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Italie: Naples revient sur les talons de l’AC Milan

Naples, champion d’Italie en titre, s’est imposé dimanche sur le terrain de la Lazio Rome (2-0) pour revenir à un point du leader, l’AC Milan, vainqueur vendredi à Cagliari (1-0) en ouverture de la 18e journée.Sous une pluie parfois battante, le Napoli a signé sa cinquième victoire lors des six derniers journées de Serie A grâce à Leonardo Spinazzola (13e) et Amir Rrahmani (32e).L’équipe d’Antonio Conte, toujours privée de Kevin De Bruyne et d’André-Frank Zambo Anguissa, s’est replacée à la deuxième place avec 37 points, soit un de moins que l’AC Milan.Mais le technicien italien a vu son attaquant brésilien David Neres sortir sur blessure à une cheville: “Il faut espérer que cela ne soit pas grave, car on n’est pas épargné par les blessures depuis plusieurs semaines”.”Je dois féliciter mon équipe, jouer face à la Lazio au Stade olympique de cette manière, avec si peu de déchets techniques, c’est quelque chose de fort”, a insisté Conte dont l’équipe affiche, à ce stade de la saison, exactement le même bilan qu’en janvier 2025.Mais le Milan et le Napoli peuvent être débordés par l’Inter (3e, 36 pts) si les Nerazzurri battent en début de soirée Bologne (7e, 26 pts) à San Siro.La Lazio, dont l’entraîneur Maurizio Sarri était sur le banc après avoir subi la semaine dernière une intervention chirurgicale pour corriger un trouble du rythme cardiaque, a rétrogradé à la neuvième place (24 pts).La Lazio a terminé la rencontre à neuf après les exclusions de Tijjani Noslin (81e) et d’Adam Marusic (89e), ce dernier pour s’être battu avec le défenseur de Naples Pasquale Mazzocchi, lui aussi exclu.En bas de classement, la Fiorentina a abandonné la dernière place à Pise (12 pts tous les deux) grâce à son deuxième succès de la saison, à domicile face à la Cremonese (1-0).L’international italien Moise Kean, entré en jeu à la 85e minute, a inscrit le but de la victoire dans le temps additionnel (90e+2) et offert à son très contesté entraîneur Paolo Vanoli qui a succédé en novembre à Stefano Pioli, une bouffée d’oxygène.Mais la Viola, qui fêtera la saison prochaine son 100e anniversaire, accuse trois points de retard sur la 17e place, synonyme de maintien et occupée par le Genoa.

Ligue 1: l’OM commence 2026 par un spectaculaire fiasco

Une défaite contre des Nantais pourtant très mal classés (2-0), deux joueurs exclus et les deux premières marches du podium qui s’éloignent: l’OM a raté son début d’année 2026 dans les grandes largeurs dimanche au Stade Vélodrome.Marseille espérait sans doute profiter de la défaite de Lille samedi pour creuser un petit écart avec ses premiers poursuivants et pour s’accrocher au wagon de tête. Mais dimanche soir, le tableau est bien différent.Car après cette cinquième défaite de la saison en L1, la première par deux buts d’écart, l’OM reste certes troisième, mais à huit longueurs déjà de Lens et au moins quatre du Paris SG. Lille (4e) est toujours sur la même ligne et derrière, Lyon et Rennes ne sont plus qu’à deux longueurs.Joueurs, coach ou dirigeants, tous les Marseillais le répètent pourtant depuis des semaines, ce mois de janvier sera déterminant pour la suite de la saison de l’OM. Avec huit matchs au programme, le premier mois de l’année est en effet une course de fond, une sorte de 3000m steeple. Et l’OM a trébuché dès le premier obstacle.Arrivés au Vélodrome avec la 17e place et une terrible série de sept matchs sans victoires (cinq défaites et deux nuls), les Nantais ne semblaient pourtant pas particulièrement dangereux, moins en tous cas que le PSG, Liverpool ou Lens, certains des adversaires que l’OM va devoir affronter dans les semaines à venir.Mais dans ce match débuté par un hommage silencieux à Jean-Louis Gasset, les Canaris, désormais 16e, ont été bons, vraiment, et les Marseillais ont été épouvantables, vraiment aussi.- Deux cartons rouges -Déjà pas très bien entrés dans le match, les joueurs de Roberto De Zerbi ont d’abord été sauvés par la VAR et une décision arbitrale assez mystérieuse, qui a abouti à l’annulation du but inscrit par Youssef El Arabi (8e).Sur le coup, le gardien marseillais Geronimo Rulli avait commis une énorme erreur de jugement sur un ballon haut (8e) et l’Argentin a ensuite été sauvé par son poteau sur un beau coup franc excentré de Dehmaine Tabibou (19e).Les 20 premières minutes marseillaises ont donc été mauvaises. Les suivantes ont été pires. D’abord, Arthur Vermeeren a été exclu pour un tacle dangereux sur Anthony Lopes (26e). Et dans la foulée, Nantes a marqué, via Fabien Centonze, bien placé pour reprendre un ballon repoussé moyennement par Rulli sur une frappe du dangereux Matthis Abline (1-0, 31e).La sanction était assez juste pour l’invraisemblable bouillie de football offerte par les Marseillais et la récompense tout aussi méritée pour la très cohérente première période nantaise.En deuxième période, Marseille a ensuite vaguement et maladroitement tenté de revenir au score mais n’a jamais été réellement dangereux. Il faut dire que Bilal Nadir a trouvé le moyen de se faire expulser à son tour, pour deux cartons jaunes reçus en trois minutes (54e et 56e).Et à 11 contre neuf, c’est Nantes qui a finalement de nouveau trouvé l’ouverture, avec un penalty concédé par Benjamin Pavard pour une faute sur Abline et transformé par Rémy Cabella, nouvelle recrue nantaise et ancien de la maison marseillaise (2-0, 88e).Seule bonne nouvelle côté marseillais, les retours d’Amine Gouiri et Hamed Traoré, qui ont joué 20 minutes. Ils auront peut-être un peu plus de temps de jeu lors du Trophée des Champions jeudi au Koweït face au PSG.Là-bas, l’OM aura l’occasion de remporter un premier trophée depuis près de 15 ans. Et, accessoirement, de faire oublier le match de ce dimanche.

Ligue 1: un PSG tenu d’accélérer et un PFC au point mort étrennent leur derby

Le premier derby entre Paris SG et Paris FC depuis 1978-1979 doit être l’occasion pour le champion d’Europe de chasser les incertitudes du début de saison, et se lancer vers ses reconquêtes, dimanche au Parc des Princes (20h45).La Ligue 1 est à la fête puisqu’elle renoue avec le principe d’un derby, qui implique traditionnellement deux clubs rivaux d’une même ville, si familier aux Anglais, Espagnols ou Italiens. Mais au-delà du prestige d’un tel rendez-vous, les enjeux sportifs prendront vite le pas au coup d’envoi.Le PSG a plutôt réussi son début de saison si l’on s’en tient au seul plan comptable: certes la première place de Ligue 1 est occupée avec quatre points d’avance par un Lens intenable, mais en Ligue des champions, le PSG est troisième de la phase de ligue. Il a remporté la Supercoupe d’Europe et la Coupe intercontinentale pour parachever l’historique saison 2024-25 à six trophées.En revanche, l’entraîneur Luis Enrique se serait bien passé des blessures à répétition, qui l’ont empêché de programmer la montée en puissance en vue de la seconde partie de saison. “J’espère désormais avoir tous les joueurs en bonne condition physique”, a soufflé l’Espagnol.L’attaque en particulier a été sinistrée. Dimanche, le Ballon d’or Ousmane Dembélé ou encore Désiré Doué, plombés par une alternance d’arrêts et de reprises, seront donc très attendus.- Cap, pas cap ? -Dans les buts, Lucas Chevalier doit aussi se montrer, lui qui a laissé transpirer de la fébrilité depuis son arrivée en remplacement de Gianluigi Donnarumma l’été dernier. A cause d’une blessure à une cheville, il a donné l’occasion à Matvey Safonov de s’exprimer et le Russe n’a pas laissé passer sa chance, remettant le débat sur les gardiens sur le devant de la scène. Maintenant que Safonov est à son tour blessé, à l’ancien Lillois de mettre les points sur les “i”.Si le PSG a montré une certaine résilience en l’absence de cadres, les individualités vont compter pour reformer le collectif parfaitement huilé du printemps 2025. D’autant que Luis Enrique et le conseiller sportif Luis Campos ne comptent pas réaliser d’investissements significatifs sur le marché des transferts hivernal (1 janvier – 2 février).C’est en tout début d’année que le PSG avait vraiment passé un cap en 2025, c’est donc donc tout naturellement qu’il sera scruté dès dimanche contre son tout nouveau rival de la capitale.Ensuite, les événements s’enchaîneront avec un mois de janvier chargé: pas moins de sept matches dont le Trophée des champions contre Marseille le 8 au Koweït, un deuxième rendez-vous avec le PFC en Coupe de France, dès lundi 12, et deux matches de Ligue des champions.- “Il faudra souffrir” -Côté PFC, on est sur “une autre planète”, dixit le président Pierre Ferracci. L’ambitieux promu, racheté par la richissime famille Arnault, n’est que 14e du championnat et son entraîneur Stéphane Gilli traverse ses premières difficultés de la saison. Le PFC ne vise certes pas le podium dès sa première année en Ligue 1 mais les récentes performances ont inquiété, avec deux points pris seulement sur les cinq derniers matches.Pour le gardien Kevin Trapp, qui a porté les couleurs du PSG de 2015 à 2019, “il n’y a pas de meilleure façon de commencer l’année que d’affronter la meilleure équipe en Europe et de savoir où on est”.Avec la perspective de deux matches d’affilée contre le géant voisin, “on peut beaucoup apprendre, ajoute l’Allemand. On doit être tous à 100%, il faudra souffrir aussi beaucoup dans ce match, beaucoup défendre et surtout y croire, ne pas penser qu’on est déjà battus avant ce match”.”Ce sera compliqué, on ne va pas se mentir”, prévient pour sa part le capitaine du PFC Maxime Lopez. Mille de ses supporters feront le très, très court déplacement de 44 mètres qui sépare leur stade Jean-Bouin du Parc des Princes.”Je suis content de jouer un derby à Paris. C’est beau pour la ville”, a déclaré de son côté Luis Enrique. Ce sont des matches différents, particuliers, j’espère voir un beau match.”