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Ligue Europa: Lille se relance de justesse contre Fribourg et file en barrages
Lille a interrompu sa série noire en s’imposant in extremis à domicile contre Fribourg (1-0), jeudi soir, pour assurer sa place en barrages d’accession aux huitièmes de finale de la Ligue Europa.Après cinq défaites de suite, le Losc a enfin obtenu sa première victoire de l’année grâce à un but dans les arrêts de jeu d’Olivier Giroud, qui lui permet de terminer 18e (12 points) de la phase de groupe.Une double confrontation face au Celta Vigo ou à l’Étoile rouge de Belgrade, deux adversaires déjà affrontés cette saison, l’attend désormais les 19 et 26 février. D’ici là, les Nordistes espèreront que ce succès obtenu sans convaincre aura lancé 2026, pour rejoindre les huitièmes de la C3.Car dans leur stade Pierre-Mauroy, leur seul mérite a longtemps été de ne pas perdre, dans un match où la plupart des scénarios l’envoyaient de toute façon en barrages. Dans le jeu, les Dogues ont encore effectué une performance insuffisante avec leurs maux habituels: manque de vitesse dans les combinaisons, de prise d’initiative et de justesse dans la finition.Mais ils ont acquis l’essentiel pour écarter cette brume épaisse qui enveloppe le Nord depuis quelques jours et fragilise son entraîneur Bruno Genesio. Il a fallu attendre la dernière action du match pour voir Olivier Giroud transformer un pénalty obtenu par Matias Fernandez-Pardo avec sang-froid et précision.- Fernandez-Pardo en demi-teinte -Le meilleur buteur de l’histoire des Bleus (57 buts en 137 sélections) a ensuite célébré son but devant la tribune des Dogues Virage Est (DVE), prenant une belle revanche sur le principal groupe d’ultras lillois, qui l’avait sifflé quatre jours plus tôt lors de sa sortie contre Strasbourg (défaite 4-1).En perte de vitesse ces dernières semaines, Giroud s’est aussi relancé d’un point de vue personnel, tandis que Fernandez-Pardo a relevé sa performance jusqu’alors décevante.La présence du jeune attaquant (20 ans) en pointe était le principal pari de Bruno Genesio au coup d’envoi.Quatre jours après avoir tenté un 3-4-3 inédit qui s’est soldé par un échec cuisant contre Strasbourg, le Lyonnais est revenu à son habituel 4-2-3-1, mais en surprenant dans le choix des joueurs.Calvin Verdonk a été titularisé au poste de latéral gauche, Ngal’ayel Mukau sur l’aile droite et Matias Fernandez-Pardo en 9, donc, plutôt que Romain Perraud, Marius Broholm et Giroud.Avec la grave blessure de Hamza Igamane, buteur N.2, la principale question au vu de la feuille de match était: Matias Fernandez-Pardo, d’ordinaire sur l’aile gauche, peut-il être une option crédible à ce poste ?Ce match seul ne permettra pas de répondre à cette question car il y eut du bon et du moins bon dans la performance de l’attaquant supersonique, et Lille tentera tout de même jusqu’aux dernières minutes du mercato hivernal de recruter un autre attaquant.- L’attaque lilloise patine toujours -Il a fallu attendre la 24e minute pour voir le premier tir lillois, à côté, tenté par Hakon Haraldsson, très actif après avoir manqué le match contre les Strasbourgeois. Rien d’autre à noter de ce premier acte qui a confirmé ce qu’on pouvait voir avant le début de la rencontre: Fribourg, déjà qualifié, n’avait aucune impérieuse nécessité de l’emporter, et n’a donc pas montré d’intentions de jeu.La deuxième période a été plus animée, les deux équipes manquant chacune un face-à-face, Junior Adamu pour Fribourg (57e), puis Fernandez-Pardo pour Lille (64e). Le natif de Bruxelles s’est complètement trompé en piquant le ballon, que le gardien a capté tranquillement, puis en donnant à Ngal’ayel Mukau plutôt que Félix Correia dans une attaque en transition.La tâche lilloise a ensuite été facilitée lorsque Maximilian Eggestein a été sanctionné d’un carton rouge pour une semelle haute sur Fernandez-Pardo, décidément dans tous les coups (74e). Avant de trouver la faille dans la surface pour offrir à Giroud le soin de mener les siens à une victoire tant attendue.
Ligue Europa : Lyon termine en beauté contre le PAOK avec sa classe biberon
Lyon, avec les premiers buts en professionnels de Rémi Himbert, Khalis Merah et Alejandro Gomes Rodrigues, a battu le club grec du PAOK Salonique (4-2), jeudi au Groupama stadium en match de la 8e et dernière journée de la phase de Ligue de Ligue Europa et termine à la première place.Celle-ci assure à l’Olympique lyonnais, qui disputait son 300e match européen et qui a terminé la rencontre avec plusieurs jeunes du centre de formation, de recevoir au match retour jusqu’à la fin de la phase à élimination directe.Himbert (17 ans) a égalisé à 1-1 (33), inscrivant son premier but en professionnel pour sa première titularisation en équipe une. Il n’avait jusqu’à présent disputé que deux minutes en Ligue 1 contre Brest puis Metz et treize minutes en Ligue Europa contre Young Boys Berne, le 22 janvier. Auparavant, le PAOK avait ouvert la marque par Georgios Giakoumakis qui a repris à bout portant un centre venu de l’aile droite après un corner joué à deux (21) avant d’être réduit à dix après l’exclusion de Konstantelias (40).En fin de match, Himbert, déséquilibré par Giannis Michailidis, a obtenu un penalty que n’a pas converti Adam Karabec qui a tiré sur la barre (84) avant de se rattraper en marquant le troisième but de près en concluant un mouvement collectif (3-2, 87).Plus tôt en seconde période, Khalis Merah (18 ans) avait donné l’avantage à l’OL à la conclusion d’une action collective et en convertissant une passe du Portugais Afonso Moreira (20 ans), déjà impliqué sur le premier but (2-1, 55).Merah a ainsi également marqué pour la première fois en professionnels tout comme en fin de match le jeune Anglais Alejandro Gomes Rodrigues (90+3), qui sera prêté d’ici la fin du mercato. A 17 ans, Gomes Rodrigues est ainsi désormais le plus jeune joueur de Lyon à avoir marqué en coupe d’Europe devant Rémi Himbert et Karim Benzema.Le PAOK avait réussi à revenir à 2-2 avec un but de Soualiho Meite à la réception d’un corner (66).
Ligue 1: “Mon doublé contre Paris a été le déclic”, assure Panichelli à l’AFP
Le doublé au Parc des Princes contre le PSG (3-3) en octobre “a été le déclic pour que mon nom commence à résonner”, assure l’Argentin de Strasbourg Joaquin Panichelli, qui retrouve dimanche le club champion d’Europe en L1, dans un entretien avec l’AFP.De la neige fondue tombe sur une Meinau vide et Panichelli se penche vers la tribune pour montrer le virage où se masseront les ultras. “C’est là que je veux marquer !”, dit l’avant-centre de 23 ans – 11 buts en Ligue 1 – à propos de son nouveau rendez-vous avec le champion d’Europe. Question : Comment digère-t-on le fait d’être passé en quelques mois de la deuxième division espagnole à star de la Ligue 1 ?Réponse : « Star quand même pas… Mais oui, au final, en très peu de temps, j’ai franchi des étapes qui prennent peut-être des années à d’autres joueurs. J’ai toujours eu confiance en mes qualités. Le passage à Mirandés (D2 espagnole) a été clé, on m’a donné 10 ou 15 matchs pour prendre confiance. J’avais besoin de cet espace pour me développer parce que je savais que j’avais les qualités. Je me préparais pour l’étape suivante et c’est ce que je fais aujourd’hui aussi ici. »Q : Quelle est la clé de votre adaptation rapide à Strasbourg ? R : « On m’a donné beaucoup de confiance. C’est un club en croissance, chaque match est un plaisir parce que le stade est toujours plein, c’est fondamental. Et nous avons un groupe très jeune, avec une très bonne ambiance. » Q : Vous affrontez dimanche le PSG, contre lequel vous vous êtes illustré au Parc des Princes. R : « Au final, on se prépare pour ces moments-là, pour affronter les meilleurs et être à la hauteur. Ce soir-là, c’est tombé sur moi et c’était peut-être le déclic pour que le nom de Panichelli commence à résonner en France et en Europe. » Q : Vous considérez-vous comme un attaquant vintage, une espèce en voie de disparition ? R : « Oui, j’aime ça. Mon profil sur le terrain va avec ce que je suis en dehors. J’aime les choses classiques, comme lire et le rock. Mais bon, j’essaie de combiner un peu ce style vintage avec les exigences de notre époque, qui demande beaucoup physiquement, beaucoup de volume de course. J’essaie d’avoir un mélange. Dans la surface, j’ai des armes pour marquer, je me débrouille du pied droit, du pied gauche, de la tête… et l’humilité pour accompagner l’équipe: si d’autres doivent briller et marquer, ça ne me pose aucun problème. » Q : Quelles sont vos références ? R : « Je regardais (Olivier) Giroud à l’époque d’Arsenal, (Karim) Benzema, un joueur de classe mondiale… Mais évidemment (Erling) Haaland est le prototype du numéro neuf de surface que tout le monde regarde pour s’améliorer et s’inspirer. » Q : Comment s’est passé votre première avec l’Argentine, lorsque vous êtes entré à la place de Lionel Messi ? (Il a fait ses débuts en novembre contre l’Angola – 2-0)R : « Représenter son pays, pour moi qui me sens tellement argentin, c’est un rêve. Pouvoir avoir au moins quelques minutes et remplacer Messi, c’était une folie, un rêve devenu réalité. » Q : La Coupe du monde commence dans moins de cinq mois… Vous voyez-vous dans la liste de Lionel Scaloni ? R : « Je dois continuer comme je le fais, ni plus ni moins. Au final, si l’on fait les choses bien, tôt ou tard, ce qui doit arriver arrive. Je ne veux pas me mettre cette pression parce qu’on risque de jouer autrement ou de faire des choses auxquelles on n’est pas habitué. »
Espagne: Mbappé impuissant, le Real Madrid toujours malade
Malgré un nouveau doublé de Kylian Mbappé, le Real Madrid a sombré collectivement mercredi sur la pelouse du Benfica Lisbonne (4-2), rappelant aux yeux de l’Europe qu’il était encore loin de redevenir une grande équipe, à la hauteur de son histoire et de son palmarès.Le coup de tête héroique du gardien ukrainien Anatoliy Trubin, à la 98e minute, restera gravé dans l’histoire de la C1 comme celui qui a privé l’Olympique de Marseille d’une place en barrages. Mais il a également remis le Real à sa place: en dehors du Top-8, loin des favoris et de son statut de Roi d’Europe. Loin, aussi, d’une 16e couronne continentale, objectif affiché lors de la signature de Mbappé à l’été 2024.L’image arrêtée, sur cet ultime coup franc au bout du temps additionnel, tiré alors que le Real terminait la rencontre à neuf contre onze, est désastreuse pour une équipe de ce niveau, et démontre assez bien les problèmes actuels de la Maison Blanche.”Cette photo illustre l’apathie, la déconnexion et la confusion d’une équipe qui jouait sa qualification directe pour les huitièmes de finale… et qui a agi comme si rien n’était en jeu”, écrit le quotidien Marca, pointant le positionnement hasardeux des Merengues.”Ce quatrième but ne changeait rien mathématiquement, mais c’est une honte”, a résumé Kylian Mbappé, auteur, en vain, d’un troisième doublé en une semaine, ses 35e et 36e réalisations de la saison toutes compétitions confondues, dont treize en sept journées de C1.- “Pas digne d’une équipe de champions” -L’attaquant français, agacé de la rechute des siens alors qu’ils avaient leur destin entre les mains, s’est présenté en zone mixte pour la première fois après une défaite madrilène et a livré un constat implacable.”Ce n’est pas normal ce que nous avons vu ce soir. On ne peut pas être bons un jour et pas le lendemain, ce n’est pas digne d’une équipe de champions. Nous devons être plus réguliers. Il nous manque un peu de tout”, a pesté Mbappé. “Ce n’est pas une question de qualité ou de tactique, c’est une question d’avoir plus d’envie que l’adversaire. Le Benfica a joué sa vie sur le terrain, pas nous. On mérite cette défaite, et la position qui est la nôtre”, a-t-il poursuivi après cet humiliant revers, qui oblige le Real (9e) à passer par les barrages.Son entraîneur Alvaro Arbeloa, totalement dominé dans son duel tactique avec son mentor José Mourinho, a bien tenté de prendre la responsabilité de cette débâcle, comme il l’avait fait lors de l’élimination en Coupe du Roi contre Albacete, club de deuxième division, il y a deux semaines.Mais il a rapidement été contredit, d’abord par la saine colère de Mbappé, puis par son capitaine Federico Valverde, qui a glissé “les coupables, c’est nous” lors de sa sortie de l’Estadio da Luz.Un constat partagé par la grande majorité des supporters merengues, qui n’avait pas hésité à siffler ses stars, dont Vinicius Jr et Jude Bellingham, contre Levante (2-0), et à réclamer la démission du président Florentino Pérez, jugé responsable du déséquilibre de son équipe.Car l’armada madrilène reste bien malade, et sans remède à un mal qui persiste: qu’elle soit sous les ordres d’Alvaro Arbeloa, Xabi Alonso ou même Carlo Ancelotti, elle demeure bien trop dépendante des exploits individuels de ses “Galactiques” pour espérer briller.Et elle risque, à ce jeu-là, de se faire punir, comme l’an dernier contre Arsenal (3-0, 2-1), même si elle parvient à passer l’obstacle des barrages, où elle pourrait retrouver Benfica, ou affronter les Norvégiens de Bodo Glimt. Avant cela, le Real – 2e de Liga à un point du FC Barcelone – devra faire face dès dimanche au jugement de son public au stade Santiago Bernabéu, qui a déjà identifié les coupables.



