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Ligue 1: victoire étriquée de Lille, en manque d’efficacité, contre Angers

Quatre jours après son coup d’arrêt à Nice (2-0), le Losc a renoué avec la victoire en battant Angers (1-0) dimanche au stade Pierre-Mauroy au terme d’un match marqué par beaucoup trop d’occasions manquées pour les Nordistes.Cette deuxième victoire de suite à domicile après celle contre Metz (6-1, 26 octobre) leur permet provisoirement de remonter à la quatrième place de Ligue 1 (20 pts) en attendant le match de Lyon (19 pts) à Brest en clôture de la 11e journée.Juste avant la mi-temps, Félix Correia a débloqué la situation en exploitant une passe d’Ayyoub Bouaddi, qui venait d’attirer quatre Angevins autour de lui, et a trompé Hervé Koffi, le gardien du SCO (45e+2).La juste récompense d’une première période dominée par les joueurs de Bruno Genesio, mais très maladroits face au but à l’image de la tête non cadrée de Benjamin André (11e) et la frappe dans la surface de Correia au-dessus de la barre transversale (25e).- Giroud titulaire pour son retour -Même s’il a marqué, l’ailier portugais a symbolisé les mauvais choix offensifs du Losc: son centre mal dosé dans la surface pour Olivier Giroud a terminé sa course sur le poteau (51e).L’ancien international français, qui faisait son retour comme titulaire après avoir manqué la réception de Metz à cause d’une commotion après un choc aérien contre le PAOK Salonique (23 octobre), a lui aussi eu des opportunités pour breaker. Sa première tête a terminé quelques centimètres au-dessus de la barre (54e), la deuxième manquant de conviction pour inquiéter Koffi (68e).Les Nordistes ont bien failli payer toutes ces occasions gâchées, et il a fallu une sortie au pied du gardien Berke Ozer devant l’attaquant Harouna Djibirin, qui venait tout juste d’entrer en jeu, pour éviter l’égalisation (62e).”Offensivement, on a créé énormément d’opportunités, maintenant, ce qu’il nous manque à chaque fois c’est de pouvoir +tuer+ l’adversaire dans les vingt, trente premières minutes, parce qu’on a les occasions. Pour le reste, on a été très appliqués”, a commenté Thomas Meunier, le défenseur du Losc. Dans le temps additionnel, Hamza Igamane a failli marquer le but de la saison en osant une frappe du milieu de terrain détournée en corner par Koffi (90e+3).L’équipe d’Alexandre Dujeux, qui n’a cadré qu’un tir (lointain) dans le match, n’a pas réussi à reproduire le joli coup réalisé au stade Vélodrome contre Marseille, en milieu de semaine (2-2). Treizième de Ligue 1 avec 10 points, elle possède une unité d’avance sur le barragiste Lorient (16e), lourdement battu à Lens (3-0).

Ligue 1: Lens se défait de Lorient et retrouve le podium

Lens, pourtant malmené une partie du match, a su faire le dos rond, après une ouverture du score rapide, pour venir à bout de Lorient dimanche après-midi (3-0) et reprendre pied sur le podium. Odsonne Edouard (6e), Wesley Saïd (77e) et Samson Baidoo (89e) ont remis les Sang et Or (22 points) à la troisième place de Ligue 1. Les Merlus, eux, restent scotchés au rang de barragiste (16e, 9 points).Muets quatre jours plus tôt chez la lanterne rouge Metz (2-0), les Lensois ont attaqué pied au plancher. Revenir aux fondamentaux après une déconvenue est souvent de rigueur. La preuve par Odsonne Edouard (4e but de la saison), dont la malice et le bout du pied ont surpris d’entrée les Bretons (1-0, 6e). Avec de véritables intentions offensives, malgré un bloc lorientais resserré, les Artésiens ont insisté sur les cages d’Yvon Mvogo, lequel avait déjà été sauvé sur sa ligne par son défenseur Montassar Talbi (2e). Matthieu Udol a tenté du pied gauche dans la surface (11e), puis Wesley Saïd de la tête a raté le cadre (12e) et Florian Thauvin a lui aussi buté sur le portier breton (18e). Pourtant ragaillardis par leur nul en milieu de semaine contre Paris (1-1), les Lorientais ont peiné à retrouver du mordant. Des contres mal négociés, un Mohamed Bamba insuffisamment incisif et seulement deux lumières en première période lorsque Darlin Yongwa, étrangement aux avant-postes, s’est fait reprendre de justesse par Malang Sarr (33e). Dans la foulée Robin Risser se sacrifiait sur corner (34e).- Menaces merlus, soulagement lensois -Le rapport de force s’est totalement inversé en seconde période, les Merlus trouvant des espaces jusqu’alors proscrits. Mais ni Dermane Karim dans le petit filet (50e), ni Laurent Abergel d’une mine lointaine (54e) et Mohamed Bamba (54e) n’ont trouvé le chemin des filets. Ce même Bamba a joué de malchance, groggy lorsque son penalty est allé se fracasser sur le poteau droit de Robin Risser (64e), dans une période où le promu méritait bien mieux. Mais hors du Morbihan, Lorient est invariablement en errance (5 défaites, 1 nul). Et Lens, sans être transcendant dans le jeu, est une machine redoutable devant son public en or (désormais 15 points sur 18). C’est Wesley Saïd, d’un enchaînement contrôle poitrine pied droit, qui est venu soulager tout un peuple quand le bateau lensois tanguait (2-0, 77e). Samson Baidoo, d’une tête plongeante rageuse, a soldé le tout sur corner (3-0, 89e), le huitième but des Artésiens dans le domaine depuis le début de saison. Baisser de rideau, Bollaert pouvait savourer cette troisième place retrouvée, à hauteur de Marseille et à deux points du leader parisien.

Ligue 1: Rennes est à un “point de bascule” selon Habib Beye

Brillant vainqueur de Strasbourg (4-1) dimanche lors de la 11e journée de Ligue 1, Rennes espère être à un “point de bascule” de sa saison jusque là très frustrante, a reconnu l’entraîneur Habib Beye.”C’est un point de bascule parce qu’on est sur un match accompli du début à la fin”, a souligné le coach.Plombé par des erreurs défensives et individuelles ainsi que des véritables trous d’air en plein match qui les avaient privés cinq fois de la victoire à cinq reprises alors qu’ils menaient, cette saison, Rennes a su cette fois conserver sa victoire, notamment grâce à un triplé d’Estéban Lepaul.”C’est une bonne chose pour nous en tant que groupe. Ça nous donne de la force de continuer à travailler comme on l’a fait pour obtenir cette victoire”, a ajouté Beye.Avec le même onze de départ que celui qui avait mené 2-0 mercredi à Toulouse avant d’être rejoint, Rennes a totalement validé les choix de Beye.”J’ai toujours dit (… que) cette équipe montera en puissance parce que je la vois travailler au quotidien (…) Donc je suis très content que tout ce qu’on avait pu entrevoir sur des séquences se soit formalisé à travers un match complet”.Interrogé sur la façon dont il avait géré une semaine où son avenir était particulièrement incertain après la défaite contre Nice (1-2), il a expliqué que le secret avait été de “ne pas montrer de doute”.”Les joueurs, aujourd’hui, ont besoin d’avoir un staff et un coach qui ont les idées claires”, a-t-il assuré.Pour autant, “tout l’environnement ne change pas en une victoire”, a-t-il rappelé. Il est “trop tôt pour parler de déclic. On peut espérer que ça en soit un, mais il faut à tout prix que l’équipe puisse confirmer ça”, a-t-il insisté.

L1: Lepaul et Rennes chassent les nuages contre Strasbourg

Rennes a peut-être enfin lancé sa saison, et sauvé la place de son entraîneur Habib Beye, en écrasant Strasbourg (4-1), avec un triplé d’Esteban Lepaul, dimanche, pour le compte de la 11e journée de Ligue 1.Si ces trois points, qui portent à 15 unités leur total, ne laissent les Bretons qu’à la 9e place, ils les rapprochent tout de même à 4 longueurs de leurs adversaires du jour, qui ont manqué une occasion de monter sur le podium mais pointent encore au 4e rang.S’il faudra évidemment confirmer, si possible dès samedi prochain sur le terrain du Paris FC, Beye tient peut-être enfin son match-référence que n’avaient pas été la victoire à 10 contre Marseille (1-0) lors de la première journée, ou celle, renversante (3-1), contre Lyon, mi-septembre.Personne ne pourra en tout cas nier que cette victoire est en grande partie la sienne.Non, le groupe ne l’a pas lâché et non, laisser Ludovic Blas et Seko Fofana hors du groupe à Toulouse -Fofana n’a même pas joué sur ce match- n’était ni suicidaire, ni un caprice.En lâchant aussi la bride sur le cou de ses jeunes pépites, comme Djaoui Cissé ou Kader Meïté, Habib Beye a insufflé de la vie et une saine dose de désordre dans un ensemble qui avait souvent semblé engoncé offensivement.Et si le réalisme d’Esteban Lepaul ne s’est jamais démenti depuis son premier match et son premier but à Angers (1-1), il a cette fois illuminé le match.- Solidité défensive -L’avant-centre a ouvert le score en se jetant au premier poteau sur un centre sans contrôle de Moussa Al Tamari, dès la 9e minute (1-0).Après avoir vu Mike Penders lui refuser un doublé d’une parade incroyable sur une tête où le gardien était pris à contre-pied (38e), Lepaul a profité d’un excellent travail dos au but dans la surface de Meïté, qui est parvenu à se retourner pour le servir pour le 3-0 trois minutes après le retour des vestiaires.Un but libérateur pour les Rennais qui ont laissé filer à cinq reprises un avantage au score cette saison, dont trois fois après avoir mené 2-0.Enfin, dans son plus pur style de neuf à l’ancienne, il a catapulté une passe millimétrée au ras du sol de Valentin Rongier dans la lucarne de Penders pour le 4-0 (60e).Entretemps, Meïté y était aussi allé de sa réalisation, convertissant d’une reprise en pivot une remise en retrait de la tête d’Abdelhamid Aït Boudlal (2-0, 35e).Au-delà de cette réussite offensive, Rennes a aussi et surtout réussi à se montrer solide défensivement quasiment sans aucun de ces trous d’air qui l’ont tant pénalisé jusqu’ici.En première période, Samuel Amo-Ameyaw (8e) et Julio Enciso (24e) avaient gâché deux bonnes opportunités, alors que Valentin Barco a buté sur Brice Samba (57e) avant de rater le cadre du gauche (58e).C’est finalement le Suédois Sebastian Nanasi, entré à la 51e minute, qui a sauvé l’honneur d’un Strasbourg beaucoup trop stérile malgré sa qualité technique.Bien lancé par Barco, il a trompé Samba d’une petite balle à ras de terre qui a pris le gardien à contre-pied pour entrer dans le but avec l’aide du poteau (4-1, 77e).Liam Rosenior va sans doute bien secouer ses troupes qui vont enchaîner un déplacement européen en Suède jeudi et la réception du rival direct Lille dimanche avant la trêve.