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L1: l’OM coince encore et bute sur Angers (2-2)

Après deux défaites d’affilée entre championnat et Ligue des champions, l’OM n’a pas su faire mieux qu’un match nul 2-2 mercredi à domicile face à Angers, malgré un beau doublé du jeune Robinio Vaz, et se retrouve troisième du classement.Longtemps catastrophique et mené au score, l’OM a cru être sauvé par la fougue de Vaz, qui lui a permis de reprendre la tête. Mais les joueurs de Roberto De Zerbi ont aussi mal fini que commencé et ont laissé Angers et Ousmane Camara égaliser après six minutes de temps additionnel (2-2).Alors qu’ils auraient pu profiter du match nul du Paris SG à Lorient et prendre la tête du championnat, les Marseillais glissent donc finalement à la troisième place du classement et prolongent à domicile la mauvaise série débutée avec les défaites concédées à l’extérieur face au Sporting Portugal et à Lens.  Depuis huit jours, l’OM et son écosystème dissertent d’ailleurs sur ces défaites qui valaient mieux, celles contre le Sporting et Lens ayant conclu des prestations satisfaisantes, voire par moments brillantes.Mais la bronca réservée mercredi par le Vélodrome à ses joueurs quand l’arbitre a sifflé la pause était tout à fait claire: il n’y avait rien à discuter ni rien à sauver, car l’OM venait de livrer une première période calamiteuse, la plus pauvre certainement depuis le mois d’août, celui des mauvais souvenirs.Après un petit quart d’heure de vague domination marseillaise, Angers a en effet été la meilleure équipe sur le terrain, et d’assez loin, ce que confirmait la mine tout à fait dépitée de De Zerbi devant son banc.Dès la 13e minute, le très jeune (18 ans) et très bon Sidiki Cherif a ainsi failli marquer d’une tête piquée. Et un peu plus de dix minutes plus tard, il a pris le meilleur sur Nayef Aguerd à 40 mètres du but et l’a gardé jusqu’au bout pour placer Angers en tête (1-0, 25e).       – Vaz sans peur -Après le repos, trois Marseillais parmi les plus décevants — Amir Murillo, Angel Gomes et Arthur Vermeeren — ne sont pas revenus sur la pelouse et ont laissé leurs places à Benjamin Pavard, Matt O’Riley et Robinio Vaz.Le match a changé, mais pas tout de suite. Car l’OM a d’abord été sauvé de justesse du 2-0 et du désastre par un hors-jeu angevin sur un but contre-son-camp de CJ Egan-Riley, lui aussi longtemps en détresse.Mais ensuite, Robinio Vaz et ses 18 ans se sont chargés de tout. Déjà auteur avant le match de deux buts et deux passes décisives, l’attaquant marseillais a d’abord égalisé (1-1, 52e), bien servi par Pierre-Emerick Aubameyang au bout d’un contre qu’Angers n’aurait probablement jamais dû offrir à l’OM.Puis après une action marseillaise assez laborieuse, il a récupéré la balle et mis son équipe devant avec un crochet, une feinte et une frappe d’adolescent qui n’a peur de rien (2-1, 70e).L’énergie et la confiance de Vaz auraient dû suffire, d’autant qu’Aubameyang a eu une magnifique occasion de boucler définitivement l’affaire (78e).Mais alors que le public s’est inquiété pour Bilal Nadir, sorti sur une civière après s’être allongé sur la pelouse, l’OM n’a pas tenu et a donc cédé devant Ousmane Camara, au bout d’une action affreusement mal défendue.Les absences et les blessures pèsent, sans doute, mais le calendrier ne s’allège pas. A l’heure d’aller à Auxerre samedi puis de recevoir l’Atalanta Bergame mercredi prochain, l’OM n’est pas au mieux et doit réagir.

Ligue 1: la folle remontée du Paris FC contre Lyon

Le Paris FC tient son match référence: il a remonté trois buts à l’Olympique Lyonnais pour arracher un nul (3-3) dans un stade Jean-Bouin en délire, mercredi à l’issue de la 10e journée.Sous les yeux de Jürgen Klopp, le patron football de Red Bull, et de l’actionnaire majoritaire Antoine Arnault, le PFC a frappé son premier coup d’éclat depuis sa remontée dans l’élite.D’abord terriblement fébriles en défense et dramatiquement atones en attaque, les joueurs de Stéphane Gilli, menés 3-0 à l’heure de jeu, se sont enfin réveillés après l’exclusion du Brésilien Abner Vinicius pour un tacle sur Ilan Kebbal (61e).Adama Camara a d’abord réduit le score à 3-1 d’une magnifique volée sur un ballon qui venait de derrière (65e), le génial Kebbal a marqué d’une délicieuse frappe enroulée (77e) et Vincent Marchetti a égalisé d’une frappe contrée (84e).Les Parisiens, vêtus de leur troisième maillot dessiné par le rappeur Ninho, ont poussé pour que la soirée soit encore plus belle, mais ce retour d’enfer suffit à leur bonheur. Sinon, ils filaient vers une troisième défaite d’affilée.Même l’exclusion de Thibault De Smet (67e), pour un deuxième jaune après une faute sur Pavel Sulc, n’a pas freiné leur élan. Le Belge, la tête dans son maillot, s’en voulait de ramener les deux équipes à dix contre dix.Les Lyonnais eux peuvent s’en vouloir d’avoir dilapidé leur avance et gâché une occasion de recoller au Paris SG en tête du championnat. Ils retombent à la 5e place. Le PFC est 12e.- Lyon peut s’en vouloir -Pendant cinquante minutes, l’OL avait pourtant fière allure avec son jeu incisif et agressif, porté par un but de son capitaine Corentin Tolisso (5e) et un doublé du Tchèque Sulc (51, 58).L’absence du créateur Malick Fofana, durement touché contre les Alsaciens dimanche et éloigné des terrains pour plusieurs mois, ne s’est pas fait sentir.Afonso Moreira, qui l’avait remplacé après sa blessure, et Adam Karabec ont dynamité la fébrile défense parisienne sur les côtés au service de Sulc. Le jeune Portugais, héros du match contre Strasbourg, a offert le 2-0 à Sulc au bout d’un contre éclair.Le Tchèque pensait parachever son match en signant un lob astucieux pour son second doublé, après celui contre Nice (défaite 3-2).Si l’histoire finit bien pour le PFC, Lyon a tout de même mis en lumière des failles défensives qu’il va falloir résoudre.Le malheureux Moustapha Mbow a manqué son match en charnière. Sur l’ouverture du score, il a tardé à intervenir sur un dégagement lointain du gardien Dominik Greif et n’a pas contrôlé Tolisso qui arrivait dans son dos.Dans les buts, Obed Nkambadio est trop facilement battu sur les premier et troisième buts. Mais c’est l’ensemble de l’équipe qui a longtemps mal défendu.L’autre mauvaise nouvelle de la riche soirée du PFC, c’est la blessure de Jonathan Ikoné sorti au bout de 20 minutes de jeu, visiblement touché à l’aine, pour sa première titularisation depuis son arrivée à la fin du mercato. 

Italie: la Juventus renoue avec la victoire, l’AS Rome rejoint Naples

La Juventus Turin, en crise, a décroché sa première victoire depuis un mois et demi face à l’Udinese (3-1) mercredi, tandis que l’AS Rome a rejoint Naples en tête du Championnat d’Italie en battant Parme (2-1).Deux jours après le licenciement d’Igor Tudor et en attendant la probable arrivée de Luciano Spalletti dès jeudi, la Juve a retrouvé des couleurs lors de la neuvième journée de Serie A.La “Vieille Dame” a mis fin à une série de huit matches sans victoire, toutes compétitions confondues, grâce à Dusan Vlahovic sur penalty (5e), Federico Gatti (67e), et Kenan Yildiz également sur penalty (90e+6).Les Bianconeri, muets lors de leurs quatre précédents matches, une première depuis 1991, n’avaient plus gagné depuis le 13 septembre.Depuis cette victoire renversante contre l’Inter (4-3), ils ont concédé, en championnat et Ligue des champions, cinq nuls et trois défaites, des défaites survenues lors de leurs trois précédents matches qui ont été fatales à Tudor.”J’ai simplement cherché à leur apporter de la confiance, leur moral n’était pas au mieux, mais ce sont des joueurs de très haut niveau et ils ont livré un grand match”, a analysé Massimo Brambilla, l’entraîneur de l’équipe réserve de la Juve, sur le banc pour cette rencontre.Il devrait céder sa place ce jeudi, une fois l’arrivée de Spalletti, ancien sélectionneur de l’Italie, officialisée, même si Giorgio Chiellini, le directeur de la stratégie de la Juve, a assuré mercredi qu'”il n’y (avait) rien de signé pour le moment”.- L’Inter Milan 3e -La Juve s’est replacée à la septième place (15 pts) mais reste à bonne distance de la tête, à six longueurs du leader et champion d’Italie en titre, Naples (21 pts).La Roma est la seule équipe à tenir le rythme du Napoli, vainqueur la veille à Lecce (1-0). Les Giallorossi totalisent eux aussi 21 points après leur succès au Stade olympique, où ils restaient sur trois défaites, face à Parme grâce à Mario Hermoso (63e) et Artem Dovbyk (81e).”On traverse une bonne période, nous progressons, mais il y a encore des choses à améliorer”, a prévenu le coach de la Roma Gian Piero Gasperini, dont l’équipe n’a encaissé que quatre buts en championnat.L’ambitieux Côme a bondi provisoirement à la quatrième place (16 pts) après sa démonstration face à Vérone (3-1), puis a rétrogradé au cinquième rang après le succès en soirée de l’Inter Milan devant la Fiorentina (3-0).Les Nerazzurri, qui restaient sur une lourde défaite à Naples (3-1), sont toujours privés de Marcus Thuram, mais Hakan Calhanoglu avec un doublé (66e, 88e) et Petar Sucic (71e) ont répondu présent.Ils sont désormais 3e (18 pts), tandis que la Fiorentina, 19e et avant-dernière (4 pts), n’a toujours pas gagné sous la conduite de Stefano Pioli.Patrick Vieira est lui aussi sous pression: son Genoa, lanterne rouge avec trois points, s’est incliné 2 à 0 à domicile face à la Cremonese.

Ligue 1: brouillon, le PSG perd deux nouveaux points et Désiré Doué à Lorient

Après une première période à oublier, le PSG a de nouveau été freiné, concédant le nul (1-1) à Lorient mercredi lors de la 10e journée de Ligue 1, et a perdu son attaquant Désiré Doué, blessé à la cuisse droite. Ce match au stade du Moustoir ne restera pas dans les mémoires parisiennes, loin de là, à l’exception de l’image de la souffrance de Désiré Doué, blessé à l’arrière de la cuisse au niveau de l’ischio-jambier.Le N.14 s’est tordu de douleur au sol pendant de longues minutes entouré par ses coéquipiers, avant de sortir sur civière (60e), quelques jours après avoir repris la compétition. Il a été absent six semaines à cause d’une blessure au mollet droit et pourrait de nouveau être éloigné des terrains pendant un moment à cause visiblement d’un grave claquage, selon les images. Tête basse et capuche sur la tête, il est sorti en béquilles du stade pour rejoindre le bus parisien, ne s’appuyant pas sur sa jambe droite, a constaté une journaliste de l’AFP. Un nouveau coup dur pour le PSG à moins d’une semaine du choc en Ligue des champions face au Bayern Munich et alors que le club la capitale pensait tourner la page des blessures après les retours en tant que titulaire à Lorient de Marquinhos et Ousmane Dembélé. Le milieu Joao Neves, absent depuis la mi-septembre, a même joué la totalité de la seconde période. Seul Fabian Ruiz n’a pas rejoué, toujours pas convoqué dans le groupe.Dembélé, aligné pour la première fois depuis sa blessure à la cuisse en septembre avec les Bleus, est loin d’avoir retrouvé son niveau de la saison dernière. Après avoir joué 30 minutes à Leverkusen en Ligue des champions mardi dernier et contre Brest, le Ballon d’Or n’a pas réussi grand chose, pas précis dans ses passes et parfois un peu perdu sur le terrain.- “Mauvais match” -Peu inspirés une grande partie du match, à cause en partie d’un milieu inédit (Mayulu, Zaïre-Emery, Ndjantou) pendant la première période, les Parisiens enregistrent leur troisième match nul en championnat: après ceux face à Lille (1-1) et Strasbourg (3-3), sans compter la défaite face à l’OM (1-0). Mais cette fois ci, c’est bien contre une équipe de bas de tableau (16e), très loin de leur niveau, que les hommes de Luis Enrique ont fait match nul.Accrochés par les Bretons, ils ne perdent pas leur place de leader car Lens a chuté à Metz (2-0), face au dernier du classement. Mais les Parisiens pourraient être repris par l’OM et l’OL, qui jouent mercredi à 21h05. “On a fait un mauvais match (…), surtout en première période, on n’a pas créé d’occasions, on a eu du mal avec leur bloc bas, la deuxième mi-temps a été meilleure (…), mais on ne méritait pas la victoire”, a concédé Luis Enrique devant la presse, assez agacé, et n’ayant pas d’information sur la blessure de Désiré Doué.”C’est dommage car on a besoin de points et nous voulons gagner des points”, a-t-il aussi déclaré. A Lorient, il aura donc fallu attendre la 37e minute pour voir la première frappe du PSG, un tir du droit de Nuno Mendes, qui a ensuite ouvert le score du même (mauvais) pied droit (1-0, 49e). Mais visiblement la tête loin de la Bretagne, les Parisiens se sont fait égaliser dans la foulée (1-1, 51e) par les Lorientais, poussés par le stade et aidés par leur gardien Yvon Mvogo, auteurs de plusieurs arrêts (57e, 71e, 89e). Les rentrées de Vitinha, “Kvara”, Barcola ou Joao Neves n’ont pas changé grand chose, agaçant considérablement Luis Enrique au bord de terrain.Si brillant en Ligue des champions, le PSG laisse filer des points en Ligue 1 depuis le début de la saison, comme si trop d’énergie était laissée lors des matches européens.

Ligue 1: Lens battu à Metz, qui enclenche la première

Metz a obtenu sa première victoire de la saison à domicile en battant Lens (2-0), qui tombe de haut après sa belle série, mercredi à l’occasion de la dixième journée de Ligue 1.Les Sang et Or, qui restaient sur trois victoires et cinq matches sans défaite, dont un dernier succès marquant face à Marseille il y a quatre jours au stade Bollaert, sont sous la menace de plusieurs équipes du haut de tableau, qui pourraient les faire descendre du deuxième rang (19 points) dans la soirée.Bien plus bas dans le classement, les Messins restent en dernière position (5 points) mais cette première victoire de la saison leur permet de croire à un élan nouveau qui doit les maintenir dans l’élite en fin de saison.Les joueurs de Stéphane Le Mignan, qui éloigne un peu la menace d’un limogeage qui pesait sur lui ces derniers jours, ont globalement dominé, l’emportant grâce à un doublé de Gauthier Hein en fin de rencontre.Trois jours après avoir exprimé sa “honte” dans la foulée de la déroute lorraine à Lille (6-1), le capitaine messin a joint la parole aux actes en menant les siens vers la victoire en ouvrant le score d’un penalty (85e) avant de mettre un terme au suspense au bout d’une contre-attaque (90e+1). Il a toutefois terni sa prestation en étant exclu après un deuxième carton jaune pour avoir retiré son maillot en célébrant son dernier but.En face, les joueurs de l’Artois ont joué une partition bien décevante au Stade Saint-Symphorien, loin de leur visage affiché ces dernières semaines.Le match a été très haché, interrompu trois fois par l’arbitre: une première pour des jets de fumigènes lensois en direction des supporters messins, une deuxième en raison de restes de gaz lacrymogène déployés par les forces de l’ordre, qui faisait pleurer les joueurs, et une troisième pour des chants insultants.Après ce coup d’arrêt, Lens aura l’occasion de repartir de l’avant dimanche au Stade Bollaert contre Lorient.