite depuis 19 matches et une correction 5-0 à Newcastle, mi-avril.Les “Eagles” ont montré leurs qualités habituelles avant la mi-temps, avec un collectif défensif discipliné et des belles attaques placées, comme celle qui a abouti au but de Daniel Munoz (37e, 0-1).Mais Everton s’est rebellé en seconde période et a été récompensé par l’égalisation d’Iliman Ndiaye sur pénalty (76e, 1-1), d’abord, puis le but de la victoire signé Jack Grealish dans le temps additionnel (90e+3).Palace a reculé à la sixième place, juste derrière Manchester City.Les Citizens ont ramené une petite victoire 1-0 de Brentford dimanche grâce au neuvième but en sept matches d’Erling Haaland, qui n’avait encore jamais marqué au Gtech Community Stadium.L’attaquant norvégien a fait parler sa puissance et son adresse dès la neuvième minute, au cours d’une première période marquée par la blessure de son coéquipier Rodri.Le Ballon d’or 2024 s’est touché l’arrière de la cuisse droite avant de sortir, le visage fermé. Il est réapparu en fin de match sur le banc des remplaçants, avec un bandage.”J’espère que ce ne sera pas trop grave”, a déclaré son entraîneur Pep Guardiola sur Sky Sports. “Je ne connais pas l’étendue des dégâts”, a-t-il ajouté ensuite en conférence d’après-match, confirmant que “cela ressemble” à une blessure aux ischio-jambiers.Le top-5, que referme Manchester City, se tient en trois points avec Arsenal, Liverpool, Tottenham et Bournemouth.Aston Villa (13e, 9 pts) est encore loin du peloton, mais l’équipe d’Unai Emery a obtenu une deuxième victoire en championnat, la deuxième d’affilée, grâce à un doublé de Donyell Malen (25e, 63e) contre Burnley.”On termine avant la trêve avec un bon équilibre, avec de la confiance emmagasinée et en nous sentant plus à l’aise. Je suis vraiment satisfait de la manière dont les joueurs ont répondu à nos exigences”, a apprécié l’entraîneur espagnol.

Ligue 1: Strasbourg écrase Angers et monte sur le podium

Strasbourg a éparpillé (5-0) Angers grâce notamment à deux doublés de Joaquin Panichelli et Martial Godo, dimanche lors de la septième journée de Ligue 1, pour monter sur la troisième marche du podium.Après sa victoire à Bratislava face au Slovan (2-1) en Ligue Conférence jeudi, Strasbourg a conclu une semaine réussie en s’installant à la troisième place du championnat (15 pts) avant la trêve internationale, devant Lyon surpris par Toulouse (2-1), et Monaco, tenu en échec (2-2) par Nice.Angers, qui n’a eu qu’une occasion, une tête de Prosper Peter captée par Mike Penders (45e), concède un troisième revers d’affilée et reste avant-dernier avec cinq points.L’entraîneur du club alsacien Liam Rosenior a effectué cinq changements par rapport au onze vainqueur en Slovaquie et après 25 minutes pénibles, l’Argentin Joaquin Panichelli a montré la voie en reprenant victorieusement une offrande de son compatriote Valentin Barco (36e).Après l’ennui du premier acte, les jeunes Alsaciens ont ensuite déroulé en inscrivant quatre buts en dix-neuf minutes.C’est d’abord Panichelli qui a inscrit son cinquième but de la saison après un service de Félix Lemaréchal (51e) puis Abdoul Ouattara, buteur à Bratislava et à Marseille dimanche dernier, qui n’a laissé aucune chance à Hervé Koffi (61e).Martial Godo a inscrit ensuite un doublé en quatre minutes (66e, 70e), le premier but d’un genou en se jetant après un tir de Lemaréchal, le second en reprenant avec succès un tir de Panichelli repoussé par le portier angevin.Côté tribune, quatre associations de supporters, ultras en tête, ont encore affiché leur mécontentement envers BlueCo, consortium américain à la tête de Strasbourg mais aussi de Chelsea, avec une nouvelle banderole déployée en début de seconde période fustigeant “la répression” du club qui leur a imposé des règles ces dernières semaines et rappelant qu’ils étaient ouverts “au dialogue”.En grève totale des encouragements contre Marseille, ces supporters ont choisi de se taire dans le deuxième acte, comme annoncé dans un communiqué publié avant la rencontre. Plusieurs dizaines d’entre eux ont quitté les tribunes après le quatrième but, sous les sifflets d’autres supporters qui chantaient “auf wiedersehen” (au revoir, en allemand), après que leur banderole “BlueCo Out” a été enlevée par la sécurité du Stade de la Meinau, a affirmé à l’AFP Maxime, porte-parole des UB90, principal groupe d’ultras.

Ligue 1 : Toulouse et Emersonn surprennent Lyon

Un doublé du Brésilien Emersonn a permis à Toulouse de s’imposer 2-1 en toute fin de match de la 7e journée de Ligue 1 dimanche au Groupama stadium aux dépens de Lyon, puni de ne pas avoir été assez percutant, après avoir mené jusqu’à la 87e minute. C’est la deuxième défaite cette saison de l’OL, qui reste malgré tout aux premières loges du classement (3e) à égalité de points (15) avec Marseille et Paris Saint-Germain qui joue à Lille ce dimanche soir.De son côté, le TFC, qui n’avait gagné aucune de ses dix-sept dernières confrontations avec Lyon en L1 et ne s’était plus imposé à Lyon depuis le 18 mai 1966 (1-0), remporte sa troisième victoire cette saison.Les Violets mettent fin à une série de quatre matches sans succès et occupent provisoirement le 9e rang avant les autres matches de la journée.Entré à la 71e minute, Emersonn a dans un premier temps a remis les deux équipes à égalité avec un tir contré par Clinton Mata qui a lobé le gardien Dominik Greif (87e) pour le premier but concédé par l’OL cette saison à onze contre onze.Dans les derniers instants, le Brésilien a sauté plus haut que tout le monde pour reprendre un corner joué de la gauche par Vossah (90e+6) et offrir la victoire à son équipe.Avant son doublé, Emersonn avait également été très dangereux sur un corner en manquant la cage de justesse, peu après son entrée sur le terrain (72e).Ce résultat est forcément une déception tant les Lyonnais ont eu le contrôle du match en première période, beaucoup moins en seconde au cours de laquelle ils ont clairement manqué de percussion.- Fofana avait ouvert la marque -Le Belge Malick Fofana avait pourtant donné l’avantage à l’Olympique lyonnais en reprenant un centre délivré par l’Uruguayen Martin Satriano à la conclusion d’une action collective débutée dans le camp rhodanien (24e).Buteur contre Salzbourg en Ligue Europa jeudi, Satriano, très présent sur le front de l’attaque, semble prendre ses repères dans l’organisation de l’OL.Avant de marquer, Fofana avait déjà été très dangereux avec un tir manquant le cadre de justesse (10e) et avait poussé le gardien Restes à une parade du pied (33e) après qu’il soit intervenu devant Corentin Tolisso à bout portant (11e).Même s’ils ont beaucoup couru après le ballon avec 70% de possession en faveur de l’OL et 506 passes réussies contre 182, les Toulousains ont eu le mérite de rester tout le temps dans le match en se montrant solides défensivement face à un adversaire qui n’a pas assez pesé après la mi-temps. Et ils ont eu quelques occasions.Ainsi, Moussa Niakhaté a manqué de peu de marquer contre son camp sur un tir du Norvégien Aron Dönnum (44e).Et après la pause, Dayann Methalie, tout juste entré, lui aussi très impliqué dans la victoire, a raté le cadre de justesse (49e) avant qu’il ne voit une autre tentative repoussée par Dominik Greif (75e).