AFP Sports

Foot: Pep Guardiola a “encore du travail” à Manchester City

Pep Guardiola estime que Manchester City va dans la bonne direction cette saison mais juge qu’il a “encore du travail à accomplir”.La saison dernière, City n’a pas remporté le moindre trophée, une première depuis l’arrivée de l’entraîneur espagnol en 2016.L’exercice 2025-26 a commencé sur une note mitigée – deux défaites lors des trois premières journées du championnat – mais le club est désormais invaincu depuis sept matches toutes compétitions confondues et occupe la 5e place de la Premier League, à trois points d’Arsenal.”Je vois que nous sommes bien meilleurs que la saison dernière et nous nous améliorons un peu à chaque match”, a estimé l’entraîneur. “Nous avons une marge de progression dans bien des aspects et ça me donne le sentiment qu’il y a encore du travail à accomplir. C’est loin d’être fini. C’est pour ça que je suis là”, a-t-il ajouté à la veille de la réception d’Everton pour la 8e journée de championnat.Le club a été porté par les brillantes performances d’Erling Haaland. Depuis le début de la saison, l’avant-centre en est à neuf buts en Premier League, trois en Ligue des champions et huit avec le maillot de la Norvège, sur le point de se qualifier pour la Coupe du monde 2026, une première depuis 1998.”Il se sent vraiment bien, son niveau de performance – pas seulement ses buts mais sur de nombreuses choses – est extraordinaire”, dit Guardiola de son attaquant. “Ce que j’ai toujours dit, c’est que ça va retomber, qu’il est impossible de rester à un tel niveau, mais je serai là, nous serons là (pour le soutenir)”, a-t-il ajouté.Quant à son avenir à lui, Pep Guardiola, sous contrat jusqu’en 2027, a déclaré ne pas vouloir faire de pause pour l’instant. “En 2035, je commencerai à y réfléchir”, a plaisanté l’ancien joueur du Barça.

Italie: l’Inter, encore privé de Thuram, ne sait pas encore quand il reviendra

L’Inter Milan sera privé de son international français Marcus Thuram, blessé, pour affronter l’AS Rome samedi lors de l’affiche de la 7e journée de Serie A, a annoncé vendredi son entraîneur qui n’a pas encore de date pour son retour.”Thuram n’a pas encore repris l’entraînement collectif, il va mieux et a commencé à courir doucement. Nous espérons le revoir au plus vite”, a déclaré Cristian Chivu lors de la traditionnelle conférence de presse de veille de match.”Pour ce qui est de son retour (en compétition), il faut voir, je n’ai pas encore de date”, a poursuivi l’entraîneur de l’Inter.Thuram n’est plus apparu en match depuis la victoire de l’Inter (3-0) face au Slavia Prague en Ligue des champions le 30 septembre.Il avait quitté ses coéquipiers peu après l’heure de jeu après avoir ressenti “comme une crampe” à la cuisse gauche, mais s’était immédiatement montré rassurant.Depuis, il a manqué le match de la 6e journée du Championnat d’Italie contre la Cremonese (4-1) et le duel face à l’Atletico Madrid (1-1) en Ligue des champions, ainsi que le rassemblement de l’équipe de France pour les matches de qualification pour le Mondial-2026, contre l’Azerbaïdjan (3-0) et  en Islande (2-2).L’avant-centre de 28 ans a marqué trois buts cette saison en Serie A.Contre la Roma, Chivu pourrait aligner aux côtés de son capitaine Laurato Martinez un autre Français Ange-Yoann Bonny ou le grand espoir italien Franceso Pio Esposito qui a marqué son premier but en sélection contre l’Estonie.L’Inter, vice-champion d’Italie et d’Europe 2025, occupe la 4e place du championnat (12 pts) avant d’affronter la Roma, 2e avec 15 points.

Ligue 1: la douce revanche de Hervé Koffi à Angers

Dans l’impasse à Lens, le gardien international burkinabé Hervé Koffi revit en prêt à Angers, où il a rapidement prouvé qu’il avait l’étoffe d’un titulaire en Ligue 1, avant la réception de Monaco, samedi, pour la 8e journée.A 29 ans, il reprend au sein du SCO le cours d’une carrière qui avait soudainement patiné chez les Sang et Or.Fils d’un milieu de terrain international burkinabé à la fin des années 1990, Hyacinthe Koffi, c’est dans les buts que le petit Hervé Koffi se distingue, au point d’être surnommé “Mandanda” par un de ses entraîneurs. Sans avoir immédiatement la référence… “Beaucoup de personnes ne savaient pas qui c’était. À l’époque, en Afrique (…), tout le monde n’avait pas accès à internet ni aux matches”, avait-il confié au site internet du club fin août. “J’ai découvert qu’il jouait à Marseille (…), j’ai commencé à regarder ses matches, ses vidéos, et ça m’a encore plus inspiré à vouloir faire comme lui et lui ressembler”.Passé ensuite par l’Asec Mimosas en Côte d’Ivoire, il débarque à Lille dans le sillage de la CAN-2017, où il avait emmené le Burkina Faso à une belle 3e place. Mais il n’y aura jamais sa chance. Il est alors prêté au Portugal puis en Belgique, où Charleroi le recrute définitivement en 2021.- La “frustration” à Lens -Il pense faire son entrée dans le “Big 5″ européen à l’été 2024 quand Lens l’achète pour anticiper un possible départ de Brice Samba.Et quand le gardien international français signe à Rennes l’hiver suivant, Koffi croit son heure enfin arrivée. Mais les choses ne se passent pas comme prévu.Lens perd cinq fois lors de ses six titularisations entre décembre et février, et gagne les deux fois où l’international australien Mathew Ryan, arrivé en fin de mercato hivernal, joue.Si Koffi avait affronté deux fois le Paris SG, Nice et Strasbourg, là où Ryan avait joué des mal classés Angers et Montpellier, il finit tout de même l’exercice en simple spectateur.”Quand on sort de plusieurs saisons en tant que titulaire, et qu’on devient gardien numéro 2, ça amène de la frustration”, avait-il reconnu lors de sa présentation mi-juillet.Mais quand Angers lui a tendu la main cet été, il a su la saisir.Gardien explosif sur sa ligne et bon dans les sorties aériennes, il a arrêté 74,4% des tirs cadrés subis, ce qui le place au 3e rang des gardiens ayant joué les sept premières journées du championnat. Avec 32 parades, il affiche le meilleur total en L1, selon les chiffres d’Opta.- “Sur le terrain, il pétille” -Malheureusement, il est aussi le gardien qui subit le plus de tirs cadrés (43).Il n’a ainsi pu empêcher trois défaites de rang à Lyon (1-0), Brest (2-0) et surtout Strasbourg (5-0), avant la trêve, où une relance au pied ratée de sa part a amené l’ouverture du score, même si, avec 7 arrêts sur ce match, il a longtemps maintenu son équipe à flot.Désormais relégable (17e), Angers n’en est pas moins conquis par son nouveau portier.”Hervé est surprenant parce qu’il est réservé dans la vie de tous les jours. Et puis, sur le terrain, il pétille, il communique sa joie de vivre, de jouer”, avait expliqué l’entraîneur Alexandre Dujeux après la victoire (1-0) contre le Paris FC, toujours la seule à ce jour.S’il devra se remettre rapidement de l’échec du Burkina Faso dans les éliminatoires pour le Mondial-2026, privé de sa place en barrage comme l’un des meilleurs deuxièmes en raison d’un point de règlement lié au forfait de l’Erythrée, il aura tout de même l’ambition d’essayer de faire aussi bien qu’en 2017 et 2022 à la CAN, où les Etalons avaient atteint le dernier carré.Durant cette compétition programmée au Maroc du 21 décembre au 18 janvier prochains, son absence comme dernier rempart des Noir et Blanc risque de se faire cruellement sentir.

Italie: Rafael Leao, l’énigme de l’AC Milan

Dans un bon jour, Rafael Leao martyrise les défenses adverses, dans un mauvais jour, il joue avec les nerfs de ses entraîneurs: à 26 ans, l’attaquant portugais de l’AC Milan suscite toujours autant d’interrogations et frustrations que le match contre la Fiorentina dimanche (20h45) ne pourra sûrement pas dissiper.Il n’aura fallu que deux matches à Massimiliano Allegri pour perdre patience avec Leao.Avant la trêve internationale, lors du choc contre la Juventus Turin (0-0), le technicien italien, dont l’équipe pointe à la 3e place de la Serie A à deux longueurs de la tête, n’a guère goûté le manque d’implication défensive et de réalisme de son attaquant, entré en jeu à la 63e minute: il lui a fait vertement savoir du banc de touche, puis une fois rentré aux vestiaires.”Un joueur comme lui doit marquer sur les deux occasions qu’il a eues, il doit faire la différence”, s’est lamenté Allegri qui lui a depuis fait savoir qu’il n’était pas assuré de récupérer son statut de titulaire, une fois son problème à une épaule définitivement oublié.Sous contrat jusqu’en 2028 avec le Milan, son club depuis 2019, Leao peut encore compter sur un soutien de poids parmi les dirigeants lombards, son ancien coéquipier Zlatan Ibrahimovic.”J’étais dans le vestiaire à Turin, tout le monde était en colère, Allegri bien sûr mais Leao aussi”, a expliqué le conseiller spécial du propriétaire et président du club rossonero, Gerry Cardinale.”On attend toujours de Rafa qu’il soit magique, car il est magique. C’est l’un des meilleurs joueurs du monde et il a nous offert notre dernier scudetto (en 2021) seul (…) Tout le monde dit qu’il a déjà 26 ans, mais j’ai atteint mon top à 28 ans”, a rappelé “Ibra”.- “Saison décisive” -Mais comme beaucoup, son coéquipier français Adrien Rabiot, forfait contre la Fiorentina en raison d’une blessure à un mollet, commence à s’interroger.”C’est un joueur qui a du potentiel, mais à 26 ans, tu n’es plus jeune et tu n’as plus de temps à perdre. Cela serait dommage qu’il soit catégorisé uniquement comme un joueur au grand potentiel”, a-t-il fait remarquer récemment.”C’est une saison décisive pour Leao, lui seul peut s’aider”, a renchéri Fabio Capello, ancien entraîneur de l’AC Milan (1991-96 et 1997-98).Depuis son arrivée à Milan en 2019, après une saison à Lille (2018-19), “Rafa” a marqué 71 buts en 263 matches toutes compétitions confondues.Mais son rendement plafonne et recule même: depuis son record en une saison de Serie A (15 but) en 2022-23, il n’a plus dépassé les dix buts.La saison dernière, l’attaquant formé au Sporting Lisbonne a même perdu sa place en pointe de l’attaque milanaise. Pour le piquer au vif, ses compatriotes Paulo Fonseca puis Sergio Conceiçao, fatigués par son attitude parfois dilettante, l’ont relégué sur le banc des remplaçants.La saison 2025-06 s’annonçait bien avec des sorties convaincantes en matches de préparation, avant une blessure à une épaule mi-août qui l’a limité à deux matches de championnat.Ex-enfant terrible de la Serie A qui a frustré lui aussi nombre de ses entraîneurs, Mario Balotelli croit encore à l’explosion de Leao: “S’il se mettait en tête d’être fort, personne ne pourrait lutter, ce gars est une force de la nature”, a jugé “Super-Mario”.

L1: à Strasbourg, aux côtés des recrues brille Abdoul Ouattara, issu du cru

Malgré son recrutement estival massif, un des principaux atouts de Strasbourg est un joueur formé au club: Abdoul Ouattara, décisif ces dernières semaines, avant le match au Parc des Princes contre le PSG vendredi (20h45) lors de la huitième journée de Ligue 1.Trois buts en dix jours: contre Marseille (défaite 2-1), face au Slovan Bratislava en Ligue conférence (2-1) et contre Angers (5-0), l’Ivoirien Abdoul Ouattara, arrivé au Racing à 12 ans, a gagné la confiance de Liam Rosenior qui apprécie la polyvalence du phénomène capable de “jouer partout sur le terrain”.”Abdoul Ouattara mais aussi Samir (El Mourabet, NDLR) sont exceptionnels, a développé l’entraîneur anglais après la rouste infligée au SCO. Ils représentent la région, la ville. Je l’ai dit à chaque joueur: peu importe si nous dépensons 15 millions d’euros pour un joueur, cela n’a pas d’importance pour moi. S’ils font le travail, ils jouent dans mon équipe.”Loin des sommes considérables (entre 120 et 130 millions, selon la presse sportive) investies cet été pour recruter une quinzaine de joueurs, le Racing, avant l’ère BlueCo, n’a pas déboursé un euro pour attirer, en janvier 2018, le jeune prodige du FC Niederschaeffolsheim, club de district du nord de l’Alsace.  Lorsqu’il a rejoint son père, en juillet 2017, le natif de Zoukpangbeu, au nord-ouest d’Abidjan, s’est vite fait repérer au stade municipal, capable de marquer une “centaine de buts” en quatre mois, “sans compter les passes décisives”, comme l’affirme à l’AFP sa belle-mère Aurore Ouattara.”C’était un diamant brut, se rappelle Franck Houth, son premier entraîneur en U13. Il voulait jouer attaquant et marquer mais on l’a canalisé au centre du jeu pour jouer avec les copains. Souvent, on le sortait à la mi-temps pour équilibrer les rencontres.”- “Programmé pour arriver là” -Le président du FCN Éric Wolff se souvient des jonglages du phénomène “avec un gel douche” dans les vestiaires, de l’affluence soudainement inhabituelle “des anciens du village” mais aussi d’autres jeunes “motivés” pour prendre une licence et désireux de “jouer contre Abdoul”.Depuis, le milieu de terrain de formation a parcouru du chemin jusqu’à compter, à seulement 19 ans, 24 matchs de championnat pour trois buts et une passe décisive.Mais cela ne l’empêche pas de garder une attache forte à son premier lieu d’adoption: “J’essaie de rentrer à la maison quand j’ai le temps, glisse-t-il. Je vais travailler sur le terrain avec les jeunes. On prend du plaisir ensemble. Il ne faut pas perdre cela, c’est une force pour continuer.”C’est ainsi qu’il a travaillé sa frappe sur le terrain communal avant d’affronter Marseille, contre qui il a finalement marqué quelques minutes après son entrée en jeu.Lazeni, son père, joueur ivoirien semi-professionnel, qui a aussi fait les beaux jours de l’équipe 1 en district, s’est beaucoup impliqué dans la réussite de son fils. “Il filmait tous les matchs en équipe de jeunes au Racing, raconte Aurore Ouattara. Ils regardaient ensuite ensemble chaque match pour débriefer.”Dans les couloirs de la Racing Académie, l’information est vite remontée jusqu’à Francois Keller, frère du président Marc Keller et directeur de la formation, pour qui Ouattara “était programmé pour arriver là où il est, comme une évidence”.”Il n’a pas été épargné par les blessures mais il a gardé son calme pour revenir”, précise le frère cadet des Keller, avec une première apparition en championnat au Parc des Princes en octobre 2024. Un an plus tard, Strasbourg et Ouattara ont franchi un cap: ils sont troisièmes de Ligue 1 à un point du leader parisien.