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Italie: l’Inter reprend les commandes, l’AC Milan et Naples sur ses talons
L’Inter Milan est repassé en tête du Championnat d’Italie dimanche en surclassant Bologne 3 à 1, mais reste sous la menace de l’AC Milan et Naples, vainqueurs également lors de la 18e journée.Devant son public à San Siro, l’Inter n’a pas fait de détails pour son premier match de l’année. Le gardien de Bologne Federico Ravaglia a longtemps retardé l’échéance, avant de céder une première fois sur un tir de Piotr Zielenski (39e), à la conclusion d’une belle combinaison entre Marcus Thuram et Lautaro Martinez.L’Argentin a doublé la mise au retour des vestiaires (48e) sur une tête à bout portant, son 10e but de la saison en championnat et son 125e en Serie A, comme son compatriote Gonzalo Higuain.Thuram a définitivement mis KO Bologne avec beaucoup de réussite en propulsant le ballon dans le but avec l’épaule (74e).”On avait un plan et on l’a appliqué à la perfection, c’est un grand motif de satisfaction”, s’est réjoui Martinez, portant un imposant bandage à un doigt, blessé en début de match. Grâce à cette cinquième victoire consécutive en championnat, en ayant concédé seulement deux buts, les Nerazzurri totalisent 39 points, soit un de plus que leur grand rival, l’AC Milan (2e, 38 pts), passé provisoirement en tête de la Serie A à la faveur de sa victoire à Cagliari (1-0) vendredi.L’Inter compte deux points d’avance sur le champion en titre Naples (3e, 37 pts) qui, sous une pluie battante, a terrassé la Lazio (2-0) au Stade olympique.Le Napoli a signé sa cinquième victoire lors des six dernières journées grâce à Leonardo Spinazzola (13e) et Amir Rrahmani (32e).L’équipe d’Antonio Conte, toujours privée de Kevin De Bruyne et d’André-Frank Zambo Anguissa, a peut-être perdu un autre cadre, le Brésilien David Neres, touché à une cheville. “Il faut espérer que cela ne soit pas grave, car on n’est pas épargné par les blessures depuis plusieurs semaines”, a réagi Conte.- Deuxième victoire pour la Fiorentina -“Je dois féliciter mon équipe, jouer face à la Lazio au Stade olympique de cette manière, avec si peu de déchets techniques, c’est quelque chose de fort”, a insisté le technicien italien dont l’équipe affiche, à ce stade de la saison, exactement le même bilan qu’en janvier 2025.Si la course au scudetto reste toujours indécise avec trois équipes qui, Supercoupe d’Italie oblige, ont disputé un match de moins, se tenant en deux points, elle commence un peu à s’éclaircir: la Juventus Turin, tenue en échec par Lecce (1-1) samedi, accuse six points de retard sur la tête (4e, 33 pts) et l’AS Rome, battue à Bergame (1-0), est en train de rentrer dans le rang (5e, 33 pts).En bas de classement, la Fiorentina a abandonné la dernière place à Pise grâce à son deuxième succès de la saison, à domicile face à la Cremonese (1-0).L’international italien Moise Kean, entré en jeu à la 85e minute, a inscrit le but de la victoire dans le temps additionnel (90e+2) et offert un précaire sursis à Paolo Vanoli qui a succédé en novembre à Stefano Pioli.La Viola, qui fêtera la saison prochaine son 100e anniversaire, accuse trois points de retard sur la 17e place, synonyme de maintien et occupée par le Genoa.Vérone a sombré à domicile face au Torino (3-0) et reste coincé à la 18e place, avec ses 12 points, comme Pise et la Fiorentina.
L1: Faux pas de Marseille, PSG remporte le derby de Paris
Marseille a commencé l’année 2026 de la pire des manières avec une défaite 2-0 au Vélodrome contre Nantes, au contraire du Paris SG qui a remporté le derby contre le PFC (2-1), dimanche pour la 17e journée de Ligue 1.L’OM s’est pris les pieds dans le tapis avant le Trophée des champions jeudi à Koweït City.Troisième, Marseille souhaitait coller au train de Lens, le leader, et mettre la pression sur le PSG. Raté ! Les hommes de Roberto De Zerbi ont coulé et, d’autant plus surprenant, contre des Nantais au début de saison catastrophique.Les Phocéens ont été plombés par non pas une, mais deux exclusions: Arthur Vermeeren en première mi-temps et Bilal Nadir en seconde. Elles ne sont pas venues de nulle part puisque Nantes s’est d’emblée montré entreprenant avec les meilleures occasions.Fabien Centonze, puis Rémy Cabella sur penalty pour sa première avec son nouveau club, ont écoeuré le Vélodrome. Leur victoire donne de l’air aux Canaris, qui sortent de la zone de relégation (16e). Marseille de son côté peut se consoler avec la défaite la veille de Lille contre Rennes (2-0) qui lui garantit de préserver sa troisième place.Mais Lens a désormais huit longueurs d’avance sur les Phocéens, et le PSG sept.Les champions d’Europe ont logiquement remporté le premier derby de Paris en Ligue 1 depuis près de 36 ans, avec des buts de leurs leaders offensifs de retour vers leurs meilleurs jours, Désiré Doué et Ousmane Dembélé.- Brest se donne de l’air -Largement dominé dans le jeu, le PFC a brièvement égalisé par un penalty de Willem Geubbels, mais l’écart était trop grand entre les deux équipes.Il faudra que le club de la famille Arnault monte en puissance pour pimenter ce rendez-vous, dont le deuxième acte est déjà prévu le 12 janvier, en 16e de finale de Coupe de France.Avec la victoire des Canaris (16e), le PFC ne compte plus que deux longueurs d’avance sur la place de barragiste et doit surveiller ses arrières après ce sixième match sans victoire en L1. Et son prochain déplacement en championnat est justement à Nantes…Plusieurs matches de dimanche mettaient justement aux prises des équipes qui luttent pour le maintien. A ce jeu-là, Brest semble s’être extirpé pour un temps des bas fonds du classement, en s’imposant contre Auxerre (2-0) à Francis-le-Blé avec des buts de Ludovic Ajorque et Joris Chotard. Brest est 11e (22 pts), Auxerre replonge à la 17e place (12 pts).En position de lanterne rouge, avec le même nombre de points, Metz a eu la frustration de voir Lorient égaliser (1-1) après avoir longtemps mené, mais le soulagement de tenir en toute fin de match au Moustoir face aux vagues bretonnes, nées de leurs relances ratées. Lorient est 12e avec 19 points.Le Havre aussi a réalisé une bonne opération en disposant (2-1), au stade Océane, d’un SCO d’Angers pourtant bien classé (10e). Les Normands sont 13e.
Ligue 1: un PSG quasi au complet domine le Paris FC dans le derby
Le Paris SG a été sérieux pour dominer le Paris FC (2-1) dans le derby retrouvé, dimanche en clôture de la 17e journée de Ligue 1, s’appuyant sur un “onze” type pour lancer son année avec l’esprit de conquête et recoller au train de Lens.Après ce premier derby de la capitale en Ligue 1 depuis 1990, le PSG est deuxième (39 points) à une unité du surprenant leader artésien. Les deux équipes ont fait le trou avec l’OM, sept points derrière.”La santé”, c’était le voeu formulé pour 2026 par l’entraîneur Luis Enrique samedi, lassé des blessures à répétition qui ont miné son effectif en première partie de saison, assurée néanmoins sur le plan comptable.Le mois de janvier avait été clé en 2025 pour monter en puissance avant la moisson de titres, dont la Ligue des champions. Les Parisiens ont l’ambition de perpétuer leur empire et il devenait urgent de passer à la vitesse supérieure. A certains égards, même s’ils n’ont gagné que sur la plus petite des marges, ils ont commencé à le faire dimanche au Parc des Princes. Ils comptaient la majorité de leurs cadres, tels que le Ballon d’Or Ousmane Dembélé, Vitinha ou encore Désiré Doué.Globalement, le champion de France en titre a confisqué le ballon à son voisin, qui avait fait le déplacement le plus court au monde pour un derby (44 mètres de Jean-Bouin au Parc). Et l’identité des buteurs va faire du bien à la physionomie générale de l’équipe, qui avait beaucoup compté sur ses milieux et latéraux depuis le début de saison.- Le PFC aspiré par le bas -D’abord Désiré Doué, frustré par deux blessures coup sur coup à l’automne. Il a montré de belles dispositions dimanche, pensant obtenir deux fois un penalty, avant d’expédier une frappe en lucarne, sur un service de Fabian Ruiz (45).Puis Ousmane Dembélé, au retour sans cesse différé en première partie de saison, lui aussi à cause de deux blessures mais aussi de maladies. Le natif de Vernon (Eure) a davantage tenté des dribbles et des courses tranchantes que jusque-là cette saison, où il se contentait de distribuer le jeu depuis un poste retranché au milieu de terrain.Et il a été récompensé en voyant sa frappe déviée tromper l’ancien Parisien Kevin Trapp (53). Son quatrième but de la saison toutes compétitions confondues.Le PSG venait à peine de prendre un but sur penalty de Willem Gebbels (51), que Lucas Chevalier à la relance aurait rêvé d’arrêter. La faute concédée par Illia Zabarnyi, dépassé par Alimany Gory, a rappelé que l’Ukrainien a encore beaucoup à prouver. Il a d’ailleurs été remplacé par Marquinhos au coeur du second acte.Pas de quoi empêcher les Ultras parisiens — qui ont aussi longuement insulté les Marseillais avant le Trophée des champions jeudi — d’entonner “Paris c’est nous” en fin de match, pour marquer leur territoire contre l’ambitieux voisin, racheté par la richissime famille Arnault. Sans inspiration ni moyens de vraiment rivaliser dimanche, le PFC, à la quinzième place (16 points), a beaucoup plus le regard aspiré vers le vide de la zone de relégation que vers le sommet.
CAN-2025: avec Hakimi, le Maroc évite le piège tanzanien
Le Maroc, avec Achraf Hakimi titulaire, a fait preuve de patience pour éliminer la Tanzanie (1-0) en huitièmes, et se qualifier pour les quarts de finale de “sa” Coupe d’Afrique des nations, dimanche à Rabat.Les Lions de l’Atlas ont forcé le verrou tanzanien en seconde période grâce à Brahim Diaz (64e), le meilleur buteur de la compétition avec 4 réalisations.”La lecture est simple, on a commencé notre match en deuxième mi-temps, et il n’y avait pas photo, on mérite de passer”, a affirmé, après la rencontre, le sélectionneur marocain Walid Regragui, soumis à une pression populaire énorme durant le tournoi.”Ça a été un match difficile, on n’a pas été à notre niveau aujourd’hui” avait-il concédé quelques instants plus tôt, au micro de BeIn Sports au coup de sifflet final.Le Maroc défiera vendredi le Cameroun, vainqueur de l’Afrique du Sud (2-1), pour se rapprocher de son rêve de remporter un deuxième titre continental après celui de 1976.Fer de lance du projet marocain, la star du PSG Hakimi a confirmé sa montée en puissance physique, étant titulaire pour la première fois de la compétition, après avoir été ménagé en raison d’une cheville convalescente.Il a même failli marquer sur un coup franc qui a heurté la barre transversale (60e).- forfait d’Ounahi -Mais le sélectionneur Regragui va devoir se passer du milieu Azzedine Ounahi, qui est arrivé au stade en béquilles, le pied gauche dans une attelle, à qui Brahim Diaz a dédié son but.”Il a une déchirure au mollet, il ne pourra pas jouer pendant la CAN, il est indisponible entre 5 à 6 semaines, il s’est blessé hier à l’entraînement, c’est une ancienne blessure qu’il avait à Gérone, la cicatrice s’est rouverte”, a confirmé Regragui après le match.Le forfait de l’ancien Marseillais, crucial dans l’entre-jeu, constitue un coup dur pour une sélection sous pression qui, par le passé, a plus craqué que brillé dans les moments les plus chauds. “On perd notre leader technique”, a encore pensé le sélectionneur marocain.Depuis 2017, avant d’affronter la Tanzanie, le Maroc n’avait remporté qu’un de ses cinq matches à élimination directe disputés à la CAN. Lors de la CAN-2023, les Lions de l’Atlas s’étaient arrêtés dès les huitièmes de finale.La crainte de revivre un crash du même type est réapparue dès les premières minutes, quand Saimon Msuva s’est retrouvé tout seul face à la cage vide. Mais la tête du Tanzanien a raté le cadre (3e).Alphonce Mabula Msanga (56e) a fait passer une nouvelle grosse frayeur, en manquant de peu d’ouvrir le score en seconde période. Moins de dix minutes plus tard, Diaz a marqué, profitant de la main pas assez ferme du gardien tanzanien sur son tir à bout portant.L’attaquant du Real Madrid a récompensé la persévérance des Marocains qui, en dépit des deux occasions tanzaniennes, ont monopolisé le ballon, essayant de se créer des opportunités.Le rythme est redescendu après ce but, et le Maroc a failli se laisser surprendre. Le banc tanzanien a réclamé un penalty dans le temps additionnel, pour un contact litigieux impliquant le défenseur marocain Adam Masina, pour lequel l’arbitre n’a finalement pas consulté la vidéo.




