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Espagne: Griezmann signe un doublé express et ramène l’Atlético à hauteur du Barça
Tenu en échec à la mi-temps, l’Atlético Madrid s’en est une nouvelle fois remis au flair de son héros Antoine Griezmann, auteur d’un doublé clinique, pour vaincre le promu Levante (3-1) samedi et se hisser provisoirement à hauteur du FC Barcelone, à la 2e place de la Liga.Remplaçant au coup d’envoi, le meilleur buteur de l’histoire du club rojiblanco, d’abord trouvé dans la surface par l’international espagnol Marcos Llorente (61e, 2-1), puis opportuniste après une frappe de l’Argentin Julian Alvarez repoussée par le gardien adverse (81e, 3-1), a offert un succès précieux aux siens sur la pelouse du Metropolitano.Déjà décisif face au Séville FC (3-0) le week-end dernier comme joker de luxe, l’attaquant français de 34 ans permet à l’Atlético (3e, 25 points) de revenir provisoirement à hauteur du Barça (2e) avant le déplacement de ce dernier à Vigo (13e, 13 points) dimanche (21h00), et à cinq longueurs du Real (1er, 30 points), opposé dimanche (16h15) à son autre voisin, le Rayo Vallecano (11e, 14 points). Interrogé en conférence de presse sur son nouveau rôle, Griezmann a assuré qu’il répondrait présent à chaque fois que son équipe aura besoin de lui.”J’ai toujours été un joueur qui parle sur le terrain. Et au final, que ce soit pour 30 minutes ou 90 je répondrai toujours présent. Les rôles peuvent évoluer dans une saison, nous ne sommes qu’en novembre, la saison est encore longue. Je ne pense pas au rôle qu’on me donne, mais seulement à bien faire lorsque je suis sur le terrain et à rester moi-même”, a-t-il expliqué.”Tous les joueurs veulent jouer, c’est normal, c’est ce qui nous rend heureux. J’ai des coéquipiers qui veulent jouer aussi, mais personne ne fait la tête. Surtout pas moi, parce que je sais que je suis un exemple pour tous ceux qui me regardent, pour mon fils qui me regarde depuis la tribune”, a poursuivi l’ex-international français (137 sélections, 44 buts).Les hommes de Diego Simeone avaient ouvert le score sur un centre de Pablo Barrios dévié contre son camp par le défenseur adverse Adrian De la Fuente (12e, 1-0) mais s’étaient fait surprendre sur un corner repris de la tête au second poteau par le latéral gauche Manuel Sanchez, formé à l’Atlético (21e, 1-1).Levante (17e, 9 points), a cru réduire la marque en fin de match sur un coup franc joué à deux par Carlos Alvarez (90e), annulé pour hors-jeu.
L1: l’OM part en vacances leader et l’esprit plus tranquille
Après plusieurs semaines délicates, l’OM a facilement battu Brest (3-0) samedi en ouverture de la 12e journée de Ligue 1, ce qui offre aux Marseillais la première place provisoire au classement et un peu de sérénité alors que va s’ouvrir la trêve internationale.Pour Roberto De Zerbi et ses hommes, auteurs d’un match maîtrisé, l’affaire est excellente. A part le Paris SG, qui ira à Lyon dimanche soir, personne ne pourra en effet les déloger de la plus haute marche du podium.Surtout, comme le disait l’entraîneur italien vendredi, l’OM va “manger des points” à ses principaux rivaux, puisque cette 12e journée propose trois affrontements directs entre équipes de haut de tableau, Monaco-Lens, Strasbourg-Lille et donc Lyon-PSG.La victoire de samedi a par ailleurs donné raison à Timothy Weah, qui estimait vendredi qu’il y avait “plus de positif que de négatif” dans la saison marseillaise et qui s’étonnait de l’atmosphère de “fin du monde” qui peut entourer son club à chaque période compliquée.L’ailier américain a raison, Marseille est bien ce club étrange qui peut être au bord de la crise de nerfs le mercredi et leader du championnat le samedi.Il faut dire que l’OM et le Vélodrome restaient sur la frustration d’une défaite mercredi en Ligue des champions contre l’Atalanta Bergame, à la fois cruelle par son scénario et vraiment pas illogique compte tenu de la médiocre prestation des hommes de De Zerbi.Mais samedi, on a très vite compris que la partie allait être différente, parce que Brest, qui n’a plus gagné depuis six matches et fin-septembre, n’est pas l’Atalanta, et parce que l’OM a été infiniment meilleur que mercredi.- Aubameyang ferme le match -Dès la première minute, une belle action conclue par une reprise de Pierre-Emerick Aubameyang a donné le ton et le Gabonais a ensuite manqué une immense occasion avec le mauvais choix d’un ballon piqué face à Radoslaw Majecki (5e).Mais malgré les difficultés initiales de leur avant-centre, les Marseillais sont logiquement arrivés à la pause avec un avantage de deux buts. A la 25e minute, ils ont d’abord ouvert le score via un but sur coup franc qui doit autant à la frappe d’Angel Gomes qu’à la gigantesque faute de main de Majecki (1-0).Et moins de dix minutes plus tard, Mason Greenwood a ensuite doublé la mise sur un penalty, obtenu par Igor Paixao, chargé dans la surface par Kenny Lala (2-0, 33e).En face, Brest n’avait été dangereux qu’une fois, quand Pathé Mboup a buté sur Geronimo Rulli, toujours vigilant (9e).Après la pause, l’OM a été moins convaincant, semblant parfois s’assoupir, moins appliqué derrière et moins juste techniquement devant. Sa meilleure opportunité est venue sur une tête à côté d’Angel Gomes après un beau mouvement (58e) et, sans se mettre en danger, Marseille ne se mettait pas non plus à l’abri.Pour cela, et pour boucler définitivement la partie, il a fallu attendre la 81e minute et une volée du droit d’Aubameyang après un bon travail de l’entrant Matt O’Riley (3-0).Avec cette victoire, l’OM conclut donc sur une bonne note cette séquence mitigée de trois semaines, marquée par des résultats inégaux, un jeu parfois hésitant, des blessures et, aussi, un peu de malchance.Mais la trêve s’annonce, des blessés vont revenir et le classement est là pour rappeler que Marseille ne va pas si mal.

