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Foot: les Bleues tournées vers la jeunesse pour leur revanche contre l’Allemagne

L’équipe de France féminine va s’appuyer sur la jeunesse avec sept joueuses de moins de 23 ans, dont deux nouvelles venues, pour prendre sa revanche de l’Euro contre l’Allemagne en demi-finale de la Ligue des nations.Trois mois après la déception de leur élimination en quart de finale de l’Euro (1-1, 5 tab 6), les Bleues retrouvent les Allemandes (match aller le 24 octobre à Düsseldorf, retour le 28 à Caen), mais avec un groupe de 26 joueuses bien différent.”Je vais les retrouver lundi, on va se dire les choses, on a beaucoup analysé avec mon staff. Il va y avoir des attentes fortes sur ce stage au niveau de l’état d’esprit, de la combativité, de l’investissement”, a expliqué Laurent Bonadei, qui a connu cet été en Suisse son premier échec à la tête des Bleues.”Tout n’est pas à jeter. Il faut se focaliser sur notre jeu, avec notamment 12 buts en quatre matches à l’Euro, une belle phase de groupes”, a-t-il poursuivi.Depuis l’issue décevante du quart de finale de l’Euro le 19 juillet au Parc Saint-Jacques de Bâle, Bonadei s’est “évidemment” livré à une “introspection personnelle”. “Et j’ai réfléchi avec les retours de mon staff. Je cherche comment m’améliorer, comment faire les meilleurs choix possibles pour l’équipe de France. J’ai appris sur cette compétition, notamment sur le turn-over”, a-t-il développé.Pour tourner la page et aborder cette demi-finale de Ligue des nations que la France dispute pour la deuxième fois en autant d’éditions, sept des joueuses convoquées n’étaient pas du voyage en Suisse.Parmi elles, deux défenseuses font leurs débuts en bleu: Wassa Sangaré (19 ans, London City Lionesses) et Kysha Sylla (21 ans, Washington Spirit). “Wassa est une joueuse née en 2006, elle a gagné l’Euro U17 et elle est finaliste du dernier Euro U19”, a expliqué jeudi Laurent Bonadei en conférence de presse. “Il y avait beaucoup de joueuses de cet effectif que je souhaitais progressivement intégrer dans notre logique de travail avec les U23”. – Questions au milieu -Le sélectionneur a aussi rappelé des jeunes joueuses – qui ont déjà connu l’équipe A – comme les milieux Laurina Fazer (San Diego) et Inès Benyahia (OL Lyonnes), les attaquantes Kessya Bussy (Wolfsburg) et Naomi Feller (Real Madrid) et la gardienne Mylène Chavas. “Il ne faut pas prendre des jeunes pour prendre des jeunes, si elles sont là, c’est que j’estime qu’elles ont le niveau pour être en équipe de France”, a dit le sélectionneur.L’autre sujet de ce rassemblement, qui commence lundi après-midi à Clairefontaine, se situe dans l’entrejeu avec la décision des expérimentées Amel Majri (32 ans) et Sandie Toletti (30 ans et vice-capitaine) de tirer un trait sur leur carrière internationale, et la non-sélection depuis mai de Kenza Dali (34 ans).Les départs de Majri et Toletti, annoncés à deux jours d’intervalle, l’ont-ils surpris ? “À moitié car j’avais appelé Amel pour lui annoncer qu’elle ne serait pas sélectionnée sur ce rassemblement. Cela confortait aussi une décision qu’elle avait presque prise après l’Euro, avec notamment un choix de vie d’aller en Arabie saoudite. “Quant à Sandie, c’est elle qui m’a appelé et je ne m’attendais pas à son annonce. Elle était vice-capitaine. Mais elle m’a expliqué ses raisons, professionnelles et personnelles. Elle a beaucoup réfléchi en août. Malgré mes tentatives de la convaincre de continuer un peu, j’ai accepté son choix. Elle a eu de nombreuses blessures aux tendons, notamment, et mentalement ce n’était pas facile. Elle a eu beaucoup de franchise, de transparence, de maturité. C’est tout à son honneur.” Pour pallier ces absences, c’est “sans aucune inquiétude”qu’il fera confiance à la jeunesse. Il pourra aussi faire descendre d’un cran les attaquantes Sandy Baltimore et Clara Mateo, qui peuvent jouer au coeur du jeu, ou compter sur la défenseuse Griedge Mbock, qui joue parfois sentinelle. Sans compter les cadres Grace Geyoro et Sakina Karchaoui (vice-capitaines), ainsi qu’Oriane Jean-François, à nouveau convoquées.

Ski alpin: Mathieu Faivre n’était plus prêt à prendre des risques

Mathieu Faivre, qui a annoncé sa retraite sportive mercredi, quitte les pistes de ski “sans regrets”, heureux de n’avoir jamais subi de blessure grave et estimant ne plus être prêt à prendre les risques nécessaires pour rester au plus haut niveau.”C’est un facteur extrêmement important dans notre milieu, le facteur blessure, le facteur risque”, a …

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En Écosse, “Hearts” défie l’hégémonie du Celtic et des Rangers

Le Heart of Midlothian FC, inattendu leader, rêve de briser l’emprise hégémonique du Celtic et des Rangers sur le championnat d’Écosse avec le soutien de ses supporters-propriétaires et l’expertise de Tony Bloom, patron de Brighton et actionnaire minoritaire.”Hearts” a démarré la saison sur les chapeaux de roue en étirant son invincibilité sur sept journées, aux …

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En Écosse, “Hearts” défie l’hégémonie du Celtic et des Rangers

Le Heart of Midlothian FC, inattendu leader, rêve de briser l’emprise hégémonique du Celtic et des Rangers sur le championnat d’Écosse avec le soutien de ses supporters-propriétaires et l’expertise de Tony Bloom, patron de Brighton et actionnaire minoritaire.”Hearts” a démarré la saison sur les chapeaux de roue en étirant son invincibilité sur sept journées, aux dépens des Rangers (2-0) et dans le derby d’Edimbourg contre Hibernian (1-0), entre autres.A Tynecastle Park, le stade de l’ouest de la capitale, il n’est pas tabou de parler de titre dans une Premiership qui n’a pourtant pas échappé aux deux géants de Glasgow, Celtic et Rangers, depuis quarante ans.”Je pense que l’arrivée de Tony (Bloom) nous permet de briser ce plafond de verre”, affirme d’ailleurs sans détour Gerry Mallon, le président de l’organe contrôlant le club, Foundation of Hearts, auprès de l’AFP.L’investisseur anglais de 55 ans a investi 10 millions de livres sterling (11,4 millions d’euros) en juin dernier pour acquérir une participation de 29% dans le club édimbourgeois.- “Confiance en soi” -Mais celui qui a fait fortune comme joueur de poker, et dans le milieu des paris sportifs, était déjà présent au club depuis novembre 2024 et le partenariat noué avec Jamestown Analytics, sa société de data spécialisée dans le recrutement de joueurs dans le football.La réussite actuelle de Claudio Braga et Alexandros Kyziridis, venus de la deuxième division norvégienne et du championnat slovaque respectivement, illustre ce mariage déjà réussi.C’est aussi avec cet outil que Bloom a fait des merveilles à Brighton, le club de sa ville natale dont il est propriétaire, qu’il a fait passer de la troisième division anglaise à la très concurrentielle Premier League.”The Lizard” (son surnom) a aussi développé à l’Union Saint-Gilloise ce modèle axé sur le recrutement de forts potentiels, et les plus-values faites à la revente. Le club belge, dont il est actionnaire minoritaire, a remporté le championnat pour la première fois en 90 ans la saison dernière.”Je pense que l’Union représente le meilleur modèle pour nous lorsqu’on parle de remettre le club au sommet du pays, de le ramener en Ligue des champions, et de briser certaines barrières mises par de très grands clubs qui ont dominé dans ce pays”, déclare Gerry Mallon.”L’autre chose que Tony a apportée, qui ne peut probablement pas être sous-estimée, c’est la confiance en soi au sein de l’équipe, des supporters et de la direction”, ajoute-t-il.- Supporters investis -L’atmosphère a en effet radicalement changé chez les “Jam Tarts”, le surnom du club, criblé de dettes et passé sous administration judiciaire en 2013.La femme d’affaires Ann Budge a racheté le club, l’a renfloué puis l’a remis en 2021 à Foundation of Hearts, une association soutenue par des supporters. Environ 1,5 million de livres sterling (1,73M EUR) est levée chaque année grâce aux contributions régulières de 8.500 d’entre eux.Face à la puissance financière du Celtic, Hearts ressemble encore à David essayant de terrasser Goliath. Mais avec le savoir-faire de Bloom, le club croit en ses chances.”Nous pensons que notre partenariat avec Jamestown peut changer la donne et que cela nous apportera des avantages similaires à ceux dont a pu bénéficier Brighton”, veut croire Gerry Mallon.Il liste “une augmentation des bénéfices issus des transferts de joueurs, qui peuvent être réinvestis” et une présence dans les compétitions européennes pour gagner des “revenus supplémentaires”. “Je pense que nous disposons des outils nécessaires pour investir de manière vraiment intelligente”, dit-il.Les ambitions affichées seront rapidement passées au révélateur sportif: Hearts (1er, 19 pts) accueille le Celtic (2e, 17 pts), son actuel dauphin, le 26 octobre en championnat.

Ligue des champions féminine: Karchaoui, capitaine d’un PSG en perpétuelle construction

Nouvelle capitaine du PSG féminin, Sakina Karchaoui, à bientôt 30 ans, porte une équipe encore en construction et qui doit déjà se relancer jeudi face au Real Madrid pour ne pas vivre un nouvel échec en Ligue des champions.Après une fin de saison dernière compliquée avec sa mise à l’écart par l’ancien entraineur Fabrice Abriel, …

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Ligue des champions féminine: Karchaoui, capitaine d’un PSG en perpétuelle construction

Nouvelle capitaine du PSG féminin, Sakina Karchaoui, à bientôt 30 ans, porte une équipe encore en construction et qui doit déjà se relancer jeudi face au Real Madrid pour ne pas vivre un nouvel échec en Ligue des champions.Après une fin de saison dernière compliquée avec sa mise à l’écart par l’ancien entraineur Fabrice Abriel, la milieu a hérité du brassard de capitaine pour cette nouvelle saison.Épaulée par un “noyau” de cadres, Griedge Mbock, Elisa De Almeida, Jackie Groenen et Mary Earps, elle s’est donné la mission de motiver et montrer la voie aux jeunes et aux recrues, comme Olga Carmona et Rasheedat Ajibade.”C’est une joueuse exemplaire, qui veut toujours gagner. Elle est toujours dans la bienveillance, elle fait en sorte que tout le monde puisse s’exprimer. C’est quelqu’un qui prend soin de son groupe”, relève sa coéquipière chez les Bleues et au PSG, Griedge Mbock.A l’image du reste de l’équipe, l’internationale française (93 sélections, 4 buts), vice-capitaine de l’équipe de France, est sortie très déçue et énervée de la correction reçue à Wolfsburg (4-0) pour la première journée de phase de ligue de C1, assure une source proche du vestiaire. Cette claque s’ajoutait à la déroute quelques jours plus tôt face à l’OL Lyonnes en championnat (6-1) et a sans doute ravivé le douloureux souvenir de l’élimination du club parisien au tour préliminaire de la Ligue des champions la saison dernière.Depuis cette lourde défaite, Sakina Karchaoui, au club depuis 2021 et sous contrat jusqu’en 2028, tente de mobiliser les troupes pour signer un premier match référence dès jeudi au Campus PSG face au Real Madrid.La saison dernière, Fabrice Abriel avait décidé d’enlever le brassard à Grace Geyoro – qui a quitté cet été le PSG – pour le donner à Paulina Dudek, engendrant des tensions et de l’incompréhension dans le vestiaire.A son arrivée, le nouvel entraîneur Paulo Cesar a décidé de nommer la N.7 capitaine, une décision “pas du tout” conflictuelle, précisait-il début septembre.- “Exemplarité” -“C’est une joueuse complète qui a un talent énorme, qui se donne à fond pour son club et qui, dans le quotidien, aborde chaque séance avec l’intensité qu’il faut. J’apprécie ce qu’elle fait et on va continuer à travailler en ce sens”, a relevé le coach du PSG en conférence de presse, à la veille du match contre le Real Madrid.”Mais elle n’est pas la seule à avoir un statut dans le vestiaire. On a sept ou huit joueuses internationales qui peuvent aussi prendre cette reponsabilité”, a-t-il ajouté.Sakina Karchaoui, nommée vice-capitaine avec les Bleues en juin, estimait auprès de l’AFP que cette reponsabilité était “l’évolution normale d’une carrière”.”Il ne faut pas changer car on te donne un nouveau statut, car ce rôle je l’avais déjà indirectement avant, j’essayais déjà de transmettre avant. Aujourd’hui, c’est aussi mon rôle de garder l’équilibre et la stabilité du groupe, mais cela ne va pas changer ma façon d’être”, insistait-elle. Pour la Franco-Marocaine, le plus important est de “rester naturelle” et de “garder (sa) personnalité”.Parallèlement, depuis plusieurs mois, en club et avec les Bleues, l’ancienne latérale gauche a changé de poste, désormais alignée dans l’entrejeu.”Comme je suis au coeur du jeu, j’ai plus de responsabilités car je gère la cadence de l’équipe, les temps forts, j’ai plus la vision du jeu”, expliquait-elle en juin. Une vision qu’elle tentera de mettre à profit face au Real Madrid.