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Ligue des champions: Monaco bute sur Tottenham et un grand Vicario

Malgré un match solide et une domination globale, Monaco n’est pas parvenu à battre le club anglais de Tottenham (0-0) mercredi soir, au Stade Louis-II, lors de la 3e journée de la Ligue des champions.Déjà en retard dans la course à la qualification avec seulement deux points en trois journée après un autre nul contre Manchester City (2-2 lors de la 2e journée), les Monégasques sont actuellement hors des 24 équipes virtuellement qualifiées.Les hommes de Sébastien Pocognoli, qui dirigeait son 2e match de Monaco (pour autant de nuls) depuis son arrivée en Principauté il y a dix jours, devront faire beaucoup mieux à Bodo, le 4 novembre prochain sur le terrain synthétique le plus arctique de la compétition, situé au nord du cercle polaire. Thilo Kehrer et ses partenaires peuvent pourtant s’en vouloir, tant ils ont eu des opportunités de remporter ce match. Mais le gardien des Spurs, l’international italien Guglielmo Vicario, a été parfait de bout en bout.Les Azuréens ont très bien débuté la rencontre: un pressing haut, quelques opportunités sur coups francs et un jeu direct intéressant. Dans un 3-4-2-1 qui est la marque de fabrique de Pocognoli, avec Ansu Fati et Maghnès Akliouche en soutien de Folarin Balogun, ils ont rapidement mis sous pression l’arrière-garde adverse.Après une frappe de Fati contrée (5e), le défenseur et capitaine londonien Micky Van de Ven a été devancé par Balogun qui a obligé Vicario à une première sortie dans les pieds de l’avant-centre (11e).- Bonne entrée de Golovin -Ce duel a perduré toute la première période. A la 28e, à la sortie d’un une-deux avec Akliouche, l’Américain a encore buté sur l’Italien dans un joli face-à-face. Puis, le portier transalpin a sorti l’arrêt du match, en se couchant sur sa gauche sur une reprise à bout portant de l’ex-Gunner (36e), qui a été remplacé en fin de match par Mika Biereth (83e), sans avoir réussi à tromper Vicario. Si la première période a été plutôt équilibrée dans le jeu, les Anglais n’ont jamais réellement été dangereux (une seule frappe cadrée sur l’ensemble du match). Leurs 1000 supporteurs ont entonné plusieurs fois leur hymne sur l’air de +When The Saints Go Marching In+. Mais cela n’a pas eu d’impact sur le Français Wilson Odobert, seul à tenter quelque chose, et les siens.Dès la reprise du jeu après la pause, Monaco a poussé encore plus. Akliouche s’est démené: il a passé, défendu, tenté (50e). Mais rien n’y a fait, malgré les entrées d’Aleksandr Golovin (57e) et de Takumi Minamino (70e), qui ont donné un nouvel allant offensif. Une belle frappe du Russe a obligé Vicario à se déployer pour détourner en corner (67e). Il a encore été vigilant sur une tête de Jordan Teze, aussi à l’aise dans l’entre-jeu qu’en tant que piston droit en fin de rencontre (75e). Minanimo n’est lui jamais parvenu à régler la mire, faisant crier de rage Louis-II à trois reprises devant ses ratés (79e, 82e et 83e).Visiblement toujours en rodage avec son nouvel entraîneur, Monaco n’est donc pas parvenu à l’emporter contre un cador de la Premier League. Mais le niveau de jeu montré, les intentions déployés et le système qui semble plus solide que sous les ordre d’Adi Hütter pourraient rapidement offrir des lendemains plus souriants aux joueurs de la Principauté.

Ligue des champions: à 10, l’OM craque à Lisbonne

Pourtant bien lancé par un joli but d’Igor Paixao, l’OM, affaibli par l’expulsion d’Emerson Palmieri avant la pause, s’est incliné 2-1 mercredi sur la pelouse du Sporting Lisbonne, ce qui fragilise à nouveau sa position en Ligue des Champions.Marseille restait sur une belle série de cinq victoires d’affilée toutes compétitions confondues, et l’idée était d’entretenir la dynamique et d’essayer de montrer à l’extérieur les mêmes qualités que celles exposées régulièrement depuis près de deux mois au Stade Vélodrome.Mais mercredi, l’OM a été moins bon que ces dernières semaines et n’a pas su résister à 10 contre 11 pendant toute la deuxième période, victime aussi d’un sort contraire avec l’arbitrage, la vidéo venant trois fois annuler des décisions initialement favorables.La première, et la plus pesante, est venue à la 45e minute, alors que l’OM menait 1-0, quand ce que l’on a cru être le penalty du 2-0 s’est transformé en désastre: aidé par la VAR, l’arbitre a en effet finalement jugé qu’Emerson, déjà averti, avait simulé et l’OM s’est retrouvé à dix.Avant ce coup de théâtre, la première période de l’OM avait balancé entre maîtrise et étourderies. Quand le Sporting a été dangereux, c’est en effet presque à chaque fois parce que Marseille lui a donné les munitions.- Paixao brille encore -Dès la 3e minute, Leonardo Balerdi a ainsi été averti pour une faute très en retard sur Luis Suarez, très éphémère ex-Marseillais. Une passe ratée du défenseur argentin a offert une autre chance à Suarez (38e), quelques instants après un dangereux raté de Geronimo Rulli.Pour le reste, les hommes de Roberto De Zerbi, certes moins brillants que lors de certains matches récents, avaient globalement contrôlé les débats.Deux premières tentatives d’Igor Paixao (8e et 11e) avaient donné le ton mais le petit ailier Brésilien était en fait simplement en train de régler la mire: trois minutes plus tard, c’était la bonne.Au bout d’une belle action construite par Timothy Weah et Mason Greenwood, Pierre-Emerick Aubameyang a lancé Paixao d’une belle transversale et le tonitruant pied droit du Brésilien a fait le reste pour une superbe frappe enroulée en lucarne (1-0, 14e).Mais le match a donc vraiment basculé avec le carton rouge d’Emerson. En infériorité numérique, les Marseillais ont alors vraiment subi et ont trouvé très peu d’espaces ou d’occasions de respirer, pas aidés non plus par les entrées sans saveur de Matt O’Riley ou Amir Murillo.A la 58e minute, Rulli a d’abord repoussé sur son poteau un tir en angle fermé de Geovany Quenda, avant une nouvelle opportunité pour Joao Simoes (62e). Le Sporting poussait alors fort, au point d’enfin réveiller le placide stade José Alvalade.- Pavard malheureux -Et c’est alors qu’est arrivée une deuxième mauvaise nouvelle venue du VAR: alors que le but de Geny Catamo avait initialement été annulé pour hors-jeu, la vidéo a montré que le Mozambicain était en fait couvert par un demi-pied de Benjamin Pavard (1-1, 70e).Et alors qu’elle essayait de sauver un point, l’équipe de De Zerbi a au contraire été malheureuse une fois de plus à la 86e minute, quand la frappe d’Alisson Santos a été déviée par Benjamin Pavard, ne laissant aucune chance à Rulli.En toute fin de match, la VAR est encore intervenue pour transformer – assez logiquement – le carton rouge de Maximiliano Araujo en simple avertissement, confirmant que ça n’était décidément pas la soirée de l’OM.La victoire obtenue face à l’Ajax Amsterdam n’a pas été bonifiée à Lisbonne. Les Marseillais n’ont que trois points après trois matches et les deux réceptions à venir de l’Atalanta Bergame et Newcastle vaudront cher.Mais d’ici-là, il faut encore aller samedi à Lens et ça ne sera pas une mince affaire.

Ligue des champions: Bellingham offre la victoire au Real Madrid face à la Juve

Le Real Madrid, longtemps en échec face à une défense italienne solidaire, a fini par faire craquer la Juventus (1-0) mercredi grâce un but opportuniste de l’Anglais Jude Bellingham, enchaînant une troisième victoire en trois journées de Ligue des champions.C’est un refrain que l’on n’avait plus entendu depuis des lustres, au stade Santiago Bernabéu. Depuis plus de six mois, pour être exact.Mais les supporters merengue n’ont évidemment pas oublié le tube des Beatles “Hey Jude”, et l’ont entonné à l’unisson, pour célébrer le but de l’un de leurs chouchous, bien placé dans la surface pour reprendre une frappe du Brésilien Vinicius Junior, auteur avant cela d’un festival qui a fini sur le poteau gauche turinois (57e, 1-0).Une réalisation doublement salvatrice: pour le Real, d’abord, qui suit le rythme des autres cadors, le PSG, Arsenal ou le Bayern Munich, avec un troisième succès en trois journées, et pour le Golden Boy de Birmingham, aussi, après des mois de doutes, et un statut remis en cause depuis l’arrivée de Kylian Mbappé à l’été 2024.L’entraîneur madrilène Xabi Alonso, qui avait réaffirmé à plusieurs reprises sa confiance envers le milieu anglais, avait eu raison de se méfier, en annonçant en conférence de presse qu’une équipe italienne en difficulté peut être “doublement dangereuse”.La Vieille Dame, sans victoire depuis plus d’un mois, était venue dans la capitale espagnole avec ses armes du moment: un système en 3-4-3 sur le papier, qui s’est rapidement transformé en 5-3-2 resserré autour de sa surface de réparation, pour réduire au maximum les espaces donnés à Mbappé et Vinicius Junior.- La Juve a raté le coche -Cette approche minimaliste a permis aux hommes d’Igor Tudor, ex-entraîneur de l’OM déjà sur la sellette, de résister aux assauts de l’armada de stars madrilène, et de rentrer au vestiaires à 0-0, malgré une nette domination merengue, avec plus de 70% de possession.Les Bianconeri se sont même montrés les plus dangereux en début de partie, poussant le gardien belge Thibaut Courtois, qui fêtait sa 300e sous le maillot de la Maison Blanche, à deux parades sur des frappes du milieu amériain Weston McKennie (10e) et du défenseur italien Federico Gatti (14e).Ils n’ont, par la suite, fait que subir jusqu’à la pause, sans pour autant prendre l’eau, grâce à une enorme solidarité défensive digne des années Allegri, avec les Buffon, Chiellini ou Bonucci.Le milieu français Aurélien Tchouaméni fut le premier à alerter le gardien italien Michele Di Gregorio, à deux reprises de la tête (16e, 20e) sur corner, puis une troisième fois d’une demi-volée contrée par son compatriote Pierre Kalulu (26e).Le portier turinois, vigilant sur sa ligne, a ensuite eu la main ferme pour mettre en échec Mbappé, trouvé par Brahim Diaz en trébuchant (40e), et vu le festival du N.10 merengue côté droit terminer par une frappe un peu trop enlevée d’Eder Militao (43e).Le géant italien a eu deux opportunités de réaliser un joli braquage en début de deuxième période mais l’attaquant serbe Dusan Vlahovic, puis le prodige turc Kenan Yildiz, ont tous les deux buté sur un Courtois encore impérial (50e, 56e).La défense bianconera elle, a, assez cruellement, plié quelques secondes plus tard, à la suite du numéro de soliste de Vinicius, conclu par Bellingham (57e, 1-0), avant se s’en remettre à nouveau à Di Gregorio pour empêcher Valverde (67e), Mbappé, puis Brahim Diaz (70e) de creuser l’écart. L’essentiel est néanmoins assuré, pour le Roi d’Europe, encore poussif, mais encore vainqueur, pour la onzième fois en douze rencontres cette saison, à quatre jours du Clasico face au Barça.

Ligue des champions: Liverpool se fait peur puis déroule à Francfort (5-1)

Mené au score à la demi-heure de jeu, Liverpool a retrouvé le chemin de la victoire mercredi soir à Francfort (5-1), notamment grâce à ses Français Hugo Ekitiké et Ibrahima Konaté, mettant fin à une série de quatre revers consécutifsBattu il y a trois semaines par Galatasaray à Istanbul (1-0), Liverpool se devait de s’imposer à Francfort, pour ne pas être distancé en Ligue des champions, alors que le choc à Anfield contre le Real Madrid est programmé dans deux semaines.Grâce à cette deuxième victoire en trois matches de Ligue des champions cette saison (après celle contre l’Atlético Madrid 3-2), les coéquipiers de Virgil van Dijk se replacent dans la course au top 8, directement qualificatif pour les huitièmes de finale.Arne Slot a décidé en début de rencontre de laisser son attaquant égyptien Mohamed Salah sur le banc (il est entré en jeu pour le dernier quart d’heure), alignant en attaque le Suédois Alexander Isak et Hugo Ekitiké, avec Cody Gapko et Florian Wirtz pour compléter l’animation offensive.Symbole d’une équipe en plein doute, les Reds ont concédé l’ouverture du score à la 26e minute, contre le cours du jeu, alors que Liverpool avait pris le contrôle de la partie depuis un gros quart d’heure.Sur une contre-attaque initiée par une récupération de la balle de Nathaniel Brown à proximité de sa surface de réparation, Francfort s’est retrouvé en quelque secondes devant le but du champion d’Angleterre. L’action limpide a été conclue par Rasmus Kristensen, idéalement servi par Mario Götze.- Passe décisive pour Wirtz -Le salut des hommes d’Arne Slot st venue d’un ancien de l’Eintracht, Hugo Ekitiké. Alors que Francfort était en position offensive, Andy Robertson a profité d’une défense de l’Eintracht montée pour lancer Ekitiké dans la profondeur sur une ouverture lumineuse de 50 mètres. L’international français a alors redressé sa course pour croiser Robin Koch, puis tromper Michael Zetterer et égaliser pour Francfort à la 35e minute.Ekitiké, qui a évolué de janvier 2024 à juillet 2025 à Francfort avant de rejoindre Liverpool, n’a pas célébré son but.Liverpool s’en est ensuite remis à ses coups de pieds arrêtés pour regagner les vestiaires avec deux buts d’avance. C’est le capitaine van Dijk qui a pris le meilleur entre deux défenseurs de Francfort, trouvé parfaitement par Dominik Szoboszlai (39e).Et juste avant le temps additionnel de la première période, sur un corner cédé par l’Eintracht à la suite d’une mésentente entre Hugo Larsson et Zetterer, c’est Ibrahima Konaté qui a été trouvé par Szoboszlai (44e).En seconde période, alors que Zetterer a repoussé plusieurs tentatives, Cody Gakpo (66e) et Szoboszlai (70e) ont alourdi l’addition pour Francfort, dont la défense est trop friable en ce début de saison.Un peu plus en vue mercredi soir, Florian Wirtz a délivré sa première passe décisive en Ligue des champions sous le maillot des Reds, pour Gakpo.

Grande parade à Rabat pour célébrer la victoire du Maroc au Mondial U20

Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées mercredi à Rabat pour célébrer la victoire de l’équipe marocaine au Mondial des moins de 20 ans, saluant le passage du bus des Lionceaux de l’Atlas, entouré de familles en liesse au son des vuvuzelas.Tout au long du cortège qui traversait la ville, une foule compacte de supporters vêtus de rouge et vert ont agité des drapeaux marocains, tandis que les plus audacieux grimpaient sur les toits pour apercevoir les joueurs qui paradaient sur un bus à impériale.Avant la parade, le prince héritier du Maroc, Moulay El Hassan, a présidé au palais royal une cérémonie en l’honneur des membres de l’équipe.”C’est un exploit, ils nous ont remplis de joie et ont brandi le drapeau de notre pays très haut”, s’est enthousiasmé auprès de l’AFP Youssef, un commercial de 34 ans.Depuis son balcon, Claire Gallouin, une étudiante française de 19 ans, filmait la scène. “Je n’avais jamais vu autant de monde à Rabat, a-t-elle dit. J’ai compris à quel point les Marocains aiment le foot”.Au Chili, les jeunes Marocains se sont imposés dans la nuit de dimanche à lundi 2-0 face aux favoris argentins à Santiago, portés par un doublé de Yassir Zabiri (12e, 29e). Une victoire historique pour le football marocain et arabe.”L’avenir de notre football est entre de bonnes mains. Bravo les gars, champions du monde U20!”, avait salué lundi sur X Achraf Hakimi, le défenseur du Paris SG et de la sélection marocaine demi-finaliste du Mondial 2022 au Qatar.Le Marcoc accueille la Coupe d’Afrique des nations de football à la fin de l’année et co-organisera le Mondial-2030 avec l’Espagne et le Portugal. 

Foot: Mbock, capitaine des Bleues et étudiante en psychologie

La capitaine des Bleues, Griedge Mbock, 30 ans, a commencé en septembre une licence de psychologie en parallèle de sa saison au PSG pour pouvoir devenir psychologue du sport à la fin de sa carrière, a-t-elle raconté mercredi dans un entretien à l’AFP. Q: depuis quand êtes-vous intéressée à ces questions de santé mentale ?R: “Depuis 2020 quand je me suis blessée et j’ai découvert, à cause de ces blessures, ce domaine. Je me suis rendue compte que c’était dommage d’attendre d’avoir été blessée pour en entendre parler. J’ai continué à travailler avec des préparateurs mentaux et des psychologues du sport. Et en début de saison dernière, quand j’étais blessée au PSG (une syndesmose à la cheville), j’ai eu le temps de réfléchir à ce que je voulais faire et j’ai eu envie de me lancer dans des études de psychologie. J’ai rencontré des professionnels et j’ai tellement aimé leur approche et leur aide que je me suis dit que c’est ce que je voulais faire. Je voulais aussi être capable d’aider les autres dans leur développement personnel, dans leur carrière et leur après-carrière”.Q: selon vous, ce domaine n’est pas encore assez développé dans le football ?R: “Oui. Or, je pense que c’est un domaine qui est primordial et qui devrait être mis en lumière. En équipe de France, on a un préparateur mental mais ce n’est pas encore démocratisé dans tous les clubs. Aujourd’hui, il faut travailler davantage sur les questions de gestion des émotions, des gros événements aussi et l’après-carrière. Même si on est jeune, on ne sait jamais ce qui peut arriver, il peut y avoir des blessures. Je pense que c’est important d’y penser, que ce soit dans un coin de la tête, avant une grosse blessure. Il y a bien des préparateurs physiques, il faut donc des préparateurs mentaux”.Q: comment vous organisez-vous avec le PSG pour suivre cette licence ?R: “Je me suis inscrite à l’université Paris Cité en licence de psychologie. J’essaye d’y aller quand je peux, au moins trois fois par semaine. Je vais faire la première année de licence en deux ans pour que cela soit compatible avec ma saison. Comme je suis sportive de haut niveau, j’ai un calendrier aménagé avec huit heures de +TD+ par semaine en présentiel et des cours magistraux que je peux suivre à distance. Je fais de la statistique, de l’apprentissage par la recherche, de la +psychopathologie+ et de la +psychoclinique+. J’aurais aussi les partiels à passer en fin de semestres. Pour devenir psychologue du sport, je devrais faire ensuite un master de deux ans”. Q: quel cours vous plaît le plus pour l’instant ?R: “La psychopathologie, l’étude des pathologies. Cela permet de mettre des mots sur les troubles psy de chacun, de voir l’évolution de la psychologie jusqu’à maintenant et de comprendre le mécanisme psychique humain”.Q: le fait de faire ces études et de vous intéresser à ce sujet vous aide-t-il en tant que leader des Bleues ?R: “J’avais déjà cette appétence à vouloir comprendre les gens. Je suis beaucoup dans l’observation et je sais que j’aime voir comment fonctionnent les gens. J’avais déjà cette habitude avant de commencer ces études”. Q: comme capitaine et passionnée par ce sujet, discutez-vous davantage avec le préparateur mental des Bleues, Thomas Sammut ?R: “J’échange beaucoup avec lui forcément sur le groupe et sur le leadership, sur le fait de connecter les énergies et de faire en sorte que tout le monde soit sur la même longueur d’onde. L’idée est de faire ressortir le potentiel de tout le monde, pour que chacune puisse se sentir bien, à l’aise, et qu’on s’appuie sur les qualités de l’autre et qu’on puisse additionner ces qualités et être les plus performantes possible”.Q: Thomas Sammut dit notamment que vous ne vous dites pas assez de choses positives entre vous ?R: “C’est vrai qu’en France, on est un peu pudiques. Or, c’est important de pouvoir exprimer ce qu’on pense de quelqu’un. Et cela +booste+ aussi la confiance de la personne quand elle le sait, c’est gratifiant pour elle. Cela donne envie aussi de s’ouvrir encore un peu plus et d’aller vers l’autre. C’est un cercle vertueux”.Propos recueillis mercredi par Alice LEFEBVRE.