AFP Sports

La biathlète Julia Simon condamnée pour vol et fraude à la carte bancaire

La championne de biathlon Julia Simon a été condamnée vendredi par le tribunal correctionnel d’Albertville à trois mois de prison avec sursis et 15.000 euros d’amende pour vol et fraude à la carte bancaire, des faits qu’elle a reconnus à la barre mais a peiné à “expliquer”.La jeune femme de 29 ans, membre de l’équipe de France depuis …

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Mondiaux de gymnastique: Kaylia Nemour triomphe aux barres asymétriques

A seulement 18 ans, l’Algérienne Kaylia Nemour est devenue championne du monde des barres asymétriques, vendredi à Jakarta, un peu plus d’un an après son titre olympique à cet agrès.Nemour devient la première gymnaste africaine de l’histoire à être sacrée championne du monde.Avec un score exceptionnel de 15,566 points, elle a devancé de plus d’un …

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Messi à Miami, tête de gondole rêvée pour le foot aux Etats-Unis

Maintenant ou jamais ? Le décollage tant attendu du football aux États-Unis est à un moment critique avec la prolongation jeudi de Lionel Messi à l’Inter Miami, en attendant la Coupe du monde 2026.En s’engageant désormais jusqu’en 2028 avec le club floridien, la superstar argentine a confirmé qu’à 38 ans, elle n’était pas prête à …

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Messi à Miami, tête de gondole rêvée pour le foot aux Etats-Unis

Maintenant ou jamais ? Le décollage tant attendu du football aux États-Unis est à un moment critique avec la prolongation jeudi de Lionel Messi à l’Inter Miami, en attendant la Coupe du monde 2026.En s’engageant désormais jusqu’en 2028 avec le club floridien, la superstar argentine a confirmé qu’à 38 ans, elle n’était pas prête à raccrocher les crampons. Messi entretient aussi sa condition physique pour, s’il le décide, mener l’Albiceleste dans la défense de la couronne mondiale l’été prochain au Mondial co-organisé par les États-Unis, le Mexique et le Canada. Le départ ou la retraite de Messi était le scénario le plus redouté avant le Mondial le plus dense de l’histoire (48 équipes), sur lequel reposent tous les espoirs américains de consolider le football dans le premier marché sportif de la planète. Pour la ligue nord-américaine (MLS), l’arrivée de Messi en 2023 a été une bénédiction face aux nouveaux acteurs du ballon rond ayant une plus grande puissance financière, notamment l’Arabie saoudite. Messi “a attiré l’attention mondiale sur notre ligue”, a déclaré jeudi Don Garber, commissaire de la MLS, soulignant que l’arrivée du numéro 10 a représenté “un tournant” pour le sport nord-américain.Ses ex-coéquipiers au FC Barcelone, les Espagnols Sergio Busquets et Jordi Alba, ainsi que l’Uruguayen Luis Suarez l’ont ainsi suivi à Miami. Mais les deux premiers vont raccrocher les crampons en fin d’année et le contrat de l’ex-buteur de la Celeste arrive à son terme en décembre.- “Niveau de visibilité” -La couverture médiatique de la MLS se concentre principalement sur les exploits de l’ex-star du FC Barcelone et du Paris SG. Pendant ce temps, la ligue investit dans l’avenir avec de nouveaux stades et académies, tout en battant ses records de spectateurs. Le maillot rose de l’Inter est aussi devenu un accessoire de mode mondial de Miami à Buenos Aires, en passant par Londres ou Hong Kong.”Il y a un niveau de visibilité que la MLS n’avait jamais eu et qui se produit grâce aux pieds” de l’octuple Ballon d’or, explique à l’AFP l’Argentin Diego Valeri, ancien joueur de MLS devenu analyste pour Apple TV. L’Inter a tout misé sur la présence de Messi au moins jusqu’en 2026, quand il inaugurera son nouveau stade Miami Freedom Park, au centre d’une zone commerciale de 58 hectares. L’équipe n’a intégré la MLS qu’en 2020 mais la capitale latino des Etats-Unis est désormais celle du football, avec la finale de la Copa América 2024 ou l’inauguration de la dernière Coupe du monde des clubs, à laquelle a participé l’Inter.”Toute la direction de l’Inter fait un effort gigantesque pour que Miami soit définitivement une ville de football”, affirme Diego Valeri. “Messi est la clé de tout cela, parce qu’il est le meilleur de l’histoire”, souligne-t-il.- Miami centré sur Messi -Les propriétaires de l’Inter, avec David Beckham comme grand ambassadeur, ont transformé la franchise de fond en comble depuis l’arrivée de Messi. Des personnes de confiance de l’Argentin gèrent la direction sportive tandis que le vestiaire, entièrement renouvelé, parle presque exclusivement espagnol. Selon Forbes, la valeur de la franchise a doublé depuis 2022 pour atteindre environ 1,2 milliard de dollars. Messi, dont le salaire atteint 20 millions de dollars sans compter ses autres rémunérations, a attiré de nombreux parraineurs à l’Inter, dont les revenus ont grimpé jusqu’à environ 180 millions de dollars annuels. La croissance de l’équipe profite aussi au footballeur, qui pourra devenir actionnaire de la franchise lorsqu’il prendra sa retraite. Cette alliance étroite sera bientôt symbolisée dans les catégories inférieures de l’Inter, où jouent ses trois fils. À partir de la saison prochaine, les équipes de jeunes arboreront le logo de Messi, créé par son sponsor Adidas. La fièvre autour de l’Argentin est amplifiée par ses performances sur le terrain: élu meilleur joueur (MVP) la saison dernière, il est cette année le meilleur buteur de la saison régulière (29 buts en 28 matches). La quête de sacres pour l’Inter n’a pas connu le même succès, avec un seul titre (Leagues Cup 2023). Cette année, pourra-t-il enfin remporter la ligue ? “C’est déjà un cycle réussi grâce au changement qu’il a apporté au club, estime Diego Valeri. L’impact de Messi va au-delà des succès, mais il est vrai qu’avec eux, il peut laisser son empreinte.”

Foot: bouchons d’oreille et antalgiques, plongée dans “l’enfer d’Istanbul”

Kjetil Knutsen a “un très gros mal de tête”: l’entraîneur norvégien de Bodoe/Glimt, défait 3-1 mercredi soir en Ligue des champions dans la bouillante enceinte de Galatasaray, avait pourtant eu la clairvoyance d’entamer la rencontre armé de bouchons d’oreille.”Mais le bruit était trop fort donc je les ai jetés (…) J’ai un très gros mal de tête”, a expliqué l’entraîneur à la presse à l’issue du match, les tympans encore meurtris par les sifflets du public turc.”Siffler quand l’adversaire a la balle fait partie intégrante du match: c’est essentiel pour lui mettre la pression”, disserte en tribune Ali Kemal Kayis, venu avec sa tunique rouge et or de Galatasaray et son fils de sept ans, apprenti siffleur.Toutes les deux minutes, le supporteur de poche cale ses majeurs et index dans sa bouche et enroule sa langue pour ajouter au vacarme du Rams Park.”Il essaie de siffler mais il n’y arrive pas bien”, concède le père, fier de cette ambiance souvent qualifiée d'”enfer d’Istanbul”, dans laquelle Liverpool a trébuché fin septembre (1-0).”C’est l’atmosphère la plus hostile dont je me souvienne (…) Un endroit de fous furieux”, avait commenté ce soir-là sur X Lewis Steele, un envoyé spécial britannique pourtant habitué d’Anfield, l’enceinte mythique de Liverpool.À l’issue de la partie, le milieu de Galatasaray Ilkay Gündogan avait lui affirmé avoir été approché en plein match par un Reds s’enquérant de savoir si “l’ambiance était toujours aussi incroyable”.- Gare aux tympans -Précautionneux, plusieurs journalistes norvégiens alignés en tribune de presse mercredi ont gardé leurs écouteurs sans fil en guise de boules Quiès.Dès l’entame du match, l’un d’eux a ouvert sur son smartphone une application sonomètre. L’aiguille a plongé dans le rouge: 108.5 décibels, un niveau presque aussi douloureux qu’un cri dans l’oreille (110 dB), selon un tableau de l’Organisation mondiale de la santé.”J’ai fait beaucoup de stades mais celui-ci est clairement le plus bruyant”, a affirmé à l’AFP Joerund Wessel Carlsen, journaliste pour la télévision publique norvégienne NRK, qui croit savoir qu’être exposé “à plus de 70 décibels n’est pas bon sur la durée”.Qualifiant les sifflets d'”insupportables”, son collègue et voisin de tribune Carl-Erik Torp, ex-footballeur professionnel, a dû avaler des antalgiques à l’issue de la rencontre, a rapporté la chaîne NRK.Galatasaray a ironisé sur X, priant les futurs visiteurs d’apporter des bouchons d’oreille, image à l’appui.- “Bousculer l’adversaire” – “Il y a toujours eu une volonté en Turquie de bousculer l’adversaire et l’arbitre”, explique à l’AFP le journaliste sportif Alp Ulagay, pour qui la tradition des sifflets fut d’abord celle des très chaudes salles de basket stambouliotes. La construction à partir du début des années 2000 des nouveaux stades de Fenerbahçe, Galatasaray et Besiktas, les trois grandes écuries stambouliotes, a popularisé les sifflets chez les ultras.”Avant, les stades turcs étaient très ouverts. Avec les nouvelles enceintes, davantage couvertes, tout le bruit fait par les spectateurs a eu beaucoup plus d’impact”, analyse-t-il.Alp Ulagay se souvient d’un Besiktas-Leipzig de septembre 2017 en C1: l’international allemand Timo Werner avait demandé à être remplacé dès la 32e minute, victime d’étourdissements en raison du bruit assourdissant.Ces dernières années, les supporteurs des trois grands clubs stambouliotes ont chacun revendiqué des records de décibels parfois hasardeux. Ceux de Fenerbahçe prétendent avoir atteint 154.9 dB en août en célébrant un but, un niveau supérieur au bruit causé par un avion au décollage.Dans les tribunes du Rams Park, Ali Kemal Kayis estime que les sifflets “font désormais partie de la culture” des supporters turcs, “contrairement à l’Europe où ils sont synonymes d’insultes”.Ce père ne s’inquiète guère pour les tympans de son fils. “Parfois, je lui bouche les oreilles quand les sifflets sont trop forts. Mais ça ne le dérange pas”, assure-t-il.