AFP Sports

Foot: le Japon bat le Brésil pour la première fois de son histoire

Un succès bon pour la confiance: le Japon a surmonté une mauvaise première période pour réussir une belle remontée et battre le Brésil de Carlo Ancelotti (3-2), une première dans son histoire, mardi en match amical à Tokyo.Paulo Henrique (26e) et Gabriel Martinelli (32e) ont marqué en première période pour le Brésil, qui sortait d’une …

Foot: le Japon bat le Brésil pour la première fois de son histoire Read More »

Véhicules blindés et escortes armées: au Mexique, le business de la sécurité se prépare au Mondial-2026

Leopoldo Cerdeira ouvre le feu sur la porte d’une voiture. Son but: démontrer la qualité de son blindage, afin de la louer à des personnalités ou des supporters étrangers fortunés qui viendront au Mexique lors du Mondial-2026.Les balles restent bloquées par les fibres de la solide couche synthétique qui recouvre les 70 véhicules de cet entrepreneur mexicain. Ils sont prêts pour la Coupe du monde de football, que le Mexique co-organisera avec les Etats-Unis et le Canada du 11 juin au 19 juillet prochain.Ces voitures de luxe ont récemment transporté une délégation de la Fifa venue visiter le pays. La flotte, réservée pour le Grand Prix de Formule 1 du Mexique à la fin du mois à Mexico, passera à 80 véhicules pour le Mondial de foot.Chauffeurs, escortes armées, couverture anti-bombes, gilets pare-balles et porte-documents blindés: toute une gamme est proposée par l’industrie de la sécurité, un secteur qui tire profit de la violence criminelle dont souffre le Mexique, avec 30.000 homicides par an.”L’insécurité du pays a fait se développer notre industrie”, reconnaît Gabriel Hernandez, à la tête d’Armoring Group, qui commercialise voitures et vêtements pare-balles pour civils et militaires au Mexique, en Espagne et aux Etats-Unis.Les autorités assurent faire leur maximum pour garantir la sécurité du Mondial, qui se déroulera dans trois villes mexicaines: Mexico, Guadalajara dans l’ouest du pays, et l’industrielle Monterrey, dans le nord.La capitale, qui a déjà accueilli deux finales de Mondial où ont été sacrés le Brésil de Pelé en 1970 et l’Argentine de Maradona en 1986, espère accueillir cinq millions de visiteurs, mais est généralement épargnée par les attaques de narcotrafiquants.- Touristes riches et apeurés –  Guadalajara, au contraire, est le centre des opérations du cartel de Jalisco Nueva Generacion (CJNG), un groupe désigné comme terroriste par les Etats-Unis qui ont promis une récompense de 15 millions de dollars pour l’arrestation de son chef, Nemesio Oseguera dit “El Mencho”.Pour convaincre le client, il n’y a pas que le blindage: les poignées des voitures peuvent délivrer des électrochocs, les roues pulvériser du gaz au poivre, et les pneus peuvent tenir pendant 80 kilomètres après avoir été perforés.”Nos réservations sont pour des touristes, des gens qui ont de l’argent, qui viennent voir les matches en ayant peur, car ils ont entendu des mauvaises choses sur le Mexique”, commente Leopoldo Cerdeira depuis le siège de sa société, Ruhe.Le prix quotidien pour louer une de ses voitures s’élève de 800 à 1.100 dollars, auxquels il faut rajouter 500 dollars supplémentaires pour bénéficier d’un chauffeur et d’une escorte. Pour 1.500 dollars, le client peut également acquérir un gilet pare-balles discret.Le Mexique accueille des matches du 11 juin au 5 juillet, dont le match inaugural, à Mexico, où 40.000 caméras de vidéosurveillance supplémentaires ont été installées.Dans les trois villes où se joueront des rencontres, l’utilisation de drones sera restreinte.- “Une trêve du Mondial” -Outre la question de la qualité de ses produits, le secteur mexicain des sociétés de sécurité privées doit également éviter de tomber dans les mains des narcotrafiquants, un défi que les entrepreneurs assurent relever.Les cartels ont de toute façon monté leur propre secteur parallèle, et fabriquent des “monstres”, d’énormes véhicules avec des blindages artisanaux. Des groupes comme le CJNG ont publié des vidéos où leurs “sicarios” (tueurs à gage) paradent dans ces véhicules, armés jusqu’aux dents.En début d’année, les autorités ont démantelé un atelier clandestin de blindage dans l’Etat du Sinaloa, dans le nord-ouest du pays, fief d’un autre des grands cartels mexicains.Il y a huit ans, deux ouvriers qui travaillaient pour Leopoldo Cerdeira ont été recrutés par un groupe criminel.D’après l’entrepreneur, ces groupes proposent des salaires trois fois plus élevés, mais le risque est énorme: ses deux anciens employés ont été retrouvés morts dans l’Etat de Sinaloa.Malgré leur dangerosité, les cartels ne représentent pas une menace directe pour le Mondial, estime cependant David Saucedo, consultant en sécurité qui travaille pour des ambassades et des autorités locales.”Eux-mêmes ont une base sociale, qui va profiter des matches”, explique Saucedo. L’expert n’écarte pas un possible accord tacite avec les autorités, qui s’engageraient à ne pas mener d’opérations de grande envergure contre les cartels en échange de l’assurance que ces derniers ne mènent pas “des actes sanglants qui saliraient l’image du Mexique”.”Ce serait une espèce de trêve du Mondial”, assure-t-il.

Véhicules blindés et escortes armées: au Mexique, le business de la sécurité se prépare au Mondial-2026

Leopoldo Cerdeira ouvre le feu sur la porte d’une voiture. Son but: démontrer la qualité de son blindage, afin de la louer à des personnalités ou des supporters étrangers fortunés qui viendront au Mexique lors du Mondial-2026.Les balles restent bloquées par les fibres de la solide couche synthétique qui recouvre les 70 véhicules de cet …

Véhicules blindés et escortes armées: au Mexique, le business de la sécurité se prépare au Mondial-2026 Read More »

Mondial-2026: la France démunie sans ses cadres

Avec deux sorties sans relief sans ses attaquants majeurs, l’équipe de France a été à la peine lors du rassemblement d’octobre et le sélectionneur Didier Deschamps va désormais croiser les doigts pour retrouver au plus vite son armada offensive pour obtenir le mois prochain sa qualification pour le Mondial-2026.Une victoire poussive face à l’Azerbaïdjan (3-0), un nul peu glorieux en Islande (2-2): le bilan n’est guère fameux pour les Bleus qui ont pu cruellement mesurer le poids des absences. Privés sur blessure de la quasi-totalité de leur secteur offensif contre les Azéris (Ousmane Dembélé, Désiré Doué, Marcus Thuram, Bradley Barcola) avant que le capitaine Kylian Mabppé ne s’ajoute à la liste des absents pour Reykjavik, les vice-champions du monde ont logiquement affiché un déficit criant dans la créativité.   “C’est difficile de remplacer des joueurs qui ont accumulé des sélections”, a admis Deschamps lundi soir à l’issue du match face aux Islandais. Surtout quand dans le lot se trouvent le deuxième meilleur buteur de l’histoire de l’équipe de France (Mbappé) et un Ballon d’Or (Dembélé).  Au vu des circonstances, le technicien s’est volontiers raccroché à l’aspect comptable, les Bleus étant toujours en tête du groupe D avec trois longueurs d’avance sur l’Ukraine alors qu’il ne reste plus que deux rencontres à disputer. L’accession à la prochaine Coupe du monde, co-organisée par les Etats-Unis, le Mexique et le Canada, est donc encore largement à leur portée puisqu’une victoire contre les Ukrainiens, le 13 novembre au Parc des Princes, suffira à la valider.  “On fait 10 points sur 12 possibles, on aurait préféré en avoir deux de plus, mais il y a des équipes en face. Il nous reste deux matches”, a déclaré le sélectionneur.Mais en dehors des chiffres, pas sûr que Deschamps soit plus avancé. Parmi tous les attaquants lancés au cours des deux dernières parties, peu ont marqué des points et les cadres restés à la maison n’ont pas trop de soucis à se faire pour leurs places dans le groupe. – Deschamps agacé -Seul Christopher Nkunku, buteur en Islande, est sorti du lot tandis que le prodige monégasque Maghnes Akliouche (23 ans), auteur d’une passe décisive pour Jean-Philippe Mateta, s’est enfin lâché et peut être source de promesses pour l’avenir. Mais ce qui a le plus agacé Deschamps, c’est l’égalisation islandaise et les errements assez inexplicables de sa défense. Le sélectionneur avait pourtant aligné son quatuor de base (Jules Koundé, Dayot Upamecano, William Saliba, Lucas Digne). D’où une colère légitime. “On ne doit pas prendre ce deuxième but. Cela ne doit pas nous arriver. On était peut-être encore en train de fêter notre deuxième but. On se fait transpercer, on est mal positionnés. Le porteur de balle n’est pas cadré et on est certainement trop haut aussi”, a-t-il pesté.Signe de son exaspération, le technicien, pourtant peu coutumier du fait, a pointé du doigt l’arbitrage sur l’ouverture du score adverse.  Upamecano a lui reconnu que les Français avaient “commis beaucoup d’erreurs”. Le système en 4-2-3-1, plus énergivore et avec un bloc plus haut, est peut-être en cause mais il est peu probable que Deschamps renonce à son nouveau mantra tactique, plus offensif, qui a plutôt porté ses fruits ces derniers mois. Le sélectionneur espère surtout que le retour au milieu d’Aurélien Tchouaméni, suspendu face à l’Azerbaïdjan et l’Islande, permettra de solidifier le bloc défensif. Vivement novembre.     

Mondial-2026: l’Italie reçoit Israël pour un duel crucial sous haute-surveillance

Quelques 10.000 manifestants propalestiniens sont attendus à Udine mardi pour un match de qualifications pour le Mondial-2026 entre l’Italie et Israël, crucial sur le plan sportif et sous haute-surveillance policière.Quatre jours après un Norvège-Israël (5-0) ayant donné lieu à des manifestations propalestiniennes à Oslo, les autorités italiennes se préparent à “une journée à risques”, a reconnu le ministre de l’Intérieur, Matteo Piantedosi.”Tous les matches sont à risques, mais risques ne signifient pas alarmisme, mais plutôt attention maximale”, a-t-il insisté.Quelques 1.000 policiers, appuyés par des hélicoptères et des drones, vont être déployés dont les rues d’Udine (nord-est), choisie pour son éloignement des grands centres urbains italiens où des centaines de milliers de personnes ont défilé début octobre en scandant “Stop au génocide”, et dont le maire a espéré jusqu’à la semaine dernière que le match soit délocalisé.Avant le coup d’envoi, même si la première phase du plan de paix à Gaza a été menée à bien avec la libération d’otages israéliens lundi, 10.000 manifestants sont attendus pour un défilé sous haute-surveillance à partir de 17h30 (15h30 GMT).Cette rencontre se disputera dans une ambiance particulière loin d’un match habituel des Azzurri: “un peu plus de 8.000 billets sur les 16.000 mis en vente” ont trouvé preneur, a précisé la Fédération italienne de football qui attend une centaine de supporters israéliens.- “Heureux de cette trêve” -Difficile pour le sélectionneur Gennaro Gattuso et ses joueurs de faire abstraction de ce contexte: “Nous sommes heureux qu’il y ait eu cette trêve, voir que des gens ont pu rentrer chez eux et retrouver leurs terres est quelque chose d’émouvant. Il y aura des gens qui vont manifester hors du stade, mais il y aura aussi des gens qui vont nos encourager dans le stade”, a-t-il expliqué.Son homologue israélien Ran Ben Shimon a simplement déclaré que son équipe et lui “était avec notre peuple”: “Tout ce qu’on peut faire c’est être concentré à 100% sur notre match pour donner de la joie aux nôtres”.Sur le plan sportif, ce match est capital pour l’Italie qui n’a pas participé aux deux dernières phases finales de la Coupe du monde (2018, 2022).A moins d’un improbable concours de circonstances, la Nazionale devra passer par les barrages pour participer à la Coupe du monde 2026.L’Italie a enchaîné trois victoires de suite, la dernière (3-1) en Estonie samedi, en marquant pas moins de treize buts, et s’est emparée de la deuxième place du groupe I, avec trois points d’avance sur Israël.Mais l’Amérique reste loin: les Azzurri, absents des deux dernières Coupes du monde, comptent six points de retard sur le leader norvégien (18 pts) qui a certes disputé un match en plus mais qui dispose d’une différence de buts nettement favorable (+26, contre +7 à l’Italie).- Forfait de Kean -Même si les quadruples champions du monde devaient réaliser un sans-faute, en remportant leurs trois derniers matches, dont la “finale” du groupe contre la Norvège le 16 novembre à San Siro, ils ne devraient pas décrocher la première place et la qualification directe pour la prochaine Coupe du monde.Gattuso, qui a succédé en juin à Luciano Spalletti remercié après la déroute d’Oslo (3-0), ne se fait plus guère d’illusions et vise désormais ouvertement la deuxième place.”On joue gros ce mardi, car si on gagne, on peut mettre Israël hors de l’équation pour les barrages et bien préparer ces barrages”, a estimé l’ancien milieu de terrain de l’AC Milan.Face à Israël, battue 5 à 4 au terme d’un match au scénario fou en septembre à Debrecen (Hongrie), “Rino” va être privé de Moise Kean, touché à la cheville droite contre l’Estonie dont le forfait a été officialisé lundi à la mi-journée.L’attaquant de la Fiorentina a marqué six buts lors de de ses quatre dernières apparitions en Azzurro. Mais le secteur offensif de la Nazionale, qui affichait ces dernières années un rendement famélique, est en plein renouveau, avec Mateo Retegui (quatre buts sous Gattuso), Giacomo Raspadori (deux buts en trois matches) ou encore le grand espoir Francesco Pio Esposito.