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Ligue 1: Lens battu à Metz, qui enclenche la première

Metz a obtenu sa première victoire de la saison à domicile en battant Lens (2-0), qui tombe de haut après sa belle série, mercredi à l’occasion de la dixième journée de Ligue 1.Les Sang et Or, qui restaient sur trois victoires et cinq matches sans défaite, dont un dernier succès marquant face à Marseille il y a quatre jours au stade Bollaert, sont sous la menace de plusieurs équipes du haut de tableau, qui pourraient les faire descendre du deuxième rang (19 points) dans la soirée.Bien plus bas dans le classement, les Messins restent en dernière position (5 points) mais cette première victoire de la saison leur permet de croire à un élan nouveau qui doit les maintenir dans l’élite en fin de saison.Les joueurs de Stéphane Le Mignan, qui éloigne un peu la menace d’un limogeage qui pesait sur lui ces derniers jours, ont globalement dominé, l’emportant grâce à un doublé de Gauthier Hein en fin de rencontre.Trois jours après avoir exprimé sa “honte” dans la foulée de la déroute lorraine à Lille (6-1), le capitaine messin a joint la parole aux actes en menant les siens vers la victoire en ouvrant le score d’un penalty (85e) avant de mettre un terme au suspense au bout d’une contre-attaque (90e+1). Il a toutefois terni sa prestation en étant exclu après un deuxième carton jaune pour avoir retiré son maillot en célébrant son dernier but.En face, les joueurs de l’Artois ont joué une partition bien décevante au Stade Saint-Symphorien, loin de leur visage affiché ces dernières semaines.Le match a été très haché, interrompu trois fois par l’arbitre: une première pour des jets de fumigènes lensois en direction des supporters messins, une deuxième en raison de restes de gaz lacrymogène déployés par les forces de l’ordre, qui faisait pleurer les joueurs, et une troisième pour des chants insultants.Après ce coup d’arrêt, Lens aura l’occasion de repartir de l’avant dimanche au Stade Bollaert contre Lorient.

Ligue 1: Nice en confiance enchaîne contre Lille une troisième victoire consécutive

Nice est parvenu à remporter sa troisième victoire consécutive en Ligue 1 mercredi soir contre Lille (2-0) lors de la 10e journée, et recolle ainsi au classement à son adversaire du soir avec 17 points.Avec 10 unités prises en quatre journées, contre Monaco (2-2), Lyon (3-2), Rennes (2-1) et désormais Lille (2-0), au terme d’une deuxième +clean sheet+ cette saison, les hommes de Franck Haise, qui défieront le Paris Saint-Germain samedi (17H00), surfent sur une vague de confiance.L’entraîneur peut être ravi. Car si sa formation est encore très perfectible, elle s’est au cours de ces quatre rencontres améliorée à chaque fois dans le jeu et les intentions de jeu. Pour Lille, en revanche, c’est un coup d’arrêt qui devra être rectifié dès dimanche prochain (17H15) à domicile contre Angers lors de la 11e journée.Le jeune gardien turc Berke Özer, malade, n’était pas sur la feuille de match, et son remplaçant, le Belge Arnaud Bodart, a vécu une bien mauvaise soirée. Il a même coûté le match aux Lillois. Alors qu’il n’avait encore rien eu à faire, il s’est jeté dans les pieds de Nathan Ngoy venu en protection du ballon devant l’attaquant niçois Kevin Carlos. Malheureusement pour lui, Bodart a raté son intervention, loupé le ballon et fauché Carlos (27e).-Diop, six buts en cinq journées-Sofiane Diop, homme en confiance des Aiglons, s’est offert une +Panenka+ sur le pénalty pour donner l’avantage aux siens (1-0, 27e) et inscrire son sixième but en cinq journées consécutives en L1.Jusqu’alors pourtant, c’est bien Matias Fernandez Pardo et Lille qui étaient plutôt dominateurs. L’ailier gauche hispano-belge a plusieurs fois mis au supplice Tiago Gouveia et Antoine Mendy. Mais malgré sa capacité à faire des différences et le fait que le jeu lillois est systématiquement passé par lui, peu d’actions ont réellement mis en danger l’arrière-garde azuréenne. Certes les Nordistes ont frappé 13 fois en première mi-temps, contre trois aux Niçois. Mais exceptées une tête de Thomas Meunier que Yehvann Diouf a claquée en corner (6e) et une reprise de Felix Correia contrée par Melvin Bard (11e), ils n’ont pas été dangereux. Après la pause, la configuration a été différente. Les Niçois ont défendu très bas, comme lors de leur victoire à Rennes (2-1) dimanche dernier. En Bretagne, ils avaient deux buts d’avance à la pause. Cette fois, ils n’en avaient qu’un, mais ont défendu avec grande intelligence. Et surtout, ils sont parvenus à porter le danger chez l’adversaire. Même l’entrée d’Olivier Giroud (81e) n’y a rien fait. Lille ne s’est créé aucune situation nette. Nice a même été le plus dangereux en contre. D’abord, Bodart s’est encore raté. A 30 mètres de ses buts, il a relancé sur le Niçois Hicham Boudaoui, dont l’entrée (68e) a apporté du tonus à son équipe. Mais au lieu de frapper de loin, l’international algérien a donné à Isak Jansson, à la tentative trop molle (78e).Le Suédois est pourtant parvenu à inscrire son premier but pour les Rouge et Noir juste avant le terme de la rencontre. Servi idéalement par Morgan Sanson, il a donné la victoire à des Aiglons (2-0, 87e) qui vont désormais devoir défier les champions d’Europe, le Paris Saint-Germain.

Italie: la Juventus renoue avec la victoire, l’AS Rome rejoint Naples

La Juventus Turin, en crise, a décroché sa première victoire depuis un mois et demi face à l’Udinese (3-1) mercredi, tandis que l’AS Rome a rejoint Naples en tête du Championnat d’Italie en battant Parme (2-1).Deux jours après le licenciement d’Igor Tudor et en attendant la probable arrivée de Luciano Spalletti dès jeudi, la Juve a retrouvé des couleurs lors de la neuvième journée de Serie A.La “Vieille Dame” a mis fin à une série de huit matches sans victoire, toutes compétitions confondues, grâce à Dusan Vlahovic sur penalty (5e), Federico Gatti (67e), et Kenan Yildiz également sur penalty (90e+6).Les Bianconeri, qui n’avaient pas marqué lors de leurs quatre précédents matches, une première depuis 1991, n’avaient plus gagné depuis le 13 septembre.Depuis cette victoire renversante contre l’Inter (4-3), ils ont concédé, en championnat et Ligue des champions, cinq nuls et trois défaites, des défaites survenues lors de leurs trois précédents matches qui ont été fatales à Tudor.La Juve s’est replacée à la sixième place (15 pts) mais reste toutefois à bonne distance de la tête, à six longueurs du leader et champion d’Italie en titre, Naples (21 pts).La Roma est le seule équipe à tenir le rythme du Napoli, vainqueur la veille à Lecce (1-0). Les Giallorossi totalisent eux aussi 21 points après leur succès au Stade olympique, où ils restaient sur trois défaites, face à Parme grâce à Mario Hermoso (63e) et Artem Dovbyk (81e).L’ambitieux Côme a bondi à la quatrième place (16 pts) après sa démonstration face à Vérone (3-1). 

En Argentine, une monnaie de collection pour célébrer la Coupe du monde 2026 et Maradona

La Banque centrale argentine a dévoilé mercredi une pièce de monnaie de collection pour célébrer la Coupe du monde de football 2026, sur laquelle est évoqué le célèbre but de Diego Maradona contre l’Angleterre en 1986 au Mexique. Le recto de la pièce en argent en édition limitée représente un ballon, et le verso illustre l’attaque de Maradona, parti de son propre camp et dribblant cinq adversaires pour inscrire le “but du siècle” en quart de finale.Dans cette même rencontre, le mythique numéro 10 argentin avait marqué un but de la main, resté dans les mémoires comme “la main de Dieu”, puis avait ensuite guidé son équipe jusqu’au sacre.La Banque centrale a indiqué que 2.500 exemplaires de cette pièce commémorative de 27 grammes et 40 mm de diamètre ont été émis pour être commercialisée sur le marché local, et que “des pièces en or de conception similaire ont également été frappées et seront commercialisées à l’échelle internationale”.

Foot: pas de progrès pour les Bleues

Après un énième échec mardi, cette fois en demi-finale de Ligue des nations, l’équipe de France féminine reste cantonnée au statut de sélection moyenne du football européen et voit les doutes qui l’entourent s’épaissir.Les déceptions s’accumulent pour les Bleues depuis la demi-finale de l’Euro en 2022, leur meilleure performance dans une grande compétition. Elles ont encore échoué contre le même adversaire, l’Allemagne.La France, toujours face à son plafond de verre, devra donc encore attendre pour remporter un premier titre. La Coupe du monde 2027 est la prochaine étape.Il y avait donc quelque chose de redondant à écouter les Bleues tenir un discours entendu des dizaines de fois mardi soir à Caen, après leur nouvelle désillusion en demi-finales de la Ligue des nations (défaite 1-0, 2-2). Ces paroles ont déjà été entendues chaque été, 2023 à la Coupe du monde, 2024 aux JO et 2025 à l’Euro, à chaque fois en quarts de finale.En comptant l’élimination par l’Allemagne en Suisse (1-1, 6 t.a.b. à 5), la France a échoué à remporter ses trois derniers matches toutes compétitions confondues, une première depuis 2018. Et elle n’enregistre qu’un seul succès en neuf rencontres de compétition officielle face à sa bête noire. – “Réaliste” et “lucide” -Ces paroles sonnent creux, en l’absence de résultats probants, hormis quelques succès de prestige dans des matches à moindre enjeu, comme contre l’Angleterre en phase de groupes de l’Euro (2-1) ou contre le Brésil (3-2) en amical en juin. Sans réelle solution, Laurent Bonadei – sous contrat jusqu’en 2027 – et ses joueuses préfèrent voir le verre à moitié plein à chaque fois.Comme cet été, le technicien de 55 ans a ainsi choisi de retenir des motifs d’espoirs: la jeunesse, la qualité de jeu et l’orgueil, mais en réalité les Bleues restent dans une impasse. Après avoir joué la finale de Ligue des nations en 2024, où elles avaient été surclassées par l’Espagne (2-0), elles ont régressé cette année.Désormais, elles mettent en avant leur “courage” face à l’Allemagne, alors qu’il y a deux ans les Bleues jouaient dans la même cour que leurs voisines.”Je vois beaucoup de signaux positifs dans la progression, notamment des jeunes, et l’état d’esprit. Y compris chez les remplaçantes. La déception de se faire éliminer est évidemment là. Je suis déçu pour elles car elles ont beaucoup donné et respecté le plan de jeu”, a expliqué mardi Laurent Bonadei, qui doit préparer dès le début de l’année prochaine les qualifications au Mondial.”Mais peut-être qu’il faut être réaliste, lucide, et se dire qu’on est à notre niveau. Nous ne sommes que 6es du classement Fifa, derrière l’Allemagne et l’Espagne, notamment”, a-t-il ajouté.Comme si la France se résignait à n’être plus vraiment invitée dans le top 5 et devait réaliser un exploit pour les battre, telle une équipe moyenne.Après avoir longtemps résisté dans l’opinion publique grâce à ses stars (Le Sommer, Henry, Renard, Majri), qui ont depuis passé l’âge selon le staff tricolore, cette équipe cherche son identité, oscillant entre beau jeu, comme la première mi-temps mardi et absence de combat et de fluidité, comme vendredi à Düsseldorf à l’aller.Fin novembre avec les deux matches contre la Suède, 3e du classement Fifa, elles verront si elles ont les moyens de terminer à la troisième place de la Ligue des nations face à un cador. Car il est désormais difficile de voir les progrès de la France, qui n’a pas vraiment profité de l’organisation de la Coupe du monde 2019 pour prendre le virage du foot féminin.Le prochain objectif, répété par Laurent Bonadei, est d’atteindre le dernier carré de la Coupe du monde 2027 au Brésil. Pas sûr avec le niveau de jeu inconstant et le mental friable affichés ces dernières années.