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Ligue des champions: le FC Barcelone corrige l’Olympiakos avec un triplé de Fermin Lopez

Porté par un triplé clinique du jeune Fermin Lopez, le FC Barcelone s’est rassuré mardi en corrigeant (6-1) l’Olympiakos, réduit à dix en deuxième période, lors de la troisième journée de Ligue des champions.Un festival offensif pour dissiper les doutes ?A cinq jours du Clasico face au Real Madrid en Liga, le Barça, battu par Paris (2-1) lors de sa dernière sortie européenne et en difficulté défensivement depuis le début de saison, a fini par faire imploser la formation grecque pour se replacer dans la course au Top-8.Bien lancé par deux réalisations de Fermin Lopez sur ses deux premières occasions (7e, 39e), le club catalan s’est laissé surprendre en début de deuxième mi-temps sur une séquence assez loufoque, où le Marocain Ayoub El Kaabi a réduit le score sur penalty (53e) après avoir vu son but refusé pour un hors-jeu (51e).Revenus dans la partie, les Grecs ont totalement explosé suite à l’expulsion de l’Argentin Santiago Hezze en encaissant quatre buts en onze minutes, inscrits par Lamine Yamal, sur penalty (68e), l’Anglais Marcus Rashford (74e, 79e) et l’inusable Fermin Lopez, auteur d’un triplé (76e).Une performance historique pour le champion d’Europe et champion olympique 2024, devenu le premier Espagnol à inscrire un triplé en Ligue des champions avec le Barça.”Nous avions besoin d’une victoire comme celle-ci après la défaite contre le PSG. Marquer un triplé avec le Barça est un rêve devenu réalité et j’espère qu’il y en aura beaucoup d’autres. Je me suis toujours senti important, que je sois titulaire ou remplaçant”, a réagi l’homme du match au micro de Barça One, le média du club.Le milieu de 22 ans, l’un des sept joueurs formés à la Masia titulaires au coup d’envoi sur la pelouse du stade olympique de Montjuic, aurait même pu signer un quadruplé sans une parade du gardien adverse Konstantinos Tzolakis (48e).- Fébrilité défensive -Le score est néanmoins flatteur pour le champion d’Espagne en titre, encore fébrile défensivement face à une équipe bien inférieure sur le papier, mais qui s’est créée plusieurs occasions dangereuses.La première alerte est venue dès la 27e seconde de jeu, avec une frappe dangereuse de l’ailier portugais Daniel Podence détournée par Wojciech Szczęsny, suivie d’une autre tentative de l’ex-milieu de l’Athletic Bilbao Dani Garcia déviée par Marc Casado au-dessus de la barre (20e).Au retour des vestiaires, la défense barcelonaise a à nouveau manqué de concentration, à l’image du jeune Pau Cubarsi, 18 ans, battu deux fois dans les airs par El Kaabi, qui a finalement réduit l’écart sur penalty (53e).Même réduit à dix après un carton rouge discutable, l’Olympiakos a ensuite poussé pour égaliser et décrocher un deuxième point dans cette phase de ligue, avant de rendre les armes à la suite du penalty provoqué par Rashford et transformé par Yamal, tout aussi litigieux (68e). “Les décisions d’arbitrage ne sont pas mon problème. Je ne veux pas entrer dans une discussion ou une polémique à ce sujet”, a balayé l’entraîneur barcelonais Hansi Flick en conférence de presse.

Ligue des champions: Fati et Pogba, l’un sourit, l’autre grimace en Principauté

Recrutés par Monaco, Ansu Fati, prêté par Barcelone, et Paul Pogba, sous contrat jusqu’en 2027, stars planétaires en quête de rebond, suivent deux trajectoires distinctes, même si tout reste fragile pour le premier, et que le second entrevoit le bout du tunnel.. Fati, ambitions retrouvéesSi Ansu Fati a collectionné les buts sous la direction d’Adi Hütter (six en cinq matches), il n’a pu empêcher le limogeage de l’entraîneur autrichien qui lui a permis de renouer avec le plus haut niveau. Peut-être ce départ aura-t-il un impact sur l’évolution de sa saison?Car avec le successeur de Hütter, Sébastien Pocognoli, au tempérament dynamique et directif, le relationnel est forcément plus froid. Pour leur première ensemble, l’Espagnol n’a pas brillé à Angers (1-1). Remplacé par Takumi Minamino à plus de 20 minutes du terme du match, Fati n’a pas caché sa frustration en ignorant le technicien belge à sa sortie. Ce que Pocognoli, qui l’a foudroyé du regard, a peu goûté.”Je lui ai dit après le match, a-t-il précisé. Il a réagi de la bonne manière (…). Au-delà de la réaction maladroite, ça me donne beaucoup d’enseignements. Pour Ansu, il faut travailler un peu le contrôle émotionnel. Je ne me ferme pas après la réaction d’un joueur s’il adopte la bonne attitude le lendemain à l’entraînement. Ça a été le cas. Il n’y a rien de plus que ce qu’on a vu, qui a été malheureux.”En tout cas, Fati, bientôt 23 ans, doit à nouveau faire ses preuves et densifier son travail dans un cadre précis. Et si lui, qui sort d’une saison ratée (298 minutes disputées en 11 matches à Barcelone avec Hansi Flick), a retrouvé des ambitions personnelles élevées, il lui faudra faire plus pour les atteindre.Mais déjà, son retour prolifique en buts et en pénaltys réussis (4/4) a attiré l’œil de Luis de la Fuente, qui ne l’a plus convoqué en sélection depuis octobre 2023 en Norvège (victoire 1-0). Fati avait été sorti à la pause.”Ansu Fati fait partie des joueurs suivis, a récemment indiqué le sélectionneur espagnol. On le connaît très bien. On voit ce qu’il est en train de faire. Il marque beaucoup. On en est très heureux pour lui et pour notre football, parce qu’il peut être intéressant pour le futur de la sélection.”. Pogba, au pied du murVictime d’une petite lésion musculaire aux quadriceps de la cuisse droite durant le trêve internationale d’octobre, Paul Pogba, 32 ans, a encore vu son retour différé.Prévu initialement contre Nice début octobre, puis Angers, le +Pogback+ ne devrait pas intervenir avant la réception de Lens, le 8 novembre. “Ce n’est pas pas la fin du monde”, a lancé Thiago Scuro, directeur général du club, à l’évocation de ce contretemps. Ce n’est pourtant pas anodin.Comme Pogba est une star, Pocognoli, qui annonce mettre en place des objectifs personnels avec chaque joueur, a compris qu’il fallait échanger avec lui. Il l’a fait dans les trois jours après sa nomination.”Le plus important, à court terme, c’est qu’il retrouve plaisir et confiance dans son jeu (…), explique l’entraîneur. S’il peut retrouver les bases, on pourra évoluer. En attendant, il faut rester focus sur quelque chose de très basique, avec un processus basé sur le plaisir.”Lundi, Pogba a fait son retour pour des entraînements partiels, pour la première fois avec Pocognoli. “Il rit, s’amuse et interagit avec les autres, apprécie l’entraîneur. Cette première étape peut prendre deux ou trois semaines. Mais on peut travailler sur la performance et la consistance”.On est loin des objectifs d’un joueur de très haut niveau. Mais Pogba savait qu’il passerait par cette étape compliquée, où son corps allait encaisser des charges de travail inconnues depuis trois ans.Pogba reste une icône, mais n’est pas redevenu un joueur professionnel. Il a toutefois l’avantage de poursuivre son évolution au sein d’un club qui lui fait confiance sans pression.Il a aussi l’avantage de vivre à côté du sélectionneur Didier Deschamps, avec qui il communique régulièrement. En septembre, les deux hommes ont déjeuné ensemble. Pogba sait qu’il lui sera compliqué de retrouver le groupe France cet été. Mais, l’essentiel est ailleurs: refouler régulièrement un terrain en compétition avec Monaco.