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Ligue des champions: Liverpool rugit de plaisir contre le Real Madrid
Au fond du trou cet automne, Liverpool a offert un redressement spectaculaire à son public d’Anfield mardi dans le choc des titans contre le Real Madrid (1-0), battu pour la première fois de la saison en Ligue des champions.Les Reds s’étaient avancés vers cette affiche avec les jambes tremblantes, secoués qu’ils étaient par six défaites dans leurs huit derniers matches. Ils l’ont dominée et maîtrisée avec panache.”Je pense qu’il y avait beaucoup d’énergie, de travail acharné mis dans la performance d’aujourd’hui”, a résumé le capitaine Virgil van Dijk sur Amazon Prime. “La qualité nous l’avons, ce n’est pas le problème”.Thibaut Courtois a sorti sa boîte à magie pour étouffer la révolte des locaux, mais le gardien a fini par s’incliner devant une tête puissante d’Alexis Mac Allister (61e), bien servi par l’excellent Dominik Szobozlai.C’est un coup d’arrêt pour le Real Madrid de l’entraîneur Xabi Alonso, ancienne légende de Liverpool revenu à Anfield avec un moral au plus haut, porté par treize victoires en quatorze matches cette saison.L’autre retour très attendu était celui de Trent Alexander-Arnold, l’ex-enfant chéri d’Anfield, pris en grippe par une partie du public pour avoir rejoint le Real cet été après deux décennies sous le maillot rouge.Le latéral droit a essuyé des sifflets appuyés à son entrée (82e) tandis que la fresque murale en son honneur, à deux pas du stade, a été dégradée par de la peinture et un message hostile.Son successeur à Liverpool, Conor Bradley, a lui délivré un match de patron face à Vinicius Junior et donné le tempo d’un match joué tambour battant par les Reds, bien plus entreprenants et tranchants.- Courtois sur-sollicité -Globalement, les locaux n’ont laissé que des miettes aux partenaires de Kylian Mbappé (tir dévissé à la 17e) et Jude Bellingham (tir arrêté à la 45e), et seule la masterclass de Courtois a repoussé l’inéluctable.Le gardien belge a déjoué une tête menaçante de Virgil van Dijk (48e), une autre de Hugo Ekitike juste après, et surtout brillé sur des tentatives de Szoboszlai de près (27e), de loin (43e) et sur coup franc direct (52e).Le milieu offensif hongrois, étincelant mardi, a également crû obtenir un pénalty mais l’arbitre a jugé, avec la VAR, que la main commise par Aurélien Tchouaméni sur sa frappe n’était pas intentionnelle (33e).La persévérance de l’élégant N.8 a fini par être récompensée sur un coup franc brossé qu’a coupé Mac Allister de la tête, à la limite du hors-jeu (61e).L’Argentin semble apprécier la venue du Real: il avait déjà ouvert le score, en novembre la saison dernière, à Anfield contre le club aux 15 titres en Ligue des champions, battu 2-0.Son coup de casque permet à l’entraîneur Arne Slot de retrouver le sourire et d’empocher une troisième victoire en quatre rencontres de Ligue des champions (contre une défaite à Galatasaray).”C’est une victoire importante, mais nous savons qu’elle ne signifie rien, car nous avons l’expérience de la saison dernière où nous avons terminé premiers de la phase de ligue, puis été éliminés assez tôt ensuite”, a nuancé Mac Allister. Mais il était “important de renforcer notre confiance, donc c’est une bonne journée”, a-t-il poursuivi. “Nous devons continuer sur notre lancée”.D’ici la fin de la phase de ligue, Liverpool aura deux déplacements délicats à négocier à l’Inter Milan et à Marseille, entre autres.Quant au Real, il devra notamment croiser le fer contre Manchester City en décembre et Monaco en janvier, à chaque fois à domicile.
Ligue des champions: la Juventus n’arrive toujours pas à gagner
La Juventus Turin court toujours après sa première victoire en Ligue des champions cette saison: pour les débuts de son nouvel entraîneur Luciano Spalletti en C1, elle a dû se contenter, face au Sporting, d’un troisième nul (1-1), mardi à domicile.”La Vieille Dame” a tremblé et si elle a fini par retrouver quelques couleurs, elle se traîne toujours en bas de classement de la phase de ligue (23e, 3 points). Le Sporting lui peut sourire: il est 10e avec sept points.Cinq jours après son arrivée en remplacement d’Igor Tudor, Spalletti a retrouvé l’Europe après une pause de plus d’un an et demi depuis son dernier match dans l’épreuve-reine avec Naples.Ces retrouvailles n’ont pas été de tout repos: l’ancien sélectionneur de l’Italie a d’abord vu son équipe prendre l’eau de toute part.Plus incisif, le Sporting a logiquement pris l’avantage sur un superbe mouvement collectif conclu par une frappe enroulée de Maximiliano Araujo (12e).Le vice-champion du Portugal 2025, battu (2-1) par Naples lors de la deuxième journée, a même cru doubler la mise deux minutes plus tard, mais la reprise de Francisco Trincao a été repoussée par la transversale turinoise.Ce catastrophique premier quart d’heure passé, la Juve a commencé à retrouver ses esprits, notamment grâce à Dusan Vlahovic qui a d’abord buté deux fois sur Rui Silva (16e et 18e).- “Trop impatients” -Mais le gardien portugais n’a rien pu faire quand le Serbe a coupé au premier poteau un centre de Khéphren Thuram, parti en contre (34e).Les Bianconeri ont nettement pris l’ascendant en fin de première période, mais la reprise de Francisco Conceiçao, sur un service de Kenan Yildiz, a été contré du bout du pied par Gonçalo Inácio (40e).En seconde période, le club le plus titré du football italien a continué à dominer, mais sans concrétiser, jusqu’à une dernière tentative dans le temps additionnel.Entré en jeu peu auparavant, Jonathan David a repris de la tête un centre à bout portant, mais Rui Costa l’a détourné au-dessus de sa transversale d’un spectaculaire claquette.”Nous avons mal débuté ce match, mais nous avons bien su réagir face à une belle équipe, il faut féliciter mes joueurs, même s’ils ont fait des erreurs et se sont montrés parfois trop impatients”, a souligné Spalletti sur la chaîne de télévision Sky Sport.Sa Juve n’a plus le droit à l’erreur si elle veut atteindre le phase à élimination directe, ou au moins les barrages d’accession aux 8e de finale. Ses deux prochains adversaires, les Norvégiens de Bodoe/Glimt et les Chypriotes de Pafos peuvent lui permettre de reprendre espoir.
Ligue des champions: le PSG tombe face au Bayern, toujours invaincu, et perd Dembélé et Hakimi
Brillant en Ligue des champions depuis le début de la saison, le PSG a chuté mardi face au Bayern Munich (2-1), toujours invaincu, lors du choc de cette 4e journée, marqué par les blessures de Dembélé et Hakimi.Avec cette première défaite en quatre matches européens, les champions d’Europe ont perdu mardi soir leur place de leader mais l’inquiétude était ailleurs dans les rangs parisiens. En larmes, Achraf Hakimi est sorti sur blessure (cheville gauche) juste avant la mi-temps, à la suite d’un violent tacle de Luis Diaz, expulsé après consultation de la VAR (45+4e) après son doublé, et provoquant la colère du banc du PSG.Cette sortie prématurée faisait suite à celle du Ballon d’Or Ousmane Dembélé (25e), dont la titularisation surprise a été décidée par Luis Enrique, qui doit déjà faire sans Désiré Doué, blessé à la cuisse et absent plusieurs semaines.Incertain à cause d’une gêne persistante à l’ischio-jambier droit depuis son retour de blessure, l’attaquant français est directement rentré aux vestiaires, quelques minutes après avoir cru égaliser. Mais son but du torse a été refusé pour une position de hors-jeu (d’un pied) (22e). Ce duel aux allures de finale, avec les deux premiers du classement de la phase de ligue, avait tout d’une soirée européenne de prestige et a tenu toutes ses promesses dans l’intensité et le rythme infernal. – Le Bayern, bête noire du PSG -Pendant la première période, regardée par le coach parisien depuis les tribunes, le Bayern emmené par Harry Kane, impressionnant d’aisance, a donné la leçon aux Parisiens, pas assez tranchants dans les duels. Pris par l’engagement physique des Munichois – souvent à la limite de la faute -, les joueurs de Luis Enrique en ont fait les frais dès le début du match, en encaissant un but à la 4e minute de Luis Diaz, qui a profité d’une frappe de Michael Olise repoussée par Lucas Chevalier. A la demi-heure de jeu, le buteur du Bayern a bénéficié d’une erreur de concentration (et de jeunesse) du capitaine Marquinhos. Le défenseur brésilien s’est fait subtiliser le ballon juste devant sa surface par Luis Diaz, qui a ensuite ajusté parfaitement sa frappe du droit (2-0, 33e).Les hommes de Vincent Kompany ont doublé logiquement la mise, deux minutes après que Serge Gnabry a touché les deux poteaux de Lucas Chevalier (31e). Un troisième but a été refusé pour hors-jeu et les Bavarois étaient tout proches de marquer juste avant la pause (45, puis 45e+1). En supériorité toute la seconde période, le PSG a remis de l’intensité pour renverser le match mais a été longtemps trop tendre dans le dernier geste, sans inquiéter vraiment Manuel Neuer (65e, 68e, 70e), qui s’est employé pour stopper une tentative de Warren Zaïre-Emery (78e).Il a fallu attendre la jolie volée de Joao Neves (2-1, 74e), rentré en jeu moins de dix minutes avant, pour tromper le portier allemand de 39 ans. Dans la foulée, le milieu portugais a été tout proche d’égaliser de la tête (81e).Attendus pour suppléer les blessés, Bradley Barcola et Khvicha Kvaratskhelia ont encore trop gâché, loin d’être les leaders offensifs dont les Parisiens ont besoin.Avec ce nouveau revers, le PSG enregistre cinq défaites face au club allemand, sa plus longue série face à à une même équipe dans la compétition reine. La bête noire du PSG en Ligue des champions est bel et bien l’actuel favori et le nouveau leader du classement de cette phase de ligue, enchainant sa 16e victoire consécutive toutes compétitions confondues. Sa dernière défaite remontait à cet été contre… le PSG lors de la Coupe du monde des clubs (2-0).
Ligue des champions: Monaco s’impose avec courage à Bodoe/Glimt et se relance
Monaco a réussi son coup en Norvège en battant Bodoe/Glimt (1-0) mardi grâce à un but de Folarin Balogun, et a enfin remporté un premier succès cette saison en Ligue des champions, dont on disputait la 4e journée.Avec cinq points au compteur avant son déplacement à Limassol pour défier les Chypriotes de Pafos, puis la réception des Turcs du Galatasaray lors de la 6e journée, Monaco s’est donc bien relancé dans la course à la qualification pour les barrages.Et cette victoire au nord du cercle polaire peut être considérée comme un exploit, tant les Norvégiens y avaient fait tomber nombre d’équipes ces dernières saisons. Le capitaine Patrick Berg et les siens restaient d’ailleurs sur six victoires et un nul lors de leurs huit derniers matches européens à la maison.Après le non-match contre le Paris FC à domicile samedi dernier (0-1), Sébastien Pocognoli attendait de voir comment ses hommes allaient réagir. Et pour son 6e match à la tête de l’équipe, il a eu des réponses. Monaco, vainqueur grâce au premier but de de Balogun en C1, a été courageux et appliqué.Thilo Kehrer a eu la bonne idée de demander l’engagement plutôt que le terrain lorsqu’il a gagné le +toss+ en début de rencontre. Monaco a ainsi gardé la possession du ballon durant les premières minutes. Ce qui lui a permis de bien entrer dans sa rencontre, sur un terrain synthétique du champêtre Aspmyra Stadion détrempé par une pluie incessante et où le ballon prenait impitoyablement de la vitesse.Les Monégasques ont maîtrisé le début de match, puis, globalement, la première période. Avec Aleksandr Golovin aux côté du seul milieu défensif valide, Mamadou Coulibaly, Monaco, sans dix éléments -huit blessés, un malade et un joueur non qualifié- a été solide, avant de sortir progressivement. -Balogun et Köhn au top-D’abord, Folarin Balogun, désormais avant-centre attitré pour les matches importants, a donné à Maghnès Akliouche, dont la tentative a été contrée (13e). Puis l’international français a manqué sa reprise sur un bon centre de Jordan Teze (23e).Si l’attaquant Hans Petter Hauge a effectué un très bon travail dans la surface azuréenne avant de servir son capitaine, l’ex-Lensois Berg dont la tentative n’a pas été cadrée (32e), c’est bien Balogun qui a été le plus décisif. Il a pris le dessus sur son adversaire direct Brede Moe, réussi un une-deux avec Akliouche, puis envoyé un tir foudroyant et victorieux sous la barre du gardien russe Nikita Haikin (0-1, 43e).Malgré ce but, le plus compliqué allait pourtant venir pour le gardien monégasque Philipp Köhn et ses partenaires. Avant la pause, il avait vu son poteau droit repousser une reprise de l’avant-centre Kasper Hoegh (45e). Mais, par la suite, le Suisse a été parfait.Après avoir sorti son défenseur central Moe, dépassé, l’entraîneur Kjetil Knutsen, l’homme qui a patiemment construit depuis 2018 cette équipe norvégienne pour la mener à la demi-finale de l’Europa Ligue la saison dernière, et à sa première qualification en Ligue des champions cette saison, a joué la carte de l’offensive pour la deuxième partie du match.Les jaunes de Bodoe/Glimt ont assiégé l’arrière-garde monégasque. Ils se sont créé de belles opportunités. Mais Köhn a été excellent sur un double arrêt, suite à un coup-franc bien placé de Berg (52e). Il a encore été décisif sur une reprise de Hoegh (57e), avant que ce même Hoegh ne manque le cadre (69e). Mais après la logique exclusion logique du brutal Jostein Gunderson (81e), la rencontre était pliée.
Foot: à 15 ans, Dowman (Arsenal) devient le plus jeune joueur en Ligue des champions
Encore âgé de 15 ans, le milieu de terrain d’Arsenal Max Dowman, entré en jeu à la 73e minute contre le Slavia Prague, est devenu mardi le plus jeune joueur à disputer une rencontre de Ligue des champions.Né en 2009, Dowman, qui est entré sur l’aile droite de l’attaque des Gunners alors que le score était déjà de 3-0 en faveur du club anglais, fêtera son 16e anniversaire le 31 décembre.Il bat le record établi par l’attaquant allemand Youssoufa Moukoko, qui avait disputé un match du Borussia Dortmund sur la pelouse du Zénit Saint-Petersbourg en 2020 à l’âge de 16 ans et 18 jours.En août dernier, Max Dowman était devenu le deuxième plus jeune joueur de Premier League, à 15 ans et 234 jours, lors de la victoire (5-0) d’Arsenal contre Leeds. Ce record-là reste détenu par un coéquipier de Dowman, Ethan Nwaneri, qui avait effectué ses débuts dans le championnat d’Angleterre en 2022 à 15 ans et 181 jours.




