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Ligue des champions: Liverpool se fait peur puis déroule à Francfort (5-1)

Mené au score à la demi-heure de jeu, Liverpool a retrouvé le chemin de la victoire mercredi soir à Francfort (5-1), notamment grâce à ses Français Hugo Ekitiké et Ibrahima Konaté, mettant fin à une série de quatre revers consécutifsBattu il y a trois semaines par Galatasaray à Istanbul (1-0), Liverpool se devait de s’imposer à Francfort, pour ne pas être distancé en Ligue des champions, alors que le choc à Anfield contre le Real Madrid est programmé dans deux semaines.Grâce à cette deuxième victoire en trois matches de Ligue des champions cette saison (après celle contre l’Atlético Madrid 3-2), les coéquipiers de Virgil van Dijk se replacent dans la course au top 8, directement qualificatif pour les huitièmes de finale.Arne Slot a décidé en début de rencontre de laisser son attaquant égyptien Mohamed Salah sur le banc (il est entré en jeu pour le dernier quart d’heure), alignant en attaque le Suédois Alexander Isak et Hugo Ekitiké, avec Cody Gapko et Florian Wirtz pour compléter l’animation offensive.Symbole d’une équipe en plein doute, les Reds ont concédé l’ouverture du score à la 26e minute, contre le cours du jeu, alors que Liverpool avait pris le contrôle de la partie depuis un gros quart d’heure.Sur une contre-attaque initiée par une récupération de la balle de Nathaniel Brown à proximité de sa surface de réparation, Francfort s’est retrouvé en quelque secondes devant le but du champion d’Angleterre. L’action limpide a été conclue par Rasmus Kristensen, idéalement servi par Mario Götze.- Passe décisive pour Wirtz -Le salut des hommes d’Arne Slot st venue d’un ancien de l’Eintracht, Hugo Ekitiké. Alors que Francfort était en position offensive, Andy Robertson a profité d’une défense de l’Eintracht montée pour lancer Ekitiké dans la profondeur sur une ouverture lumineuse de 50 mètres. L’international français a alors redressé sa course pour croiser Robin Koch, puis tromper Michael Zetterer et égaliser pour Francfort à la 35e minute.Ekitiké, qui a évolué de janvier 2024 à juillet 2025 à Francfort avant de rejoindre Liverpool, n’a pas célébré son but.Liverpool s’en est ensuite remis à ses coups de pieds arrêtés pour regagner les vestiaires avec deux buts d’avance. C’est le capitaine van Dijk qui a pris le meilleur entre deux défenseurs de Francfort, trouvé parfaitement par Dominik Szoboszlai (39e).Et juste avant le temps additionnel de la première période, sur un corner cédé par l’Eintracht à la suite d’une mésentente entre Hugo Larsson et Zetterer, c’est Ibrahima Konaté qui a été trouvé par Szoboszlai (44e).En seconde période, alors que Zetterer a repoussé plusieurs tentatives, Cody Gakpo (66e) et Szoboszlai (70e) ont alourdi l’addition pour Francfort, dont la défense est trop friable en ce début de saison.Un peu plus en vue mercredi soir, Florian Wirtz a délivré sa première passe décisive en Ligue des champions sous le maillot des Reds, pour Gakpo.

Grande parade à Rabat pour célébrer la victoire du Maroc au Mondial U20

Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées mercredi à Rabat pour célébrer la victoire de l’équipe marocaine au Mondial des moins de 20 ans, saluant le passage du bus des Lionceaux de l’Atlas, entouré de familles en liesse au son des vuvuzelas.Tout au long du cortège qui traversait la ville, une foule compacte de supporters vêtus de rouge et vert ont agité des drapeaux marocains, tandis que les plus audacieux grimpaient sur les toits pour apercevoir les joueurs qui paradaient sur un bus à impériale.Avant la parade, le prince héritier du Maroc, Moulay El Hassan, a présidé au palais royal une cérémonie en l’honneur des membres de l’équipe.”C’est un exploit, ils nous ont remplis de joie et ont brandi le drapeau de notre pays très haut”, s’est enthousiasmé auprès de l’AFP Youssef, un commercial de 34 ans.Depuis son balcon, Claire Gallouin, une étudiante française de 19 ans, filmait la scène. “Je n’avais jamais vu autant de monde à Rabat, a-t-elle dit. J’ai compris à quel point les Marocains aiment le foot”.Au Chili, les jeunes Marocains se sont imposés dans la nuit de dimanche à lundi 2-0 face aux favoris argentins à Santiago, portés par un doublé de Yassir Zabiri (12e, 29e). Une victoire historique pour le football marocain et arabe.”L’avenir de notre football est entre de bonnes mains. Bravo les gars, champions du monde U20!”, avait salué lundi sur X Achraf Hakimi, le défenseur du Paris SG et de la sélection marocaine demi-finaliste du Mondial 2022 au Qatar.Le Marcoc accueille la Coupe d’Afrique des nations de football à la fin de l’année et co-organisera le Mondial-2030 avec l’Espagne et le Portugal. 

Foot: Mbock, capitaine des Bleues et étudiante en psychologie

La capitaine des Bleues, Griedge Mbock, 30 ans, a commencé en septembre une licence de psychologie en parallèle de sa saison au PSG pour pouvoir devenir psychologue du sport à la fin de sa carrière, a-t-elle raconté mercredi dans un entretien à l’AFP. Q: depuis quand êtes-vous intéressée à ces questions de santé mentale ?R: “Depuis 2020 quand je me suis blessée et j’ai découvert, à cause de ces blessures, ce domaine. Je me suis rendue compte que c’était dommage d’attendre d’avoir été blessée pour en entendre parler. J’ai continué à travailler avec des préparateurs mentaux et des psychologues du sport. Et en début de saison dernière, quand j’étais blessée au PSG (une syndesmose à la cheville), j’ai eu le temps de réfléchir à ce que je voulais faire et j’ai eu envie de me lancer dans des études de psychologie. J’ai rencontré des professionnels et j’ai tellement aimé leur approche et leur aide que je me suis dit que c’est ce que je voulais faire. Je voulais aussi être capable d’aider les autres dans leur développement personnel, dans leur carrière et leur après-carrière”.Q: selon vous, ce domaine n’est pas encore assez développé dans le football ?R: “Oui. Or, je pense que c’est un domaine qui est primordial et qui devrait être mis en lumière. En équipe de France, on a un préparateur mental mais ce n’est pas encore démocratisé dans tous les clubs. Aujourd’hui, il faut travailler davantage sur les questions de gestion des émotions, des gros événements aussi et l’après-carrière. Même si on est jeune, on ne sait jamais ce qui peut arriver, il peut y avoir des blessures. Je pense que c’est important d’y penser, que ce soit dans un coin de la tête, avant une grosse blessure. Il y a bien des préparateurs physiques, il faut donc des préparateurs mentaux”.Q: comment vous organisez-vous avec le PSG pour suivre cette licence ?R: “Je me suis inscrite à l’université Paris Cité en licence de psychologie. J’essaye d’y aller quand je peux, au moins trois fois par semaine. Je vais faire la première année de licence en deux ans pour que cela soit compatible avec ma saison. Comme je suis sportive de haut niveau, j’ai un calendrier aménagé avec huit heures de +TD+ par semaine en présentiel et des cours magistraux que je peux suivre à distance. Je fais de la statistique, de l’apprentissage par la recherche, de la +psychopathologie+ et de la +psychoclinique+. J’aurais aussi les partiels à passer en fin de semestres. Pour devenir psychologue du sport, je devrais faire ensuite un master de deux ans”. Q: quel cours vous plaît le plus pour l’instant ?R: “La psychopathologie, l’étude des pathologies. Cela permet de mettre des mots sur les troubles psy de chacun, de voir l’évolution de la psychologie jusqu’à maintenant et de comprendre le mécanisme psychique humain”.Q: le fait de faire ces études et de vous intéresser à ce sujet vous aide-t-il en tant que leader des Bleues ?R: “J’avais déjà cette appétence à vouloir comprendre les gens. Je suis beaucoup dans l’observation et je sais que j’aime voir comment fonctionnent les gens. J’avais déjà cette habitude avant de commencer ces études”. Q: comme capitaine et passionnée par ce sujet, discutez-vous davantage avec le préparateur mental des Bleues, Thomas Sammut ?R: “J’échange beaucoup avec lui forcément sur le groupe et sur le leadership, sur le fait de connecter les énergies et de faire en sorte que tout le monde soit sur la même longueur d’onde. L’idée est de faire ressortir le potentiel de tout le monde, pour que chacune puisse se sentir bien, à l’aise, et qu’on s’appuie sur les qualités de l’autre et qu’on puisse additionner ces qualités et être les plus performantes possible”.Q: Thomas Sammut dit notamment que vous ne vous dites pas assez de choses positives entre vous ?R: “C’est vrai qu’en France, on est un peu pudiques. Or, c’est important de pouvoir exprimer ce qu’on pense de quelqu’un. Et cela +booste+ aussi la confiance de la personne quand elle le sait, c’est gratifiant pour elle. Cela donne envie aussi de s’ouvrir encore un peu plus et d’aller vers l’autre. C’est un cercle vertueux”.Propos recueillis mercredi par Alice LEFEBVRE.

Ligue des champions: le PSG commence à tourner la page des blessures avec brio

Avec six joueurs cadres buteurs mardi lors de la démonstration à Leverkusen en Ligue des champions (7-2), dont les revenants Ousmane Dembélé et Désiré Doué, le PSG a commencé à tourner la page sans encombres après l’hécatombe des blessures… alors même qu’il manquait encore trois titulaires.”Ce début de saison a été très bizarre et très difficile pour nous. On a surmonté ce moment”, a reconnu mardi soir Luis Enrique, évoquant les multiples blessures qui ont touché l’effectif parisien depuis le mois de septembre.Et pour ouvrir cette nouvelle séquence de la saison parisienne, rien de mieux qu’un doublé de Désiré Doué en sept minutes et un but du Ballon d’or Ousmane Dembélé, trois minutes après son entrée en jeu.Sur la pelouse de la BayArena, l’effectif n’était toutefois pas encore au complet car il manquait toujours trois joueurs titulaires de la finale de mai dernier contre l’Inter Milan (5-0): Marquinhos, sur le banc mais qui n’est pas entré en jeu, Joao Neves et Fabian Ruiz, qui n’ont pas fait le voyage en Allemagne.Vainqueurs de l’Atalanta Bergame (4-0) en septembre et sur le terrain du FC Barcelone (2-1) le 1er octobre avec une équipe B et des buts de Senny Mayulu et Gonçalo Ramos, d’ordinaire remplaçants, les Parisiens ont mardi marqué leur sept buts avec six joueurs titulaires en finale: Willian Pacho (7e), Désiré Doué (41, 45+3e), Khvicha Kvaratskhelia (44e), Nuno Mendes (50e), Ousmane Dembélé (66e) et Vitinha (90e). – “Vitinha, notre maestro” -Avec le retour des deux attaquants français blessés depuis six semaines et de “Kvara”, absent aussi à Barcelone, les joueurs de Luis Enrique ont pris la tête provisoirement du classement européen et marqué les esprits.La fin de la première période assez folle et une grande partie de la seconde ont rappelé à toute l’Europe l’étendue du talent du champion d’Europe avec ses revenants, sachant que son trio offensif de la finale de la Ligue des champions n’a pas encore rejoué ensemble.”On a gagné les trois matches, on a neuf points. Il faut continuer et il faut enchaîner les buts aussi, c’est important pour la fin”, a rappelé Nuno Mendes, de plus en plus libre et qui continue de briller, lui qui a réussi à éviter les blessures, comme seulement trois autres cadres: Vitinha, Achraf Hakimi et Willian Pacho.Malgré la cadence, ces quatre cadres ont tenu leur rang lors des pépins physiques multiples qui ont touché le reste de l’équipe.Mardi soir, Vitinha (passeur et buteur comme Mendes et “Kvara”) a encore éclaboussé la rencontre par ses inspirations, donnant le rythme à son équipe, aux côtés de Senny Mayulu et Warren Zaïre-Emery, de nouveau convaincant. “Il contrôle le match et le ballon aux moments les plus importants, il contrôle tout ce que nous devons faire”, a commenté Luis Enrique. “Vitinha, c’est notre maestro”, a glissé aussi Ousmane Dembélé.- Zabarnyi, seule ombre -Face à Leverkusen, invaincu depuis deux mois mais qui faisait face à de nombreuses absences, tous les joueurs titulaires ont été au rendez-vous, hormis Illya Zabarnyi, aligné en défense centrale à la place de Marquinhos.L’Ukrainien n’a pas marqué de points en concédant deux pénalties coup sur coup (24e, 37e, un seul transformé) pour deux fautes dans la surface (de la main et sur Christian Kofane). Paris a été alors bousculé quelques minutes au moment de l’égalisation (1-1, 38e), avant que le rouleau compresseur ne se mette en route.Malgré cette seule ombre au tableau, le message est clair: “Nous cherchons à encore tout gagner cette saison. On a de la confiance de l’année dernière. Notre objectif est réel et vrai”, a insisté Luis Enrique, avant le choc face au Bayern Munich le 4 novembre au Parc des princes.Il restera ensuite quatre matches: contre Tottenham (26 novembre), à Bilbao (10 décembre), au Sporting (20 janvier) et face à Newcastle (28 janvier). 

Ligue des champions: Monaco tente de se relancer face à Tottenham

Monaco, qui vient de changer d’entraîneur et n’a plus gagné depuis un mois, va tenter de se relancer face à Tottenham, mercredi au Stade Louis-II lors d’une troisième journée de Ligue des champions qui s’annonce compliquée pour les Azuréens.Lors du dernier match de C1 à domicile, l’entraîneur Adi Hütter avait vanté le “cœur des joueurs” qui avaient “tout donné” contre Manchester City (2-2). Depuis, l’Autrichien a été débarqué. Et son successeur, le Belge Sébastien Pocognoli, disciple du Néerlandais Louis van Gaal, a eu très peu de temps pour mettre en place ses principes.Son crédo, c’est “rigueur et travail” pour permettre à son équipe de “jouer avec une bonne attitude, un esprit positif et conquérant” dans un dispositif en 3-4-2-1. “On a tout de suite senti l’impact positif du coach, dit le néo-international Maghnès Akliouche. Il a des principes, un style de jeu et des valeurs claires. Il veut aussi du courage, avec ou sans ballon.”Pour espérer une victoire contre Tottenham, il faudra que ses fondamentaux soient intégrés rapidement. Car le club londonien, finaliste de la compétition en 2019 et tenant du titre de la Ligue Europa, est devenu pragmatique, puissant et déstabilisant sur coups de pied arrêtés offensifs. – Tottenham plus stable -Ce Tottenham version Thomas Franck est plus stable que celui de la saison dernière, sous Ange Postecoglou, où le tout-offensif accouchait d’un football spectaculaire, mais trop ouvert. Avec quatre points (victoire contre Villareal 1-0 et nul à Bodoe/Glimt 2-2), il a mieux débuté la compétition que Monaco (un seul point).Pourtant, la dernière sortie des Spurs à domicile contre Aston Villa en Premier League (1-2) a ravivé les interrogations concernant sa puissance offensive. Si l’international Randal Kolo Muani, longtemps blessé, a repris la compétition, Franck, transfuge estival de Brentford, est privé de certaines armes offensives, à l’infirmerie (Solanke, Maddison, Kulusevski), ou non qualifiée (le Français Mathys Tel).Cependant, comme toutes les armadas anglaises engagées en Europe, Tottenham conserve des arguments de poids, comme l’international brésilien Richarlison, le Ghanéen Mohammed Kudus et le Français Wilson Odobert.De son côté, Monaco vient d’enchaîner quatre matches sans victoire (nuls contre Angers, Nice et City, défaite à Lorient). Pour sa première à Angers (1-1), Pocognoli a constaté la complexité de proposer un nouveau modèle, sans temps de préparation ni toutes ses forces vives.- “Pas encore urgence” -Sept titulaires en puissance sont sur le flanc: le gardien Lukas Hradecky, les défenseurs Éric Dier, qui manquera ses retrouvailles avec un club où il a passé 10 ans, Christian Mawissa et Vanderson, les milieux Denis Zakaria, Lamine Camara et Paul Pogba.C’est surtout la capacité de son groupe à respecter ses consignes qui hante le Belge. “Il y a un gros travail physique à faire si on veut aller dans l’intensité et le style que j’aime prôner, insiste-t-il. C’est la base. Le physique amène le mental. Le mental amène la confiance. Et ce style de jeu est basé sur du courage au ballon, du courage au duel. Pour ça, il faut aussi profiler les mentalités.”Même s’il ne “pense pas encore qu’il y a urgence”, “pour accélérer le processus, il faut le valider par des points”, reconnaît-il.Et pour se faire, Monaco doit arrêter d’encaisser des buts. “C’est un travail d’équipe dans toutes les lignes, sur la longueur comme la largeur du terrain”, indique Pocognoli.”Et pour le réaliser, il faut les capacités physiques nécessaires pour avoir la lucidité de bien défendre dans les moments chauds, conclut-il. Après, il y a les qualités individuelles et commencer le match avec l’envie de défendre sa ligne avec sa tête alors que parfois on ne met même pas son pied.” Tout un programme…